La Lutte de Lib�ration Nationale, c'est l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte arm�e.
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R�union d�bat autours de la refondation du mouvement national : Les 5 points

Le 6 juillet 2008 : (12:59 Unit� Naziunale, www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte de Masse)  Apres un large d�bat au sein des organisations patriotiques, un grand nombre de femmes et d�hommes ont manifest� leur volont� de refonder le mouvement national afin qu�il porte d�une m�me voix les revendications du mouvement national. Plus de 200 personnes ont fait le d�placement � Corti pour �couter et participer aux d�bats.

La d�marche s�adressait � tous les patriotes se reconnaissant dans la Lutte de Lib�ration Nationale et ind�pendantiste, apr�s plus de 3 heures de d�bats, d'interventions et de traitement de sujets sans langue de bois, les patriotes se sont engag�s dans la mise en route de la refondation du mouvement national.

Devant la situation de crise sans pr�c�dent que subit la Corse et en vue d�y faire face, les forces patriotiques s�engagent dans un processus de refondation autour d�un projet novateur au service du peuple Corse.

 

L�objectif est de donner par �tapes � la Corse un statut de Nation ind�pendante dans le cadre europ�en, � l��gal de ce qu�ont d�j� obtenu d�autres �les comme Malte et Chypre.

 

Dans cette perspective, les forces patriotiques entendent d�velopper leur action autour de leurs valeurs fondamentales, dont les principales sont :

 

1/ La promotion des droits historiques du Peuple Corse,

2/ La protection et le d�veloppement de notre patrimoine inali�nable - terre, langue et culture - gravement menac�s apr�s plus de deux si�cles d'oppression fran�aise aujourd'hui renforc�e par une agression mondialis�e,

3/ Le respect de la justice sociale � travers un d�veloppement �conomique performant et maitris�,
4/ Le respect des �quilibres �cologiques,

5/ La solidarit� � l'�gard de toutes les formes de lutte et avec l'ensemble des prisonniers politiques.

 


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envoyé par antofpcl
 

r�sum� des interventions

Pierre-Antoine Tomasi ringrazia i participentti d'esse ghjunti numerosi per dibatte di a rifundazione, face l'introi di u dibattu cu Esteban Saldana cu i punti d'acordi tra e forze patriotte.

Petru Poggioli : Parecchji naziunalisti si so aduniti dopu l'elezzione municipale, anu fattu custati. Si deve d� chi soli i naziunalisti di a lotta di liberazione ponu riprisent� una sperenza per difende a Corsica � u so populu. Si devenu urganiz�.

Eric Simoni :
Facciu u custatu che noi simu tutti inseme oghje. Ghje impurtante, ghje un mumentu storicu. Oghje pi� che mai u nostru paese ha bisognu d'un furmazione pulitica maio. Simu noi chi pigliemu tutti i colpi ! Avemu una sulidarit� chjara di pettu � u sistema di ripressione. CNI Rinnovu Fronte poulare inurganizati so a l'urigine storica di a dimarchja. Ma micca per mette un'urganizazione accant'� l'astra, ma per f� un muvimentu unicu per pud� f� fronte di pettu � a pulitica culuniale francese.
Incu l'auropa a scelta di l'indipendenza naziunale di u nostru paese ghje una scelta chi si capisce megliu � u populu. Ci vole spiega � a ghjente e nostre pruposte cuncrete per a vita cutidiana. Chi a a Corsica u diventera micca u no man's land di u statu francese. Avemu un anadatura per f� un muvimentu micca una cualizione di furmazione sfarente.
Nous avons besoin d'un mouvement fort, celui de la Lutte de lib�ration nationale.

Paul F�lix Benedetti:Avant de donner la vision de la refondation du Rinnovu et des perspectives d'avenir, je dois faire un retour sur l'histoire comtemporaine du nationalisme. On est pass� d'une phase de prise de pouvoir � une r�cession. Et avec toujours la bipolarisation entre les �r�formistes�, le courant autonomiste et le courant du FLNC. A la premi�re scission, il y a 20 ans, on a dit : c'est le pluralisme, c'est un enrrichissement naturel. Puis une autre scission mais malgr� cela positiv�e par les bons r�sultats de 1992. Puis c'est le d�but des d�rives gr�ves, les ann�es noires, avec une volont� inexorable d'autodestruction. Certes il y a eu les manipulations de l'Etat, mais elles ont trouv� le terrain. Il ya eu des comportements inadmissibles et incoh�rents. Les organisations actuelles sont en grande partie issues de ces fractures, li�es � des recompositions avec des logiques corporatistes et humaines plus qu'id�ologiques. Avec les accords de Migliacciaru, le mouvement national a trouv� les voies et moyens de l'apaisement, les voies de la recherche d'une autre m�thode et surtout la recherche de la fratellenza. En parall�le � ce courant de la lutte, il y a l'�mergence d'un courant que j'appellerais �progressieux� mi-autonomiste mi- r�volutionnaire, qui est tout � la fois et dit tout en m�me temps. Face � une oppression permanente, culturelle, �conomique, de plus en plus puissante, de plus en pus cibl� ; il y a deux possibilit�s :
-un front d'organisations qui soit un mouvement d'action permanente et non conjoncturelle.
-un mouvement nationaliste pluriel, refond�, un mouvement � tendances autour d'id�es. Une organisation pour un nationalisme qui gagne. Voila pour l'outil qu'il faut. Apr�s les dissolutions, ce mouvement unique pluraliste ne doit pas apparaitre comme une voix suppl�tive, ou utopiste, mais comme une force d'�mancipation qui redonne la confiance. Il pr�sente un projet cr�dible, une feuille de route avec des �tapes transitoires vers l'ind�pendance, pour montrer qu'on peut vivre mieux qu'avec la France. Ces 15 dern�res ann�es on a toujours travaill� en contre. Il faut changer, mettre en synergie nos comp�tences, nos forces, g�rer nos d�fauts. C'est donc un appel � tous les militants pour une prise de conscience.


Fran�ois Sargentini : Ce qui se passe aujourd'hui est fondamental. Grace � notre lutte, la question nationale corse est pos�e face � l'Etat mais nous n'avons pas tout r�ussi, nous n'arivons pas � continuer � aller de l'avant. Ce qu'il y a de fondamental, c'est qu'il y a eu des �changes et on a d�cid� de rentrer dans une phase de refondation. C'est quelque chose de nouveau, c'est �a qui est important. Nous allons tout examiner : nos avanc�es, les erreurs commises, et il y en a eu ! Il faudra tout regarder avec lucidit�. Il faudra un message clair donn� � l'opinion corse et � l'Etat, et au syst�me clansite. Certains d'eux disaient �ils sont liquid�s, ils ne peuvent plus avancer�. Mais voila, l'espace souverainiste-ind�pendantiste se refonde, mais il faut penser aussi � l'ensemble du mouvement national. On a dit qu'il faudra un vrai projet et non quelque chose de brouillon. C'est une t�che immense qui nous attend avec beaucoup de travail, mais nous en avons les moyens, les capacit�s humaines. Nous entrons dans une phase d'unit� et il faudra donner un message au peuple corse. J'ai confiance dans la refondation, j'ai confiance dans les gens qui sont l�.

Jean Marie Poli: Tout le monde doit se saisir de la refondation. Il s'agit de bien analyser nos erreurs. Que la parole se lib�re. On n'a plus le choix, il faut retrouver la confiance. Les arri�res pens�es, les rancoeurs qu'est-ce que �a p�se face au destin de la Corse ? La question des prisonniers est un des sujets, on propose un s�minaire uniquement sur cette question de l'anti-r�pressif. On peut avancer sur cette question. C'est une proposition que nous faisons nous-m�mes, de toute fa�on je le dit ici, � titre personnel je pr�cise, je consid�re personnellement que Cni c'est termin�, que c'est en dissolution. Il faudra refonder ensemble.

Paul Quastana: La refondation ce n'est pas seulement une recomposition, c'est regarder en face la situation. Les Corses votent � 80% pour Sarkozy et les clans !Et le vote pour le clan ce n'est pas forcemment la fraude, il faut arr�ter, le clan donne des faveurs. Nous on ne donne rien. Autre r�alit� � regarder en face: simu 80 000 mancu qu� chi parlanu u corsu. Encore un probl�me sur lequel il faut arr�ter d'�couter les biens-pensants : le probl�me de l'immigration est un probl�me s�rieux.
Il faut d�cliner le principe d'ind�pendance nationale, et apporter des solutions aux probl�mes de la vie quotidienne. Vous avez un exemple: le probl�me du diff�rentiel des prix 20, 25 % il faut une loi sur le blocage des prix sur les produits de premi�re n�cessit�. Avec notre pouvoir l�gislatif que l'on demande c'est possible. Les grands groupes de distribution qui font des millions d'euros de b�n�fices en feront moins tant pis pour eux ! La refondation c'est aussi la confiance: on parle de tout m�me si ce n'est pas tr�s �tendance�, on doit avoir le courage de mettre les pieds dans le plat.

Brigitte Scaniglia: Oui, r�pondre aux probl�mes sociaux et quotidiens c'est tr�s bien. Mais il faut �tre plus avanc� dans le projet ; il faut dire le projet de d�veloppement que nous voulons nous les nationalistes. Quel d�veloppement et dans quelle soci�t� nous voulons vivre ?

Jean Mathieu Alberghi : Politiquement c'est vrai on n'y arrive pas. On a pourtant le STC premier syndicat, l'universit�, on est une r�gion de diplom�s mais on n'arrive pas � renouveler la classe politique corse. Et pendant ce temps ceux qui disent ��tre nationalistes mais pas trop� sont nombreux. On n'arrivera � rien si on ne refonde pas.

Jean Philippe Antolini : Tout le monde fait le constat de la Corse qui va mal. La colonisation de peuplement c'est 4000 arrivants par an ! Une �conmie faible bas�e sur la sp�culation.
Dans l'histoire du nationalisme, il y a un �lan port� par la volont� d'union, les nationalistes ind�pendantistes doivent descendre dans la rue, retrouver la mobilisation militante. Il faut, oui, se transformer en un grand mouvement et dissoudre les autres. Contre la b�tonisation du littoral, contre les permis de Bonifacio le mouvement aurait du r�agir de mani�re plus forte et descendre manifester sur place.

Jean Guy Talamoni : Aujourd'hui c'est un �v�nement , �a fait 20 ans que toutes les tendances du nationalisme de la lutte de lib�ration nationale n'avaient pas �t� ensemble dans une salle. Il n'y a pas ici le dernier carr�. Il y a ceux qui sont les plus conscients. Conscients que nous sommes au stade ultime de la maladie. Conscients que le peuple corse est menac�, que sa disparition est programm�.
Dans ces conditions, nous ne pouvons priver le peuple corse d'aucun moyen pour sa survie, je dis bien d'aucun moyens. Et c'est dans l'union qu'il faut un projet performant. Il faut donc une offre politique unique, autour de l'id�e de l'ind�pendance nationale qui est de plus en plus r�aliste par rapport � il y a quelques ann�es, compte tenu de l'Europe. De nouveaux Etats sont apparus, l'Ecosse est gouvern�e par des ind�pendantistes. L'ind�pendance est beaucoup plus facile � plaider aujourd'hui qu'il y a 20 ans. Nous montrerons l'urgence des dispositions transitoires, mais l'ind�pendance nationale est la seule voie pour faire vivre dignement nos enfants en Corse. Il faudra marquer des �tapes.
Mais il ne faut rien c�der, sinon il y aura bient�t ici une �population� et non un peuple ! Vulete qui una pupulazione o un populu ?

JF Acquaviva : Ici il y a les �nationalistes� les autres n'ont pas le droit de porter ce nom de nationalistes. Nous avons laiss� croire qu'il y avait plusieurs possibilit�s, les caresses de sarkozy c'est des coups de b�ton. Il n'y a que les nationalistes ici r�unis qui peuvent d�fendre la Corse que l'on veut manger. Je reviens de Balagne : bient�t on n'aura plus rien !!! Ils ach�tent tout avec la complicit� des �lus qui gouvernent l'assembl�e de Corse. Il faut avoir le courage de leur dire: �vous vendez la Corse�! Il faut retouver la confiance des Corses car je suis s�r que nous sommes majoritaires en id�es.

Pierre Antoine Tomasi : un' ci vole micca esse � pus� accanta ma inseme. Per f� camp� inseme a lingua e purt� l'indipedenza cu u nostru muvimentu rifundatu. A nicissit� ch� stu muvimentu mittissi in ballu un novu riacquistu linguisticu, culturale, ecunomicu, suciale � pulticu.
Ch'in quantu � u prughjettu ecunomicu certi cuncetti s� dighj� mintuvati in i 5 punti (ghjustizia suciale, rispettu di u patrimoniu...) � abbisogna ad apprufundisce ma ch� ci vole ad esse chjari cuncirnendu u mudellu ch� no ricusemu, pensu � a manumessa di Veolia ch� ci vuler� � mette nantu � a piazza publica.
 
Francesu Simeoni: Ramentu chi dapoi a Migliacciaru u tempu passa appena, e c'h� av� un anadatura nova. A ligua corsa deve esse u putellu di a nostra puitica quellu chi parla corsu deventa corsu ghje impurtantissimu Ci vole f� u sforzu di parlalllu.U pardodssu ghje qch'ell'he insignat ma ma micca parmata abastatanza�Quandu m'arritsu mi dum�andu maica cio chi a corsica po f� per m� ma cio chi possu f� per a Corsica.�

Fran�ois Sargentini: Il faut mesurer la r�alit� de la refondation et r�fl�chir � comment avancer plut�t qu'avoir des propos de meeting. La question essentielle est de regarder ce qui ne marche pas chez nous. Parce que si on va continuer � faire des propositions sans lendemain on ira droit dans le mur. Il faut avoir le courage de regarder les erreurs que l'on a fait, il faut analyser nos divisions. Comment on s'organise maintenant, comment s'orgabnise t on pour les jours � venir ? Quelle strat�gie allons nous d�finir pour faire bouger les lignes en Corse ? Il faudra sortir d'ici avec des pistes, dire que nous allons vers une refondation du mouvement. Mettre en place un groupe de r�daction , ou de liaison, pour faire sortir un message avec une ligne claire. On doit avoir une "feuille de route" de la refondation.

Jean Thomas Guelfucci : Pourquoi nous avons mis en sommeil la cunsulta et priv�l�gi� l'�lectoralisme en 2004 ? �a a �t� une erreur. des milliers de Corses sont inscrits. La d�marche de la cunsulta et du corps �lectoral est indissociable de cette volont� de repenser le mouvement.


Stefanu Gareddu: On est aussi ici suite aux �l�ctions de mars o� il y a eu une perte de notre �lectorat, il y a eu une perte de confiance, une perte de la base. Certains clanistes sont �lus sur Aiacciu sur nos id�es �dulcor�es ils portent l'�charpe tricolore et crachent sur nos prisonniers. IL faut les mettre devant leurs turpitudes .
Philippe Mondoloni: Il faut que la jeunesse revienne plus vers le nationalisme. Et que l'on se pr�occupe � nouveau de la jeunesse. relancer l'ALC ? Il faut avoir une communication bien meilleure sachant que la plupart des m�dias nous sont hostiles.
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G�rard Dykstra : Avemu dibattutu dapoi duie ore di l'interenssu � l'urgenza di f� a rifundazione. C'est le d�but d'une route, on propose un engagement de tous ici pour aller sinc�rement dans cette refondation. Pour trouver un chemin et ne pas d�cevoir � nouveau, on devra tout mettre � plat, trouver des synth�ses sur les moyens, les projets..., ce sera difficile peut-�tre mais c'est indispensable. Les Corses doivent avoir de nouveau confiance, et nous devons avoir confiance en la refondation.

Esteban Saldana: Reste le probl�me de la motivation de la base car on est tous d'accord sur les constats , il faut des bases nouvelles et s'en saisir dans les mois � venir. Il y a du travail ensemble en restants unis. Y �tes vous pr�ts ?

(PAUSE POUR ELABORER LA DECLARATION SOLENNELLE cf plus haut)
A la reprise, elle est lue et acclam�e puis diff�rentes points sont �nonc�s:

-rester en liaison
-faire des journ�es de Corti une nouvelle �tape
-soutenir les militants au proc�s du 9 juillet sur la manifestation "resistenza � libert�" du 12 janvier.
-participer au d�bat de la cunsulta le 14 juillet au couvent de Casabianca.

 

Refondation du mouvement national : Mise en place d'un pole LLN et Ind�pendantiste
Source photo : Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unit� Naziunale

� UNITA NAZIUNALE

 

 
 

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