Le
26 septembre 2008 :
(13:00
Unità Naziunale,
www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte de Masse)
(AFP) Deux nationalistes corses, les frères Simon et
Nicolas Salvini, ont été acquittés vendredi par la cour d'assises
spéciale d'appel de Paris qui les rejugeait pour leur participation
présumée à un attentat contre le siège de la DDE à Ajaccio en 1999.
L'avocat général, Christophe Tessier, avait réclamé
une peine de 10 à 13 ans de prison contre Simon, 39 ans, soupçonné
d'être un des auteurs directs de cet attentat qui avait fait sept
blessés et d'importants dégâts le 25 novembre 1999.
Il avait requis cinq ans d'emprisonnement à
l'encontre de Nicolas, 51 ans, lui reprochant d'avoir participé à
une réunion en octobre 1999 au cours de laquelle le principe
d'attaquer des bâtiments publics avait été décidé.
Simon et Nicolas Salvini, patrons-pêcheurs à Ajaccio,
qui ont toujours clamé leur innocence, avaient été condamnés à
respectivement quatorze ans et huit ans de prison, en première
instance en avril 2005.
Leur avocat Me Pascal Garbarini s'est réjoui devant
quelques journalistes de l'acquittement des deux frères.
"Cette fois, la cour se penchait sur leurs seuls cas.
Elle a pu apprécier de manière très exhaustive les prétendues
charges qui pesaient contre eux et elle s'est aperçue que tout avait
été construit comme un château de cartes, cela ne tenait pas
juridiquement", a déclaré l'avocat.
La cour a ordonné la remise en liberté de Simon
Salvini, qui comparaissait détenu à ce procès ouvert le 17
septembre, tandis que son frère était libre sous contrôle
judiciaire.
Au total, 11 militants ou sympathisants nationalistes corses avaient
été condamnés en première instance pour leur participation à
l'attentat contre la DDE, ainsi qu'à celui perpétré le même jour
contre l'Urssaf d'Ajaccio (13 blessés).
Seuls les deux frères Salvini, mis en cause dans
l'action contre la DDE, avaient interjeté appel.
"J'ai toujours dit que j'étais innocent, j'espère que
les débats auront fait avancer tout ça", a lancé Nicolas, vendredi
matin avant que la cour ne se retire pour délibérer.
Après le verdict, il s'est réjoui que son frère
retrouve la liberté. "Ca aurait été dur le laisser", a-t-il dit.
En première instance, seul Joseph Peraldi,
ex-dirigeant de Corsica Viva, condamné à 15 ans pour avoir été
l'instigateur principal des attentats, avait écopé d'une peine plus
lourde que Simon Salvini.
En lui infligeant 14 ans de réclusion, la cour
d'assises spéciale de Paris l'avait puni nettement plus sévèrement
que son complice Jean-Claude Ampart (10 ans) qu'elle considérait
comme l'autre auteur direct de l'attentat.
Nicolas Salvini, de son côté, avait été condamné bien
au-delà des réquisitions de l'avocat général qui avait demandé cinq
ans d'emprisonnement.
Ces attentats, spectaculaires car commis en plein
jour aux heures de bureau, étaient destinés à faire fléchir le
gouvernement Jospin qui avait mis l'arrêt de la violence comme
préalable aux discussions avec les autonomistes, selon la
revendication. Peu après, des négociations s'étaient enclenchées,
donnant lieu au processus de Matignon.
Dossier
:
Rapprochement des
prisonniers politiques - 10 ans de revendication du Comité Anti
Répression
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Unità Naziunale, Archives du site.
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