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RAPPORT ETXERAT 2007 _ Nous les voulons en vie et � la maison

Le 16 avril 2008 : (12:59 Unit� Naziunale, www.unita-naziunale.org - Corse - Soutien Internationale) Nos proches, les prisonniers politiques basques, ne reviendront � la maison que pour mourir. C'est ce qu'ont dit les �tats espagnol et fran�ais : tant qu�ils ne se repentiront pas de leurs id�es et de leurs vies, ils resteront en prison. Les deux �tats utilisent la souffrance des familes comme moyen de pression, ils refusent d'accorder la libert� conditionnelle aux prisonniers gravement malades ou � ceux qui ont accompli int�gralement leur peine. Nos proches, les prisonniers politiques basques, ont des conditions de vie tr�s dures, dispersion et isolement continuent � leur �tre appliqu�s, provoquant de graves maladies physiques et psychiques et faisant empirer l'�tat des prisonniers d�j� malades. Ces mesures d�incarc�ration d�exception poussent des membres de nos familles au suicide.

Nos proches, exil�s politiques basques sont �galement dans le collimateur. La mort, en 2007, de Sabino Euba, apr�s 27 ans d�exil, a clairement montr� la souffrance de centaines d�exil�s politiques basques. Mais cela montre aussi la d�termination et la sinc�rit� de leurs id�es, de leurs vies. C�est pour cela qu�on veut les enfermer en prison. L��tat espagnol veut qu�ils soient extrad�s vers l��tat espagnol, ind�pendamment du pays o� ils se trouvent, de fa�on � aggraver la souffrance des familles. Il veut que la r�pression contre les militants basques se g�n�ralise dans le monde. Cela signifie que le nombre de militants basques en prison et qui subissent la politique p�nitentiaire des deux �tats a augment�. Comme cons�quence de cette politique, � la fin de 2007, on peut comptabiliser plus de 700 prisonniers politiques basques dans les deux �tats.

Cela implique que le nombre des familles qui doivent supporter la politique p�nitentiaire des �tats fran�ais et espagnol a augment�. En r�alit�, les �tats espagnol et fran�ais ont mis un prix � l�amour que nous portons � ceux de nos proches qui se trouvent dans les prisons espagnoles et fran�aises. Enfants, jeunes, vieux, hommes, femmes, nous tous, nous sommes oblig�s de parcourir des centaines et des centaines de kilom�tres toutes les semaines pour rendre visite � ceux de nos proches qui sont en prison. Les �tats, en nous obligeant � faire tous ces longs voyages, nous poussent � avoir des accidents de la route, � mourir sur les routes. � souffrir de graves l�sions et � devoir faire face � d��normes d�penses. Si nous ne pouvons pas faire face, on nous oblige � mourir sans pouvoir revoir nos �tres ch�ris qui se trouvent dans les prisons espagnoles et fran�aises, c�est ce qui arrive � ceux ou celle d�entre nous qui ne peuvent pas voyager, pour, ou bien des motifs de sant�, ou bien � cause de leur grand �ge�

Nous avons beaucoup fait jusqu�� maintenant, mais il faut que nous r�fl�chissions pour faire encore plus. Parce que, par notre travail constant, nous pouvons influer sur les agissements des deux �tats. Prenons l'exemple de ce qui est arriv� en 2007 dans les cas d�I�aki de Juana et Filipe Bidart. Nous lan�ons donc un appel � tous les acteurs sociaux et politiques, aux responsables politiques et institutionnels, � tous les citoyens et citoyennes qui n�ont pas encore pris un engagement en faveur des prisonniers politiques basques pour qu'ils le fassent. Il le faut, ces engagements sont n�cessaires pour faire face � cette situation. Tout le monde peut apporter quelque chose pour mettre fin � la cruaut� des �tats.

Aux personnes qui ont d�j� pris un engagement, nous leur demandons de le renforcer encore� Village apr�s village, il faut renforcer tout le travail fait en faveur des prisonniers politiques basques, des droits de leurs familles et contre l�impunit� des deux �tats. Il faut lib�rer les prisonniers politiques atteints de maladies graves. Il faut lib�rer les prisonniers politiques qui ont d�j� accompli leur peine. Il faut en finir avec le r�gime d�isolement. Il faut, enfin, que les prisonniers politiques basques et les personnes exil�es puissent retourner au Pays basque et que leurs droits fondamentaux leur soient reconnus. Pour cela il faut travailler pour arracher l�amnistie. Il faut travailler dur dans chaque village du Pays basque pour obtenir le retour des prisonniers politiques et des exil�s � la maison et pour toujours. Nous, les proches des prisonniers et exil�s politiques basques, travaillerons de toutes nos forces pour que cela soit une r�alit�. Nous vous pr�sentons le rapport 2007 pour vous donner des �l�ments de r�flexion sur ce que nous venons de vous expliquer.

 

Les �tats espagnol et fran�ais, dans leur rage de maintenir en prison les prisonniers politiques basques le plus longtemps possible, sont en train d�imposer des peines de prison sans date de sortie.

 

Ils inventent de nouvelles lois, changent les modalit�s d�accomplissement de la peine, inventent de nouveaux types de peines sur la base de toute une ing�nierie juridico-politique� Ils utilisent tous les subterfuges pour que les prisonniers politiques basques ne puissent plus jamais sortir de prison, pour qu�ils ne retrouvent plus jamais la libert�.

Une cons�quence de cette politique est la situation du prisonnier politique basque Jos� Mari Sagardui Moja qui en est, en 2007, � 27 ans de prison. Il a pass� la moiti� de sa vie sans avoir pu faire un seul pas en dehors de ses quatre murs.

C�est un cas exceptionnel en Europe. C�est le prisonnier politique qui est rest� le plus longtemps en prison. En Europe, c�est un cas exceptionnel, mais pas dans les prisons espagnoles, parce que, cons�quence des nouvelles mesures d�exception prises contre les prisonniers basques, il y a aujourd'hui, en 2007, 41 prisonniers politiques qui sont en prison depuis plus de 20 ans (26, 25, 23, 21, 20 ans).

Ce n'est pas d� � un probl�me du fonctionnement de la justice. La raison de l�existence d�un nombre si important de prisonniers politiques basques ayant fait tant d�ann�es de prison n�est autre que la volont� des �tats espagnol et fran�ais. Il faudrait se demander pourquoi ces deux �tats veulent que les Basques restent tant d' ann�es en prison.

Les �tats espagnol et fran�ais cherchent comment parvenir � avoir le plus grand nombre de prisonniers Basques en prison, et qu'ils y restent le plus longtemps possible.

Syst�matiquement, les deux �tats emp�chent que les prisonniers politiques basques puissent sortir de prison apr�s qu'ils ont accompli les trois quarts ou les deux tiers de la peine pour ce qui concerne l��tat espagnol ou la moiti� ou les deux tiers pour ce qui concerne l��tat espagnol. Les prisonniers basques devraient avoir le droit � la libert� conditionnelle comme tous les autres prisonniers. Si, en 2007, ce droit avait �t� appliqu�, 170 prisonniers politiques basques auraient retrouv� la libert�.

Ils n�ont pas non plus la possibilit� d�obtenir des r�ductions de peine, comme tous les autres d�tenus, pour travail, �tudes�

L��tat espagnol a fait passer le temps maximal d�accomplissement de la peine de 30 � 40 ans pour les prisonniers politiques basques.

L��tat fran�ais a l�galis� la prison � vie. Les prisonniers condamn�s � la prison � perp�tuit� pouvaient jusqu'alors demander la libert� conditionnelle apr�s une p�riode de s�ret� de 15 ans. Maintenant, ils ne peuvent plus le faire avant d'avoir fait 18 ans de prison. Et encore dans ces cas-l�, on ne les lib�re que s�il n�y a une forte pression populaire, comme dans le cas de Filipe Bidart.

Les prisonniers basques, une fois leur peine accomplie dans l��tat fran�ais, ne retrouvent pas la libert�, ils sont expuls�s ou bien livr�s � l��tat espagnol, avec le danger que cela implique d��tre � nouveau arr�t�s et incarc�r�s, comme cela est arriv� dans de nombreux cas.

En 2007, une nouvelle doctrine invent�e par l��tat espagnol a �t� appliqu�e � 5 prisonniers politiques basques qui avaient compl�tement purg� leur peine de 23, 21, 20 et 19 ans. Ils doivent rester en prison respectivement 7, 9, 10 et 11 ans de plus jusqu�� ce qu'ils aient accompli 30 ans de prison. En 2006, l��tat espagnol a appliqu� cette doctrine � 13 prisonniers politiques basques.

C�est leur droit, ils devraient d�j� �tre chez eux.

Liste des prisonniers politiques basques que l��tat espagnol ne lib�re pas bien qu'ils aient accompli la totalit� de leur peine. Voici les dates auxquelles ils auraient d� �tre lib�r�s :

- Fernando de Luis Astarloa : le 24 mars 2007, apr�s 20 de prison,

- Jon Ander Urkizu : le 22 juillet 2007, apr�s 21 ans de prison,

- Luis Mari Azkagorta : le 8 octobre 2007, apr�s 19 ans de prison,

- Juan Mari Gabirondo : le 1 d�cembre 2007, apr�s 21 ans de prison,

- Pakito Lujanbio : le 21 d�cembre 2007, apr�s 23 ans de prison.

Liste des 13 prisonniers politiques basques avec les dates qui auraient d� �tre celles de leur sortie et le nombre d'ann�es de prison faites jusqu'en 2007 :

- Jose Ignacio Gazta�aga : le 29 mars 2006, 19 ans de prison,

- Txomin Troitino : le 5 mai 2006, 20 ans de prison,

- Joseba Artola : le 18 mai 2006, 21 ans de prison,

- Jes�s Bollada : le 20 mai 2006, 20 ans de prison,

- Patxi Gomez : le 14 juin 2006, 18 ans de prison,

- Antxon Lopez Ruiz : le 24 juillet 2006, 20 ans de prison,

- Txerra Martinez : le 24 ao�t 2006, 16 ans de prison,

- Koldo Hermosa : 8 septembre 2006, 21 ans de prison,

- Peio Etxeberria : le 10 septembre 2006, 18 ans de prison,

- Candido Zubikarai : le 26 octobre 2006, 18 ans de prison,

- Jon Agirre : 28 octobre 2006, 26 ans de prison,

- Andoni Alza : le 9 novembre 2006, 16 ans de prison,

- Kepa Rezabal : le 30 d�cembre 2006, 20 ans de prison.

96 ans de prison pour deux articles d�opinion !

C�est cette peine que l��tat espagnol a essay� d�imposer � I�aki de Juana. Finalement, il a �t� condamn� en 2007 � 3 ans de prison.

Prison � vie

L��tat fran�ais a impos� la prison � vie � Jon Parot, Jakes Esnak et Fr�d�ric Haranburu. Jon Parot, apr�s 17 ans de prison, avait demand� la libert� conditionnelle qui lui a �t� refus�e, alors que c�est un droit pour les prisonniers ayant fait plus de 15 ans de prison. Depuis, l��tat fran�ais a �lev� cette p�riode � 18 ans. Se trouvent dans ce cas Jakes Esnal et Frederic Haranburu qui, en 2008, auront accompli 18 ans de prison. Gr�ce � la pression populaire, Filipe Bidart a retrouv� la libert� le 14 f�vrier 2007, apr�s 19 ans de prison.

170 prisonniers politiques basques devraient avoir retrouv� la libert�

Si l��tat espagnol respectait le droit � la libert� conditionnelle apr�s l'accomplissement des trois quarts de la peine, 140 prisonniers politiques basques retrouveraient la libert�. Si l��tat fran�ais respectait leur droit, 30 prisonniers basques retrouveraient la libert�, puisqu�ils ont accompli la moiti�, les deux tiers ou les trois quarts de leur peine.

 

706 prisonniers politiques basques dispers�s dans 89 prisons de 3 �tats. Dans l��tat espagnol 541 prisonniers politiques basques dispers�s dans 53 prisons, se retrouvant � 608 kilom�tres en moyenne du Pays basque. 29 prisonniers politiques basques seulement sont dans des prisons du Pays basque. Dans l��tat fran�ais, 163 prisonniers politiques basques dispers�s dans 34 prisons se retrouvant � 801 kilom�tres en moyenne du Pays basque. Il n�y a aucun prisonnier basque dans les prisons du Nord du Pays basque. Au Canada, il y a deux prisonniers politiques basques dans deux prisons diff�rentes.

Des conditions de vie pour les faire renoncer � leur objectifs politiques

Les chefs des deux �tats se sentent fiers de maintenir les prisonniers politiques basques le plus longtemps possible en prison. Les repr�sentants du gouvernement, les procureurs et les juges ne cessent de faire des d�clarations publiques dans lesquelles ils disent qu'ils feront tout leur possible pour garder les prisonniers politiques basques enferm�s le plus longtemps possible.

Par contre, ils ne parlent pas des conditions de vie dans lesquelles les prisonniers se retrouvent durant toutes ces ann�es de prison. Ils ne font aucune conf�rence de presse pour expliquer que les prisonniers basques restent enferm�s dans leurs cellules pendant 18, 20, 22 heures� cellules qui ne mesurent pas plus de 3 m�tres de large sur 4 de long. Ils ne font aucune conf�rence de presse pour expliquer que dans beaucoup de prisons, il y a des plaques m�talliques aux fen�tres pour que la lumi�re naturelle n�entre pas dans les cellules, ni pour expliquer les contr�les, les provocations, les fouilles humiliantes pendant lesquelles ils mettent tout sens dessus dessous, en obligeant les prisonniers � se d�shabiller compl�tement.

Ils occultent ces conditions de vie pour que personne ne puisse les accuser de traitement cruel et inhumain. Ils cachent tout cela pour ne pas dire quel est le v�ritable objectif de leur politique p�nitentiaire.

L�objectif des �tats espagnol et fran�ais, en plus de la vengeance, est d�obliger les prisonniers politiques basques � renoncer � leur projet politique. C�est pour cela que les prisonniers subissent un traitement cruel et inhumain et qu�ils sont oblig�s de vivre dans de terribles conditions.

Pour faire pression sur les prisonniers politiques, les deux �tats les gardent �loign�s de leur cercle affectif, social et politique. Les prisonniers basques ne peuvent pas non plus faire d' �tudes dans leur langue maternelle, le basque.

La solitude accro�t l'absence de d�fense. Pour cela, � la fin de l�ann�e 2007, il y avait plus de 40 prisonniers politiques basques dans des quartiers d�isolement, sans aucun autre prisonnier politique basque. Cette politique d�isolement a aussi pour but de les maintenir dispers�s et de pouvoir ainsi faire pression sur eux d�une fa�on plus efficace. Les conversations t�l�phoniques et les visites sont sur �coute. Les lettres qu�ils re�oivent et qu�ils �crivent sont photocopi�es. On cherche le point faible de chaque prisonnier. Pour l�utiliser, pour les attaquer. Les prisonniers sont chang�s continuellement de cellule et m�me de prison. De cette fa�on, ils essayent de casser leur train de vie. La prison fait des analyses de personnalit� de chaque prisonnier et en fonction de ces analyses, ils sont envoy�s dans une autre prison, pour essayer d�obtenir dans cette nouvelle prison ce qu�on n�a pas pu obtenir dans l�ancienne. Les transferts se font dans des conditions inhumaines : les prisonniers sont introduits dans des autobus ou des fourgons o� il y a des cages m�talliques d�un m�tre sur 50 cm, faites de plaques m�talliques perc�es de petits trous. Ils ne peuvent pas bouger, ils ont les mains attach�es avec des menottes. Tout est fait pour que les prisonniers ne puissent rien voir de l�ext�rieur.

Pour affaiblir, d�truire, an�antir les prisonniers politiques basques ; pour les affaiblir en tant que personnes, les deux �tats maintiennent loin du Pays basque les prisonni�res qui sont m�res et qui se retrouvent avec leurs enfants en prison (jusqu�� l��ge de 3 ans). Ainsi, les enfants sont �loign�s de leur p�re, et les m�res s�par�es de leur compagnon.

Face � tout cela, les prisonniers se sont organis�s en Collectif. Bien qu�ils restent des heures et des heures isol�s dans leurs cellules, ils pensent et r�fl�chissent ensemble, pour pouvoir r�pondre collectivement � la situation qu'ils subissent.

Les prisonniers politiques basques arrivent � organiser des r�ponses collectives, avec des revendications communes, pour faire front � la politique p�nitentiaire. Ce qu�ils n�arriveraient pas � obtenir individuellement, ils l'obtiennent en tant que Collectif.

 

Les autorit�s politiques et p�nitentiaires cachent les conditions de vie qu�ils imposent aux prisonniers politiques basques

Mort. Maladies physiques et psychiques graves. Ces maladies s�ajoutent � l��norme co�t personnel que repr�sente la prison. Ces maladies sont les cons�quences subies par les prisonniers politiques basques � cause de l�application du r�gime sp�cial qu�ils doivent endurer. 30% des prisonniers politiques basques sont atteints de maladies provoqu�es par leur vie en prison, des maladies telles que la perte graduelle de la vision, des probl�mes des os�

En 2007, quatre prisonniers politiques basques ont essay� de se suicider � cause de cette cruelle politique p�nitentiaire. Heureusement, ils se sont compl�tement r�tablis de leurs blessures physiques, mais� ces actes montrent la gravit� de la situation.

C�est la cruelle r�alit� des prisonniers qui, en raison de leur vie en prison, sont atteints de maladies et qui voient que leur sant� physique et psychique se d�t�riore. Il y a des prisonniers qui sont tr�s gravement malades, mais qui ne peuvent obtenir leur mise en libert� parce qu�ils ne renoncent pas � leurs objectifs politiques. Mais, pire encore, non seulement ils ne sont pas lib�r�s mais ils ne peuvent pas avoir de consultations avec leurs m�decins de confiance.

Il y a eu des cas o� le prisonnier, dans l�enceinte de la prison, a pu �tre soign� par un m�decin ayant sa confiance, surtout par des psychologues ou psychiatres, mais pas dans des conditions suffisantes pour soigner ces maladies ; les consultations doivent se faire en pr�sence des fonctionnaires de prison et en espagnol, alors que la langue du malade et du m�decin est normalement le basque. Comment est-il possible qu'on n�accepte pas l�indispensable intimit� que ces maladies n�cessitent ? Est-ce fait pour savoir comment faire mieux pression sur le prisonnier  ? Inutile de dire que l�effet de ces consultations dans ces conditions est non seulement nulle, mais contre-productive.

Quand les prisonniers politiques basques doivent �tre conduits � l�h�pital, ils doivent subir la haine des policiers : traitements agressifs, menottes dans le dos� malgr� les avertissements des m�decins sur la possibilit� que ces traitements provoquent de nouvelles l�sions.

Lors des consultations, m�me s'il s'agit de gyn�cologie, urologie, etc. la police essaie d��tre toujours pr�sente. Ce qui implique que les consultations se d�roulent dans de p�nibles conditions. Il peut arriver, que face � cette situation, le prisonnier ou la prisonni�re n�accepte pas la consultation, ce qui est arriv�, comme de nombreuses fois avant, pendant l�ann�e 2007. Parfois, la police ne se pr�sente pas pour accompagner le prisonnier � l�h�pital, ce qui annule la sortie.

En �t� 2007, la garde civile est all�e � la prison de Mansilla, � L�on, pour conduire le prisonnier Juan Jos� Rego Vidal, gravement malade, au Pays basque, mais le transfert n�a pas eu lieu parce qu�au dernier moment, quelqu�un de Madrid a t�l�phon� pour l'annuler. Cela veut dire qu�en plus de tout ce qu�on vient d'expliquer, on ne laisse pas les prisonniers politiques basques malades se faire soigner dans des h�pitaux du Pays basque.

Domingo Auzpurua avait �t� lib�r� � cause d�un cancer, mais bien qu�il en soit toujours atteint, l��tat fran�ais, cette ann�e, a pris la d�cision de l�arr�ter et de l�incarc�rer. Ces d�cisions sont des d�cisions politiques. Il faut dire que nous n�avons pas la possibilit� de savoir de fa�on certaine quel est l��tat de sant� de nos proches incarc�r�s, nous ne pouvons pas savoir si leur sant� physique ou leur sant� psychique est bonne ou non, il y a trop de restrictions, de contr�les, d�interdits� dans les communications avec eux, en plus il y a une non-assistance m�dicale g�n�ralis�e (il arrive parfois qu�un diagnostic prenne des mois et m�me des ann�es), ce qui veut dire qu�il peut y avoir beaucoup plus de prisonniers atteints de maladies graves que ce que nous comptabilisons.

 

En 2007, quatre prisonniers politiques basques ont essay� de se suicider, cela montre la gravit� de la situation dans laquelle se trouvent nos proches incarc�r�s.

D�gradation de l��tat de sant� des prisonniers politiques basques

Durant l�ann�e 2007, des maladies physiques ou psychiques graves ont �t� diagnostiqu�es � douze prisonniers politiques basques. Leur remise en libert� a �t� demand�e pour stopper l�avanc�e de la maladie. Non seulement ils sont toujours sous les verrous, mais seulement quatre d�entre eux se trouvent au Pays basque.

Voyons sommairement l��tat de ces douze prisonniers.

Jon Agirre : n� en 1942 et arr�t� en 1981. Il est atteint d�arthrose g�n�ralis�e, d�une hernie discale, il est myope des deux yeux, il souffre d�hypercholest�rol�mie, hyperglyc�rid�mie, du syndrome de Dupuytre � la main gauche. Risque �lev� d�infarctus.

Bautista Barandalla : n� en 1964 et arr�t� en 1990. Colite ulc�reuse, spondylite ankylosante et sacrocoxyte bilat�rale.

Angel Figeroa : n� en 1971 et arr�t� en 1994. Il est atteint d��pilepsie temporale et d�une scl�rose de type h�mipl�gique droite, provoquant des convulsions, des troubles du comportement et des d�lires.

Jos� Ramon Foruria : n� en 1949 et arr�t� en 2003. Cancer de la vessie.

Marilo Gorostiaga : n�e en 1956, arr�t�e en 1997. Cancer au sein droit, oed�me lymphatique, diab�te, dyslipid�mie mixte et hypertension art�rielle. Depuis 2007, la prison de Logro�o fait obstacle au traitement de l�oed�me lymphatique. La d�tenue a subi des provocations et des mauvais traitements de la part de la police lors des transferts � l�h�pital.

Gotzona Lopez de Luzuriaga : n�e en 1959, arr�t�e en 1989. Elle a un cancer du sein. Elle a de graves probl�mes avec la police chaque fois qu�elle doit �tre transf�r�e � l�h�pital pour les s�ances de radioth�rapie, au point d�avoir rat� quelques s�ances pour �viter le voyage jusqu�� l�h�pital. Les m�decins qui la traitent disent que cela peut provoquer de nouveaux probl�mes.

Juan Jose Rego : n� en 1939 et arr�t� en 1995. Il est atteint d�une maladie vasculaire c�r�brale depuis 1989, en souffre en outre de diab�te, d�hypertension, d�une r�tinopathie diab�tique, de cataracte avec perte graduelle de la vision des deux yeux, d�hypoacousie neurosensorielle bilat�rale, d�hypertrophie prostatique et pr�sente une carence en vitamines B12. De plus, il souffre de vertiges et d�h�morragies nasales. En 2005, il a eu une thrombose. En 2007, nouveau refus de mise en libert� conditionnelle. La P�nitentiaire n�accepte pas son transfert dans une prison du Pays basque pour y �tre trait�.

Josu Uribetxeberria : n� en 1956 et arr�t� en 1997. Souffre d�un carcinome au rein gauche. Cette maladie a 51% de possibilit�s de se reproduire dans les deux premi�res ann�es. Le risque est plus si le malade se trouve en prison.

En outre, quatre prisonniers politiques basques, dont l�identit� n�a pas �t� r�v�l�e, souffrent de maladies psychiques telles que pathologie d�pressive, anxi�t� et d�s�quilibres de la personnalit�, troubles obsessionnels et compulsifs, d�pression et troubles schizophr�niques.

Les politiques p�nitentiaires, tant espagnole que fran�aise, punissent les familles et les amis des prisonniers politiques basques : enfants, adultes, personnes �g�es.

Enfants qui n�ont pas leur p�re ou leur m�re pour les accompagner � l��cole. Parents qui, dans de nombreux cas, devraient d�j� �tre en libert�. Compagnons et compagnes qui manquent au lit, � votre c�t�. Parents, grands-parents qui manquent � table.

Les familles toujours pr�occup�es par les proches incarc�r�s. Pr�occup�es par les cons�quences des conditions de vie en prison. Pr�occup�es par le non-respect du droit � la sant�.

Elles attendent tous les jours de la semaine et toutes les semaines l�appel de la prison, afin de pouvoir �couter la voix de la personne aim�e. Elles attendent que le week-end arrive pour aller les voir. Le temps passe si lentement, les minutes ressemblent � des heures, les jours � des mois et les mois � des ann�es. Si l�appel t�l�phonique n�arrive pas alors qu'on l�attend, l�alarme s�allume, que se passe-t-il ?

Si finalement, il arrive, on oublie tout ce qu�on voulait dire. Cinq minutes c'est si peu de temps ! Pendant le voyage vers la prison, pour le parloir, les pens�es n'arr�tent pas de tourner : est-ce qu'il ou elle sera bien ? y aura-t-il des probl�mes pour entrer ? le fonctionnaire ne sera-t-il pas trop mauvais ?

Le parloir, 40 minutes avec la personne qu�on est all�s visiter. Si � la sortie on voit qu�un sourire se dessine sur la figure de la personne qu'on a vue au parloir, c�est que tout a bien march�. Silencieux, de nouveau la voiture, le bus, le train, l�avion� Dans la t�te passe et repasse tout ce qui s�est pass� pendant le parloir, les gestes, les regards� apr�s on en parle avec les autres familles, avec les amis. Mais, parfois, le parloir n�a pas eu lieu, la personne qui a fait le voyage n�a pas pu voir le prisonnier, dans ce cas, c'est la rage, le sentiment d'impuissance qui dominent lors du retour au Pays Basque.

Ces exp�riences n�ont pas de prix. Ce sont des exp�riences du domaine de l�amour, de l�affection. Pour cela, les �tats espagnol et fran�ais punissent sp�cialement la tendresse de la famille et des amis. Ils les obligent � parcourir, toutes les semaines, des milliers de kilom�tres pour �tre avec les �tres ch�ris le temps que la loi les y autorise. Si on ajoutait tous les kilom�tres que toutes les familles et amis font en un seul week-end, cela donnerait vingt fois le tour du monde. Et cela sans compter la terrible saign�e �conomique que tous ces voyages repr�sentent pour les proches et amis des prisonniers politiques basques : l�essence, les p�ages, les repas, le logement�

Plus terribles encore ce sont les cons�quences de tous ces kilom�tres qu�on doit parcourir pour exercer son droit au parloir.

Les accidents de la route sont les cons�quences les plus �videntes. Il y a du soleil, il pleut, il neige, il g�le� quelles que soient les circonstances, les familles et amis font le voyage pour rendre visite aux prisonniers politiques basques. Le fait d�obliger des centaines d�enfants, de jeunes, d�adultes, de personnes �g�es � parcourir des milliers de kilom�tres provoque des accidents de la route. Nous soulignons que nous sommes oblig�s, forc�s de faire ces voyages puisque tel est le d�sir des �tats espagnol et fran�ais ; ils emm�nent les prisonniers politiques basques le plus loin possible du Pays basque.

Depuis l�application de la politique de dispersion, 16 personnes sont mortes dans des accidents de la route. En 2007, il y a eu 17 accidents de la route faisant 40 personnes bless�es et une personne d�c�d�e (la belle-m�re d�Unai Gonz�lez). Ces accidents sont le prix impos� par les �tats espagnol et fran�ais pour l�amour et la tendresse de la famille et des amis. Parce que ceux qui ont mis en route la dispersion savent que cette politique appliqu�e ann�e apr�s ann�e obligera les proches des prisonniers politiques basques � payer un prix fort, sous forme de graves l�sions et m�me de mort.

Une punition suppl�mentaire est celle dont souffrent les membres des familles des prisonniers politiques basques, qui, ou bien � cause de leur sant�, ou bien � cause de leur grand �ge, ne peuvent pas voyager, ce qui fait qu'ils ne peuvent pas voir leurs proches ch�ris. Ils voient que le temps passe et qu�ils vont mourir sans jamais plus pouvoir les revoir. C�est le cas de beaucoup de parents de prisonniers politiques basques.

Accidents de la route provoqu�s par la politique de dispersion

Voici un rapport sur les accidents de la route que les proches des prisonniers politiques basques ont eus pendant leurs voyages vers les prisons ou vers les Palais de justice de Madrid ou de Paris en 2007.

18 f�vrier 2007. La compagne de Txomin Lesende a eu un accident de la route durant le retour de visite de la prison de Zuera. Elle a eu des contusions sur tout le corps. Les vitres de la voiture se sont cass�es et elle a eu de multiples coupures au visage et sur les mains. La voiture a �t� compl�tement d�truite.

31 mars 2007. La m�re et la s�ur de Txomin Lesende ont eu un accident de la route alors qu�elles se rendaient � la prison de Zuera. La s�ur a d� porter une minerve pendant un certain temps et elle a eu aussi des douleurs lombaires. La voiture a �t� compl�tement d�truite.

27 avril 2007. Le compagnon d�Aiora Epelde a eu un accident de la route en se rendant � la prison de Curtis-Teixeiro. La voiture n�a eu que quelques bosses.

28 avril 2007. Les fr�res et les neveux de Joseba Agirre ont eu un accident de la route alors qu�ils se rendaient � la prison de Ja�n. La voiture a �t� compl�tement d�truite.

18 mai 2007. Cinq amis de Argi Perurena ont eu un accident de la route durant le retour de visite de la prison de Rennes.

24 mai 2007. Deux amis d�Asier Arzalluz ont eu un accident de la route durant le retour de l�Audience Nationale � Madrid. La voiture a eu le c�t� gauche et la direction endommag�s.

31 mai 2007. Un ami de Peio Sanchez a eu un accident de la route en se rendant � la prison de La Sant� (Paris). Il a eu des probl�mes au dos et la voiture a subi d�importants d�g�ts.

2 juin 2007. La s�ur de J.A. Lerin et deux amis de German Rubenach ont eu un accident de la route en se rendant � la prison d�Herrera de la Mancha. La voiture n�a eu que quelques petits d�g�ts.

2 juillet 2007. Deux amis de Santi Arrospide ont eu un accident de la route lors du retour de visite de la prison de Puerto I. La voiture a subi d�importants d�g�ts.

7 juillet 2007. Trois amis d�Aitor Bores et Joseba Segurola ont eu un accident de la route durant le retour de visite de la prison de Murcia. La voiture a subi des dommages mat�riels.

18 ao�t 2007. Un ami du prisonnier Iker Frade a eu un accident de la route alors qu'il se rendait � la prison de Soto del Real (Madrid). La voiture a subi d�importants d�g�ts.

18 octobre 2007. La s�ur, le fr�re et deux amis de Lander Labajo ont eu un accident de la route en se rendant � l�Audience Nationale (Madrid). Les quatre ont eu des contusions surtout au cou et au dos. La partie arri�re de la voiture a �t� compl�tement d�truite.

16 d�cembre 2007. Le fr�re de Juan Karlos Herrador a eu un accident de la route lors du retour de visite d�Oca�a I. La voiture a subi d�importants d�g�ts.

19 d�cembre 2007. La compagne d�Oier Gonz�lez Bilbatua a eu un accident de la route durant le retour de visite de la prison de Muret Seysses. Cons�quence : un traumatisme cr�nien, et trois points de suture � la t�te et deux au nez. Elle a aussi d� porter une minerve � cause d�une entorse cervicale. La voiture a �t� compl�tement d�truite.

22 d�cembre 2007. Des membres de la famille d�Unai Gonzalez ont eu un accident de la route alors qu'ils se rendaient � la prison de Teruel. La belle-m�re d�Unai est morte le 25 d�cembre � l�h�pital de Txagorritxu. Les parents et l��pouse d�Unai Gonzalez ont d� �tre hospitalis�s. Ils avaient de multiples contusions sur le corps.

28 d�cembre 2007. Les parents et les oncles d�Arkaitz Bellon ont eu un accident de la route en se rendant � la prison d�Herrera de la Mancha. La m�re d�Arkaitz a eu une entorse cervicale. Les autres membres de la famille ont eu des contusions sur tout le corps. La voiture a subi d�importants d�g�ts.

Des centaines de Basques ont d� quitter le Pays basque, oblig�s de fuir la r�pression. Chacun d�eux est dans une situation diff�rente de celle des autres, chaque cas est particulier. Il y a des familles qui ne savent pas o� se trouvent les proches ch�ris qui ont d� partir. Ces familles expliquent leur situation : � C�est tr�s dur ne pas savoir o� se trouve ton fils, ton p�re, tes cousins ou tes amis. De ne rien savoir d�eux, de n'avoir aucune nouvelle. Nous les avons dans notre c�ur et dans notre esprit tout le temps, mais il faut vivre comme si ces personnes n�existaient plus ï¿½. Souvent, les familles n'ont de nouvelles de la personne exil�e que quand il se passe quelque chose.

Chaque fois qu�il y a une arrestation, chaque fois qu'un militant meurt, le c�ur des familles s�arr�te. Ce qui est encore plus inqui�tant, si cela est possible, c'est quand la police commence � avancer plusieurs noms. A ces moments-l�, une question plane dans beaucoup de maisons du Pays basque :  � Est-ce que ce sera le n�tre ? ï¿½. Les heures passent, les jours passent et tout le monde est dans l�attente de nouvelles jusqu�� ce qu�on donne le nom qui correspond vraiment � la personne arr�t�e, � la personne morte.

Il y a des exil�s qui vivent � des milliers de kilom�tres du Pays basque. En Belgique, en Uruguay, au Venezuela, � Panama, � Cuba, au Mexique, au Cap Vert, � Sao Tom�, au Portugal et dans beaucoup d�autres pays. Les conditions de vie de ces personnes exil�es politiques sont tr�s dures. Presque aucune de ces personnes n'a de papiers.

Ces exil�s vivent dans des peuples et dans des cultures tr�s diff�rentes de la leur. Bien que leur c�ur soit au Pays basque, ils vivent une culture diff�rente, des valeurs diff�rentes, celles du peuple qui leur donne refuge. Ils vivent au jour le jour, sans savoir ce qui va arriver le lendemain. Ils peuvent �tre arr�t�s � tout moment avec le risque d��tre livr�s aux autorit�s espagnoles. Les exil�s basques, bien que vivant dans des conditions p�nibles s�int�grent � la culture d�accueil, travaillant ainsi � la solidarit� des peuples. C�est gr�ce � ce travail qu�aux moments les plus durs, les exil�s re�oivent le soutien des peuples parmi lesquels ils vivent.

Si les familles de ces exil�s veulent voir ces proches elles doivent entrependre de tr�s longs et tr�s co�teux voyages et elles doivent s�int�grer aussi � une nouvelle culture. �videmment, ces familles ne peuvent pas visiter leurs proches autant qu'elles le voudraient.

Il ne faut pas oublier les Basques exil�s � Lapurdi, Behe Nafarroa et Zuberoa (nord du Pays basque). Ils vivent hors de leurs villages natals, mais quand m�me au Pays basque. La situation de ces Basques n�est pas facile. Bien qu�ils m�nent une vie normale et publique, ils ne sont pas chez eux et sont poursuivis par les polices espagnoles et fran�aises. Ce qui veut dire qu�ils vivent en danger constant d��tre arr�t�s et incarc�r�s. Cela est m�me arriv� � pas mal de Basques durant l�ann�e 2007.

Les familles des prisonniers politiques basques dans le collimateur de la r�pression

Les familles des exil�s politiques basques, en plus des difficult�s qu�elles rencontrent pour exprimer leur tendresse et leur solidarit� � leurs proches, subissent la r�pression des deux �tats. Il y a beaucoup de membres de ces familles qui ont leur compte bancaire bloqu� sous pr�texte qu'elles ont aid� financi�rement leur proche exil�. Parfois, des membres de la familles ou des amis des exil�s politiques basques sont arr�t�s pour avoir montr� leur solidarit� � leur proches qui fuient la r�pression.

La vie des exil�s politiques basques et de leurs familles est telle qu'on vient de la d�crire. Ils sont conscients qu'ils peuvent �tre arr�t�s n'importe quand, m�me s�ils ont commenc� une nouvelle vie, m�me s�ils ont v�cu beaucoup d�ann�es en dehors du Pays basque, pour certains cela fait 30 ans qu'ils sont partis.

Tous les exil�s basques sont conscients que les �tats espagnol et fran�ais, au lieu de reconna�tre et respecter les droits du Pays basque, ne misent que sur la voie polici�re pour r�soudre le conflit, et qu'ils peuvent � tout moment �tre arr�t�s et incarc�r�s. C'est ce qui est arriv�, une nouvelle fois, durant l�ann�e 2007.

Cela signifie que les exil�s politiques basques et leurs familles doivent faire face tous les jours � une �norme tension.

Militants basques arr�t�s et livr�s � l�Espagne

2007 a �t� l�ann�e o� l��tat fran�ais a livr� le plus grand nombre de militants basques, en utilisant les extraditions ou les mandats d�arr�t europ�ens.

En 2007, l��tat fran�ais a livr� les Basques suivants :

- Jon Gartzia : en libert� dans l��tat espagnol.

- Txuma Puy : il a �t� incarc�r� dans l��tat espagnol, apr�s deux mois en prison, il est en libert� en attente du proc�s.

- Alberto Rey : en libert� dans l��tat espagnol.

- Jesus Mari Zabala : en libert� dans l��tat espagnol.

- Joana Nu�ez : en libert� dans l��tat espagnol.

- Idoia Garmendia : en libert� dans l��tat espagnol.

- Jose Luis Turrillas : en libert� dans l��tat espagnol.

En 2007, l��tat fran�ais a appliqu� le mandat d�arr�t europ�en ou a extrad� les militants basques suivants qui ont �t� livr�s � l��tat espagnol :

- Garikoitz Etxeberria : incarc�r�,

- Asier Larrinafa : incarc�r�,

- Joseba Imanol Kortazar : incarc�r�,

- Agurtzane Delgado : incarc�r�e,

- Lola L�pez: incarc�r�e,

- Anartz Oiartzabal: incarc�r�,

- I�aki Telletxea: incarc�r� et ensuite en libert� provisoire,

- Xabier Irastorza : Incarc�r� et ensuite en libert� provisoire,

- Markos Sagarzazu : incarc�r� et ensuite en libert� provisoire,

- Pablo Aperribai : incarc�r�,

- Lexuri Gallastegi : incarc�r�e,

- Ainhoa Mujika : incarc�r�e,

- Urtzi Murueta : incarc�r�,

- Gorka Betolaza : incarc�r�,

- Asier Tapia : incarc�r�,

- Jose Mari Zurutuza : incarc�r�,

- Xabier Gartzia : incarc�r�.

Militants basques incarc�r�s dans l��tat fran�ais en attendant la fin du proc�s d�application du mandat d�arr�t europ�en ou d�extradition :

- Peio Alvarez : arr�t� le 2 f�vrier. Il est en libert� provisoire.

- Mikel Iba�ez : arr�t� le 8 mars. En prison jusqu�� la fin du proc�s d�application du mandat d�arr�t europ�en.

- Juan Karlos Iriarte : arr�t� le 10 octobre. En prison jusqu�� la fin du proc�s d�application du mandat d�arr�t europ�en.

- Pedro Mari Goikoetxea : arr�t� le 22 novembre. Il attend la d�cision sur l�application du mandat d�arr�t europ�en. Il est en libert� provisoire.

- Josune Arriaga : arr�t�e le 26 novembre. Le 18 novembre elle a �t� remise en libert�, dans l�attente du proc�s sur le mandat d�arr�t europ�en.

En 2007, d�autres militants basques ont �t� arr�t�s dans l��tat fran�ais :

- Lourdes Garai : arr�t�e le 8 ao�t. Actuellement en libert�.

- Aitziber Otegi : le 24 septembre. En libert�.

- Oskar Bizkai : le 24 septembre. En libert�.

- Xabier Perez Susperregi : arr�t� le 24 septembre. Actuellement, il se trouve dans une prison de Paris. Si nous soulignons cette arrestation c'est en raison du r�le que Xabier a jou� en tant que porte-parole du Collectif d�exil�s politiques basques.

La police du Canada a arr�t� et incarc�r�, en 2007, les exil�s politiques basques Bittor Tejedor et Iban Apaolaza.

La police anglaise a arr�t� et incarc�r�, en 2007, les exil�s politiques basques Ana Lopez, I�igo Albisu et Zigor Ruiz. Il y a un mandat d�arr�t europ�en contre ces trois personnes pour les livrer � l��tat espagnol.

 

L�impunit� comme objectif

Les diff�rentes actions que la soci�t� basque r�alise pour la d�fense des droits des prisonniers politiques basques sont tr�s souvent interdites et attaqu�es par la police. Souvent les familles et les personnes qui prennent part � ces actions sont frapp�es, arr�t�es, doivent payer des amendes, elles sont convoqu�es par les juges et m�me incarc�r�es.

Les associations ou les personnes qui travaillent pour la d�fense des droits des prisonniers, des exil�s et de leurs familles sont criminalis�es, poursuivies, arr�t�es, incarc�r�es et les associations m�me interdites.

Durant l�ann�e 2007, les mobilisations organis�es pour la d�fense des droits des prisonniers et exil�s politiques basques ont �t�, premi�rement, interdites et ensuite les personnes ayant pris part � ces mobilisations ont �t� attaqu�es par la police. Elles ont �t� frapp�es, arr�t�es et celles qui avaient appel� aux mobilisations ont �t� arr�t�es et incarc�r�es.

Juan Mari Olano et Ohiana Agirre, par exemple, ont �t� arr�t�s et incarc�r�s pour avoir appel� � manifester pour la libert� des prisonniers malades et de ceux qui ont d�j� accompli leur peine.

Apr�s la mort, due � un cancer, de l�exil� Sabino Euba, les actions programm�es � Zornotza pour la d�fense des exil�s politiques basques ont �t� interdites.

Criminaliser et frapper la d�fense des droits a un objectif : l�isolement et l�impunit� pour continuer les repr�sailles et � bafouer les droits des Basques et de leurs familles.

Nous en avons l'exemple dans les d�clarations du ministre de l�Int�rieur Alfredo P�rez Rubalcaba � propos des photos d�I�aki de Juana Chaos en gr�ve de la faim que The Times avait publi�es. Il avait d�clar� que la personne qui avait fait ces photos serait punie.

Ces photos avaient montr� au monde la cruaut� de l��tat espagnol envers I�aki de Juana Chaos et avait mis fin � l�impunit� avec laquelle agissait l��tat espagnol.

Augmenter la douleur et la souffrance des familles

L��tat espagnol interdit aux m�dias la possibilit� d�interviewer les prisonniers basques, d�entrer avec leurs cam�ras dans les prisons et d�enregistrer la vie quotidienne des prisonniers politiques basques. Les militants basques sont mis au secret quand ils sont arr�t�s. De cette fa�on, ils peuvent �tre tortur�s impun�ment, sans que personne voie ce qu�on leur fait.

L��tat espagnol criminalise les actes, les mobilisations et les associations qui luttent en faveur des droits des prisonniers et exil�s politiques basques et de leurs familles, pour ainsi avoir la voie libre et continuer � bafouer en totale impunit� tous les droits.

Ce que l��tat espagnol cherche c'est l�isolement des prisonniers politiques basques et de leurs familles du reste du peuple basque. Il veut que la solidarit� du peuple basque envers les prisonniers et leurs familles ne puisse plus s�exprimer.

L��tat espagnol augmente la douleur et la souffrance des familles quand il attaque sauvagement tous les actes de solidarit� organis�s quand un prisonnier, un exil� ou un proche meurt � cause de la violation des droits fondamentaux.

C�est ce qui est arriv�, en 2007, quand on a voulu dire adieu � l�exil� politique basque Sabin Euba (mort en exil) et � Igor Angulo et Roberto Sainz (morts en prison).

Les d�cisions de criminaliser les actions et le mouvement associatif en faveur de la d�fense des droits des prisonniers et des exil�s politiques basques et de leurs familles ne se prennent pas seulement � Madrid ou � Paris, elles se prennent aussi � Gasteiz (gouvernement basque), � Pampelune (gouvernement navarrais) et � Bayonne. Un exemple, entre autres, c'est l�action de la police basque contre les actes organis�s apr�s la mort des prisonniers politiques basques Igor Angulo et Roberto Sainz.

L�impunit� comme objectif

Les diff�rentes actions que la soci�t� basque r�alise pour la d�fense des droits des prisonniers politiques basques sont tr�s souvent interdites et attaqu�es par la police. Souvent les familles et les personnes qui prennent part � ces actions sont frapp�es, arr�t�es, doivent payer des amendes, elles sont convoqu�es par les juges et m�me incarc�r�es.

Les associations ou les personnes qui travaillent pour la d�fense des droits des prisonniers, des exil�s et de leurs familles sont criminalis�es, poursuivies, arr�t�es, incarc�r�es et les associations m�me interdites.

Durant l�ann�e 2007, les mobilisations organis�es pour la d�fense des droits des prisonniers et exil�s politiques basques ont �t�, premi�rement, interdites et ensuite les personnes ayant pris part � ces mobilisations ont �t� attaqu�es par la police. Elles ont �t� frapp�es, arr�t�es et celles qui avaient appel� aux mobilisations ont �t� arr�t�es et incarc�r�es.

Juan Mari Olano et Ohiana Agirre, par exemple, ont �t� arr�t�s et incarc�r�s pour avoir appel� � manifester pour la libert� des prisonniers malades et de ceux qui ont d�j� accompli leur peine.

Apr�s la mort, due � un cancer, de l�exil� Sabino Euba, les actions programm�es � Zornotza pour la d�fense des exil�s politiques basques ont �t� interdites.

Criminaliser et frapper la d�fense des droits a un objectif : l�isolement et l�impunit� pour continuer� bafouer les droits des Basques qui subissent les repr�sailles et de leurs familles.

Nous en avons l'exemple dans les d�clarations du ministre de l�Int�rieur Alfredo P�rez Rubalcaba � propos des photos d�I�aki de Juana Chaos en gr�ve de la faim que The Times avait publi�es. Il avait d�clar� que la personne qui avait fait ces photos serait punie.

Ces photos avaient montr� au monde la cruaut� de l��tat espagnol envers I�aki de Juana Chaos et avait mis fin � l�impunit� avec laquelle agissait l��tat espagnol.

Augmenter la douleur et la souffrance des familles

L��tat espagnol interdit aux m�dias la possibilit� d�interviewer les prisonniers basques, d�entrer avec leurs cam�ras dans les prisons et d�enregistrer la vie quotidienne des prisonniers politiques basques. Les militants basques sont mis au secret quand ils sont arr�t�s. De cette fa�on, ils peuvent �tre tortur�s impun�ment, sans que personne voie ce qu�on leur fait.

L��tat espagnol criminalise les actes, les mobilisations et les associations qui luttent en faveur des droits des prisonniers et exil�s politiques basques et de leurs familles, pour ainsi avoir la voie libre et continuer � bafouer en totale impunit� tous les droits.

Ce que l��tat espagnol cherche c'est l�isolement des prisonniers politiques basques et de leurs familles du reste du peuple basque. Il veut que la solidarit� du peuple basque envers les prisonniers et leurs familles ne puisse plus s�exprimer.

L��tat espagnol augmente la douleur et la souffrance des familles quand il attaque sauvagement tous les actes de solidarit� organis�s quand un prisonnier, un exil� ou un proche meurt � cause de la violation des droits fondamentaux.

C�est ce qui est arriv�, en 2007, quand on a voulu dire adieu � l�exil� politique basque Sabin Euba (mort en exil) et � Igor Angulo et Roberto Sainz (morts en prison).

Les d�cisions de criminaliser les actions et le mouvement associatif en faveur de la d�fense des droits des prisonniers et des exil�s politiques basques et de leurs familles ne se prennent pas seulement � Madrid ou � Paris, elles se prennent aussi � Gasteiz (gouvernement basque), � Pampelune (gouvernement navarrais) et � Bayonne. Un exemple, entre autres, c'est l�action de la police basque contre les actes organis�s apr�s la mort des prisonniers politiques basques Igor Angulo et Roberto Sainz.

La solidarit� frapp�e

Voici une liste d�actions de solidarit� et de d�fense des droits des prisonniers et exil�s politiques basques r�prim�es par les forces de police :

4 f�vrier 2007 : La Garde Civile, � Altsasu, a attaqu� une � tourn�e des bars en musique ï¿½ organis�e pour la d�fense des droits des prisonniers politiques basques. Plusieurs personne ont �t� bless�es.

13 f�vrier 2007 : La Garde Civile, � Elizondo, a emp�ch� la r�alisation d�une r�union publique organis�e pour traiter de la situation des prisonniers politiques basques.

14 f�vrier 2007 : La Ertzaintza (police basque), � Derio, a attaqu� un rassemblement organis� pour d�noncer la peine impos�e � I�aki de Juana. Une personne au moins a �t� bless�e et a d� �tre hospitalis�e.

24 f�vrier 2007 : L�Ertzaintza a attaqu� brutalement les personnes qui manifestaient pacifiquement � Bilbo � l�appel du Collectif des prisonniers politiques basques. Des dizaines de personnes ont �t� bless�es.

1 mars 2007 : L�Ertzaintza a attaqu� les personnes rassembl�es devant l�h�pital de Saint S�bastien pour recevoir I�aki de Juana. Au moins deux personnes ont �t� bless�es.

4 ao�t 2007 : La Garde Civile, � Etxarri Aranatz, a emp�ch� la tenue d�une action pour la d�fense des droits des prisonniers et exil�s politiques basques. Il y a eu des dizaines des personnes bless�es.

10 ao�t 2007 : L�Ertzaintza, � Zornotza, a emp�ch� la tenue d�un hommage � Sabino Euba, exil� politique mort en exil.

17 ao�t 2007 : L�Ertzaintza a emp�ch� la tenue d�un acte d�hommage � I�aki Ormaetxea, Patxi Itziar et Jokin Leunda assassin�s en 1991 par la Garde Civile � Morlans (quartier de Saint-S�bastien).

9 septembre 2007 : L�Ertzaintza, � Saint-S�bastien, a attaqu� sauvagement la manifestation pour la d�fense des droits des prisonniers gravement malades et de ceux qui ont d�j� accompli leur peine. Il y a eu des dizaines de personnes bless�es. 9 personnes ont �t� arr�t�es, dont Juan Mari Olano qui a �t� incarc�r� par la suite. Quelques jours apr�s, la police espagnole a arr�t� Oihana Agirre.

27 octobre 2007 : L�Ertzaintza, � Hernani, a emp�ch� la tenue d�un acte en faveur des droits des prisonniers politiques basques. L�Ertzaintza a arr�t� une personne.

7 novembre 2007 : L�Ertzaintza a attaqu� brutalement le quartier de Santutxu (Bilbao) lors de la r�ception du prisonnier politique I�igo Muerza. Plusieurs personnes ont �t� bless�es.

9 novembre 2007 : L�Ertzaintza, � Gasteiz, a attaqu� brutalement les personnes qui recevaient le prisonnier politique basque, Ion Imanol Kortazar. Plusieurs personnes ont �t� bless�es.

15 d�cembre 2007 : L�Ertzaintza, � Hernani, a emp�ch� la tenue d�une action culturelle en faveur des prisonniers politiques basques.

Source photo : Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :  Mail CSPB, Unit� Naziunale

� UNITA NAZIUNALE

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