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Le
16 avril 2008 :
(12:59
Unit� Naziunale,
www.unita-naziunale.org - Corse - Soutien Internationale) Nos
proches, les prisonniers politiques basques, ne reviendront � la
maison que pour mourir. C'est ce qu'ont dit les �tats espagnol et
fran�ais : tant qu�ils ne se repentiront pas de leurs id�es et de
leurs vies, ils resteront en prison. Les deux �tats utilisent la
souffrance des familes comme moyen de pression, ils refusent
d'accorder la libert� conditionnelle aux prisonniers gravement
malades ou � ceux qui ont accompli int�gralement leur peine. Nos
proches, les prisonniers politiques basques, ont des conditions de
vie tr�s dures, dispersion et isolement continuent � leur �tre
appliqu�s, provoquant de graves maladies physiques et psychiques et
faisant empirer l'�tat des prisonniers d�j� malades. Ces mesures
d�incarc�ration d�exception poussent des membres de nos familles au
suicide.
Nos
proches, exil�s politiques basques sont �galement dans le
collimateur. La mort, en 2007, de Sabino Euba, apr�s 27 ans d�exil,
a clairement montr� la souffrance de centaines d�exil�s politiques
basques. Mais cela montre aussi la d�termination et la sinc�rit� de
leurs id�es, de leurs vies. C�est pour cela qu�on veut les enfermer
en prison. L��tat espagnol veut qu�ils soient extrad�s vers l��tat
espagnol, ind�pendamment du pays o� ils se trouvent, de fa�on �
aggraver la souffrance des familles. Il veut que la r�pression
contre les militants basques se g�n�ralise dans le monde. Cela
signifie que le nombre de militants basques en prison et qui
subissent la politique p�nitentiaire des deux �tats a augment�.
Comme cons�quence de cette politique, � la fin de 2007, on peut
comptabiliser plus de 700 prisonniers politiques basques dans les
deux �tats.
Cela
implique que le nombre des familles qui doivent supporter la
politique p�nitentiaire des �tats fran�ais et espagnol a augment�.
En r�alit�, les �tats espagnol et fran�ais ont mis un prix � l�amour
que nous portons � ceux de nos proches qui se trouvent dans les
prisons espagnoles et fran�aises. Enfants, jeunes, vieux, hommes,
femmes, nous tous, nous sommes oblig�s de parcourir des centaines et
des centaines de kilom�tres toutes les semaines pour rendre visite �
ceux de nos proches qui sont en prison. Les �tats, en nous obligeant
� faire tous ces longs voyages, nous poussent � avoir des accidents
de la route, � mourir sur les routes. � souffrir de graves l�sions
et � devoir faire face � d��normes d�penses. Si nous ne pouvons pas
faire face, on nous oblige � mourir sans pouvoir revoir nos �tres
ch�ris qui se trouvent dans les prisons espagnoles et fran�aises,
c�est ce qui arrive � ceux ou celle d�entre nous qui ne peuvent pas
voyager, pour, ou bien des motifs de sant�, ou bien � cause de leur
grand �ge�

Nous avons
beaucoup fait jusqu�� maintenant, mais il faut que nous
r�fl�chissions pour faire encore plus. Parce que, par notre travail
constant, nous pouvons influer sur les agissements des deux �tats.
Prenons l'exemple de ce qui est arriv� en 2007 dans les cas d�I�aki
de Juana et Filipe Bidart. Nous lan�ons donc un appel � tous les
acteurs sociaux et politiques, aux responsables politiques et
institutionnels, � tous les citoyens et citoyennes qui n�ont pas
encore pris un engagement en faveur des prisonniers politiques
basques pour qu'ils le fassent. Il le faut, ces engagements sont
n�cessaires pour faire face � cette situation. Tout le monde peut
apporter quelque chose pour mettre fin � la cruaut� des �tats.
Aux
personnes qui ont d�j� pris un engagement, nous leur demandons de le
renforcer encore� Village apr�s village, il faut renforcer tout le
travail fait en faveur des prisonniers politiques basques, des
droits de leurs familles et contre l�impunit� des deux �tats. Il
faut lib�rer les prisonniers politiques atteints de maladies graves.
Il faut lib�rer les prisonniers politiques qui ont d�j� accompli
leur peine. Il faut en finir avec le r�gime d�isolement. Il faut,
enfin, que les prisonniers politiques basques et les personnes
exil�es puissent retourner au Pays basque et que leurs droits
fondamentaux leur soient reconnus. Pour cela il faut travailler pour
arracher l�amnistie. Il faut travailler dur dans chaque village du
Pays basque pour obtenir le retour des prisonniers politiques et des
exil�s � la maison et pour toujours. Nous, les proches des
prisonniers et exil�s politiques basques, travaillerons de toutes
nos forces pour que cela soit une r�alit�. Nous vous pr�sentons le
rapport 2007 pour vous donner des �l�ments de r�flexion sur ce que
nous venons de vous expliquer.
Les
�tats espagnol et fran�ais, dans leur rage de maintenir en prison
les prisonniers politiques basques le plus longtemps possible, sont
en train d�imposer des peines de prison sans date de sortie.
Ils
inventent de nouvelles lois, changent les modalit�s
d�accomplissement de la peine, inventent de nouveaux types de peines
sur la base de toute une ing�nierie juridico-politique� Ils
utilisent tous les subterfuges pour que les prisonniers politiques
basques ne puissent plus jamais sortir de prison, pour qu�ils ne
retrouvent plus jamais la libert�.
Une
cons�quence de cette politique est la situation du prisonnier
politique basque Jos� Mari Sagardui Moja qui en est, en 2007, � 27
ans de prison. Il a pass� la moiti� de sa vie sans avoir pu faire un
seul pas en dehors de ses quatre murs.
C�est un
cas exceptionnel en Europe. C�est le prisonnier politique qui est
rest� le plus longtemps en prison. En Europe, c�est un cas
exceptionnel, mais pas dans les prisons espagnoles, parce que,
cons�quence des nouvelles mesures d�exception prises contre les
prisonniers basques, il y a aujourd'hui, en 2007, 41 prisonniers
politiques qui sont en prison depuis plus de 20 ans (26, 25, 23, 21,
20 ans).
Ce n'est
pas d� � un probl�me du fonctionnement de la justice. La raison de
l�existence d�un nombre si important de prisonniers politiques
basques ayant fait tant d�ann�es de prison n�est autre que la
volont� des �tats espagnol et fran�ais. Il faudrait se demander
pourquoi ces deux �tats veulent que les Basques restent tant d'
ann�es en prison.
Les �tats
espagnol et fran�ais cherchent comment parvenir � avoir le plus
grand nombre de prisonniers Basques en prison, et qu'ils y restent
le plus longtemps possible.
Syst�matiquement, les deux �tats emp�chent que les prisonniers
politiques basques puissent sortir de prison apr�s qu'ils ont
accompli les trois quarts ou les deux tiers de la peine pour ce qui
concerne l��tat espagnol ou la moiti� ou les deux tiers pour ce qui
concerne l��tat espagnol. Les prisonniers basques devraient avoir le
droit � la libert� conditionnelle comme tous les autres prisonniers.
Si, en 2007, ce droit avait �t� appliqu�, 170 prisonniers politiques
basques auraient retrouv� la libert�.
Ils n�ont
pas non plus la possibilit� d�obtenir des r�ductions de peine, comme
tous les autres d�tenus, pour travail, �tudes�
L��tat espagnol a fait
passer le temps maximal d�accomplissement de la peine de 30 � 40 ans
pour les prisonniers politiques basques.
L��tat
fran�ais a l�galis� la prison � vie. Les prisonniers condamn�s � la
prison � perp�tuit� pouvaient jusqu'alors demander la libert�
conditionnelle apr�s une p�riode de s�ret� de 15 ans. Maintenant,
ils ne peuvent plus le faire avant d'avoir fait 18 ans de prison. Et
encore dans ces cas-l�, on ne les lib�re que s�il n�y a une forte
pression populaire, comme dans le cas de Filipe Bidart.
Les
prisonniers basques, une fois leur peine accomplie dans l��tat
fran�ais, ne retrouvent pas la libert�, ils sont expuls�s ou bien
livr�s � l��tat espagnol, avec le danger que cela implique d��tre �
nouveau arr�t�s et incarc�r�s, comme cela est arriv� dans de
nombreux cas.
En 2007,
une nouvelle doctrine invent�e par l��tat espagnol a �t� appliqu�e �
5 prisonniers politiques basques qui avaient compl�tement purg� leur
peine de 23, 21, 20 et 19 ans. Ils doivent rester en prison
respectivement 7, 9, 10 et 11 ans de plus jusqu�� ce qu'ils aient
accompli 30 ans de prison. En 2006, l��tat espagnol a appliqu� cette
doctrine � 13 prisonniers politiques basques.
C�est leur droit, ils
devraient d�j� �tre chez eux.
Liste des
prisonniers politiques basques que l��tat espagnol ne lib�re pas
bien qu'ils aient accompli la totalit� de leur peine. Voici les
dates auxquelles ils auraient d� �tre lib�r�s :
- Fernando
de Luis Astarloa : le 24 mars 2007, apr�s 20 de prison,
- Jon Ander
Urkizu : le 22 juillet 2007, apr�s 21 ans de prison,
- Luis Mari
Azkagorta : le 8 octobre 2007, apr�s 19 ans de prison,
- Juan Mari
Gabirondo : le 1 d�cembre 2007, apr�s 21 ans de prison,
- Pakito
Lujanbio : le 21 d�cembre 2007, apr�s 23 ans de prison.
Liste
des 13 prisonniers politiques basques avec les dates qui auraient d�
�tre celles de leur sortie et le nombre d'ann�es de prison faites
jusqu'en 2007 :
- Jose
Ignacio Gazta�aga : le 29 mars 2006, 19 ans de prison,
- Txomin
Troitino : le 5 mai 2006, 20 ans de prison,
- Joseba
Artola : le 18 mai 2006, 21 ans de prison,
- Jes�s
Bollada : le 20 mai 2006, 20 ans de prison,
- Patxi
Gomez : le 14 juin 2006, 18 ans de prison,
- Antxon
Lopez Ruiz : le 24 juillet 2006, 20 ans de prison,
- Txerra
Martinez : le 24 ao�t 2006, 16 ans de prison,
- Koldo
Hermosa : 8 septembre 2006, 21 ans de prison,
- Peio
Etxeberria : le 10 septembre 2006, 18 ans de prison,
- Candido
Zubikarai : le 26 octobre 2006, 18 ans de prison,
- Jon
Agirre : 28 octobre 2006, 26 ans de prison,
- Andoni
Alza : le 9 novembre 2006, 16 ans de prison,
- Kepa
Rezabal : le 30 d�cembre 2006, 20 ans de prison.
96 ans de
prison pour deux articles d�opinion !
C�est cette
peine que l��tat espagnol a essay� d�imposer � I�aki de Juana.
Finalement, il a �t� condamn� en 2007 � 3 ans de prison.
Prison � vie
L��tat
fran�ais a impos� la prison � vie � Jon Parot, Jakes Esnak et
Fr�d�ric Haranburu. Jon Parot, apr�s 17 ans de prison, avait demand�
la libert� conditionnelle qui lui a �t� refus�e, alors que c�est un
droit pour les prisonniers ayant fait plus de 15 ans de prison.
Depuis, l��tat fran�ais a �lev� cette p�riode � 18 ans. Se trouvent
dans ce cas Jakes Esnal et Frederic Haranburu qui, en 2008, auront
accompli 18 ans de prison. Gr�ce � la pression populaire, Filipe
Bidart a retrouv� la libert� le 14 f�vrier 2007, apr�s 19 ans de
prison.
170
prisonniers politiques basques devraient avoir retrouv� la libert�
Si l��tat
espagnol respectait le droit � la libert� conditionnelle apr�s
l'accomplissement des trois quarts de la peine, 140 prisonniers
politiques basques retrouveraient la libert�. Si l��tat fran�ais
respectait leur droit, 30 prisonniers basques retrouveraient la
libert�, puisqu�ils ont accompli la moiti�, les deux tiers ou les
trois quarts de leur peine.
706
prisonniers politiques basques dispers�s dans 89 prisons de 3 �tats.
Dans l��tat espagnol 541 prisonniers politiques basques dispers�s
dans 53 prisons, se retrouvant � 608 kilom�tres en moyenne du Pays
basque. 29 prisonniers politiques basques seulement sont dans des
prisons du Pays basque. Dans l��tat fran�ais, 163 prisonniers
politiques basques dispers�s dans 34 prisons se retrouvant � 801
kilom�tres en moyenne du Pays basque. Il n�y a aucun prisonnier
basque dans les prisons du Nord du Pays basque. Au Canada, il y a
deux prisonniers politiques basques dans deux prisons diff�rentes.
Des
conditions de vie pour les faire renoncer � leur objectifs
politiques
Les chefs
des deux �tats se sentent fiers de maintenir les prisonniers
politiques basques le plus longtemps possible en prison. Les
repr�sentants du gouvernement, les procureurs et les juges ne
cessent de faire des d�clarations publiques dans lesquelles ils
disent qu'ils feront tout leur possible pour garder les prisonniers
politiques basques enferm�s le plus longtemps possible.
Par contre,
ils ne parlent pas des conditions de vie dans lesquelles les
prisonniers se retrouvent durant toutes ces ann�es de prison. Ils ne
font aucune conf�rence de presse pour expliquer que les prisonniers
basques restent enferm�s dans leurs cellules pendant 18, 20, 22
heures� cellules qui ne mesurent pas plus de 3 m�tres de large sur 4
de long. Ils ne font aucune conf�rence de presse pour expliquer que
dans beaucoup de prisons, il y a des plaques m�talliques aux
fen�tres pour que la lumi�re naturelle n�entre pas dans les
cellules, ni pour expliquer les contr�les, les provocations, les
fouilles humiliantes pendant lesquelles ils mettent tout sens dessus
dessous, en obligeant les prisonniers � se d�shabiller compl�tement.
Ils
occultent ces conditions de vie pour que personne ne puisse les
accuser de traitement cruel et inhumain. Ils cachent tout cela pour
ne pas dire quel est le v�ritable objectif de leur politique
p�nitentiaire.
L�objectif
des �tats espagnol et fran�ais, en plus de la vengeance, est
d�obliger les prisonniers politiques basques � renoncer � leur
projet politique. C�est pour cela que les prisonniers subissent un
traitement cruel et inhumain et qu�ils sont oblig�s de vivre dans de
terribles conditions.
Pour faire
pression sur les prisonniers politiques, les deux �tats les gardent
�loign�s de leur cercle affectif, social et politique. Les
prisonniers basques ne peuvent pas non plus faire d' �tudes dans
leur langue maternelle, le basque.
La solitude
accro�t l'absence de d�fense. Pour cela, � la fin de l�ann�e 2007,
il y avait plus de 40 prisonniers politiques basques dans des
quartiers d�isolement, sans aucun autre prisonnier politique basque.
Cette politique d�isolement a aussi pour but de les maintenir
dispers�s et de pouvoir ainsi faire pression sur eux d�une fa�on
plus efficace. Les conversations t�l�phoniques et les visites sont
sur �coute. Les lettres qu�ils re�oivent et qu�ils �crivent sont
photocopi�es. On cherche le point faible de chaque prisonnier. Pour
l�utiliser, pour les attaquer. Les prisonniers sont chang�s
continuellement de cellule et m�me de prison. De cette fa�on, ils
essayent de casser leur train de vie. La prison fait des analyses de
personnalit� de chaque prisonnier et en fonction de ces analyses,
ils sont envoy�s dans une autre prison, pour essayer d�obtenir dans
cette nouvelle prison ce qu�on n�a pas pu obtenir dans l�ancienne.
Les transferts se font dans des conditions inhumaines : les
prisonniers sont introduits dans des autobus ou des fourgons o� il y
a des cages m�talliques d�un m�tre sur 50 cm, faites de plaques
m�talliques perc�es de petits trous. Ils ne peuvent pas bouger, ils
ont les mains attach�es avec des menottes. Tout est fait pour que
les prisonniers ne puissent rien voir de l�ext�rieur.
Pour
affaiblir, d�truire, an�antir les prisonniers politiques basques ;
pour les affaiblir en tant que personnes, les deux �tats
maintiennent loin du Pays basque les prisonni�res qui sont m�res et
qui se retrouvent avec leurs enfants en prison (jusqu�� l��ge de 3
ans). Ainsi, les enfants sont �loign�s de leur p�re, et les m�res
s�par�es de leur compagnon.
Face � tout
cela, les prisonniers se sont organis�s en Collectif. Bien qu�ils
restent des heures et des heures isol�s dans leurs cellules, ils
pensent et r�fl�chissent ensemble, pour pouvoir r�pondre
collectivement � la situation qu'ils subissent.
Les
prisonniers politiques basques arrivent � organiser des r�ponses
collectives, avec des revendications communes, pour faire front � la
politique p�nitentiaire. Ce qu�ils n�arriveraient pas � obtenir
individuellement, ils l'obtiennent en tant que Collectif.
Les
autorit�s politiques et p�nitentiaires cachent les conditions de vie
qu�ils imposent aux prisonniers politiques basques
Mort.
Maladies physiques et psychiques graves. Ces maladies s�ajoutent �
l��norme co�t personnel que repr�sente la prison. Ces maladies sont
les cons�quences subies par les prisonniers politiques basques �
cause de l�application du r�gime sp�cial qu�ils doivent endurer. 30%
des prisonniers politiques basques sont atteints de maladies
provoqu�es par leur vie en prison, des maladies telles que la perte
graduelle de la vision, des probl�mes des os�
En 2007,
quatre prisonniers politiques basques ont essay� de se suicider �
cause de cette cruelle politique p�nitentiaire. Heureusement, ils se
sont compl�tement r�tablis de leurs blessures physiques, mais� ces
actes montrent la gravit� de la situation.
C�est la
cruelle r�alit� des prisonniers qui, en raison de leur vie en
prison, sont atteints de maladies et qui voient que leur sant�
physique et psychique se d�t�riore. Il y a des prisonniers qui sont
tr�s gravement malades, mais qui ne peuvent obtenir leur mise en
libert� parce qu�ils ne renoncent pas � leurs objectifs politiques.
Mais, pire encore, non seulement ils ne sont pas lib�r�s mais ils ne
peuvent pas avoir de consultations avec leurs m�decins de confiance.
Il y a eu
des cas o� le prisonnier, dans l�enceinte de la prison, a pu �tre
soign� par un m�decin ayant sa confiance, surtout par des
psychologues ou psychiatres, mais pas dans des conditions
suffisantes pour soigner ces maladies ; les consultations doivent se
faire en pr�sence des fonctionnaires de prison et en espagnol, alors
que la langue du malade et du m�decin est normalement le basque.
Comment est-il possible qu'on n�accepte pas l�indispensable intimit�
que ces maladies n�cessitent ? Est-ce fait pour savoir comment faire
mieux pression sur le prisonnier ? Inutile de dire que l�effet de
ces consultations dans ces conditions est non seulement nulle, mais
contre-productive.
Quand les
prisonniers politiques basques doivent �tre conduits � l�h�pital,
ils doivent subir la haine des policiers : traitements agressifs,
menottes dans le dos� malgr� les avertissements des m�decins sur la
possibilit� que ces traitements provoquent de nouvelles l�sions.
Lors des
consultations, m�me s'il s'agit de gyn�cologie, urologie, etc. la
police essaie d��tre toujours pr�sente. Ce qui implique que les
consultations se d�roulent dans de p�nibles conditions. Il peut
arriver, que face � cette situation, le prisonnier ou la prisonni�re
n�accepte pas la consultation, ce qui est arriv�, comme de
nombreuses fois avant, pendant l�ann�e 2007. Parfois, la police ne
se pr�sente pas pour accompagner le prisonnier � l�h�pital, ce qui
annule la sortie.
En �t�
2007, la garde civile est all�e � la prison de Mansilla, � L�on,
pour conduire le prisonnier Juan Jos� Rego Vidal, gravement malade,
au Pays basque, mais le transfert n�a pas eu lieu parce qu�au
dernier moment, quelqu�un de Madrid a t�l�phon� pour l'annuler. Cela
veut dire qu�en plus de tout ce qu�on vient d'expliquer, on ne
laisse pas les prisonniers politiques basques malades se faire
soigner dans des h�pitaux du Pays basque.
Domingo
Auzpurua avait �t� lib�r� � cause d�un cancer, mais bien qu�il en
soit toujours atteint, l��tat fran�ais, cette ann�e, a pris la
d�cision de l�arr�ter et de l�incarc�rer. Ces d�cisions sont des
d�cisions politiques. Il faut dire que nous n�avons pas la
possibilit� de savoir de fa�on certaine quel est l��tat de sant� de
nos proches incarc�r�s, nous ne pouvons pas savoir si leur sant�
physique ou leur sant� psychique est bonne ou non, il y a trop de
restrictions, de contr�les, d�interdits� dans les communications
avec eux, en plus il y a une non-assistance m�dicale g�n�ralis�e (il
arrive parfois qu�un diagnostic prenne des mois et m�me des ann�es),
ce qui veut dire qu�il peut y avoir beaucoup plus de prisonniers
atteints de maladies graves que ce que nous comptabilisons.
En 2007,
quatre prisonniers politiques basques ont essay� de se suicider,
cela montre la gravit� de la situation dans laquelle se trouvent nos
proches incarc�r�s.
D�gradation de l��tat de
sant� des prisonniers politiques basques
Durant
l�ann�e 2007, des maladies physiques ou psychiques graves ont �t�
diagnostiqu�es � douze prisonniers politiques basques. Leur remise
en libert� a �t� demand�e pour stopper l�avanc�e de la maladie. Non
seulement ils sont toujours sous les verrous, mais seulement quatre
d�entre eux se trouvent au Pays basque.
Voyons sommairement
l��tat de ces douze prisonniers.
Jon Agirre :
n� en 1942 et arr�t� en 1981. Il est atteint d�arthrose g�n�ralis�e,
d�une hernie discale, il est myope des deux yeux, il souffre
d�hypercholest�rol�mie, hyperglyc�rid�mie, du syndrome de Dupuytre �
la main gauche. Risque �lev� d�infarctus.
Bautista
Barandalla : n� en 1964 et arr�t� en 1990. Colite ulc�reuse,
spondylite ankylosante et sacrocoxyte bilat�rale.
Angel
Figeroa : n� en 1971 et arr�t� en 1994. Il est atteint d��pilepsie
temporale et d�une scl�rose de type h�mipl�gique droite, provoquant
des convulsions, des troubles du comportement et des d�lires.
Jos� Ramon
Foruria : n� en 1949 et arr�t� en 2003. Cancer de la vessie.
Marilo
Gorostiaga : n�e en 1956, arr�t�e en 1997. Cancer au sein droit,
oed�me lymphatique, diab�te, dyslipid�mie mixte et hypertension
art�rielle. Depuis 2007, la prison de Logro�o fait obstacle au
traitement de l�oed�me lymphatique. La d�tenue a subi des
provocations et des mauvais traitements de la part de la police lors
des transferts � l�h�pital.
Gotzona
Lopez de Luzuriaga : n�e en 1959, arr�t�e en 1989. Elle a un cancer
du sein. Elle a de graves probl�mes avec la police chaque fois
qu�elle doit �tre transf�r�e � l�h�pital pour les s�ances de
radioth�rapie, au point d�avoir rat� quelques s�ances pour �viter le
voyage jusqu�� l�h�pital. Les m�decins qui la traitent disent que
cela peut provoquer de nouveaux probl�mes.
Juan Jose
Rego : n� en 1939 et arr�t� en 1995. Il est atteint d�une maladie
vasculaire c�r�brale depuis 1989, en souffre en outre de diab�te,
d�hypertension, d�une r�tinopathie diab�tique, de cataracte avec
perte graduelle de la vision des deux yeux, d�hypoacousie
neurosensorielle bilat�rale, d�hypertrophie prostatique et pr�sente
une carence en vitamines B12. De plus, il souffre de vertiges et
d�h�morragies nasales. En 2005, il a eu une thrombose. En 2007,
nouveau refus de mise en libert� conditionnelle. La P�nitentiaire
n�accepte pas son transfert dans une prison du Pays basque pour y
�tre trait�.
Josu
Uribetxeberria : n� en 1956 et arr�t� en 1997. Souffre d�un
carcinome au rein gauche. Cette maladie a 51% de possibilit�s de se
reproduire dans les deux premi�res ann�es. Le risque est plus si le
malade se trouve en prison.
En outre,
quatre prisonniers politiques basques, dont l�identit� n�a pas �t�
r�v�l�e, souffrent de maladies psychiques telles que pathologie
d�pressive, anxi�t� et d�s�quilibres de la personnalit�, troubles
obsessionnels et compulsifs, d�pression et troubles
schizophr�niques.
Les
politiques p�nitentiaires, tant espagnole que fran�aise, punissent
les familles et les amis des prisonniers politiques basques :
enfants, adultes, personnes �g�es.
Enfants qui
n�ont pas leur p�re ou leur m�re pour les accompagner � l��cole.
Parents qui, dans de nombreux cas, devraient d�j� �tre en libert�.
Compagnons et compagnes qui manquent au lit, � votre c�t�. Parents,
grands-parents qui manquent � table.
Les
familles toujours pr�occup�es par les proches incarc�r�s.
Pr�occup�es par les cons�quences des conditions de vie en prison.
Pr�occup�es par le non-respect du droit � la sant�.
Elles
attendent tous les jours de la semaine et toutes les semaines
l�appel de la prison, afin de pouvoir �couter la voix de la personne
aim�e. Elles attendent que le week-end arrive pour aller les voir.
Le temps passe si lentement, les minutes ressemblent � des heures,
les jours � des mois et les mois � des ann�es. Si l�appel
t�l�phonique n�arrive pas alors qu'on l�attend, l�alarme s�allume,
que se passe-t-il ?
Si
finalement, il arrive, on oublie tout ce qu�on voulait dire. Cinq
minutes c'est si peu de temps ! Pendant le voyage vers la prison,
pour le parloir, les pens�es n'arr�tent pas de tourner : est-ce
qu'il ou elle sera bien ? y aura-t-il des probl�mes pour entrer ? le
fonctionnaire ne sera-t-il pas trop mauvais ?
Le parloir,
40 minutes avec la personne qu�on est all�s visiter. Si � la sortie
on voit qu�un sourire se dessine sur la figure de la personne qu'on
a vue au parloir, c�est que tout a bien march�. Silencieux, de
nouveau la voiture, le bus, le train, l�avion� Dans la t�te passe et
repasse tout ce qui s�est pass� pendant le parloir, les gestes, les
regards� apr�s on en parle avec les autres familles, avec les amis.
Mais, parfois, le parloir n�a pas eu lieu, la personne qui a fait le
voyage n�a pas pu voir le prisonnier, dans ce cas, c'est la rage, le
sentiment d'impuissance qui dominent lors du retour au Pays Basque.
Ces
exp�riences n�ont pas de prix. Ce sont des exp�riences du domaine de
l�amour, de l�affection. Pour cela, les �tats espagnol et fran�ais
punissent sp�cialement la tendresse de la famille et des amis. Ils
les obligent � parcourir, toutes les semaines, des milliers de
kilom�tres pour �tre avec les �tres ch�ris le temps que la loi les y
autorise. Si on ajoutait tous les kilom�tres que toutes les familles
et amis font en un seul week-end, cela donnerait vingt fois le tour
du monde. Et cela sans compter la terrible saign�e �conomique que
tous ces voyages repr�sentent pour les proches et amis des
prisonniers politiques basques : l�essence, les p�ages, les repas,
le logement�
Plus
terribles encore ce sont les cons�quences de tous ces kilom�tres
qu�on doit parcourir pour exercer son droit au parloir.
Les
accidents de la route sont les cons�quences les plus �videntes. Il y
a du soleil, il pleut, il neige, il g�le� quelles que soient les
circonstances, les familles et amis font le voyage pour rendre
visite aux prisonniers politiques basques. Le fait d�obliger des
centaines d�enfants, de jeunes, d�adultes, de personnes �g�es �
parcourir des milliers de kilom�tres provoque des accidents de la
route. Nous soulignons que nous sommes oblig�s, forc�s de faire ces
voyages puisque tel est le d�sir des �tats espagnol et fran�ais ;
ils emm�nent les prisonniers politiques basques le plus loin
possible du Pays basque.
Depuis
l�application de la politique de dispersion, 16 personnes sont
mortes dans des accidents de la route. En 2007, il y a eu 17
accidents de la route faisant 40 personnes bless�es et une personne
d�c�d�e (la belle-m�re d�Unai Gonz�lez). Ces accidents sont le prix
impos� par les �tats espagnol et fran�ais pour l�amour et la
tendresse de la famille et des amis. Parce que ceux qui ont mis en
route la dispersion savent que cette politique appliqu�e ann�e apr�s
ann�e obligera les proches des prisonniers politiques basques �
payer un prix fort, sous forme de graves l�sions et m�me de mort.
Une
punition suppl�mentaire est celle dont souffrent les membres des
familles des prisonniers politiques basques, qui, ou bien � cause de
leur sant�, ou bien � cause de leur grand �ge, ne peuvent pas
voyager, ce qui fait qu'ils ne peuvent pas voir leurs proches
ch�ris. Ils voient que le temps passe et qu�ils vont mourir sans
jamais plus pouvoir les revoir. C�est le cas de beaucoup de parents
de prisonniers politiques basques.
Accidents de la route
provoqu�s par la politique de dispersion
Voici un
rapport sur les accidents de la route que les proches des
prisonniers politiques basques ont eus pendant leurs voyages vers
les prisons ou vers les Palais de justice de Madrid ou de Paris en
2007.
18 f�vrier
2007. La compagne de Txomin Lesende a eu un accident de la route
durant le retour de visite de la prison de Zuera. Elle a eu des
contusions sur tout le corps. Les vitres de la voiture se sont
cass�es et elle a eu de multiples coupures au visage et sur les
mains. La voiture a �t� compl�tement d�truite.
31 mars
2007. La m�re et la s�ur de Txomin Lesende ont eu un accident de la
route alors qu�elles se rendaient � la prison de Zuera. La s�ur a d�
porter une minerve pendant un certain temps et elle a eu aussi des
douleurs lombaires. La voiture a �t� compl�tement d�truite.
27 avril
2007. Le compagnon d�Aiora Epelde a eu un accident de la route en se
rendant � la prison de Curtis-Teixeiro. La voiture n�a eu que
quelques bosses.
28 avril
2007. Les fr�res et les neveux de Joseba Agirre ont eu un accident
de la route alors qu�ils se rendaient � la prison de Ja�n. La
voiture a �t� compl�tement d�truite.
18 mai
2007. Cinq amis de Argi Perurena ont eu un accident de la route
durant le retour de visite de la prison de Rennes.
24 mai
2007. Deux amis d�Asier Arzalluz ont eu un accident de la route
durant le retour de l�Audience Nationale � Madrid. La voiture a eu
le c�t� gauche et la direction endommag�s.
31 mai
2007. Un ami de Peio Sanchez a eu un accident de la route en se
rendant � la prison de La Sant� (Paris). Il a eu des probl�mes au
dos et la voiture a subi d�importants d�g�ts.
2 juin
2007. La s�ur de J.A. Lerin et deux amis de German Rubenach ont eu
un accident de la route en se rendant � la prison d�Herrera de la
Mancha. La voiture n�a eu que quelques petits d�g�ts.
2 juillet
2007. Deux amis de Santi Arrospide ont eu un accident de la route
lors du retour de visite de la prison de Puerto I. La voiture a subi
d�importants d�g�ts.
7 juillet
2007. Trois amis d�Aitor Bores et Joseba Segurola ont eu un accident
de la route durant le retour de visite de la prison de Murcia. La
voiture a subi des dommages mat�riels.
18 ao�t
2007. Un ami du prisonnier Iker Frade a eu un accident de la route
alors qu'il se rendait � la prison de Soto del Real (Madrid). La
voiture a subi d�importants d�g�ts.
18 octobre
2007. La s�ur, le fr�re et deux amis de Lander Labajo ont eu un
accident de la route en se rendant � l�Audience Nationale (Madrid).
Les quatre ont eu des contusions surtout au cou et au dos. La partie
arri�re de la voiture a �t� compl�tement d�truite.
16 d�cembre
2007. Le fr�re de Juan Karlos Herrador a eu un accident de la route
lors du retour de visite d�Oca�a I. La voiture a subi d�importants
d�g�ts.
19 d�cembre
2007. La compagne d�Oier Gonz�lez Bilbatua a eu un accident de la
route durant le retour de visite de la prison de Muret Seysses.
Cons�quence : un traumatisme cr�nien, et trois points de suture � la
t�te et deux au nez. Elle a aussi d� porter une minerve � cause
d�une entorse cervicale. La voiture a �t� compl�tement d�truite.
22 d�cembre
2007. Des membres de la famille d�Unai Gonzalez ont eu un accident
de la route alors qu'ils se rendaient � la prison de Teruel. La
belle-m�re d�Unai est morte le 25 d�cembre � l�h�pital de
Txagorritxu. Les parents et l��pouse d�Unai Gonzalez ont d� �tre
hospitalis�s. Ils avaient de multiples contusions sur le corps.
28 d�cembre
2007. Les parents et les oncles d�Arkaitz Bellon ont eu un accident
de la route en se rendant � la prison d�Herrera de la Mancha. La
m�re d�Arkaitz a eu une entorse cervicale. Les autres membres de la
famille ont eu des contusions sur tout le corps. La voiture a subi
d�importants d�g�ts.
Des
centaines de Basques ont d� quitter le Pays basque, oblig�s de fuir
la r�pression. Chacun d�eux est dans une situation diff�rente de
celle des autres, chaque cas est particulier. Il y a des familles
qui ne savent pas o� se trouvent les proches ch�ris qui ont d�
partir. Ces familles expliquent leur situation : � C�est tr�s dur ne
pas savoir o� se trouve ton fils, ton p�re, tes cousins ou tes amis.
De ne rien savoir d�eux, de n'avoir aucune nouvelle. Nous les avons
dans notre c�ur et dans notre esprit tout le temps, mais il faut
vivre comme si ces personnes n�existaient plus �. Souvent, les
familles n'ont de nouvelles de la personne exil�e que quand il se
passe quelque chose.
Chaque fois
qu�il y a une arrestation, chaque fois qu'un militant meurt, le c�ur
des familles s�arr�te. Ce qui est encore plus inqui�tant, si cela
est possible, c'est quand la police commence � avancer plusieurs
noms. A ces moments-l�, une question plane dans beaucoup de maisons
du Pays basque : � Est-ce que ce sera le n�tre ? �. Les heures
passent, les jours passent et tout le monde est dans l�attente de
nouvelles jusqu�� ce qu�on donne le nom qui correspond vraiment � la
personne arr�t�e, � la personne morte.
Il y a des
exil�s qui vivent � des milliers de kilom�tres du Pays basque. En
Belgique, en Uruguay, au Venezuela, � Panama, � Cuba, au Mexique, au
Cap Vert, � Sao Tom�, au Portugal et dans beaucoup d�autres pays.
Les conditions de vie de ces personnes exil�es politiques sont tr�s
dures. Presque aucune de ces personnes n'a de papiers.
Ces exil�s
vivent dans des peuples et dans des cultures tr�s diff�rentes de la
leur. Bien que leur c�ur soit au Pays basque, ils vivent une culture
diff�rente, des valeurs diff�rentes, celles du peuple qui leur donne
refuge. Ils vivent au jour le jour, sans savoir ce qui va arriver le
lendemain. Ils peuvent �tre arr�t�s � tout moment avec le risque
d��tre livr�s aux autorit�s espagnoles. Les exil�s basques, bien que
vivant dans des conditions p�nibles s�int�grent � la culture
d�accueil, travaillant ainsi � la solidarit� des peuples. C�est
gr�ce � ce travail qu�aux moments les plus durs, les exil�s
re�oivent le soutien des peuples parmi lesquels ils vivent.
Si les
familles de ces exil�s veulent voir ces proches elles doivent
entrependre de tr�s longs et tr�s co�teux voyages et elles doivent
s�int�grer aussi � une nouvelle culture. �videmment, ces familles ne
peuvent pas visiter leurs proches autant qu'elles le voudraient.
Il ne faut
pas oublier les Basques exil�s � Lapurdi, Behe Nafarroa et Zuberoa
(nord du Pays basque). Ils vivent hors de leurs villages natals,
mais quand m�me au Pays basque. La situation de ces Basques n�est
pas facile. Bien qu�ils m�nent une vie normale et publique, ils ne
sont pas chez eux et sont poursuivis par les polices espagnoles et
fran�aises. Ce qui veut dire qu�ils vivent en danger constant d��tre
arr�t�s et incarc�r�s. Cela est m�me arriv� � pas mal de Basques
durant l�ann�e 2007.
Les
familles des prisonniers politiques basques dans le collimateur de
la r�pression
Les
familles des exil�s politiques basques, en plus des difficult�s
qu�elles rencontrent pour exprimer leur tendresse et leur solidarit�
� leurs proches, subissent la r�pression des deux �tats. Il y a
beaucoup de membres de ces familles qui ont leur compte bancaire
bloqu� sous pr�texte qu'elles ont aid� financi�rement leur proche
exil�. Parfois, des membres de la familles ou des amis des exil�s
politiques basques sont arr�t�s pour avoir montr� leur solidarit� �
leur proches qui fuient la r�pression.
La vie des
exil�s politiques basques et de leurs familles est telle qu'on vient
de la d�crire. Ils sont conscients qu'ils peuvent �tre arr�t�s
n'importe quand, m�me s�ils ont commenc� une nouvelle vie, m�me
s�ils ont v�cu beaucoup d�ann�es en dehors du Pays basque, pour
certains cela fait 30 ans qu'ils sont partis.
Tous les
exil�s basques sont conscients que les �tats espagnol et fran�ais,
au lieu de reconna�tre et respecter les droits du Pays basque, ne
misent que sur la voie polici�re pour r�soudre le conflit, et qu'ils
peuvent � tout moment �tre arr�t�s et incarc�r�s. C'est ce qui est
arriv�, une nouvelle fois, durant l�ann�e 2007.
Cela
signifie que les exil�s politiques basques et leurs familles doivent
faire face tous les jours � une �norme tension.
Militants basques
arr�t�s et livr�s � l�Espagne
2007 a �t�
l�ann�e o� l��tat fran�ais a livr� le plus grand nombre de militants
basques, en utilisant les extraditions ou les mandats d�arr�t
europ�ens.
En 2007,
l��tat fran�ais a livr� les Basques suivants :
- Jon
Gartzia : en libert� dans l��tat espagnol.
- Txuma
Puy : il a �t� incarc�r� dans l��tat espagnol, apr�s deux mois en
prison, il est en libert� en attente du proc�s.
- Alberto
Rey : en libert� dans l��tat espagnol.
- Jesus
Mari Zabala : en libert� dans l��tat espagnol.
- Joana
Nu�ez : en libert� dans l��tat espagnol.
- Idoia
Garmendia : en libert� dans l��tat espagnol.
- Jose Luis
Turrillas : en libert� dans l��tat espagnol.
En 2007,
l��tat fran�ais a appliqu� le mandat d�arr�t europ�en ou a extrad�
les militants basques suivants qui ont �t� livr�s � l��tat
espagnol :
- Garikoitz
Etxeberria : incarc�r�,
- Asier
Larrinafa : incarc�r�,
- Joseba
Imanol Kortazar : incarc�r�,
- Agurtzane
Delgado : incarc�r�e,
- Lola
L�pez: incarc�r�e,
- Anartz
Oiartzabal: incarc�r�,
- I�aki
Telletxea: incarc�r� et ensuite en libert� provisoire,
- Xabier
Irastorza : Incarc�r� et ensuite en libert� provisoire,
- Markos
Sagarzazu : incarc�r� et ensuite en libert� provisoire,
- Pablo
Aperribai : incarc�r�,
- Lexuri
Gallastegi : incarc�r�e,
- Ainhoa
Mujika : incarc�r�e,
- Urtzi
Murueta : incarc�r�,
- Gorka
Betolaza : incarc�r�,
- Asier
Tapia : incarc�r�,
- Jose Mari
Zurutuza : incarc�r�,
- Xabier
Gartzia : incarc�r�.
Militants basques incarc�r�s dans l��tat fran�ais en attendant la
fin du proc�s d�application du mandat d�arr�t europ�en ou
d�extradition :
- Peio
Alvarez : arr�t� le 2 f�vrier. Il est en libert� provisoire.
- Mikel
Iba�ez : arr�t� le 8 mars. En prison jusqu�� la fin du proc�s
d�application du mandat d�arr�t europ�en.
- Juan
Karlos Iriarte : arr�t� le 10 octobre. En prison jusqu�� la fin du
proc�s d�application du mandat d�arr�t europ�en.
- Pedro
Mari Goikoetxea : arr�t� le 22 novembre. Il attend la d�cision sur
l�application du mandat d�arr�t europ�en. Il est en libert�
provisoire.
- Josune
Arriaga : arr�t�e le 26 novembre. Le 18 novembre elle a �t� remise
en libert�, dans l�attente du proc�s sur le mandat d�arr�t europ�en.
En 2007,
d�autres militants basques ont �t� arr�t�s dans l��tat fran�ais :
- Lourdes
Garai : arr�t�e le 8 ao�t. Actuellement en libert�.
- Aitziber
Otegi : le 24 septembre. En libert�.
- Oskar
Bizkai : le 24 septembre. En libert�.
- Xabier
Perez Susperregi : arr�t� le 24 septembre. Actuellement, il se
trouve dans une prison de Paris. Si nous soulignons cette
arrestation c'est en raison du r�le que Xabier a jou� en tant que
porte-parole du Collectif d�exil�s politiques basques.
La police
du Canada a arr�t� et incarc�r�, en 2007, les exil�s politiques
basques Bittor Tejedor et Iban Apaolaza.
La police
anglaise a arr�t� et incarc�r�, en 2007, les exil�s politiques
basques Ana Lopez, I�igo Albisu et Zigor Ruiz. Il y a un mandat
d�arr�t europ�en contre ces trois personnes pour les livrer � l��tat
espagnol.
L�impunit� comme
objectif
Les
diff�rentes actions que la soci�t� basque r�alise pour la d�fense
des droits des prisonniers politiques basques sont tr�s souvent
interdites et attaqu�es par la police. Souvent les familles et les
personnes qui prennent part � ces actions sont frapp�es, arr�t�es,
doivent payer des amendes, elles sont convoqu�es par les juges et
m�me incarc�r�es.
Les
associations ou les personnes qui travaillent pour la d�fense des
droits des prisonniers, des exil�s et de leurs familles sont
criminalis�es, poursuivies, arr�t�es, incarc�r�es et les
associations m�me interdites.
Durant
l�ann�e 2007, les mobilisations organis�es pour la d�fense des
droits des prisonniers et exil�s politiques basques ont �t�,
premi�rement, interdites et ensuite les personnes ayant pris part �
ces mobilisations ont �t� attaqu�es par la police. Elles ont �t�
frapp�es, arr�t�es et celles qui avaient appel� aux mobilisations
ont �t� arr�t�es et incarc�r�es.
Juan Mari
Olano et Ohiana Agirre, par exemple, ont �t� arr�t�s et incarc�r�s
pour avoir appel� � manifester pour la libert� des prisonniers
malades et de ceux qui ont d�j� accompli leur peine.
Apr�s la
mort, due � un cancer, de l�exil� Sabino Euba, les actions
programm�es � Zornotza pour la d�fense des exil�s politiques basques
ont �t� interdites.
Criminaliser et frapper la d�fense des droits a un objectif :
l�isolement et l�impunit� pour continuer les repr�sailles et �
bafouer les droits des Basques et de leurs familles.
Nous en
avons l'exemple dans les d�clarations du ministre de l�Int�rieur
Alfredo P�rez Rubalcaba � propos des photos d�I�aki de Juana Chaos
en gr�ve de la faim que The Times avait publi�es. Il avait d�clar�
que la personne qui avait fait ces photos serait punie.
Ces photos
avaient montr� au monde la cruaut� de l��tat espagnol envers I�aki
de Juana Chaos et avait mis fin � l�impunit� avec laquelle agissait
l��tat espagnol.
Augmenter la douleur et
la souffrance des familles
L��tat
espagnol interdit aux m�dias la possibilit� d�interviewer les
prisonniers basques, d�entrer avec leurs cam�ras dans les prisons et
d�enregistrer la vie quotidienne des prisonniers politiques basques.
Les militants basques sont mis au secret quand ils sont arr�t�s. De
cette fa�on, ils peuvent �tre tortur�s impun�ment, sans que personne
voie ce qu�on leur fait.
L��tat
espagnol criminalise les actes, les mobilisations et les
associations qui luttent en faveur des droits des prisonniers et
exil�s politiques basques et de leurs familles, pour ainsi avoir la
voie libre et continuer � bafouer en totale impunit� tous les
droits.
Ce que
l��tat espagnol cherche c'est l�isolement des prisonniers politiques
basques et de leurs familles du reste du peuple basque. Il veut que
la solidarit� du peuple basque envers les prisonniers et leurs
familles ne puisse plus s�exprimer.
L��tat
espagnol augmente la douleur et la souffrance des familles quand il
attaque sauvagement tous les actes de solidarit� organis�s quand un
prisonnier, un exil� ou un proche meurt � cause de la violation des
droits fondamentaux.
C�est ce
qui est arriv�, en 2007, quand on a voulu dire adieu � l�exil�
politique basque Sabin Euba (mort en exil) et � Igor Angulo et
Roberto Sainz (morts en prison).
Les
d�cisions de criminaliser les actions et le mouvement associatif en
faveur de la d�fense des droits des prisonniers et des exil�s
politiques basques et de leurs familles ne se prennent pas seulement
� Madrid ou � Paris, elles se prennent aussi � Gasteiz (gouvernement
basque), � Pampelune (gouvernement navarrais) et � Bayonne. Un
exemple, entre autres, c'est l�action de la police basque contre les
actes organis�s apr�s la mort des prisonniers politiques basques
Igor Angulo et Roberto Sainz.
L�impunit� comme
objectif
Les
diff�rentes actions que la soci�t� basque r�alise pour la d�fense
des droits des prisonniers politiques basques sont tr�s souvent
interdites et attaqu�es par la police. Souvent les familles et les
personnes qui prennent part � ces actions sont frapp�es, arr�t�es,
doivent payer des amendes, elles sont convoqu�es par les juges et
m�me incarc�r�es.
Les
associations ou les personnes qui travaillent pour la d�fense des
droits des prisonniers, des exil�s et de leurs familles sont
criminalis�es, poursuivies, arr�t�es, incarc�r�es et les
associations m�me interdites.
Durant
l�ann�e 2007, les mobilisations organis�es pour la d�fense des
droits des prisonniers et exil�s politiques basques ont �t�,
premi�rement, interdites et ensuite les personnes ayant pris part �
ces mobilisations ont �t� attaqu�es par la police. Elles ont �t�
frapp�es, arr�t�es et celles qui avaient appel� aux mobilisations
ont �t� arr�t�es et incarc�r�es.
Juan Mari
Olano et Ohiana Agirre, par exemple, ont �t� arr�t�s et incarc�r�s
pour avoir appel� � manifester pour la libert� des prisonniers
malades et de ceux qui ont d�j� accompli leur peine.
Apr�s la
mort, due � un cancer, de l�exil� Sabino Euba, les actions
programm�es � Zornotza pour la d�fense des exil�s politiques basques
ont �t� interdites.
Criminaliser et frapper la d�fense des droits a un objectif :
l�isolement et l�impunit� pour continuer� bafouer les droits des
Basques qui subissent les repr�sailles et de leurs familles.
Nous en
avons l'exemple dans les d�clarations du ministre de l�Int�rieur
Alfredo P�rez Rubalcaba � propos des photos d�I�aki de Juana Chaos
en gr�ve de la faim que The Times avait publi�es. Il avait d�clar�
que la personne qui avait fait ces photos serait punie.
Ces photos
avaient montr� au monde la cruaut� de l��tat espagnol envers I�aki
de Juana Chaos et avait mis fin � l�impunit� avec laquelle agissait
l��tat espagnol.
Augmenter la douleur et
la souffrance des familles
L��tat
espagnol interdit aux m�dias la possibilit� d�interviewer les
prisonniers basques, d�entrer avec leurs cam�ras dans les prisons et
d�enregistrer la vie quotidienne des prisonniers politiques basques.
Les militants basques sont mis au secret quand ils sont arr�t�s. De
cette fa�on, ils peuvent �tre tortur�s impun�ment, sans que personne
voie ce qu�on leur fait.
L��tat
espagnol criminalise les actes, les mobilisations et les
associations qui luttent en faveur des droits des prisonniers et
exil�s politiques basques et de leurs familles, pour ainsi avoir la
voie libre et continuer � bafouer en totale impunit� tous les
droits.
Ce que
l��tat espagnol cherche c'est l�isolement des prisonniers politiques
basques et de leurs familles du reste du peuple basque. Il veut que
la solidarit� du peuple basque envers les prisonniers et leurs
familles ne puisse plus s�exprimer.
L��tat
espagnol augmente la douleur et la souffrance des familles quand il
attaque sauvagement tous les actes de solidarit� organis�s quand un
prisonnier, un exil� ou un proche meurt � cause de la violation des
droits fondamentaux.
C�est ce
qui est arriv�, en 2007, quand on a voulu dire adieu � l�exil�
politique basque Sabin Euba (mort en exil) et � Igor Angulo et
Roberto Sainz (morts en prison).
Les
d�cisions de criminaliser les actions et le mouvement associatif en
faveur de la d�fense des droits des prisonniers et des exil�s
politiques basques et de leurs familles ne se prennent pas seulement
� Madrid ou � Paris, elles se prennent aussi � Gasteiz (gouvernement
basque), � Pampelune (gouvernement navarrais) et � Bayonne. Un
exemple, entre autres, c'est l�action de la police basque contre les
actes organis�s apr�s la mort des prisonniers politiques basques
Igor Angulo et Roberto Sainz.
La solidarit� frapp�e
Voici une liste d�actions
de solidarit� et de d�fense des droits des prisonniers et exil�s
politiques basques r�prim�es par les forces de police :
4 f�vrier
2007 : La Garde Civile, � Altsasu, a attaqu� une � tourn�e des bars
en musique � organis�e pour la d�fense des droits des prisonniers
politiques basques. Plusieurs personne ont �t� bless�es.
13 f�vrier
2007 : La Garde Civile, � Elizondo, a emp�ch� la r�alisation d�une
r�union publique organis�e pour traiter de la situation des
prisonniers politiques basques.
14 f�vrier
2007 : La Ertzaintza (police basque), � Derio, a attaqu� un
rassemblement organis� pour d�noncer la peine impos�e � I�aki de
Juana. Une personne au moins a �t� bless�e et a d� �tre
hospitalis�e.
24 f�vrier
2007 : L�Ertzaintza a attaqu� brutalement les personnes qui
manifestaient pacifiquement � Bilbo � l�appel du Collectif des
prisonniers politiques basques. Des dizaines de personnes ont �t�
bless�es.
1 mars
2007 : L�Ertzaintza a attaqu� les personnes rassembl�es devant
l�h�pital de Saint S�bastien pour recevoir I�aki de Juana. Au moins
deux personnes ont �t� bless�es.
4 ao�t
2007 : La Garde Civile, � Etxarri Aranatz, a emp�ch� la tenue d�une
action pour la d�fense des droits des prisonniers et exil�s
politiques basques. Il y a eu des dizaines des personnes bless�es.
10 ao�t
2007 : L�Ertzaintza, � Zornotza, a emp�ch� la tenue d�un hommage �
Sabino Euba, exil� politique mort en exil.
17 ao�t
2007 : L�Ertzaintza a emp�ch� la tenue d�un acte d�hommage � I�aki
Ormaetxea, Patxi Itziar et Jokin Leunda assassin�s en 1991 par la
Garde Civile � Morlans (quartier de Saint-S�bastien).
9 septembre
2007 : L�Ertzaintza, � Saint-S�bastien, a attaqu� sauvagement la
manifestation pour la d�fense des droits des prisonniers gravement
malades et de ceux qui ont d�j� accompli leur peine. Il y a eu des
dizaines de personnes bless�es. 9 personnes ont �t� arr�t�es, dont
Juan Mari Olano qui a �t� incarc�r� par la suite. Quelques jours
apr�s, la police espagnole a arr�t� Oihana Agirre.
27 octobre
2007 : L�Ertzaintza, � Hernani, a emp�ch� la tenue d�un acte en
faveur des droits des prisonniers politiques basques. L�Ertzaintza a
arr�t� une personne.
7 novembre
2007 : L�Ertzaintza a attaqu� brutalement le quartier de Santutxu
(Bilbao) lors de la r�ception du prisonnier politique I�igo Muerza.
Plusieurs personnes ont �t� bless�es.
9 novembre
2007 : L�Ertzaintza, � Gasteiz, a attaqu� brutalement les personnes
qui recevaient le prisonnier politique basque, Ion Imanol Kortazar.
Plusieurs personnes ont �t� bless�es.
15 d�cembre
2007 : L�Ertzaintza, � Hernani, a emp�ch� la tenue d�une action
culturelle en faveur des prisonniers politiques basques.
Source photo :
Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :
Mail CSPB, Unit� Naziunale
� UNITA NAZIUNALE
Vos
r�actions sur cet article ici :http://forucorsu.unita-naziunale.org/portal.php |