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Conf�rence de presse du collectif pour l'application de la Loi Littorale

Le 24 avril 2008 : (12:59 Unit� Naziunale, www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte environnementale / Lutte de masse)  La situation de la Corse s�est aggrav�e le 17 avril 2008. Que s�est-il pass� ce jour-l� ? La pr�sidente du tribunal administratif de Bastia, nomm�e en Corse en octobre 2006, a rejet� les requ�tes de l�association agr��e de protection de l�environnement ABCDE. Cette derni�re demandait  qu�il soit mis fin aux d�buts des travaux des villas de Messieurs S�gu�la, Sulitzer et Delsol, sur la c�te orientale de Bunifaziu, en application de la loi Littoral et de jugements d�j� pris au cours de ces derni�res ann�es.

1 � Ce que dit la loi Littoral (L.146-4.I) ?

L�extension de l�urbanisation doit se r�aliser soit en continuit� avec les agglom�rations et villages existants, soit en hameaux nouveaux int�gr�s � l�environnement. Un hameau comporte un petit ensemble d�habitations ou d�autres constructions regroup�es, comportant ou non des commerces, que la loi distingue des b�timents isol�s dont la dispersion renvoie � la notion de mitage.

 

Ces trois projets de villas ne sont pas en continuit� de constructions existantes et ne constituent pas un ou des hameaux nouveaux.

L�application de cet article L.146-4.1 doit donc entra�ner � lui tout seul le rejet de ces constructions. Voici par exemple la situation du projet S�gu�la : 

 

2 � Ce qu�ont affirm� les jurisprudences ant�rieures

En effet des jugements ont d�j� eu lieu pour ces m�mes terrains 

 

Affaire S�gu�la

� Premier permis 

Le 5 mars 1998, le permis accord� � M. Terrazzi  est annul� par le tribunal administratif sur le fondement de l�article L 146-4.1. M. Terrazzi vendra ses terrains � M. S�gu�la qui d�posera lui aussi un permis de construire apr�s avoir vendu sa maison de Sperone pour 30 millions de francs.

� Deuxi�me permis

Le 28 f�vrier 2008, le permis de construire de M. S�gu�la est suspendu par un r�f�r� de la pr�sidente du Tribunal administratif de Bastia, ( premier r�f�r�).

Le 17 avril 2008, dans un nouveau r�f�r�, la pr�sidente se d�juge :  M. S�gu�la peut construire.

 

Affaire Sulitzer (le terrain appartenait au maire de Bunifaziu).

� Premier permis 

Le 3 octobre 1997 : le maire s�accorde un permis de construire pour une villa de 181 m2.

Un recours est d�pos� par l�association ABCDE. Il est annul� suite � une erreur de notification.

La construction est plastiqu�e avant l�ach�vement des travaux.

L�enqu�te de gendarmerie d�montre que la construction est �difi�e sans fondation, qu�elle n�a que de 50 m2 de surface, qu�elle est inhabitable, et qu�elle n�est donc destin�e qu�� pr�server la validit� du permis de construire (PC). Le terrain est vendu �  l�acteur Jean Reno.

� Deuxi�me permis

Le 22 mars 2004, le maire (M. Lantieri) accorde un PC � Jean Reno pour 898 m2 de SHON.

Le 19 mai 2004,  ABCDE d�pose un recours contre le PC.

Le 9 novembre 2004, le maire  retire le PC.

Le 10 d�cembre 2004, le TA prononce un non lieu mais condamne la commune � d�dommagement. Jean Reno r�cup�re le prix d�achat du terrain.

� Troisi�me permis 

En 2007 : Sulitzer ach�te le terrain (35 000 m2  pour 2,7 millions d�euros) ; M. Sulitzer poss�de d�j� une maison � Sperone.

Le 25 septembre 2007 : le maire (M. Lantieri) accorde un PC de 804,18 m2 de SHON (surface hors d��uvre nette) et � 2064 m2 de SHOB (surface hors d��uvre brute).

Le 25 novembre 2007, ABCDE d�pose un recours en TA. En f�vrier 2008 les travaux d�butent.

Le 27 mars 2008, ABCDE demande la suspension des travaux.

Le 17 avril 2008, la pr�sidente actuelle du TA juge :  M. Sulitzer peut construire.

 

Affaire Delsol 

� Premier permis 

Le 19 ao�t 2002 :  le maire accorde un PC � la SCI de GRISOLLES (G�rant : M. Delsol).

Le 18 octobre 2002 : ABCDE d�pose un recours en TA.

Le 12 juin 2003 : suite au recours d�pos� par ABCDE, le TA annule le PC sur le fondement de l�article L146-4.1

Le 29 juillet 2004 : la Cour administrative d�appel rejette l�appel de la SCI  de Grisolles sur le fondement de l�article L146-4.1.

� Deuxi�me permis 

Le 23 f�vrier 004, un nouveau PC est accord�, cette fois directement � M. Delsol, m�me parcelle, m�me plan, SHOB inf�rieure de 3m2.

Le 23 f�vrier 2004 : la commune retire le PC suite au  recours en TA de ABCDE, ainsi que du pr�fet qui d�pose aussi une demande de suspension de son ex�cution.

Le 28 juin 2004 : ordonnance de non-lieu � statuer.

� Troisi�me permis 

M. Delsol se rend propri�taire de la parcelle.

Le 10 janvier 2007 un nouveau permis est accord� � M. Delsol sur la base du nouveau PLU (qui est actuellement en Cour Administrative d�Appel, suite au recours d�ABCDE).

Le 10 mars 2007 : ABCDE  d�pose un recours contre ce troisi�me PC et demande la suspension des travaux le 25/03/2008. 

Le 17 avril 2008, la pr�sidente actuelle du TA  autorise M. Delsol � poursuivre les travaux.

 

3 � Ce qu�on peut lire dans le PLU
de l�ancienne municipalit�

Elabor� par l�ancien maire, il a �t� approuv� le 13 juillet 2006 et n�a pas �t� d�f�r� au TA par le Pr�fet Delpuech alors en charge du contr�le de l�galit�.

Or ce PLU a voulu rendre possibles d��normes complexes touristiques, lotissements de villas secondaires, h�tels, golfs, etc : � Rundinara 23 200 m2 sur 560 ha, � Chiosa 7500 m2 sur 85 ha, � Cannetto 44 000 m2 sur 82 ha, � Balistra 50 000 m2 sur 230 ha, sans compter Francolo, Finosa, Tonnara, Sant�Amanza, Pozzoniello, Piantarella dans la ZNIEFF de type 1� et des � pastilles de constructibilit� ï¿½ sur la c�te est, pastilles qui ne sont pas des � hameaux nouveaux ï¿½.

La pr�sidente du TA de Bastia, le 28 juin 2007, avait rejet� le recours d�pos� par ABCDE ...

 

ABCDE a fait appel de cette d�cision devant la Cour administrative de Marseille et va d�poser dans quelques jours un r�f�r� suspension.

 

4 - La position de la nouvelle municipalit�

 

 

ABCDE, le Collectif et l�ensemble de la Corse attendaient du nouveau maire � socialiste et autonomiste ï¿½ et de sa majorit� un coup d�arr�t � ces urbanisations ill�gales littorales. H�las, le maire avait, non seulement missionn� l�avocat de la commune, mais avait �galement missionn� Madame Lavall�e (urbaniste qui a �labor� les plans du PLU), responsable du cabinet SCURE, afin qu�ils soient pr�sents � l�audience. Et le discours de l�avocat de la commune, le 16 avril, �tait provocant. � Ma�tre Vaillant, en parlant de cette c�te : � Les pastilles du PLU n�ont pas �t� cr��es pour privil�gier quelques personnes riches ï¿½ ou � La c�te est de Casalonga est un milieu pauvre ï¿½. On se demande bien pourquoi dans ces conditions les people veulent absolument y construire un petit pied � terre. �

En cons�quence le Collectif interpelle le maire afin qu�il s�exprime publiquement sur ces jugements et sur sa vision du PLU. Il n�est pas acceptable que notre patrimoine soit brad� pour quelques retomb�es financi�res et ce n�est pas une modification du r�glement de la zone qui emp�chera l�ali�nation.

 

 

L�Extr�me Sud de la Corse est devenu le nouvel eldorado des grandes fortunes qui ont trouv� la meilleure fa�on de b�tonner puisque le tribunal administratif appara�t aujourd�hui � leurs c�t�s afin que chaque nanti y poss�de une � toute petite ï¿½ construction sur une tr�s grande parcelle, � l�abri des regards des voisins et loin des habitants permanents de l��le.

On nous a d�j� d�poss�d�s de Cavallu avec ses constructions les pieds dans l�eau sur l�ensemble de son pourtour. C�est aujourd�hui le tour de la c�te est de Bonifacio. Ce sera demain l�ensemble du littoral de la Corse, en commen�ant par les espaces les plus beaux.

En Corse, des maires complaisants, un �tat d�faillant ou complice et sans doute une justice sous influence appliquent un sch�ma qui pr�valait ailleurs il y trente ans. Alors qu�aujourd�hui, en Sardaigne ou en Espagne, un grand coup de frein est mis � la spoliation du patrimoine, � la sp�culation, au b�ton (en Sardaigne la loi a �tendu la bande inconstructible � 2km, en Espagne on s�appr�te � d�molir des kilom�tres de constructions littorales), ici nos d�cideurs vendent la terre aux plus offrants : S�gu�la, Sulitzer, Delsol �. Doit-on les laisser faire ?

Tandis qu�une manifestation est en pr�paration, une p�tition est mise sur internet aujourd�hui.  Le Collectif pour l�application de la loi Littoral en Corse demande � tous de la signer et de la faire circuler. Nous avons aussi notre mot � dire.

LES SIGNATAIRES DE L�APPEL :
ABCDE
ADEZ
ADISC
ADRE
CRAPNEC
GARDE
L�Erbaghju
Figari Piaghj�� Monti
U Levante
U Pinzalone
U Polpu
APLAPDL
AGIRE
Sbulecca Mare
U Taravu
Surfrider Foundation Europe / Corse
Aria Linda
A Sentinella
STC
A Manca Naziunale
Fronte Populare
I Verdi Corsi
Chjama Naziunale
Partitu di a Nazione Corsa
U Rinnovu
Corsica Nazione Indipendente
Via Campagnola

Pour signer la p�tition : cll-corse.org

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