|
 Le
1er juin 2009 :
(13:00 Unit� Naziunale,
www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte de Masse) Les gendarmes de la brigade de recherche de Corti
sont intervenus dans le Niolu pour convoquer deux jeunes
Niulinchi � la gendarmerie de Calacuccia le mercredi 3 juin � 14
heures.
Officiellement les deux jeunes de 14 et 15 ans
sont convoqu�s pour un interrogatoire suite � une tentative
d�attentat contre un commerce du Niolu.
Mais les gendarmes ont pr�venu les parents que les
adolescents seraient soumis � un pr�l�vement d�ADN, pr�cisant que
tous les autres jeunes du village devraient �galement s�y soumettre.
Une fois de plus, les gendarmes ont menti en
expliquant aux parents que les enfants n�avaient pas le droit de
refuser le pr�l�vement ADN.
Nous rappelons que depuis quelques ann�es, les
demandes de pr�l�vements g�n�tiques se multiplient. Cette d�marche
visant � �tablir des fichages ADN de l�ensemble du peuple corse
constitue � l��vidence une atteinte aux droits de la personne
humaine.
Certains patriotes ont refus� cat�goriquement le
pr�l�vement. La loi fran�aise faisant de ce refus une infraction
p�nale, un certain nombre de proc�s ont r�cemment eu lieu devant les
juridictions r�pressives insulaires.
A chaque fois, les avocats ont plaid� la violation
des textes relatifs aux droits de l�homme et, en particulier, de
l�article 8 de la Convention europ�enne ayant pour objet de les
prot�ger, article concernant le respect de la vie priv�e et
familiale.
La contestation des fichages ADN n�est pas une
sp�cialit� corse, tant sans faut. La pol�mique se d�veloppe sur
toute la surface de la plan�te, et donne parfois lieu, comme chez
nous, � d�importantes d�cisions judiciaires. Aux Etats-Unis, le
parlement du Massachusetts a vot� en 1997 une loi permettant le
fichage ADN de tous les d�tenus de l�Etat. Certains d�entre eux ont
refus�.
Sur les conseils de leurs avocats, ils ont fond�
leur position sur le 4e amendement de la Constitution
am�ricaine, qui prot�ge les citoyens - comme l�article 8 de la
Convention europ�enne des Droits de l�Homme - de toute intrusion
dans leur vie priv�e. En 1998, un tribunal de Boston leur a donn�
satisfaction, confirmant le caract�re attentatoire aux droits
humains du pr�l�vement ADN sans autorisation.
S�agissant des proc�s ayant eu lieu en Corse, la
d�fense a �galement soulev� la violation de la loi interne fran�aise
elle-m�me.
En effet, l�article 706-54 du Code de proc�dure
p�nale pr�voit que le pr�l�vement peut �tre demand� s�il existe
� des indices graves et concordants � ou bien des � raisons
plausibles � permettant de soup�onner la personne consid�r�e d�avoir
commis un crime ou un d�lit.
Les patriotes concern�s par ces proc�dures avaient
tous �t� remis en libert� apr�s leur garde-�-vue, sans qu�aucune
charge ne soit retenue contre eux.
Dans de telles circonstances, comment l�accusation
pouvait-elle pr�tendre qu�existaient, au moment du refus de
pr�l�vement, des � indices graves et concordants � ou des � raisons
plausibles � de les soup�onner, conditions exig�es par le Code de
proc�dure p�nale ?
Ces patriotes ont donc logiquement obtenu des relaxes
devant les tribunaux de Bastia et d�Aiacciu, (y compris devant la
Cour d�appel), qui ont suivi le raisonnement de la d�fense.
La CAR de Corsica Libera apporte son soutien aux
jeunes Niulinchi et invite l�ensemble de la jeunesse du Niolu
� refuser cat�goriquement tout pr�l�vement d�ADN, totalement
ill�gal, qui n�a qu�un seul but, celui de constituer un fichier
g�n�tique de l�ensemble du Peuple Corse.
La CAR appelle � un rassemblement de soutien
devant la gendarmerie de Calacuccia, ce mercredi � partir de 14
heures.
Corsica Libera
Corsica Libera communique :
L'actualit� de Corsica
Libera sur Unit� Naziunale
Source photo :
Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :
Unit� Naziunale
� UNITA NAZIUNALE
Vos
r�actions sur cet article ici :http://forucorsu.unita-naziunale.org/portal.php |