La Lutte de Lib�ration Nationale, c'est l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte arm�e.
  Accueil La Lutte en Vid�os Archives de la LLN La Lutte en Audio

La Lutte en photos

Contactez Unit� Naziunale    
 


Les archives de la LLN en ligne sur corsicainfurmazione.org

Offrez un produit
Generazione76




Empêcher le clic droit
Empêcher la sêlection du texte

 

Lutte internationale - LKP - Au 43eme jour de la gr�ve, Rosan Mounien fait le point

Le 3 mars 2009 : (13:00 Unit� Naziunale, www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte internationale)  Jodila kanmawad, certains d�entre nous se posent La question : O� en sommes-nous ? Pourquoi ne sommes-nous pas encore parvenus � signer un protocole ? Ne faisons-nous pas trop tra�ner les choses ? Ne faisons nous pas trop durer le plaisir ? Nous r�pondons non.

Comme nous l�avons toujours dit dans le cadre de ce mouvement (LKP), si l�Etat et si les responsables de l�Etat au plus haut niveau s��taient hiss�s au niveau de leurs responsabilit�s, cette gr�ve aurait �t� suspendue d�s le 9 f�vrier et le travail aurait repris le 10 f�vrier.

Si les n�gociations ont �chou�, c�est parce qu�ils ont tent� de nous faire des crocs en jambe, de glisser des peaux de bananes sous nos pieds... Et chaque fois que l�on pensait avoir trouv� un point d�accord avec eux, le lendemain ils changeaient ou pratiquaient la chaise vide.

Ils ont cru que le mouvement aurait faibli, que le peuple se serait d�mobilis�. Ils ont cherch� par tous les moyens � affaiblir le mouvement et � nous provoquer :
Ils ont tent� de nous frapper : nous n�avons pas r�pondu...
Ils ont tent� de nous emprisonn� : mais ils se sont rendu compte que leurs ge�les �taient trop petites pour contenir 60, 70000, 100000 personnes...
ils se sont organis� pour que, comme tout au long de l�histoire de notre peuple, arriv� � un certain niveau de notre mouvement, que nous perdions un de nos un fils, une de nos filles, par le sang.
Ils ont cru que le d�c�s de Jacques BINO aurait �t� un moyen susceptible d�arr�ter le mouvement de gr�ve.

Mais ce qu�ils ignorent c�est que lorsqu�un peuple se l�ve, lorsqu�il prend conscience, lorsqu�il sait qu�il a raison dans ses actions... il n�y a rien qui puisse l�arr�ter. Il balaye tous les obstacles plac�s sur sa route, comme un cyclone charrie et nettoie toutes les malpropret�s d�un pays.

C�est pourquoi camarades, nous avons men� ces n�gociations avec m�thode. Et � chaque fois que par leur propagande ils tentaient de faire croire que nous ne voulions pas sortir de ce conflit, nous tous pouvions constater que les seuls � vouloir sortir de ce conflit, c�est pr�cis�ment nous.
Vous voyez bien que dans toutes nos r�unions et rencontres, nous avons mis en place un secr�tariat. Une camarade charg�e de prendre des notes et de transcrire tout ce qui se dit et fait sur un ordinateur portable. Et vous constatez que dans toutes les r�unions, le seul ordinateur portable observable sur la table des n�gociations, c��tait celui du LKP. Pour noter point par point ce qui sortait des �changes.

A notre arriv�e aux n�gociations, le samedi 28 f�vrier dernier, nous leur avons demand� de mettre en place un secr�tariat : parce qu�il s�agissait d�acter un certain nombre de points.
L�Etat fran�ais, un pays de 56 millions d�habitants, sinon plus, un grand pays, qui se fait passer pour une puissance mondiale, �tait incapable de mettre en place un secr�tariat en mesure de produire � la fin d�une r�union un texte reprenant tous les points d�accord. Il n��tait pas capable de faire cette simple chose !

Et quand � 4 heures du matin, nous leur avons dit : voil�, nous sommes pr�ts, o� est donc le protocole qu�ils proposaient ? Nous avons alors eu � constater leurs mines d�faites par 10 heures de n�gociations. Alors que nous nous �tions pr�par�s pour n�gocier durant 3 jours, non stop, si n�cessaire [1] . Parce que nous avons �t� missionn� par un peuple en lutte et que nous ne pouvions faillir � nos responsabilit�s.
Eh bien, non seulement ils n�avaient aucun projet de protocole d�accord � proposer � la fin de la r�union, mais en plus, dimanche dernier, o� �taient-ils donc ? Nous, nous travaillions ! Nous, nous nous pr�parions. Nous leur avons redemand� le projet de protocole.

Or pendant que les n�gociations se poursuivaient le pr�fet glissait une nouvelle fois par une porte d�rob�e... Pour faire une conf�rence de presse pour annoncer la fin d�un mouvement ! Comme si c�est lui qui avait lanc� le mouvement et que c�est lui qui d�cidait de sa fin !
Nous voyons l� aussi l�incomp�tence, l�irresponsabilit� et la m�chancet� dans le comportement dans leur comportement.

Dimanche donc, rien. Pas de document. Nous avons alors pens� que lundi matin un document nous aurait �t� transmis : nous les avons appel�. Pas de document. Nous avons attendu. Nous avons re�u le document � trois heures de l�apr�s-midi. En parall�le des camarades charg�s des n�gociations sectorielles ayant d�but� le lundi 02 mars, nous avons mis en place une �quipe et travaill� sur le projet de protocole qui nous a �t� adress� et qui comporte 10 pages, et 125 articles.

Nous l�avons lu en long et en large puis avons travaill� dessus article par article de 3 heures de l�apr�s-midi � 9 heures du soir.

Qu�avons-nous constat� ?

Un : qu�il est r�dig� dans un mauvais fran�ais.
Deux : qu�ils y ont fait figurer ce que bon leur semblait, tout en oubliant plus de 50 articles.
Trois : qu�ils y ont inclu des centaines de clous rouill�s destin�s, si l�un venait � vous piquer, � vous fourguer le t�tanos.

Nous avons alors pris le protocole pour le d�poussi�rer, le nettoyer, le d�sinfecter et nous leur avons fait une contre-proposition : de 125, nous sommes pass�s � 177 articles.
Pourquoi ? Parce que pour chaque r�union, nous avons les relev�s de d�cisions ; nous avons tout ce qui a �t� dit par chacun des participants ; et ce qui a �t� arr�t� dans les r�unions.

A 21 heures 30 nous avons renvoy� le document au pr�fet. Mis en difficult� par ce notre document exhaustif, il a alors propos� la mise en place d�une commission de lecture et d�harmonisation. C�est ainsi que nous avons envoy� en pr�fecture une d�l�gation � Basse-Terre compos�e de Elie DOMOTA et de Gaby CLAVIER, accompagn�es de la secr�taire du LKP, Nathalie.
En parall�le, un groupe d�experts a �t� charg� de travailler ici m�me sur le protocole pour effectuer les derni�res corrections, en lien avec les trois camarades pr�sents � la pr�fecture.

Et pas � pas, nous avan�ons... Ce travail, camarades se poursuit et devrait s�achever ce soir. Et demain, quand nous arriverons � 11 heures au port autonome de Pointe � Pitre, (o� nous proposons que les n�gociations se poursuivent, puisqu�elles y ont commenc�), ce sera pour une seule chose : signer !

Sortis d�on ne sait o�, ces messieurs on cru, parce que nous �tions des petits n�gres, parce nous parlons cr�ole, qu�ils pourraient faire ce qu�ils veulent de nous. Nous avons dit non ! Notre force c�est le liyannaj, cette union qu�il y a entre nous et le peuple. Car ce peuple, notre peuple a d�j� trop souffert, il a d�j� trop port� et support� des profitants. Et lorsqu�on observe ceux � qui il confie les r�nes du pouvoir, ceux-ci ne font pas face aux responsabilit�s confi�es par le peuple.

Nous disons que pour une fois, pour une fois dans un pays comme la Guadeloupe o� tout le peuple est debout, mobilis� et sait ce qu�il veut, il faut qu�il trouve en face de lui des hommes et des femmes capables de le guider dans le combat ; mais de ne pas prendre sa place et surtout de ne pas faire n�importe quoi lorsqu�on pr�tend parler en son nom !

C�est pourquoi camarades, toutes les conditions sont aujourd�hui r�unies pour que nous remportions une grande victoire dans ce combat. Et faisons en sorte, de la m�me mani�re que le combat men� par Obama aux Etats-Unis a servi d�exemple pour tous les Noirs de la plan�te, que le combat men� par le peuple de Guadeloupe serve d�exemple pour tous les travailleurs et tous les peuples de la Terre luttant contre les pwofitasyon.

Ce n�est pas un hasard : si pendant un mois la presse internationale s�est rendue en Guadeloupe, c�est qu�elle s�est rendue compte qu�il y avait quelque chose qui s�y produisait, et qui ne ressemblait � rien de ce qui s�est d�j� produit en quelque autre point de la plan�te.

Aujourd�hui, nous devons avoir la fiert� d��tre Guadeloup�en. Le peuple guadeloup�en est un peuple debout ! Ils cesseront de nous m�priser et de nous tourner en bourrique ! Et ceux qui croyaient pouvoir nous mener o� bon leur semble, et bien aujourd�hui, il faudra qu�ils aillent se cacher. Car lorsque le peuple se l�vera ils auront des comptes � lui rendre !

D�sormais, plus rien ne se fera comme avant ! C�est fini ! Nous nous sommes rendus compte que lorsque nous sommes ensemble, nous sommes plus forts ! Alors il ne nous reste qu�une chose � faire : rester ensemble !

Jou nou k� m�t� a jounou, p�k� vw� jou !

Nou k� ganny� konba !

Dossier Soutien Guadeloupe / Antilles
Source photo : Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :  UGTG.ORG, Unit� Naziunale

� UNITA NAZIUNALE

Vos r�actions sur cet article ici :http://forucorsu.unita-naziunale.org/portal.php

 

 
 

Aidez les prisonniers politiques
Cliquez ici->

<-Cliquez ici

Sustenite i patriotti incarcerati

 

Comment publier cet article sur vos forums, sites, blogs...

Comment publier votre communiqu�, votre article, vos photos...

Merci de lire ici