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U SUSTEGNU LETTARA DI CARLU
PIERI GHJURNATI DI CORTI 2005 Je ne sais pas faire la diff�rence dans le soutien , qu�il me vienne du C A R dont je salue le travail exemplaire depuis plus de vingt ans ou de la Riscossa qui est tout aussi sinc�re . Le soutien ne peut �tre divis� car l�oppression, elle, ne l�est certainement pas. Elle est uniforme,elle porte les couleurs sombres des troupes de RAID ou du GIGN .La France a le sens de la tradition, ce sont toujours ses bataillons noirs qui tentent de semer la terreur , qui tentent seulement , car, en Corse, depuis trente ans leur seul r�sultat est l��chec. Ils ont �chou�, ils �chouent au quotidien et ils le savent. Ils ne nous ont pas cass�s, ils ne nous casseront jamais et ils le savent. Ils nous ont emprisonn�s, ils ont tu� nos fr�res Batt� et Petrucciu, ils ont sem� la haine et le sang, mais c�est en vain et ils le savent. Ils font souffrir des familles, d�chirent des les c�urs des m�res des femmes et des enfants mais ils �chouent et ils le savent. Ils se posent en donneurs de le�ons mais sont incapables de participer � un r�el processus de paix et ils le savent. Aujourd�hui un ministricule continue de jouer le Duce de Neuilly, lui aussi comme ses pr�d�cesseurs qu�il se pla�t tant � critiquer, a d�j� �chou� et il le sait depuis longtemps. A travers vous, je peux lui poser la traditionnelle question de Paul Quastana au Pr�fet Bonnet � Quand partirez vous Mr Sarkozy ? � car il partira. Plus grave encore, cet adepte de la terre br�l�e ruine le d�veloppement d�une �le, d�une terre, d�un peuple et il le sait. Avec sa politique de criminalisation, de salissures et d�injures, il a d�velopp� les germes du racisme anticorse le plus immonde, � croire qu�il a conserv�, coll�s aux semelles de ses godillots, la poussi�re du fascisme et du nazisme. En toute conscience et avec l�aval de ses deux filleuls, Ange et Camille, il a mis � mal, en deux ans, notre potentiel touristique, avec toutes les cons�quences qui vont en d�couler .il va nous falloir des ann�es pour nous en relever mais il s�en moque car il sait qu�il a �chou�. En fait, il voudrait nous faire payer, collectivement, son �chec personnel, ses �checs personnels successifs .l� encore, dans cette haine obsessionnelle contre un peuple, sa d�marche s�apparente � l�ombre sinistre de celui qui doit �tre son ma�tre � penser. Mais peu importe le matamore, ce qui compte pardessus tout pour nous autres, c�est la solidit� de chacun de nos combats, de tous nos combats et le combat humanitaire a toute sa place. Ici, dans les prisons de la France, par notre situation d�otages, nous sommes les repr�sentants forc�s de la Corse, aussi nous ne voulons pas nous diviser, nous sommes un tout, un ensemble et nous entendons le rester. Prenez en davantage conscience dans l��volution n�cessaire de vos relations entre organisations de soutien. La seule r�serve naturelle qui nous convienne est
celle mise enfin par le C A R, la non collaboration avec la justice d�exception
et instrumentalis�e. Il faut cesser de suivre les subtilit�s des distinguos entre condamn�s ou pr�venus, entre condamnations lourdes ou l�g�res .il est clair que le concept m�me de r�glement n�goci� porte en lui la l�gitime compr�hension � de l�ensemble des faits li�s � la situation du conflit � y compris d�ailleurs la prise massive d�otages sur des ann�es, sous couvert de l�action judiciaire. La France trahit sa parole, qui peut s�en �tonner ? La France est r�gie encore par le r�gime des lettres de cachet, qui peut s�en �tonner ? Le peuple corse,lui, doit prendre conscience, par votre action , que sa place est du c�t� du droit , du c�t� de la v�ritable justice , du c�t� des siens, � vos c�t�s. Le C A R est fort de sa l�gitimit�, l�unit� dans le
soutien aux prisonniers politiques ne d�montrera que mieux votre force et votre
raison. UNITI , VINCERETE ! |