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CONF�RENCE DE PRESSE UNIONE NAZIUNALE AIACCIU DU 25 MARS 2005
Force est de constater aujourd�hui que nous sommes dans une situation de blocage. En d�pit de tous les effets d�annonce et de tous les mensonges d��tat, les objectifs du gouvernement en Corse demeurent les m�mes depuis des d�cennies : neutraliser la revendication nationale en �touffant toute expression identitaire et � normaliser � le pays en achevant de le transformer en comptoir sous perfusion �conomique.
Cette strat�gie induit deux conditions : le blocage de tout fonctionnement d�mocratique avec la collaboration de la classe politique traditionnelle anti-corse et la d�stabilisation du Mouvement National alors m�me qu�il s�efforce de r�aliser son unit�.
Sous bon nombre d�aspects, la situation est particuli�rement inqui�tante :
- Que ce soit au plan social avec un taux de ch�mage important dont l�indice officiel est fauss� par un nombre consid�rable de personnes en cycle de formation - Que ce soit au plan �conomique avec des pans entiers en crise : des secteurs traditionnels comme l�agriculture dont les diff�rents pr�fets, pr�sidents de l�Ex�cutif et de l�Assembl�e nous annonce tous les 15 jours que le probl�me est d�sormais r�gl�, des secteurs comme le tourisme dont on nous pr�disait il y a quelques ann�es un d�veloppement exponentiel et un bonheur assur� pour toutes les couches de la population. Dans ce secteur pr�cis�ment les pr�visions les plus optimistes annoncent un nouveau recul pour la prochaine saison, sans que pour autant des solutions v�ritables soient apport�es tant au plan structurel que conjoncturel. - Que ce soit au plan �nerg�tique : la crise que l�on a connu cet hiver se passe de commentaires et a permis de situer les responsabilit�s de la direction d�EDF, du Pr�fet et de l�Ex�cutif - Que ce soit au niveau environnemental et sanitaire avec notamment la pollution de la centrale du Vaziu (cf. conf�rence des m�decins) - Que ce soit au plan de l��rosion de notre identit�, la disparition de la langue corse et la d�corsisation de la soci�t� �
C�est dans ce contexte qu�il faut appr�hender les d�rives totalitaires et la syst�matisation des atteintes aux libert�s fondamentales de l�appareil judiciaire en Corse. A ce jour soixante prisonniers politiques corses sont d�tenus dans les prisons fran�aises- ce qui en proportion repr�senterait pour la France 24000 personnes- la plupart sur des dossiers vides uniquement fond�s sur des sp�culations et sur le d�lit d�opinion ; malgr� cela les condamnations sont lourdes causant la ruine des familles solidaires et d�sorganisant les liens sociaux du Peuple Corse toujours en lutte. Ce n�est pas suffisant, reste � parachever la man�uvre en criminalisant tout ce qui proc�de de l�esprit de r�sistance et de contestation politique : dans la logique de la p�riode Bonnet et du rapport Glavany, on pers�cute les fonctionnaires contestataires, on multiplie intentionnellement les contr�les fiscaux � l�encontre d�une population appauvrie, on entame des poursuites judiciaires ou administratives lourdes contre tout ce qui est politiquement incorrect.
D�sormais la � justice � fran�aise en Corse a d�cid� de s�attaquer au d�lit d�opinion autrement dit � la libert� d�expression. C�est ainsi que la moindre participation � une manifestation pacifique tels que tractages ou conf�rence de presse destin�s � alerter l�opinion publique sur des probl�mes sociaux aigus et n�glig�s par les pouvoirs publics am�nent syst�matiquement les participants dans les locaux de police.
Ce fut aussi le cas pour plusieurs participants � l�occupation pacifique d�Asprettu en juin 2004 ; ce fut le cas derni�rement afin de Michel Giraschi convoqu� afin de s�expliquer au sujet de l�occupation pacifique des locaux EDF de Corti pour d�noncer des dysfonctionnements qui ont scandalis� la Corse enti�re.
Ces man�uvres ont � l��vidence pour objectif de d�stabiliser le Mouvement National et d�en isoler les diff�rentes composantes. Ni l�instrumentalisation des diff�rents proc�s en cours ni le blocage � l�Assembl�e de Corse n�ont � ce jour r�ussi � d�stabiliser Unione Naziunale : on essaie donc autre chose. Pierre Paoli, militant de Corsica Nazione Indipindente, s�est montr� tr�s actif dans la mise en place d�Unione Naziunale ; avec d�autres militants il a particip� � une distribution de tracts d�non�ant la gestion EDF et le projet ill�gitime de l�arm�e � Asprettu. C�est le pr�texte dont se saisit la brigade de recherches de la gendarmerie pour le convoquer aux fins d�interrogatoire sur l�attentat contre la caserne d�Asprettu.
Unione remarque tout d�abord que la dite convocation ne respecte pas les r�gles de proc�dure, il s�agit bien d�un abus de pouvoir dont les polices relais de la 14�me section en Corse sont coutumi�res. D�autre part, et c�est le plus important, Unione y voit une man�uvre d�lib�r�e afin de jeter en son sein un motif de discorde : apr�s des articles de journaux, des bruits malveillants, c�est au moment m�me o� le peuple corse progresse sur la voie de l�unit� que l��tat multiplie les provocations. Malgr� le verrouillage des institutions, malgr� l�absence de r�ponses aux probl�mes concrets, malgr� la n�gation du fait national Corse, Unione Naziunale affirme son attachement � la lutte du Peuple Corse � un moment de son Histoire o� chaque enfant de ce pays peut �tre victime d�une r�pression aveugle |