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Discours d'Edmond Simeoni en langue Fran�aise
1er Avril CTC

 

M. Edmond SIMEONI

 

Ceux qui n�avez pas qualit� pour rester dans la salle, je vous demande de la quitter.

 

La s�ance va reprendre.

 

Ainsi un vote clair, transparent, d�mocratique, sans aucune concertation avec quiconque qu�avec ceux qui nous ont mandat�s, s�est transform�, semble t-il, en un coup de Trafalgar.

 

On est tax� indirectement de noirs desseins. En l�occurrence, on est dans l�erreur. Mais je ne pense pas qu�on puisse r�habiliter la d�mocratie et d�nigrer les jeux politiciens quand le syst�me politique que nous avons se complait depuis bient�t deux si�cles dans ce genre de pratiques.

 

Ce n�est quand m�me pas nous qui sommes � l�origine permanente des alliances contre nature, des trocs confondant tous les �chelons d�partementaux, territoriaux, municipaux.

 

Ce n�est quand m�me pas nous qui passons des accords � Castirla.

 

Ce n�est pas nous qui passons des accords � l�H�tel de la Paix. Cela d�passe singuli�rement le cadre des concertations d�mocratiques pour rentrer dans un syst�me qui est un syst�me de l�arbitraire, de la n�gation du droit.

 

Ce n�est tout de m�me pas nous qui sommes constamment compromis dans des fraudes �lectorales graves, r�p�titives, organis�es, prouv�es, sanctionn�es par les tribunaux et je pense que M. SARKOZY et M. PERBEN, d�ment pr�venus concernant les �lections de juillet 2003, du r�f�rendum, dont chacun s�est pr�valu suivant ses sensibilit�s pour exalter la R�publique, la prise de conscience du peuple corse, je pense que leur tol�rance a �t� maximale pour donner au conservatisme des chances de survivre.

 

Il y a eu des fraudes graves. Il y a eu pr�s de 500 auditions sur proc�s-verbal et, pour l�heure, apr�s les enqu�tes pr�liminaires, cette justice qui donne souvent des signes de somnolence ailleurs, parce que quand on critique la Corse, nous avons tout de m�me les yeux ouverts sur le Cr�dit Lyonnais, sur les affaires des Hauts de Seine, sur les affaires concernant le Pr�sident de la R�publique, sur les affaires concernant la gauche, la droite, le centre, le milieu. Donc, on essaie de nous culpabiliser en disant : mais aujourd�hui, il s�est pass� quelque chose d�anormal.

 

Je mets au d�fi quiconque de dire que nous avons eu un contact avec une organisation quelconque, une strat�gie concert�e. Nous avons vot� en conscience, non pas pour M. de ROCCA SERRA que nous combattons loyalement comme nous avons combattu son p�re, que nous respections ind�pendamment d�id�es politiques diff�rentes, comme nous avons combattu M. GIACOBBI, que nous respections aussi comme nous respectons son fils, nous avons combattu le syst�me claniste dans toutes ses implications quotidiennes et il n�y a jamais eu de notre part ni exc�s, mais en m�me temps, v�ritablement aucune complaisance.

 

Alors, quand aujourd�hui on se pare des plumes de la vertu en disant aux Corses et � l�opinion publique : la Corse est dans une crise grave parce qu�un groupe de huit nationalistes qui avait d�nonc� pendant des mois, qui avait fait campagne en disant qu�en aucun cas il n�accepterait d�avaliser une candidature de M. ZUCCARELLI, alors que cela a �t� confirm� par 24.000 �lecteurs, alors que nous avons fait des dizaines de meetings, alors qu�hier soir nous avons r�uni 500 personnes, on tente de nous dire : mais que se passe t-il ?

 

Mais il se passe ce qui se passe en d�mocratie : quand on a un mandat, on l�ex�cute ! Et le mandat a �t� r�alis� sans ostracisme, sans haine pour quiconque, sans compromission avec quiconque.

 

Donc, je crois qu�il faudrait que nous trouvions le sens de la mesure parce que ce syst�me que beaucoup d�entre vous ont install�, cautionn�, soutenu, c�est un syst�me qui m�ne la Corse � sa perte. Vous avez b�ti trop de situations politiques sur les COTOREP, sur la corruption,  sur le n�potisme, sur la pr�varication, sur la fraude �lectorale, ne laissant � la d�mocratie qu�un espace succinct pour s�exprimer, pour respirer, pour s�opposer d�mocratiquement. Et vous vous �tonnez parfois que la violence - nous comprenons parfaitement que vous la critiquiez -, vous vous �tonnez que la violence soit n�e dans ce pays !

 

Mais comment peut-on r�sister, ann�e apr�s ann�e, � ce saccage de la vie publique, � l�intrusion permanente du syst�me politique �tatique fran�ais dans la vie d�mocratique, non pas pour conforter les espaces publics, non pas pour donner du courage aux citoyens, non pas pour sanctionner les erreurs, mais tout simplement pour conforter les f�odalit�s, vous venez nous dire : il y a de la violence.

 

Mais la violence-m�re o� elle est ? La violence, je vais vous dire o� elle est, je vous l�ai dit dans le discours pr�liminaire, je l�ai fait sans passion. La violence, elle est quand on interdit aux gens de parler leur langue ! La violence, elle est quand on interdit aux gens d�acqu�rir des biens parce que les lois d�un march� v�ritablement excessives, en fait, p�nalisent les gens les plus modestes ! Quand la loi � Littoral ï¿½, par exemple, souvent est soutenue par des gens tr�s nantis qui veulent que cela reste un v�ritable parc d�indiens, m�me s�il y a des gens comme nous qui soutenons l�application de la loi littoral, est-ce que vous pensez qu�il y a de l��quit� ? Est-ce que vous pensez que des Corses qui n�ont pas sp�cul� et qui se trouvent aujourd�hui p�nalis�s par ce type de politique, est-ce que vous pensez que la passivit� va durer 107 ans et qu�on va assister impassible � ces esp�ces d�entrechats qui consistent � d�f�rer, faute de quorum, aux assembl�es d�partementales deux �lections, le lendemain des �lections territoriales ? Oui.

 

Vous avez des �changes permanents qui sont malsains, qui sont pervertis. Il n�y a pas de place, l�, pour la d�mocratie. Moi, je voudrais vous adjurer d�une chose : que vous gagniez des majorit�s, nous les respecterons. Quand nous ne serons pas d�accord, nous vous combattrons d�mocratiquement comme nous vous avons toujours combattus d�mocratiquement sans exc�s, avec mesure. Mais je vous adjure de faire un effort de lucidit� et d�autocritique pour comprendre que le syst�me qui vous a donn� naissance, dont vous �tes les h�ritiers et les b�n�ficiaires, il a v�cu ! Autrement vous n�allez pas laisser d�autre alternative aux jeunes g�n�rations que celle de la d�mission suicidaire ou de la r�volte violente sans issue.

 

Donc, nous allons repasser � l�exercice qui consiste, apr�s la d�mission du Pr�sident, il a assum� ses responsabilit�s, il n�y a pas de commentaires � faire l�-dessus, nous allons passer � l�exercice de fa�on � comptabiliser, � voir si les quorum sont atteints, nous allons jouer le jeu de l�institution.

 

Mais on comprend que vous consultiez Paris. On comprend que l�affaire soit grave. On comprend que pour la majorit� de droite �trill�e avec une telle s�v�rit� dans toutes les r�gions fran�aises, on veuille sauver ce petit morceau de peau de chagrin qui reste. Mais de gr�ce, laissez-nous respirer, laissez-nous vivre, donnez une chance, v�ritablement, � l�esp�rance collective parce que � forza d�incalc� u chjodu, � forza  d�impidisce a pignata di bolle, sapete ci� ch� si h� da passa, avemu da vult� torna dans le cycle terrible de la violence et puis de la r�pression qui la suit !

 

Eh bien, nous, nous ne sommes pas ici pour couler l�institution, nous l�avons dit m�me ce matin, nous sommes ici pour tendre la main. Si vous pr�sentez des combinaisons d�mocratiques acceptables, transparentes, vous vous apercevrez que nous sommes des hommes de dialogue, que nous soutiendrons des hommes et des projets qui ne partagent pas nos convictions et nous m�nerons le combat sur tous les terrains avec les moyens qu�implique la d�mocratie. Mais il faut mettre fin � cette culture de l�ali�nation ! C�est un pi�ge mortel, non pas pour les gens de mon �ge, leur vie est derri�re eux, leurs esp�rances sont finies, attention aux g�n�rations qui montent !

 

Alors, nous allons passer au travail. Nous, on jouera notre r�le modestement, consciencieusement. Ne croyez pas que ce soir on se r�jouisse d�avoir fait un coup. On serait bien content, ce soir, qu�il y ait un Pr�sident, un ex�cutif, des institutions et qu�on se mette au travail parce que les challenges, Messieurs et Mesdames, ils sont devant vous et ils sont devant nous. Et les challenges, je crois que la soci�t� corse qui est archa�que, qui est une soci�t� de cooptation alors que nous sommes dans un monde de comp�tition, je crois que la soci�t� corse qui est une soci�t� de m�diocrisation alors qu�il faut aspirer � l�excellence, que la soci�t� corse qui doit �tre une soci�t� d�esp�rance alors que le nivellement se fait par le bas, je crains v�ritablement que nous n�allions � la catastrophe.

 

Nous connaissons nombre d�entre vous, nous connaissons tous les remous qui agitent toutes les sph�res politiques et qu�est-ce qu�on entend dire ? Il faut trouver des rem�des pour v�ritablement garrotter la soci�t� de fa�on qu�il y ait des majorit�s qui soient des majorit�s je dirais pratiquement intangibles. Mais la garantie n�est pas l� ! La garantie, elle est dans un jeu transparent, d�mocratique, avec des gens qui jouent le jeu des institutions. La seule garantie populaire et d�mocratique est l� !

 

Vous dites : la violence. Vous avez raison, aucun citoyen, aucune femme normale, aucun homme normal ne peut �tre pour la violence. Mais dites-moi, la plupart d�entre nous, est-ce que les 25.000 exclus qui sont dans la rue, qui n�ont rien � manger, cela vous emp�che de dormir, cela vous emp�che de vivre ?

 

Ah, vous pensiez aux dispositifs, les minima sociaux, l�aide au logement ! Est-ce que vous voyez la collectivit� s�impliquer dans les challenges sociaux, dans les luttes importantes ? Oui, bien entendu, du travail a �t� fait ! Oui, c�est vrai, il a �t� fait en particulier � l�ADEC puisque j�ai un vis-�-vis qui s�appelle Jean-Claude GUAZZELLI, il a �t� fait aussi par d�autres dont nous ne partageons pas les id�es. Mais vous croyez que c�est par des coups de baguette magique que vous allez r�soudre le probl�me du d�veloppement uniquement par, je dirais, des combinaisons d�arri�re-salles ou des propos de comptoir ? Il faut un souffle, il faut une volont�, il faut une concertation, il faut une majorit�, il faut une opposition saine et constructive.

 

Si vous sortez de ce sch�ma, vous allez survivre, nous allons survivre, nous allons nous opposer, nous allons vous combattre et aujourd�hui, le d�bat d�mocratique qui devait marquer l�initiation d�une p�riode essentielle est surtout stigmatis� par quoi ? Par l�absence de la gauche qui est partie. Mais c�est quelque chose de tragique de s�en aller comme cela ! Les probl�mes, quand ils existent, il faut les affronter !

 

Alors, on entend dire qu�on ne veut pas voter avec nous. Dites-moi, pourquoi nous sommes des �mules de LE PEN ? Nous sommes des gens infr�quentables ? Nous sommes des voyous ? Nous sommes des gens qui ne respectons pas les r�gles ?

 

En g�n�ral, nous ne sommes pas des gens critiquables sur le plan de la morale publique ou priv�e. Qu�, l�ascelle s� chjare. Soldi �n ne pigliemu micca. Avantaghji qui ne sont pas dus, on ne les revendique pas. Je mets au d�fi un seul des conseillers ici et des autres pr�sents de dire une fois que nous avons tent� une man�uvre oblique. Vous savez que nous sommes des partenaires loyaux. Nous voulons d�passer les querelles, nous voulons d�passer notre drapeau, nous voulons d�passer les exigences �triqu�es de nos appareils partisans pour v�ritablement souscrire � un projet collectif. Nous tendons la main et quand nous vous tendons la main, vous nous tournez le dos.

 

Vous trouvez normal que des gens qui repr�sentent 25.000 voix, on n�ait m�me pas eu la d�cence, non pas de discuter avec eux pour faire une union - vous �tes tout � fait libres de vos choix et c�est d�mocratique - mais m�me pas parler, comme � des pestif�r�s, parler de cordon sanitaire ? Pourquoi, nous sommes des nazis ? Pourquoi, nous sommes v�ritablement des gens qui ne respectons aucune r�gle ?

 

Alors, je voudrais appeler � un peu de mesure. J�ai profit� de cette occasion ; vraiment, c�est peut-�tre une des occasions ultimes de ma vie dans une fonction int�rimaire que, croyez-moi, je c�derai sans aucune appr�hension et sans aucune envie pour vous dire simplement qu�il faut faire un effort collectif de r�vision de nos conceptions, que les campanilismes sont �triqu�s, qu�il faut avoir recours � des forces transcourants, qu�il faut mobiliser la soci�t�, qu�il faut donner de l�espoir, qu�il faut donner du courage, qu�il faut s�engager, qu�il faut se respecter.

 

Et ce ne sont pas les combines d�arri�re-cour qui r�soudront quelque chose. Ne croyez pas que le probl�me corse va �tre r�solu par la r�pression. Ne croyez pas que le probl�me corse va �tre r�solu par le laxisme. Le probl�me corse ne peut �tre r�solu que par la concertation, par la d�mocratie qu�il faut faire vivre et revivifier, par le travail collectif, par un effort de chacun sur lui-m�me se tenant � distance de ses propres coteries et de ses propres amis. Voil� l�effort qu�il faut faire sur nous-m�mes.

 

Je ne vais pas abuser, vous avez �t� trop gentils de m��couter, je vous remercie, en particulier Mesdames, et ne pensez pas un instant que cette histoire �tait pr�m�dit�e. Il n�y a aucune volont� de briller. C�est attristant devant tous ces m�dias, la France, demain, va se gloser injustement, je dirais, de nos d�faillances collectives. Parce qu�il y a en Corse, n�en d�plaise � certains, des dizaines de milliers de personnes qui travaillent, qui se l�vent, qui ont des projets, qui �duquent leurs enfants dans la pr�carit� et dans la difficult� comme partout, dans toutes les r�gions d�Europe, et que cette stigmatisation est contraire � l�esprit d��thique, � l�esprit de solidarit�, � l�esprit de fraternit� et que ceux qui d�fendent la R�publique avec des arguments qui sont des arguments d�exclusion, sont en fait les fossoyeurs des relations entre la Corse et la France.

 

Ce qu�il faut, c�est cr�er un climat tout � fait diff�rent. Aussi, que tout cela porte conseil. Vous n�avez pas, avec nous, de pi�ges, �n c�h� micca intrappule ! On n�essaie pas de jouer au plus malin ! On n�essaie pas d�avoir des avantages ! Nous sommes pr�ts � soutenir loyalement des projets, des majorit�s tout en conservant, bien entendu, nos options politiques et en essayant de les faire prendre en compte d�mocratiquement.

 

Je vous en conjure, faites un effort ou alors d�montrez-nous avec des arguments, pas avec des propos de bateleurs, que nous sommes dans l�erreur, qu�on peut suivre d�autres voies, que l�on peut faire vivre la d�mocratie sans avoir recours aux moyens que nous pr�conisons nous, que l�on peut favoriser l�entr�e du social, que l�on peut progresser, que l�on peut b�tir, montrez-nous le, parce que vous ne pouvez pas exhiber des bilans qui soient des bilans exceptionnels.

 

Il y a eu des tentatives qui sont des tentatives fortes pour rationaliser l�espace rural, pour codifier les appareils de financement de l��conomie. Il y a eu des efforts consid�rables, mais vous avez compris par rapport � la d�sh�rence sociale du milieu rural, par rapport � la d�sesp�rance, par rapport aux exclus, par rapport aux entreprises qui n�arrivent pas � vivre, par rapport � la crise �conomique, � la mondialisation, que nos efforts sont microscopiques par rapport aux challenges de demain. C�est celle-l� la v�ritable constatation qu�il faut faire !

 

Si vous n��largissez pas votre politique, si vous n�accueillez pas les autres mains tendues en gardant vos opinions et en demandant aux autres de vous respecter comme vous les respectez vous-m�mes, la partie sera perdue et vous ne ferez le jeu que de la d�liquescence sociale, de la d�sh�rence, du d�couragement.

 

Ce qui guette la Corse, ce n�est pas de devenir une r�gion du Tiers-Monde ou du Quart-Monde. Ce qui guette la Corse, c�est qu�en dix, quinze, vingt ans, elle ne devienne un pays comme la Sicile. Pourquoi ? Parce que c�est un pays qui a des richesses naturelles consid�rables, parce que c�est un pays o� la violence est end�mique depuis des centaines d�ann�es et qu�elle a connu, c�est vrai, un regain contemporain depuis vingt ans. C�est vrai, mais aussi parce que c�est un pays o� demain, avec un march� europ�en extr�mement solvable, vous avez la possibilit� tr�s vite de cr�er l��conomie artificielle.

 

Oui, vous allez avoir des h�liports, vous allez avoir des ports, vous allez avoir des fr�quentations, vous allez avoir des soci�t�s de gardiennage, vous allez avoir des drapeaux corses partout mais vous aurez perdu l�essentiel : vous aurez perdu votre �me et vous aurez rendu impossible tout retour � la d�mocratie. Ce pays est plus menac� par la mafia dans les cinq, dix, quinze ans qui viennent que par le sous-d�veloppement. Bien entendu, il y aura une Corse � plusieurs vitesses, cela, nous le savons.

 

Moi, je vous demande, je vous adjure de bien comprendre que sans aucun calcul, nous vous tendons la main � toutes et � tous. Vous n�avez pas � attendre de coups bas de notre part. Vous pouvez marcher en nous tournant le dos, nous ne vous ferons pas de mal ! Je voudrais que vous en ayez la conviction.

 

Je m�excuse d�avoir �t� un peu long, mais l�occasion m�a permis tout de m�me de dire un certain nombre de choses que souvent j��cris de fa�on confidentielle ou que je dis en radotant un peu comme les personnes �g�es. Les vieux ont tendance � radoter, c�est connu. Que vienne la rel�ve de jeunes, que vienne la rel�ve de la comp�tence parce que n�oubliez pas que quand vous allez mettre des gens � des postes cl�s, nous allons savoir d�embl�e si les gens que vous choisissez sont capables ou non de relever les challenges. Avec les hommes et les femmes que vous allez choisir, nous allons le savoir tout de suite. Alors, donnez la priorit� aux gens comp�tents, vous en avez dans tous les groupes, faites des projets, commencez � respecter le jeu institutionnel, nous, nous jouerons le jeu loyalement.

 

Je vous remercie de m�avoir �cout�.

 

Applaudissements du public et de nombreux �lus

 

Je vous en prie, c�est une assembl�e ! M�me si les circonstances ont voulu que cela prenne un aspect un petit peu passionnel, je pense que maintenant il faut abandonner les blessures, les rancoeurs, passons au travail qui nous est imparti.

 

Nous allons faire quoi exactement ? Nous n�avons pas l�habitude.