La Lutte de Lib�ration Nationale, c'est l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte arm�e.
  Accueil La Lutte en Vid�os Archives de la LLN La Lutte en Audio

La Lutte en photos

Contactez Unit� Naziunale    
 


Les archives de la LLN en ligne sur corsicainfurmazione.org

Offrez un produit
Generazione76




Empêcher le clic droit
Empêcher la sêlection du texte

 

Proc�s Castela Andriuzzi

 

 

 

El�ments pour mieux comprendre le dossier

  

 

D�fense de Jean Castela


 

 

 

 Une de l��dition corse du Nice Matin du 3 d�cembre 2001

 


Sommaire

Page 2 : Corse-Matin annon�ant la lib�ration de Jean Castela dans l�affaire du pr�fet.

Page 3 : Sommaire

Page 4 : Introduction

Page 6 : Photo de Jean Castela

Page 7 : Curriculum Vit�

Page 8 : T�moignages sur Jean Castela

Page 9 : Professeur Jos� Tomasi

Page 10 : Professeur Dominique Salini

Page 12 : Etudiants

Page 19 : Les communiqu�s de revendication du groupe sans sigle

Page 20 : Dossier Erignac

Page 24 : Dossier attentat de Strasbourg

Page 29 : Dossier des attentats de 1994

Page 30 : Les probl�mes de sant� de Jean Castela

Page 32 : t�moignage de Jean Castela sur son �tat de sant� (Juin 2002)

Page 36 : Vincent Andriuzzi

Page 45 : Revue de presse  


R�sum� de l�affaire

 

 

 

 

Il y a plus de 7 ans, Jean Castela, Stella Castela, Vincent Andriuzzi et Ghjuvan Filippu Antolini �taient plac�s garde-�-vue dans les locaux du minist�re de l�int�rieur.

A ce jour, seul Ghjuvan Filippu Antolini a �t� jug�. Stella Castela, apr�s avoir �t� incarc�r�e pendant 6 mois � Fleury-M�rogis est actuellement, 6 ans et demi apr�s, toujours astreinte � un contr�le judiciaire. Quant � Vincent Andriuzzi et Jean Castela, ils attendent respectivement depuis 6 ans et demi et 7 ans dans les ge�les fran�aises d��tre d�finitivement jug�s.

 

 

La multiplication des mises en examens

Jean Castela a tout d�abord �t� mis en examen, plac� sous mandat de d�p�t et incarc�r� en novembre 1998 dans l�affaire dite de la piste agricole, c�est-�-dire pour association de malfaiteurs. Quelques semaines plus tard, en d�cembre, c�est pour un attentat de 1994 (� Paris) qu�il �tait de nouveau mis en examen et plac� sous mandat de d�p�t. En avril 1999, apr�s 5 mois d�enqu�te, sans aucun �l�ment nouveau � charge, Jean Castela est mis en examen dans l�affaire de Strasbourg (1997). En d�cembre 1999, apr�s un an d�enqu�te depuis son arrestation, alors, rappelons-le, qu�il avait �t� suivi pendant de nombreux mois avant son interpellation, et encore une fois, sans qu�aucun �l�ment nouveau ne soit port� au dossier, Jean Castela est mis en examen pour une pr�tendue complicit� de l�assassinat du pr�fet Erignac (dont on ne sait toujours pas sur quoi elle repose�).

A ce niveau, on peut faire un premier bilan. Lorsque l�on a tous les �l�ments et que l�on a un coupable sous la main, qui pourrait pr�tendre que l�on puisse attendre plus d�un an avant de mettre une personne en examen ?

 

Des mises en examens qui ont fait � Pchiiit �

Finalement, apr�s plus de 7 ans, que reste-t-il contre Jean Castela qui a �t� mis en examen dans 5 dossiers diff�rents ?

1994 : Pratiquement tous les faits �taient prescrits ce que personne n�a voulu reconna�tre, mais malgr� tout, Jean Castela a admis au cours du proc�s en premi�re instance avoir �t� un suppl�tif des clandestins corses.

1997, Strasbourg : Jean Castela a �t� reconnu innocent de la participation � l�attentat au cours du proc�s en premi�re instance, m�me s�il a �t� condamn� pour complicit�.

1997, Vichy et Petrusedda : la chambre d�accusation qui a lib�r� Jean Castela pour l�affaire du pr�fet s�est toujours refus�e � le lib�rer dans ce dossier de complicit� alors que les �l�ments � charge �taient exactement les m�mes !

1998, Pr�fet Erignac, piste agricole (dossier 1337, association de malfaiteur) : remis en libert� en mars 2000 par non-renouvellement du mandat de d�p�t.

1998, Pr�fet Erignac, piste intellectuelle : Jean Castela a �t� remis en libert� par la Chambre d�accusation en d�cembre 2001 car les �l�ments contre lui ne justifiaient plus un maintien en d�tention.

Comment, apr�s ces mises en libert� successives et cet acquittement, dans ces conditions pourrait-on consid�rer qu�il y ait le moindre �l�ment pour condamner Jean Castela dans l�affaire Erignac et dans les attentats de 1997 ?

 

 

 

Dysfonctionnement de la justice

Le fonctionnement de la justice a �t� des plus �tranges dans cette affaire d�Etat, cause sacr�e qui a permis de multiplier les d�nis de justice. Les attentats de 1994 �taient prescrits ? Ce n�est pas grave, pour une cause sacr�e �a ne compte pas.

Le parquet fait fort dans cette affaire : pour ne pas tenir compte de la prescription, il explique que les trois faits dans ce dossier (attentats � Mende en f�vrier, concours de l�agr�gation perturb�e en avril, et attentat de Paris en septembre) sont connexes. C�est-�-dire qu�ils ont �t� d�cid�s en m�me temps. Mais, ensuite, pour expliquer une pseudo scission politique, ce m�me parquet explique que le troisi�me attentat n�a pas �t� commis par la m�me organisation politico-militaire, mais par des dissidents !

Le proc�s en premi�re instance que la presse a improprement baptis� Erignac, et nous ouvrons ici une parenth�se pour demander aux m�dias de ne pas se tromper pour le proc�s en appel qui ne sera pas celui du d�funt pr�fet mais celui de Castela et Andriuzzi, dans ce proc�s en premi�re instance donc, tout comme pour le proc�s en appel, on a artificiellement m�lang� des attentats de diff�rentes �poques (1994, 1997 et 1998) revendiqu�s par diff�rentes organisations politico-militaires ! 

        

Le Proc�s

Le proc�s en premi�re instance a �t� une v�ritable parodie de proc�s. Un proc�s fleuve, la presse dans son ensemble l�a reconnu, dans lequel le seul objectif du pr�sident �tait de terminer apr�s le vote du r�f�rendum.

Au cours de ce proc�s, Roger Marion le chef de la DNAT a t�moign�. Les avocats de la d�fense lui ont naturellement demand� quels �taient les �l�ments, les preuves mat�rielles ou les pi�ces � conviction qui constituaient l�association de malfaiteurs � laquelle Jean aurait, d�apr�s l�inspecteur, particip� pour pr�parer l�assassinat du pr�fet.

A la surprise g�n�rale, l�avocat a d� poser trois fois la question avant que Roger Marion ne daigne r�pondre. Et la r�ponse� a d�clench� l�hilarit� dans la salle au point que le pr�sident a failli la faire �vacuer ! En effet, Roger Marion a r�pondu : � l�instinct policier � ! Qui peut imaginer une seule seconde que si Roger Marion avait eu de r�els �l�ments � sa disposition, il ne les aurait pas �voqu�s devant le tribunal ? Cet aveu de l�inspecteur en chef de la DNAT est bien la preuve qu�il n�y absolument rien dans ce dossier qui puisse relier Jean Castela � l�affaire du pr�fet. Jean est innocent, il est victime d�un montage intellectuel des enqu�teurs et des juges d�instruction qui ont d�cid� qu�il y avait une piste intellectuelle et qu�il fallait donc condamner des intellectuels. Apr�s s��tre fourvoy�s dans la piste agricole, les juges n�ont pas voulu reconna�tre que les enqu�teurs s��taient �galement tromp�s dans la piste intellectuelle. Les juges ont en fait avalis� ce sc�nario de substitution.

Quel exemple pourrait-on trouver dans les annales de la justice fran�aise o� un homme arrive libre au proc�s dans une affaire de complicit� d�assassinat (comme c��tait le cas pour Jean Castela ou Vincent Andriuzzi) et repart avec une condamnation de 30 ans ??? Tout le monde sait que pour la justice fran�aise l�incarc�ration, qui dans les textes demeure l�exception, est en fait la r�gle. Si Jean Castela a �t� lib�r� par la chambre d�accusation, c�est bien qu�il est innocent !


Qui est Jean Castela ?

 


Curriculum Vit� de Jean Castela

 

Formation

� 1977 : Etudes secondaires classiques. Baccalaur�at A, mention AB - Lyc�e Mass�na - Nice.

� 1978-1980 : Etudes sup�rieures : DEUG et Licence de G�ographie - Facult� des Lettres de Nice.

          - U.V. Histoire de l�Antiquit�, du Moyen Age, Histoire contemporaine.

          - G�ographie physique, g�omorphologie, climatologie.

          - G�ographie humaine et r�gionale, g�ographie rurale et urbaine.

          - Am�nagement du Territoire et G�ographie du Tourisme.

          - Dipl�me d�am�nagement touristique sur �Les �les de M�diterran�e�.

          - Voyages d��tudes universitaires au Maroc, en Gascogne, Berry, Quercy, Dauphin�.

� 1981 : Ma�trise de G�ographie : �Les pouvoirs dans la viticulture languedocienne� - Universit� de Strasbourg.

� 1982 : Pr�paration de l�Agr�gation de G�ographie - Ecole Normale Sup�rieure de Fontenay.

� 1982 : R�ussite au CAPES d�Histoire-G�ographie.

� 1983 : Canonnier-Professeur � l�Ecole d�Artillerie de Draguignan - Charg� de cours de culture g�n�rale et d�histoire aupr�s des officiers et �l�ves officiers.

� 1983 : Dipl�me de Langue et Culture des Pays d�Oc - Mention TB - Universit� de Nice.

� 1983 : Re�u � l�Agr�gation de G�ographie.

Exp�rience professionnelle

� 1983-1984 : Professeur stagiaire au C.E.S. Dufy - Nice.

� 1984-1985 : Professeur agr�g� au coll�ge d�Aumetz .

� 1985-1998 : Professeur agr�g� (charg� de la formation B.T.S. Tourisme) - Lyc�e Giocante de Casabianca - Bastia.

� 1996-1998 : Charg� de cours � l�Universit� de Corse.

� 2005 : Soutenance de th�se � la prison de Frersnes, sur �La Corse et l�hiostoire des civilisations m�diterran�ennes (VIII�me - XI�me si�cles)�- Mention Tr�s Honorable avec f�licitations du jury - Universit� de Corse.

Formations compl�mentaires

� Pendant les �tudes secondaires et universitaires, voyages en Italie (Toscane, Latium, V�n�tie, Pouilles, Calabre, Sicile, Pi�mont, Lombardie, Ligurie) ; France (Alsace, Bretagne, Auvergne, Savoie, Flandres, Gascogne, Languedoc, Provence, etc.) ; Belgique ; Pays Bas ; Su�de ; Norv�ge ; Espagne ; Yougoslavie ; Autriche ; Allemagne ; Turquie ; Syrie ; Canada ;

 

� Organisation et accompagnement de voyages �tudiants en France, Italie, Suisse, Turquie, Espagne.

 

Langues

� Fran�ais lu, �crit, parl�.

� Italien : lu, �crit, parl�.

� Anglais : lu, �crit, parl�.

� Arabe : bonnes notions.

� Russe : notions scolaires.

� Corse.

 

Publications

� Divers dossiers p�dagogiques sur le monde m�diterran�en.

� Un livre de 120 pages, in quarto, � La chapelle de la Mis�ricorde, chef d��uvre baroque ni�ois �.


 

 

 

T�moignages sur Jean Castela

 

 

 

Voici des lettres d�enseignants et d�anciens �tudiants qui ont eu l�occasion de c�toyer Jean Castela.

 

Pour lire les lettres il suffit de cliquer sur l'image r�duite de ces lettres

La lettre de Jos� Tomasi La lettre de Sophie Rabazzani La lettre de Fabrice
La lettre de josette La lettre d'H�l�ne Ghipponi La lettre d'H�l�ne Ghipponi

 

La lettre du professeur Dominique Salini

Professeur Dominique Salini

Le 2 janvier 2006

 

Cette lettre se veut t�moignage. Je voudrais, en tant que professeur � l�Universit� de Corse et Directrice de son Doctorat en Sciences Humaines, option Langue et Culture corses, attester des grandes comp�tences scientifiques de Jean Castela en rappelant notamment un moment fort pour nous tous : la soutenance de sa th�se � la maison d�arr�t de Fresnes, le 27 mai 2005, trois mois apr�s une grave op�ration du c�ur et 2385 jours d�incarc�ration pour ses convictions politiques. C��tait un d�fi intellectuel et politique que Jean Castela se devait de relever en tant que professeur agr�g� de g�ographie, enseignant et militant syndical, ayant toujours mis son intelligence, ses certitudes et sa tr�s grande culture au service du peuple corse. C��tait aussi une gageure de faire aboutir un travail universitaire de cette ampleur en milieu hostile : le pari a �t� gagn�. Pendant plus de trois heures, Jean Castela a pr�sent� son travail, La Corse et l�histoire des civilisations m�diterran�ennes (8�me-11�me si�cles) devant un jury compos� de trois professeurs des Universit�s. Le grade de docteur avec la mention Tr�s honorable et les f�licitations lui a �t� d�cern�.

Le contexte singulier dans lequel ce travail a �t� initi�, r�dig� puis soutenu m�rite d��tre relev�. Bien �videmment, il �tait exclu que Jean Castela puisse b�n�ficier d�une exceptionnelle permission de regagner la Corse pour y soutenir normalement sa th�se � l�Universit�. La soutenance devait avoir lieu dans l�enceinte m�me de l��tablissement et se d�rouler quasiment � huit clos - alors qu�une soutenance de th�se est toujours publique - devant seulement trois membres de sa famille. La possibilit� m�me de la soutenance d�pendait de la seule autorisation du Procureur de la r�publique de laisser le jury p�n�trer � l�int�rieur de la maison d�arr�t. Celle-ci n�a �t� officielle que le jeudi 26 mai, soit la veille de la soutenance ! Il est inutile d�insister d�avantage sur la pression psychologique et le harc�lement moral exerc�s depuis si longtemps sur Jean Castela et sa famille.

La th�se compte 654 pages et comprend 4 tomes dont un Atlas de 446 cartes repr�sentant les donn�es historiques des tomes 1 et 2 et un tome d�exemples illustrant les analyses th�oriques. Le doctorat a conclu, sous la forme acad�mique d�une th�se soutenue devant un jury de professeurs des universit�s, une recherche initi�e depuis des ann�es. Cette recherche qui a notamment nourri son enseignement � l�Universit� de Corse a �t� poursuivie pendant plus de six ans en milieu carc�ral, c�est-�-dire dans un environnement peu propice � la r�flexion et � la s�r�nit�. Interpell� le 18 novembre 1998, Jean Castela a d�abord �t� incarc�r� � Fleury-M�rogis avant d��tre transf�r� � la maison d�arr�t de Fresnes, r�put�e pour la rigueur des conditions de d�tention. A titre d�exemple, Jean Castela n�a dispos� d�un mat�riel informatique que par intermittence ; il a d� travailler de mani�re tr�s artisanale (les cartes d�calqu�es sur les vitres de sa cellule) et surtout au gr� des fouilles r�guli�res et impr�visibles, bien s�r :  il fallait, � chaque fois, remettre de l�ordre dans les documents d�rang�s, dispers�s, �parpill�s. Chaque difficult� que rencontre tout doctorant dans la recherche de ses sources documentaires �tait ici d�cupl�e : les documents ne pouvaient parvenir que sous certaines formes et pas d�autres (ouvrage sans couverture, document non plastifi�, pas de disquettes informatiques..), sans compter le temps n�cessaire pour les obtenir. L�autre difficult� a consist� � � sortir � progressivement son travail pour la reprographie. Bref, on l�aura compris, cette th�se n�aurait pu �tre soutenue sans l�obstination de Jean et le soutien sans faille de sa famille durant ces six longues ann�es.

Jean Castela n�a jamais cach� son attachement profond � la Corse mais son attachement n�est pas seulement sentimental. La Corse pr�occupe l�historien qui a pu se rendre compte au fil de ses recherches � quel point l�histoire de l��le est m�connue � certaines �poques, combien parfois elle a �t� oubli�e par les historiens parce que jug�e sans doute trop peu active dans l�histoire des grandes civilisations m�diterran�ennes. Or, �crit Jean Castela, en M�diterran�e, � se m�lent en permanence, � toutes les �poques, les ph�nom�nes locaux et les grands mouvements qui s�expliquent par les contingences politiques et �conomiques g�n�rales � tout le bassin �. Et il le r�p�te � plusieurs reprises dans le corps du texte : il est temps de renouveler la lecture de l�histoire des civilisations m�diterran�ennes en redonnant � chacune la place qui lui est due et de rectifier ainsi tant d�injustices cr��es par les hi�rarchisations abusives et la n�gation du local au profit des grands courants prestigieux. L�histoire de la M�diterran�e ne peut se passer de celle de la Corse et il faut bien admettre que la Corse a fait partie � et sans doute devrait continuer � le faire - d�une histoire g�opolitique large et surtout mouvante. L� sans doute r�side l�aspect le plus novateur de la th�se : �laborer une mod�lisation des dynamiques spatiales m�diterran�ennes. C�est seulement en abordant l�histoire de la Corse de cette mani�re que l�on �vitera banalit�s et autres poncifs et que la compr�hension politique de cet espace singulier pourra sans doute commencer. Base de donn�es en histoire, g�ographie et histoire de l�art, ce travail est en perp�tuelle �volution et s�enrichit chaque jour.

Certes Jean continue � travailler. On pourrait sans doute se satisfaire de cette assertion. Mais si les soutiens amicaux lui ont �t� et lui sont aujourd�hui encore une aide pr�cieuse, il serait temps que cesse cet assassinat intellectuel, cette destruction de l�homme et que Jean recouvre enfin sa libert�.

Pr.Dominique Salini

 

Les communiqu�s de revendication du groupe sans sigle

 

 

Selon les enqu�teurs, l�un des principaux �l�ments qui les a amen� � croire que Jean Castela �tait l�auteur des communiqu�s de revendication du groupe sans sigle est le fait que l�on retrouve de nombreux �l�ments historiques dans ces communiqu�s alors que justement Jean Castela est professeur d�histoire g�ographie et qu�il est sp�cialis� dans l�Histoire de la Corse.

Or, l��tude approfondie de ces communiqu�s, chose qui n�a pas �t� possible lors de l�instruction et lors du proc�s en premi�re instance, d�montre � l��vidence que les auteurs de ces communiqu�s sont sans doute d�excellents moines copistes, mais absolument pas des historiens car nous y avons trouv� 5 erreurs historiques grossi�res, tr�s importantes, qu�un historien corse n�aurait pas pu commettre et certainement pas Jean Castela.

 

Voici les cinq passages comportant des erreurs et les explications historiques

 

Communiqu� du 11 novembre 1997, deuxi�me communiqu� du groupe sans sigle

� Le peuple corse quant � lui a eu l�honneur de se lib�rer d�s septembre 1943 gr�ce au soul�vement des patriotes corses qui ont affront� les troupes de l�Africa Korps avec pour embl�me le seul brassard � t�te de maure. �

C�est une erreur historique qui n�a pas �t� soulev�e lors de l�instruction, mais que les avocats avaient soulev�e lors du proc�s en premi�re instance. Septembre 1943 n�est pas la date de la lib�ration de la Corse mais seulement de l�insurrection. C�est-�-dire que le 8 septembre, le gouvernement italien du g�n�ral Badaglio qui a pris la succession de Mussolini au cours de l��t� 1943, signe l�Armistice avec les alli�s. Le 9 septembre, sans attendre l�accord des alli�s, la r�sistance corse d�clare l�insurrection. S�il y avait 80 000 Italiens qui occupaient la Corse et qui n�ont pratiquement pas combattu la r�sistance corse, il ne faut pas oublier qu�il y avait 12 000 Allemands et que pendant un mois, des combats acharn�s ont eu lieu pour lib�rer la Corse, le dernier Allemand quittant le port de Bastia le 4 octobre seulement. La date du 9 septembre est g�n�ralement f�t�e pour comm�morer cet �v�nement, mais ne correspond en rien � la lib�ration de la Corse. Un profane en histoire peut faire l�erreur, mais certainement pas un sp�cialiste de l�Histoire de la Corse. D�ailleurs, il a �t� projet� lors du proc�s en premi�re instance des documents saisis chez Jean o� il est �crit de sa main que la lib�ration de la Corse date du 4 octobre !

 

Deuxi�me passage du m�me communiqu� :

Voici une �num�ration de faits historiques concernant les grandes dates de l�Histoire de la Corse (nous avons rajout� en rouge, entre parenth�ses [ ], l��poque � laquelle ils correspondent) :

� La France, au m�pris du droit des peuples � disposer d�eux-m�mes, a achet� la Corse en 1768 comme un vulgaire troupeau de moutons et l�a conquise par le feu et par le sang au prix de nombreux revers subis face aux patriotes corses [1768/69]. Bonaparte a exprim� en termes on ne peut plus clairs la nature de la pr�sence fran�aise en Corse : "Je naquis quand la patrie p�rissait. Trente mille Fran�ais vomis sur nos c�tes noyant le tr�ne de la libert� dans les flots de sang, tel fut le spectacle odieux qui vient frapper mes regards." [1789]

De pendaisons en d�portations massives au bagne de Toulon, [fin XVIIIe, d�but XIXe] de gouvernements militaires en r�gimes d�exception, la Corse a toujours �t� g�r�e par la France comme une colonie : destruction de son �conomie par des lois douani�res qui pendant un si�cle ont tax� lourdement les produits corses � l�exportation et d�tax� les produits fran�ais � l�importation [XIXe si�cle]; utilisation du peuple corse comme chaire � canon (plus de trente mille morts lors de la guerre de 14-18, soit 15% de la population contre 5% en France) selon la m�me logique coloniale appliqu�e pour les tirailleurs s�n�galais ou pour les troupes lev�es en Afrique du Nord et en Indochine par la "patrie des droits de l�homme" [1914/18]; planification de la francisation obligatoire par la fermeture de l�Universit� de Corse [1769] et une guerre id�ologique sans merci conduite contre la langue et la culture corse. [deuxi�me moiti� du XXe si�cle]

On r�alise imm�diatement � la lecture des dates que nous avons rajout�es en rouge qu�il y a un probl�me. Nous sommes ici dans une suite chronologique d��v�nements historiques et sans que l�on comprenne pourquoi, la fermeture de l�Universit� de Corse se retrouve entre la premi�re guerre mondiale et la deuxi�me moiti� du XXe si�cle. Les historiens de la Corse savent tr�s bien que l�Universit� cr��e par Pascal Paoli a �t� ferm�e d�s la conqu�te militaire de la Corse en 1769 et non pas apr�s la premi�re guerre mondiale. Le fait de positionner dans cette suite chronologique la fermeture de l�universit� apr�s la premi�re guerre mondiale ne peut �tre qu�une erreur de date de la part du r�dacteur du communiqu�, erreur que Jean Castela n�aurait pas pu commettre. Cette erreur n�a jamais �t� soulev�e, ni pendant l�instruction, ni lors du proc�s en premi�re instance, tout comme les erreurs qui suivent.

 

Dans cette m�me citation que nous venons d��tudier, deux autres erreurs flagrantes sont � noter. 

� La France, au m�pris du droit des peuples � disposer d�eux-m�mes, a achet� la Corse en 1768 comme un vulgaire troupeau de moutons et l�a conquise par le feu et par le sang au prix de nombreux revers subis face aux patriotes corses (�) �

Tout d�abord, le fait de livrer comme date du rattachement de la Corse � la France 1768 est une erreur consid�r�e par les historiens nationalistes comme un n�gationnisme, puisque cela revient � dire qu�il n�y a pas eu de r�sistance, alors que ce n�est qu�au bout de deux campagnes militaires que les troupes du roi de France ont pu conqu�rir la Corse. Ensuite, le fait de parler d�achat en ce qui concerne le trait� de Versailles de 1768 est aussi une autre erreur, souvent commise, car en fait ce n�est pas un trait� de vente, mais au contraire un trait� � travers lequel la R�publique de G�nes demande l�aide de la France pour pacifier l��le. Un article secret fait �tat d�un don de la France � la R�publique de G�nes, mais ce don ne correspond pas � la somme qu�aurait repr�sent� la vente de la Corse. D�ailleurs, en 1789, lors de la convocation des Etats g�n�raux, G�nes s�indignera de constater que les d�put�s corses ont le droit de vote, car les G�nois consid�raient toujours la Corse comme leur appartenant.

 

 

� (�) utilisation du peuple corse comme chaire � canon (plus de trente mille morts lors de la guerre de 14-18, soit 15% de la population contre 5% en France) �

Cette erreur est sans doute la plus grossi�re et comme les pr�c�dentes n�a jamais �t� soulev�e. 30 000 morts pendant la premi�re guerre, c�est un chiffre qui est ouvertement contest� et contestable. Aujourd�hui, de nombreux historiens parlent plut�t de 12 000 morts, mais cela ne prouve rien. Le premier probl�me vient du fait qu�entre ce deuxi�me communiqu� et le quatri�me du groupe sans sigle, ce chiffre de 30 000 est devenu 40 000 ! Cela ne correspond pas � la rigueur d�un professeur d�Histoire d�avancer des chiffres fluctuants. Mais, cette analyse n�est pas nouvelle, elle a d�j� �t� �voqu�e.

Par contre, ce que personne n�avait remarqu�, c�est que si l�on consid�re que 30 000 morts repr�sentent 15% de la population corse de l��poque, cela veut dire qu�il y avait en Corse 200 000 habitants en 1914. Pour quelqu�un qui n�y conna�t rien en Histoire de la Corse, c�est plausible, puisqu�il y a actuellement 260 000 habitants. Par contre, pour n�importe quel historien qui s�int�resse un tant soit peu � l�Histoire de la Corse, c�est une erreur qui remet en cause toute l�histoire du XXe si�cle en Corse ! En effet, cette histoire est bas�e sur le fait qu�il y avait 320 000 Corses en Corse au d�but du XXe si�cle et qu�au cours de ce si�cle la population a diminu� pour arriver actuellement � 260 000. L�exil vers les Am�riques, les colonies, les guerres mondiales et enfin l�exode vers la France, notamment � travers de nombreux emplois offerts dans l�administration et l�arm�e, sont les raisons de cette diminution de la population. Penser que la population corse a pu augmenter, ou ne pas savoir qu�elle a diminu� au cours du XXe si�cle revient donc � ne pas conna�tre l�Histoire de la Corse. Ou alors, il faudrait qu�il soit tr�s mauvais en math�matique, ce qui ne peut pas �tre le cas de Vincent Andriuzzi, professeur dans ce domaine !

 

Quatri�me communiqu� de revendication, septembre 1998, premi�re page :

� Il y a une trentaine d�ann�es, des patriotes corses se sont lev�s et ont raviv� une lutte ancestrale pour la dignit� et la libert�, suivant le processus classique d�un mouvement de lib�ration nationale confront� � un �tat colonial : l�objectif naturel �tait le r�tablissement des droits fondamentaux du peuple corse sur sa terre, c�est-�-dire l�ind�pendance nationale. �

Tous les historiens, et encore plus les observateurs attentifs de l�histoire du nationalisme corse dont notamment Jean Castela, savent tr�s bien que le d�but de la revendication nationaliste n��tait pas, � la fin des ann�es 60 une revendication pour l�ind�pendance, mais bien au contraire, une revendication d�abord r�gionaliste avec l�ARC, action r�gionaliste corse, devenue en 1973 Action pour la Renaissance Corse au moment o� le mouvement devenait autonomiste. Les premi�res revendications d�ind�pendance ne remontent qu�en 1976, � la cr�ation du FLNC, c�est � dire 21 ans avant les communiqu�s du groupe sans sigle et non pas 30 ans.

 

 

 

 

De plus, on remarque tout au long des textes de revendications qu�il y a de nombreuses fautes d�orthographe qu�un agr�g� de g�ographie n�aurait pas pu commettre, ni m�me un enseignant de math�matique. Le probl�me des fautes d�orthographe a �t� soulev� pendant le proc�s en premi�re instance.

 

Les fautes d�orthographe dans les communiqu�s de revendications :

 

1er communiqu�

 

� 4�me paragraphe : � (...) les fondements m�me (...) � il faut le pluriel � � m�me �

� 2�me page , 3�me paragraphe en partant de la fin : � sensibili� � faute de frappe ?

� 2�me paragraphe en partant de la fin : � Aux peuples du monde la Nation Corse envoit (...) �. Erreur de conjugaison � envoie �.

 

2�me communiqu�

 

� 1er paragraphe : � (�) par les philosophes "des lumi�res" (�) � il faut un � l � majuscule � lumi�res car dans ce cas ce terme �voque une p�riode historique pr�cise.

� 3�me paragraphe  � La d�sertification (�) que conna�t (�) �. Il faut un accent circonflexe � � conna�t �.

� 4�me paragraphe : � (...) avec le suicide de la R�publique � Vichy proclam� (...) �. ll faut � �e � � � proclam� � car l�accord se fait avec R�publique (c�est elle qui est proclam�e) et non pas avec � suicide �.

� 5�me paragraphe : � raffle � ne prend qu�un � f �. Il y a �galement une erreur � � (...) V�l d�Hiv � ; Il s�agit de l�abr�viation de V�lodrome d�Hiver, que les historiens �crivent donc � V�l�d�Hiv �. Il manque l�apostrophe.

� 2�me page, 1�re ligne : � (...) De Gaulle (...) �. Il ne faut pas de majuscule � � de �.

 

3�me communiqu�

 

� 1er paragraphe , 5�me ligne : � (...) G�nois (...) � il ne faut pas d�accent circonflexe !

� 2er paragraphe, 8�me ligne : � (...) inn�luctable (...) �. Il ne faut qu�un � n �.

� 3�me page, 4�me ligne : � (...) R�publiques bananni�res (�) � ; Il seul � n � � � banani�res �.

� 3�me page, 5�me ligne : � (�) bodruches (�) �. Baudruches.


 

Dossier Erignac

 

(� partir de l�ordonnance de mise en accusation de la Chambre de l�instruction)

 

Tout d�abord, on peut se poser la question de savoir pourquoi une chambre d�accusation (devenue entre temps chambre de l�instruction) qui remet en libert� Jean Castela et Vincent Andriuzzi pour manque de preuve � leur encontre dans l�affaire Erignac peut quelques mois plus tard, sans qu�aucun �l�ment nouveau port� au dossier, d�cider de leur renvoi devant une cour d�assise sp�ciale.

 

Dans l�arr�t rendu qui reprend les grandes lignes de l�ordonnance de mise en accusation �mise par le juge d�instruction, on peut noter les �l�ments suivants qui concernent Jean Castela :

 

Page 27 de l�ordonnance : � (�) lors de la parution dans le quotidien "Le Monde", du 3 f�vrier 1999, d�un article intitul� : "Les enqu�teurs auraient "cibl�" les auteurs de l�assassinat du pr�fet" fournissant des indications d�signant implicitement Alain Ferrandi, Jean Castela et Vincent Andriuzzi. �

 

Effectivement, trois mois apr�s l�incarc�ration de Jean Castela, la presse d�voile les th�ses des enqu�teurs. A ce moment, Jean n�est toujours pas mis en examen dans l�affaire Erignac, mais plac� sous mandat de d�p�t dans d�autres affaires. N�ayant aucun �l�ment � son encontre dans l�affaire du pr�fet, on jette son nom en p�ture � la presse pour faire passer le montage intellectuel qui conduira Jean Castela et Vincent Andriuzzi jusqu�� la cour d�assises sp�ciale. On peut noter que cet article intervient � un moment o� la piste agricole est en train de s��crouler, les enqu�teurs ont perdu une grande partie de leur cr�dit aupr�s de la presse et de l�opinion publique, il faut alors � tout prix prouver qu�ils ne se sont pas enti�rement tromp�s et que la piste intellectuelle (ou enseignante) est fond�e. Sans mise en examen, on utilise la presse pour accuser les gens.

 

Page 27 de l�ordonnance : � (�) des renseignements anonymes (�) d�signant un nomm� "Castola", (�) comme l�un des commanditaires de l�assassinat de Claude Erignac. �

 

Il faut savoir qu�au cours de l�ann�e 1998, plus de 2500 interpellations ont eu lieu en Corse, et plus particuli�rement dans le milieu nationaliste. Le simple fait d�avoir �t� � un moment de sa vie nationaliste, ou sympathisant, pouvait suffire � justifier une interpellation. Dans ces conditions, chaque personne gard�e � vue qui livrait un nom d�une personne ayant approch� le nationalisme ces trente derni�res ann�es pouvait �tre consid�r�e comme ayant donn� � un renseignement anonyme �. Si l�on pense qu�une partie seulement de ces renseignements ont conduit � des interpellations, on peut penser que plusieurs centaines de personnes ont pu ainsi �tre d�sign�es.

 

Page 28, 29,  de l�ordonnance : La rencontre entre Vincent Andriuzzi et Alain Ferrandi, en compagnie de Jean Castela, le 19 ao�t 1998 � Ajaccio.

Avant toute chose, il est primordial de rappeler que cette rencontre a lieu 6 mois apr�s l�assassinat du pr�fet et que d�s lors, elle ne peut pas �tre consid�r�e comme une r�union pr�paratoire.

 

Cependant, Jean Castela et Vincent Andriuzzi se sont longuement expliqu�s sur cette rencontre.

Vincent Andriuzzi �tait en relation professionnelle avec Alain Ferrandi dans le cadre du groupe Filcar notamment pour r�am�nager certains locaux. Vincent, apparent� � la famille Filippi propri�taire du groupe avait remplac� dans ce r�le son propre p�re. L�agence o� travaillait Alain Ferrandi ne poss�dait pas de bureau, et en cette p�riode extr�mement chaude, c�est en toute logique qu�Alain Ferrandi a propos� � Vincent de se rendre dans un autre lieu, en l�occurrence l�appartement de sa s�ur, pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Jean Castela a accompagn� Vincent Andriuzzi ce jour l� comme il en avait l�habitude.

D�ailleurs, tous dans l�attitude des deux hommes ce jour est des plus banal. Ils se sont arr�t�s pour manger en terrasse, au bord de la route dans un petit restaurant � l�entr�e de la ville. Pour des gens qui chercheraient � se cacher, on peut trouver mieux !

On peut par ailleurs se poser la question de savoir, si cela avait �t� une r�union entre ce que l�accusation a appel� la cellule sud et la cellule nord, pourquoi le sud n�aurait envoy� qu�une personne et le nord deux.

 

La longue liste des appels t�l�phoniques qui appara�t aux pages 30 et 31 entre les diff�rents accus�s ne repr�sente en aucune mani�re la moindre preuve et le fait de mettre en �vidence uniquement les appels des uns, de mani�re arbitraire ne prouve rien.

Il est simplement logique de constater que des gens qui sont amis s�appellent souvent. Et pas uniquement comme voudrait le faire croire l�accusation, uniquement quand il y a des revendications ou des attentats.

On peut par contre noter l�absence de coups de fils entre Jean Castela et l�ensemble des membres qui ont �t� condamn�s en premi�re instance pour l�assassinat ou la complicit� d�assassinat du pr�fet, ce qui prouve bien qu�il ne les connaissait pas ou qu�il ne les fr�quentait pas. De m�me Vincent Andriuzzi n�est en contact qu�avec Alain Ferrandi, et encore pour des raisons de travail.

 

Les appels t�l�phoniques le soir de l�assassinat du pr�fet.

Le vendredi soir, � 22 heures 26, Jean Castela a appel� Jean-Philippe Antolini. A cette �poque, Jean �tait joueur et dirigeant de l��quipe de football de l�ASPTT, dont Jean-Philippe �tait l�entra�neur et le secr�taire g�n�ral. Ce soir l�, il y avait un entra�nement de pr�vu, le dernier avant les matchs du dimanche, et Jean n�ayant pas pu y assister a logiquement t�l�phon� � l�entra�neur apr�s l�entra�nement (qui finissait en g�n�ral vers 22 heures 15) pour avoir sa convocation pour le week-end.

 

Le mat�riel Apple. (Page 32)

Jean Castela, tout comme Vincent Andriuzzi poss�daient en 1998 un mat�riel informatique sous environnement Macintosh. Il faut savoir qu�une grande partie des Corses �tait � cette �poque �quip�e de Macintosh et encore plus dans le milieu nationaliste, pour des raisons �videntes de compatibilit� car dans les ann�es quatre vingt dix, la compatibilit� entre Macintosh et Windows �tait tr�s al�atoire. Pour cela, les militants nationalistes avaient choisi Macintosh car tous les locaux politiques �taient �quip�s de ce type de mat�riel.

Stella Castela a travaill� pendant des ann�es comme secr�taire de r�daction du journal nationaliste U Ribombu, qui fonctionnait uniquement sous environnement Macintosh comme (� l��poque) tous les sp�cialistes de la PAO ou des travaux d�imprimerie, et qu�elle a ainsi �t� form�e � l�informatique Macintosh.

Stella Castela donnait � l��poque des cours d�informatique � l�Universit� de Corse, qui elle aussi fonctionnait sous environnement Macintosh.

Comme on le constate � la lecture de ces exemples, Jean et Vincent ne sont pas les seuls � fonctionner en Macintosh en Corse !

 

A la page 33 � Si les textes de revendications n�ont pas �t� retrouv�s sur les ordinateurs saisis, il convient de rappeler que Joseph Versini a expliqu� � sa concubine que Jean Castela aurait d�truit l�ordinateur sur lequel les textes de revendications avaient �t� r�dig�s. Au demeurant, lors de l�interpellation de ce dernier, le disque dur de son ordinateur �tait confi� pour r�paration � la soci�t� MIC Informatique Corse. 

Le technicien du service apr�s-vente a pr�tendu que le disque dur �tait d�labr� et qu�il n�avait pas encore proc�d� � sa r�paration, alors qu�il ressort de l�expertise ordonn�e par le juge d�instruction que le disque dur ne pr�sentait aucun sympt�me de d�faillance. � 

Lorsqu�une personne ach�te un ordinateur, elle laisse une trace, et comme on le constate � travers cet exemple, il est impossible de faire r�parer clandestinement un ordinateur. Nous devons tout d�abord rappeler que Jean Castela n�a pas eu d�ordinateur qui aurait myst�rieusement disparu, on en aurait retrouv� la trace. Ensuite, de la mani�re dont est r�dig�e la phrase de l�ordonnance de mise en accusation, on a l�impression que le r�parateur a menti pour justifier de la pr�sence du disque dur de Jean Castela chez lui. Or, ce disque dur a �t� saisi et analys� par les sp�cialistes de la DNAT qui ont trouv� la preuve que c��tait bien le disque dur que Jean utilisait d�habitude, et qu�il ne comportait rien de clandestin. Ce qui est bien la preuve que Jean n�avait rien � se reprocher par rapport � son disque dur. De plus, s�il avait voulu s�en d�barrasser clandestinement, il ne l�aurait pas confi� � un sp�cialiste de l�informatique en attendant d�hypoth�tiques r�parations.

Ensuite, par rapport aux d�clarations de Joseph Versini, il s�en est clairement expliqu�, d�s sa garde-�-vue. Au moment o� il reconnaissait sa participation aux faits pour lesquels il a �t� condamn�, au moment o� sa vie enti�re s��croulait, il a tenu quand m�me � s�expliquer sur cette phrase qu�il a dite � sa femme, le jour o� Jean Castela a �t� arr�t� et o� son arrestation a �t� m�diatis�e. Pour rassur�r sa femme qui avait compris les activit�s clandestines de son mari, puisque la presse annon�ait des arrestations en rapport � l�affaire Erignac, Joseph Versini lui dit alors qu�elle ne doit pas s�inqui�ter car � Jean Castela a jet� son ordinateur � la mer �. Joseph Versini ne conna�t Jean qu�� travers la m�diatisation dont il a �t� l�objet apr�s son interpellation. Et comme nous l�avons dit plus haut, l�enqu�te a d�montr� que Jean n�avait pas eu d�ordinateur qui aurait disparu, mais qu�au contraire, tout son mat�riel informatique a �t� retrouv� lors des perquisitions.

 

Page 34 : Giamarchi et Giammarchi

Contrairement � ce que laisse supposer l�ordonnance, on trouve en Corse aussi bien des Giamarchi que des Giammarchi, ce deuxi�me patronyme ne pouvant en aucun cas �tre consid�r� comme une invention.

 

On a remarqu� � l�occasion du premier proc�s que m�me dans les conclusions des avocats des parties civiles qui demandent � ce que Jean Castela soit renvoy� devant les assises sp�ciales pour une complicit� dans l�affaire de l�assassinat du pr�fet Erignac, aucun �l�ment directement en liaison avec la mort du pr�fet n�est avanc�.

On se contente de parler de pr�tendu pass� clandestin de Jean, de mat�riel informatique et documents saisis (or l�expertise du mat�riel informatique est n�gative et les documents saisis sont en rapports � des affaires du d�but des ann�es 1990), de la rencontre du 19 ao�t (post�rieure de 6 mois � la mort du pr�fet), des appels t�l�phoniques (qui ne mettent absolument pas en cause Jean dans quoi que ce soit), des contradictions dans les d�clarations de Jean Castela sur son emploi du temps le soir des faits (il est � noter que cet argument est ridicule car Jean n�est pas mis en accusation pour assassinat, mais pour complicit�, donc que son emploi du temps, au demeurant clairement �tabli, le soir de l�assassinat ne saurait constituer un �l�ment l�accablant).

La faiblesse de ses mises en causes r�sume bien le dossier de l�accusation � l�encontre de Jean Castela.

 

A la page 41 on peut lire au sujet de Jean Castela et de Vincent Andriuzzi, que les �l�ments du dossier : � laissent pr�sumer que Jean Castela et Vincent Andriuzzi ont particip� � l��laboration, � la r�daction et � la diffusion du communiqu� de revendication, mais aussi qu�ils �taient, avec Alain Ferrandi, les dirigeants du groupe sans sigle ou des anonymes, et qu�� ce titre, ils ont pris part � la d�cision d�assassiner le pr�fet Claude Erignac, d�cision, qui en raison de son caract�re hautement symbolique, n�a pu �tre d�cid�e que par les chefs id�ologiques quand bien m�me elle a �galement �t� soumise aux membres de la cellule du sud. �

Il est int�ressant de noter que l�on ne parle pas d��l�ments mat�riels qui prouvent de fa�on irr�vocable la participation de Jean au groupe des anonymes, mais simplement d��l�ments qui � laissent pr�sumer �. Dans cette affaire, on a aucun �l�ment mat�riel � charge, la chambre de l�instruction le reconna�t, on a juste des choses qui � laissent pr�sumer �. On ne prouve rien, on pr�sume.

Suivant en cela les chemins trac�s par les enqu�teurs, les magistrats de la chambre de l�instruction d�cr�tent que la d�cision de l�assassinat du pr�fet n�a pu �tre prise que par des � chefs id�ologiques �. C�est une erreur, et c�est bien mal conna�tre la Corse que de le penser. Tous les observateurs de la situation politique en Corse ces 30 derni�res ann�es, ou bien m�me au cours de l�Histoire de la Corse savent tr�s bien que dans cette soci�t� m�diterran�enne, o� l�honneur est pouss�e � son paroxysme, les forts ont toujours eu le dessus sur les penseurs, les militaires sur les intellectuels. Dans le nationalisme corse, les chefs qui ont �merg� ces 30 derni�res ann�es ne sont pas des intellectuels promus par leurs capacit�s � conceptualiser, mais plut�t des � militaires � ou d�anciens prisonniers politiques qui ont su forger leur l�gende dans les prisons fran�aises.


 

Dossier de l�attentat de Strasbourg

 

A partir de l�avis d�ordonnance de mise en accusation devant la cour d�assises rendue du juge Thiel dans l�affaire de Pietrosella, Strasbourg et Vichy.

 

Jean Castela, arriv� au proc�s toujours incarc�r�, a �t� condamn� pour la complicit�, mais acquitt� pour l�attentat de Strasbourg.

 

Environnement Apple (Macintosh) : Les revendications des attentats de Vichy, Pietrosella et de l�assassinat du pr�fet Erignac ont toutes �t� dactylographi�es � l�aide de mat�riel informatique de type Apple. Jean et Stella Castela, tout comme Jean-Philippe Antolini fonctionnent �galement sous environnement Apple, ce qui a permis aux enqu�teurs de faire de cet �l�ment une preuve de l�implication de Jean Castela dans toutes ces actions. A lire les ordonnances de renvoi, on pourrait croire que seuls les Castela et Antolini fonctionnaient sous environnement Apple en Corse.

 

Page 42 de l�ordonnance de renvoi, le juge se permet certaines affirmations, qui ne sont pas �tay�es par des preuves et qui permettent d�alourdir le climat du dossier � l�encontre de Jean.

Il est notamment dit ! � (�) lors de la reprise des r�unions des diff�rentes sections du mouvement "A Cuncolta", Jean CASTELA, adh�rent de ce mouvement dont il avait �t� jusqu�alors un membre certes tr�s discret mais incontestablement influent, compte-tenu de ses responsabilit�s au sein du syndicat des travailleurs de l�enseignement (�) �

On peut �tre surpris � ce stade de l�enqu�te, qu�un magistrat instructeur qui doit enqu�ter � charge et � d�charge puisse avoir un tel comportement. Le fait d�avoir des responsabilit�s dans un syndicat d�enseignants ne fait absolument pas de Jean Castela un responsable de la Cuncolta, et d�ailleurs dans l�Histoire des mouvements et partis nationalistes ou ind�pendantistes, les syndicalistes n�ont jamais �t� des responsables politiques. Et on peut encore le constater actuellement puisque par exemple, les leaders du STC ne sont m�me pas militants de Corsica Nazione !

 

A la page 43, il est fait �tat d�un renseignement anonyme transmis aux enqu�teurs d�but juillet 98 mettant en cause un nomm� � CASTOLA �, comme � �tant l�un des commanditaires de l�assassinat du pr�fet ERIGNAC et un ancien photographe de l�hebdomadaire nationaliste "U RIBOMBU" comme faisant partie du groupe clandestin � l�origine de cette action criminelle. �

Dans les explications qui suivent, le juge d�signe Jean Castela pour correspondre � � CASTOLA � et Jean Philippe Antolini comme ancien photographe du Ribombu. Or, il est int�ressant de constater que Jean Philippe Antolini, contrairement � ce pr�tendu renseignement, n�a jamais �t� mis en cause dans l�affaire du pr�fet Erignac. Ensuite, on peut remarquer que Jean Philippe Antolini n�a pas �t� le seul ancien photographe du Ribombu � �tre mis en examen et incarc�r� dans le cadre du dossier 1337.

Pr�sent� de la sorte, ce renseignement mettant en cause Jean Castela peut appara�tre comme une preuve, mais il faut savoir que les services enqu�teurs ont re�u des milliers de d�clarations de ce type pendant les mois qui ont suivis l�assassinat du pr�fet, et d�ailleurs, les enqu�teurs eux-m�mes ont proc�d� � des milliers d�interpellations au cours de l�ann�e 1998.

 

A la page 44, le juge met en avant le nombre de conversations t�l�phoniques entre les co-mis en examen. Etablissant ainsi un lien entre tous, donnant l�impression au lecteur que tous les protagonistes sont en relation tr�s �troite.

Or, si Jean Castela est en relation t�l�phonique quasi-permanente avec Vincent Andriuzzi et Jean-Philippe Antolini, et si Vincent de par son travail est en relation avec Alain Ferrandi, ce que le magistrat instructeur ne fait pas remarquer, c�est qu�il n�y pas de relations t�l�phonique entre Alain Ferrandi et Jean Castela ou Jean-Philippe Antolini, et pratiquement aucune entre Jean-Philippe Antolini et Vincent Andriuzzi.

 

� la page 64, le juge fait �tat du mat�riel saisi chez Jean Castela. En parlant de mat�riel de reproduction, le lecteur peut penser que Jean Castela poss�dait une imprimerie clandestine, alors qu�il s�agit en faite d�un vieux photocopieur et d�une imprimante d�ordinateur comme on peut en trouver chez tout le monde.

 

A la page 66, le juge �crit : � Jean Castela s��tait livr� � une activit� subversive pour le compte du "F.L.N.C.-historique" jusqu�en 1994, ann�e durant laquelle il est entr� en dissidence avec les dirigeants d�"A Cuncolta Naziunalista", vitrine l�gale de cette organisation terroriste. �

Le juge se contente ici de lancer plusieurs affirmations, sans les �tayer par des �l�ments mat�riels, et notamment en ce qui concerne le fait que Jean Castela serait entr� en dissidence avec les dirigeants de A Cuncolta en 1994. Ceci est inexact, et ne sert qu�un seul but, qui n�est pas celui de rechercher la v�rit� en instruisant � charge et � d�charge, mais au contraire de pr�parer le terrain pour tenter de faire tenir la route � la construction intellectuelle des enqu�teurs qui ont pens� � un moment que c��taient des intellectuels qui avaient imagin� l�action contre le pr�fet, apr�s �tre entr� en dissidence de A Cuncolta. Donc, tout au long de l�ordonnance de mise en accusation, on tente d�aller dans cette direction, et l�, sans aucun �l�ment, on annonce que Jean Castela est entr� en dissidence de A Cuncolta en 1994. Or, jusqu�en 1996, Stella Castela �tait secr�taire de r�daction du Ribombu, et en 1995 Jean-Philippe Antolini �tait attach� du groupe Corsica Nazione � l�Assembl�e de Corse, ce qui pour des dissidents est plut�t� �trange !

 

Page 67 : la facture et la nuit � Strasbourg de Jean Philippe Antolini et Jean Castela plusieurs mois avant l�attentat de l�ENA.

Rappelons que Jean-Philippe Antolini n�a �t� mis en examen que pour la complicit� d�attentat et non pas pour l�attentat et d�ailleurs, le jour de l�attentat il est en photo sur le journal local corse avec son �quipe de football. Et il a �t� lib�r� par le juge de la libert� et de la d�tention apr�s deux ans de d�tention car les �l�ments � son encontre ne justifiaient plus une incarc�ration. C�est donc en homme libre (dans ce dossier) qu�il s�est pr�sent� � la cour d�assise sp�ciale. Quant � Jean Castela, s�il a bien �t� condamn� en premi�re instance pour une complicit� pour cet attentat, il a �t� acquitt� pour l�attentat lui-m�me.

 

En 1997, Jean-Philippe Antolini a suivi une formation de guide interpr�te national. Les autres �tudiants de cette formation avaient pour la plupart suivi les cours de BTS tourisme et avaient donc des connaissances en Histoire de l�Art, et avaient eu l�occasion de participer � un � tour de France � qui est un voyage au cours duquel les �l�ves en formation visitent (au pas de course) un maximum de r�gions et de monuments pour avoir une id�e de certaines architectures religieuses qui n�existent pas en Corse (comme le gothique par exemple) ainsi que pour appr�hender la mani�re dont certaines r�gions mettent en place une signal�tique sp�cifique pour le d�veloppement de leur zones touristiques. Ce � tour de France � est donc un voyage de d�couvertes culturelles, mais pas dans le sens d�un voyage organis� au cours duquel les personnes pr�sentes peuvent prendre le temps de visiter chaque monument en d�tail. Le but des visites lors de ce genre de voyage n�est pas le m�me. C�est pour voir un maximum de monuments diff�rents et non pas comme dans un voyage traditionnel certains monuments � fond.

Cette diff�rence est tr�s importante car elle a totalement �chapp� aux enqu�teurs et aux magistrats instructeurs.

En juin 1997, peu de temps avant de passer son examen de guide interpr�te, Jean-Philippe Antolini est invit�, ainsi que Jean Castela � participer � une r�union de l�association suisse, du canton du Jura, � Solidarit� Jura Corse �, qui est le pendant de l�association Corse � Solidarit� Corse Jura �. Jean Castela, Jean-Philippe Antolini et Stella Castela participent � cette association qui a pour but de d�velopper les �changes entre ces deux peuples. D�ailleurs, en 1998, tous les trois sont partis en Suisse dans le canton du Jura pour participer � une foire commerciale o� ils ont pu pr�senter certains produits corses comme la bi�re � la farine de ch�taigne.

Pour se rendre en Suisse, Jean Castela et Jean-Philippe Antolini d�cident logiquement de partir en avion jusqu�� Nice, de louer une voiture et de se rendre en Suisse en passant par certaines r�gion de l�Est de la France qui sont d�ordinaire objet de visite lors des � Tour de France �. Ceci, pour permettre � Jean-Philippe Antolini de pr�parer dans de meilleures conditions son examen et son futur m�tier de guide.

Jean est d�j� en r�gion ni�oise o� il doit faire passer des examens. Jean-Philippe Antolini le rejoint en prenant un billet d�avion � son nom (logique), qu�il paye en liquide car il est interdit bancaire et n�a droit ni aux ch�ques, ni � la carte de cr�dit.

Les deux amis louent une voiture par l�interm�diaire d�une de leur connaissance, Jean-Patrick Constantini qui a une soci�t� de production de film et qui b�n�ficient de tarifs de locations tr�s avantageux.

Apr�s un arr�t � Tournus, �glise c�l�bre en histoire de l�Art, Jean-Philippe Antolini et Jean Castela se rendent � l�Arch�odrome de Beaune. C�est important pour Jean-Philippe Antolini car dans le cadre de sa formation il doit rendre un m�moire d�une dizaine de page portant sur la mise en valeur touristique de la micro-r�gion du Niolu et il souhaite pr�senter un projet de cr�ation d�un arch�odrome. Dans ce petit m�moire rendu quelques semaines plus tard, il fait donc largement allusion � l�arr�t dans cet arch�odrome. D�ailleurs, dans sa ma�trise qu�il rendra l�ann�e suivante, sur le m�me sujet, il �voque de nouveau cet arr�t � l�Arch�odrome de Beaune.  

Apr�s Beaune, Jean Philippe Antolini et Jean Castela se rendent en Alsace � Mulhouse o� ils mangent et dorment. Jean Castela paye les notes avec sa carte de cr�dit et donne � l�h�tel son patronyme.

Le lendemain, Jean Castela et Jean-Philippe Antolini vont � Strasbourg et vont emprunter la route des vins d�Alsace et en prenant des notes car un autre �tudiant de la formation de guide pr�pare un m�moire sur une route des vins du Cap Corse. D�ailleurs, lors de l�examen du disque dur des ordinateurs de Jean Castela, les enqu�teurs retrouveront ce m�moire, �crit en tr�s grande partie par Jean lui-m�me.

A Strasbourg, Jean et Jean-Philippe �prouvent la plus grande difficult� � trouver une chambre en raison du fait qu�il y a � ce moment dans la r�gion de nombreuses activit�s qui ont attir� du monde, comme vraisemblablement une session du parlement europ�en.

Dans son ordonnance, le juge utilise volontairement des mots forts pour tenter de faire passer Jean Castela et Jean-Philippe Antolini pour des menteurs : � leurs d�clarations devaient �tre largement prises en d�faut �. En fait d��tre largement prise en d�faut, Jean Castela et Jean-Philippe Antolini ont simplement d�clar� �tre arriv� tardivement � Strasbourg, ce qui sera confirm� (et non mis en d�faut) par l�examen de leurs t�l�phones qui atteste qu�ils  n��taient � Strasbourg qu�� 17 heures. A ce moment, ils ont tourn� en ville pour chercher un h�tel, et apr�s de nombreux �checs qui expliquent qu�ils n�ont pas eu le temps de visiter la ville d�s leur arriv�e, ils ont fini par aller � un h�tel Ibis du centre de Strasbourg.

Cet �tablissement �tait lui aussi complet, mais apr�s consultation de ses ordinateurs, le r�ceptionniste a inform� Jean Castela et Jean-Philippe Antolini qu�il restait des chambres de libre dans un autre Ibis, celui de la rue de Molsheim. Nos deux amis s�y sont rendus pour prendre leur chambre. Jean avait pay� la veille, et comme cela est souvent le cas en Corse, on ne partage jamais les notes de frais en deux, mais on paye chacun son tour, donc c�est Jean-Philippe Antolini qui paye l�h�tel. Il r�gle en liquide, comme pour son billet d�avion puisqu�il est interdit bancaire, et quand on lui demande son nom, il r�pond fi�rement � Friess �. Bien entendu, ce n�est pas un faux nom comme le pr�tendent les juges, mais le nom de sa m�re et surtout le nom de la famille alsacienne de sa m�re, famille tr�s c�l�bre puisque anobli au XIIIe si�cle pour sa participation au croisade. Jean-Philippe est donc l�h�ritier des Barons de Friess, baron d�Alsace. Cette famille est l�une des plus ancienne d�Alsace, et son anc�tre direct Henri Friess dont Jean-Philippe porte le pr�nom (Jean Philippe Henri Joseph) est attest� sur le livre d�or de la ville de Mulhouse d�s le XIIIe si�cle.

Les enqu�teurs d�couvrent lors de la perquisition chez Jean Philippe Antolini la facture de cette chambre d�h�tel que ce dernier avait gard� soigneusement en souvenir, avec d�autres factures du m�me voyage, et il comptait la montrer � l�occasion � son grand-p�re maternel. D�s la garde-�-vue, et sans m�me que les enqu�teurs ne lui pose la question, Jean-Philippe Antolini explique qu�il a utilis� le nom de sa famille alsacienne, c�est-�-dire, le nom de sa m�re, pour rendre hommage � ces anc�tres. Il r�p�tera tout au long de l�instruction et pendant son proc�s la m�me version des faits, ne bougeant pas d�un iota. Ce comportement est � rapprocher de celui de tous les Corses de la diaspora qui rentrent en Corse et qui ont un patronyme fran�ais. Ils n�h�sitent pas � donner le nom de leur m�re pour rappeler aux gens qu�ils sont Corses. C�est la d�marche que Jean Philippe a toujours fait par rapport � son cousin germain St�phane Lesav�ant, qu�il a par exemple toujours inscrit lors des tournois de football estivaux sous le patronyme de sa m�re, Antolini. D�autre plus c�l�bres ont �galement choisi de se corsiser en utilisant le nom de leur m�re, comme Patrick Fiori qui a pris pour nom de sc�ne celui de sa m�re qui �tait corse, au moment de sa premi�re chanson � mamma corsica � qui l�a rendu c�l�bre. Un Durand qui aurait chant� la m�me chanson n�aurait sans doute pas eu le m�me succ�s. En utilisant le nom de ces anc�tres, Jean Philippe n�a pas cherch� � dissimuler son identit�, bien au contraire, il a cherch� � se faire remarquer et � appliquer un mode de fonctionnement qu�il a toujours connu en Corse.

Le voyage a repris le lendemain matin avec une visite rapide de la cath�drale de Strasbourg et puis le d�part vers le Jura suisse pour participer � la r�union avec l�association. Puis le retour, encore une fois, pour visiter un maximum de choses par la route de Napol�on.

Encore une fois, les d�clarations de Jean Castela et Jean-Philippe Antolini sont confirm�es par l�examen des factures t�l�phoniques qui atteste qu�ils �taient � 120 kilom�tres de Strasbourg � 10 heures du matin, et comme la cath�drale ouvre � 7 heures (pi�ce vers�e au dossier), ils ont largement eu le temps de la visiter (et non pas � tr�s peu de temps � comme l�insinue le juge) puis de reprendre la route. Sans oublier que ce type de visite n�est pas une visite classique comme on pourrait la faire avec un groupe mais �tait destin�e simplement � voir un monument gothique.

 

Qui peut imaginer une seule seconde que des � terroristes � vont laisser autant de trace derri�re eux s�ils veulent dissimuler leur passage ? Billet d�avion � leur nom, payement la veille � Mulhouse avec carte de cr�dit et sous le nom de Jean Castela, mention dans diff�rents m�moires du voyage� Qui peut imaginer une seule seconde des terroristes en train de visiter des arch�odromes, des �difices religieux, participer � des r�unions associatives et en m�me temps s�arr�ter faire des rep�rages qu�ils ne vont m�me pas utiliser eux-m�mes car il ne faut pas oublier que Jean-Philippe Antolini n�a jamais �t� mis en examen pour l�attentat, mais seulement pour une pr�tendue complicit�

 

Quant � Jean Castela, s�il a bien �t� mis en examen pour cet attentat ainsi que pour la complicit�, il faudra quand m�me que les juges enqu�teurs nous explique l�int�r�t d�aller faire un rep�rage � deux pour qu�au final une seule des personnes revienne faire l�attentat. Mais, les juges de la cour d�assise sp�ciale ne s�y sont pas tromp�s en acquittant Jean Castela pour l�attentat.

 

Le jour de l�attentat de Strasbourg, Jean a expliqu� aux enqu�teurs qu�il s��tait rendu dans le Jura suisse pour r�gler des probl�mes internes de fonctionnement entre jurassien qui n�cessit�s une intervention ext�rieure.

 

Jean avait donc convenu d�un rendez-vous avec eux quelques semaines auparavant et s�est rendu en train jusque dans une gare proche fran�aise frontali�re. C�est � ce moment qu�un jurassien est venu le chercher � la gare fran�aise pour l�amener de l�autre c�t� de la fronti�re. Puis, un autre est venu le chercher pour l�amener � sa destination finale. Le fait que ces deux jurassiens ont tous les deux le m�me pr�nom (C�dric) a sem� une certaine confusion chez les enqu�teurs, puis, � la lecture du proc�s verbal de la r�union jurassienne � laquelle Jean Castela et Jean-Philippe Antolini avait particip�, les enqu�teurs se sont rendus compte qu�il y avait deux jurassiens qui portaient ce pr�nom, et ils ont tous les deux �t� interrog�s. Ils ont confirm� �tre all�s chercher � cette �poque Jean (l�un en France pour l�amener � Porrentruy et l�autre � Porrentruy pour l�amener � Moutier). L��tude des d�placements de Jean Castela hors de Corse et plus particuli�rement dans le Jura suisse prouve que c�est bien � cette occasion que sa mont�e dans cette r�gion s�est effectu�e de la sorte.

Il est int�ressant de noter que la m�re de Jean Castela a un carnet dans lequel elle note tout ce qu�elle fait et ce que font les siens. Ainsi, on retrouve bien dans ce carnet traces d�une mention faisant �tat d�un voyage de Jean dans le Jura suisse � cette date !

Enfin, le juge termine sur le chapitre en expliquant que Jean Castela avait � organis� sa clandestinit� � au moment de ce voyage car l�analyse de son t�l�phone portable r�v�le qu�il n�a pas pass� de coup de fil. Or, il n�est pas pr�cis� qu�� cette �poque Jean Castela ne b�n�ficiait pas de l�abonnement international et que de ce fait il lui �tait impossible d�utiliser son t�l�phone en Suisse !

 

Quant aux contacts t�l�phoniques entre Jean Castela et Vincent Andriuzzi � dans les p�riodes cruciales pr�c�dant et suivant les attentats mais aussi l�assassinat du pr�fet� � cela rel�ve de la supercherie car Jean et Vincent �taient en contact t�l�phonique permanent, qu�il y ait des attentats ou pas. De m�me Vincent avait des contacts pour le travail tr�s fr�quents avec Alain Ferrandi et pas uniquement au moment des attentats comme tente de le faire croire le juge. S�il y avait de v�ritables �l�ments � charge contre Jean et Vincent, les juges ne se contenteraient pas d�utiliser ces artifices cousus de fil blanc.

 

A la page 76 de l�ordonnance, le juge change totalement de version et fait de Jean-Philippe Antolini, Jean et Stella Castela et m�me Vincent Andriuzzi des dissidents de la Cuncolta uniquement � partir du printemps 97 !!! Alors que pour Jean-Philippe Antolini par exemple, il est attest� qu�il n�est jamais entr� en dissidence mais simplement qu�il s�est retir� de la politique le 31 ao�t 1995, � la date de l�assassinat de son parent Pierre Albertini. Le juge lui-m�me le dit dans son ordonnance page 67 ! Et de dissidents en septembre 94, date de l�attentat revendiqu� d�un rectorat de Paris puis d�menti par le FLNC, Jean Castela devient � la fin de l�ordonnance un dissident seulement au printemps 1997 ! Il faudrait quand m�me savoir !!!

 


Dossier des attentats de 1994

 

Concernant les affaires de 1994 (attentats de Mende, op�ration de Nice et attentat de Paris), nous ne nous �tendrons pas sur ces affaires sans aucun rapport avec l�assassinat du pr�fet en 1998 ou avec les attentats commis par le groupe sans sigle en 1997.

 

Il appara�t comme une �vidence que Jean Castela a, � cette �poque, rendu des services aux clandestins du FLNC en acceptant de jouer les suppl�tifs de cette organisation, en leur fournissant des informations techniques sur l�enseignement de la langue corse � ins�rer dans un communiqu� et des informations pratiques sur les plans de b�timents de l��ducation nationale. Un de ces plans a pu �tre utilis� par le FLNC lors de l�attentat contre le rectorat de Paris.

S�il s�est refus� tout au long de l�instruction et pendant une partie du proc�s � reconna�tre son r�le de suppl�tif, Jean Castela l�a reconnu � la fin du proc�s en premi�re instance. On peut s�interroger sur le fait que Jean Castela ait attendu aussi tard pour parler sur ce sujet, mais quand l�on sait que sans aucun �l�ment de preuve, il a �t� condamn� � 30 ans de prison, on peut comprendre que certaines personnes aient des r�ticences � consid�rer cette justice !

On peut lui reprocher cette attitude et on peut certes le condamner pour ces actes datant de 1994, mais en aucune fa�on ces actes ou ces actions de 1994 ne peuvent �tre constitutifs d�un commencement de preuve dans une affaire totalement diff�rente, celle de l�assassinat du pr�fet Erignac en 1998.

Et si Jean Castela doit �tre condamn�, c�est pour cette affaire de 1994, et non pas pour autre chose. D�ailleurs, si ce dossier de 1994 se trouve m�lang� dans l�affaire Erignac, c�est uniquement pour tenter de semer la confusion en faisant condamner Jean Castela pour 1994, dossier dans lequel il y a quelques �l�ments.

 

Jean Castela a reconnu qu�il avait �t� un suppl�tif du FLNC � cette �poque, et nous acceptons qu�il soit condamn� pour ces faits. Nous estimons par ailleurs qu�avec 7 ann�es de d�tention pr�ventive, il a largement pay� cette aide qu�il a apport�, il y a 12 ans, aux clandestins.


Les probl�mes de sant� de Jean Castela

 

Jean Castela a �t� victime d�un grave malaise cardiaque le 16 mai 2002, dans la cour de promenade de la prison de Fresnes.

Alors qu�il a perdu connaissance et qu�il est sous perfusion dans l�ambulance des pompiers, les gendarmes lui mettent les entraves.

Il a dans un premier temps �t� transport� � l�h�pital de Villeneuve-Saint-Georges.

La pr�sence polici�re est pesante, avec 4 � 5 gardes mobiles en permanence dans la chambre, avec mitraillette et gilet pare-balles, sans compter ceux qui stationnent dans les couloirs. La pr�sence militaire est tellement pesante que le m�decin dit � Jean Castela qu�il ne supporte plus la situation et le renvoie, le 18 mai, sur l�h�pital p�nitentiaire de Fresnes.

Dix jours plus tard, Jean Castela est transf�r� � l�h�pital de Kremlin Bic�tre, l� encore menott� et entrav�. Puis il r�int�grera l�h�pital de Fresnes o� il restera jusqu�au 20 juin, avant de r�int�grer sa cellule.

 

Au cours de ces divers changements d�h�pital, Jean Castela verra 11 m�decins diff�rents � mais aucun ne suit r�ellement le dossier m�dical de bout en bout - et ferra toute une s�rie d�examens : coronarographie, �chographie, test d�effort.

Une tachycardie ventriculaire est diagnostiqu�e, les pulsations cardiaques �tant mont�es lors du malaise � 200/mn, responsables d�une syncope � l�effort.

 

Jean a �t� tr�s �prouv� par ce malaise. Il pesait le 16 mai 73 kg (pour 1m72). A sa sortie de l�h�pital le 20 juin, il p�se 63 kg. Il descendra jusqu�� 55 kg, sans pour autant revoir un m�decin.

C�est dans cet �tat de faiblesse extr�me qu�il compara�tra en juin et juillet 2003 lors du proc�s en premi�re instance. Sa faiblesse et sa tension tr�s basse ne lui permettent pas d�acc�der seul � la salle d�audience et ce sont les gardes mobiles qui le portent tous les jours, assis sur une chaise, jusqu�� la salle d�attente du box des accus�s. Mais c�est sans aide qu�il p�n�tre dans la salle d�audience.

Le stress est tel pour lui qu�il d�veloppera �galement un zona pendant le proc�s.

 

Les interventions m�dicales que Jean Castela a subi

Depuis 2003, Jean Castela a subi deux autres coronarographies. Or, il ne s�agit en aucun cas d�un acte m�dical anodin. En effet, tous les sp�cialistes s�accordent sur ce point. A titre d�exemple, voici quelques extraits d�articles m�dicaux traitant du sujet :

 

Le Dr N. Boyadjian, dans un article intitul� � Le c�ur, son histoire, son symbolisme, son iconographie et ses maladies � dit : � La coronarographie n�est pas d�pourvue de tout danger. Elle comporte une mortalit� qui varie d�apr�s les diverses statistiques de 1 � 10 pour 1000 �.

 

Pierre Hillion, dans la � Chronique Sant� du Corse-Matin � du 23/10/2005 affirme : � La coronarographie est un acte � risque. Les m�decins ne l�ignorent pas, les patients non plus : on leur demande d�ailleurs de "signer une d�charge sur les risque qu�ils encourent" comme le confirme le professeur Pierre Gibelin (Service de cardiologique du CHU de Nice). La coronarographie consiste sous anesth�sie locale � ponctionner l�art�re f�morale au niveau de l�aine (ou l�art�re radiale au bras) pour y placer un cath�ter � minuscule tuyau � que le cardiologue sp�cialis� (le coronarographiste) va remonter par le syst�me art�riel jusqu�� l�entr�e du c�ur, � toucher les valves aortiques. On injecte alors le produit de contraste pour effectuer une radiographie ou angiographie num�rique des art�res coronaires �.

� Incontestablement, ce n�est pas un geste anodin, c�est une technique invasive, oui, c�est un acte � risque � explique le professeur Bernard Padovani.

 

� La coronarographie classique pr�sente des risques connus, soit un d�c�s pour 1000 patients, (selon une �tude portant sur 222 553 coronarographies). Si l�on reporte ce taux au total des coronarographies r�alis�es chaque ann�e en France (200 000) cela repr�sente donc 200 d�c�s par an.

A ces d�c�s il convient de rajouter : 0,6 cas pour 1000 d�infarctus du myocarde, directement provoqu� par la coronarographie ; 0,6 cas pour 1000 d�accident vasculaire c�r�bral ; 0,47 cas pour 1000 d�h�morragie vasculaire� ce qui, au bout du compte, finit par repr�senter des centaines de complications graves li�es chaque ann�e � la coronarographie �.

 

Philippe Beaufils, Professeur � la facult� de m�decine de Lariboisi�re-Saint Louis, service de cardiologie de l�h�pital Lariboisi�re � Paris, nous dit ceci : � Les m�thodes invasives, qu�il s�agisse de l�exploration �lectrophysiologique, du cath�t�risme cardiaque, de l�angiocoronarographie ou encore de l�art�riographie sont consid�r�es comme la r�f�rence, le Gold standard, tant en mati�re d�imagerie que de fonction cardiaque. Toutefois elles sont dangereuses et co�teuses : responsables d�une morbi-mortalit� qui est faible mais non n�gligeable, m�me dans des mains exp�riment�es, elles sont aujourd�hui des indications limit�es, codifi�es, correspondant sch�matiquement � des situations d�urgence, � l��valuation d�un risque grave et � la d�cision d�un traitement lourd de cons�quences, notamment chirurgical �.

 

La maladie de Jean Castela

Deux ans et demi apr�s le malaise cardiaque de Jean Castela, et apr�s trois coronarographies � risques (qui en fin de compte n��taient pas n�cessaires), les m�decins r�ussissent enfin � diagnostiquer sa maladie.

Il s�agit d�une Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmog�ne (DVDA) qui est une maladie g�n�tique rare.

Le professeur G. Thiene la d�finit comme suit : � La DVDA constitue une forme assez unique de cardiomyopathie du fait de la disparition progressive du myocarde et de son remplacement par du tissu fibro-adipeux. La DVDA affecte principalement le ventricule droit, mais progressivement le ventricule gauche peut �tre aussi atteint. La fr�quence r�elle de cette maladie est encore inconnue (�). La maladie serait une cause majeure de d�c�s chez les athl�tes. Malheureusement, il arrive que l�arr�t cardiaque soit le premier sympt�me de la maladie (�). Le diagnostic peut �tre pos� de mani�re non invasive[1] gr�ce � l��lectrocardiogramme, qui met en �vidence des caract�ristiques de la maladie (�). Le traitement est actuellement palliatif[2] est vise � �viter, � l�aide d�anti-aryhtmiques (b�ta-bloquants, amiodarone, fl�cainide), le d�but d�une instabilit� �lectrique mena�ant le pronostic vital �.

 

Le docteur Guy Fontaine, sp�cialiste dans ce domaine, nous dit : � La DVDA peut rester longtemps asymptomatique, (�). Il existe un risque de mort subite (�) �

 

Jean Castela a donc subi une op�ration appel�e � ablation par radiofr�quence �, le 14 janvier 2005, � l�h�pital de la Piti�-Salp�tri�re � Paris. Il est actuellement sous traitement m�dicamenteux de fl�ca�ne et asp�gic.

 

Pour le proc�s en appel qui d�butera le 1er f�vrier, le m�decin de la prison de Fresnes, compte tenu de l��tat de sant� de Jean Castela, a demand� aux autorit�s comp�tentes que les d�placements de Jean Castela de la prison au palais de justice pendant son proc�s se fassent exclusivement en ambulance et non pas en fourgon cellulaire. De plus, Jean Castela devra �tre �quip� pendant tout le proc�s d�un �lectrocardiogramme pour contr�ler son rythme cardiaque.


 

T�moignage de Jean Castela

sur son �tat de sant� (juin 2002)

 

 

� Le 16 mai 2002, lorsque l�accident est arriv�, j��tais en excellente condition.

J�ai d�abord eu un �tourdissement, la t�te qui tourne et une sensation de �jambes vides�. Je me suis appuy� � l�ombre contre un mur mais la m�me sensation persistait. Je me suis assis puis apr�s quelques minutes, on m�a amen� boire � un robinet. Mais la vision �tait de plus en plus embrouill�e, le malaise persistant. J��tais toujours conscient et debout mais j�avais perdu un peu la notion du temps.

On m�a amen� � l�infirmerie, en marchant mais soutenu par un bras (au cas o�), et l� on m�a allong�. A aucun moment je n�ai ressenti de palpitations. Imm�diatement on a pris ma tension, tr�s basse, et on m�a piqu� le bout du doigt pour �valuer le taux de sucre. Il �tait lui aussi tr�s bas. On m�a fait un �lectrocardiogramme. Toujours conscient mais avec des difficult�s pour parler, je r�pondais aux questions que l�on me posait. De plus en plus de monde s�agitait autour de moi. J�ai vu ainsi arriver les pompiers avec un mat�riel d�intervention. Je me rappelle que l�un d�entre eux m�a appuy� fortement sur les yeux. C�est vers ce moment l� que je ne me souviens plus de rien, si ce n�est d�avoir entendu un pompier dire �on va le choquer�.

Je me suis r�veill� sur un brancard en train de sortir d�une ambulance � l�h�pital de Villeneuve-St-Georges. J��tais sous perfusion. Je me rappelle qu�une fois install� dans une salle au service de cardiologie (cela ressemblait aux urgences) un gendarme est venu m�enlever les entraves qu�on m�avait mis aux pieds.

On m�a plac� ensuite dans une chambre, toujours dans le m�me service, o� la surveillance des infirmi�res �tait constante. J�avais en permanence la perfusion, un brassard pour me prendre la tension et le rythme cardiaque, une sorte de capuchon au bout du doigt pour mesurer l�oxyg�nation (si j�ai bien compris) et un petit tuyau qui m�amenait de l�air dans les narines. Durant toute la dur�e de ma pr�sence � cet h�pital un garde mobile avec mitraillette et gilet pare-balles est rest� plant� devant la porte, toujours ouverte, ne me quittant pas des yeux, refusant de laisser ouvrir la fen�tre (alors que dans la journ�e la canicule continuait). Les autres, ils �taient  toujours 4 ou 5, restaient � proximit� (sans parler de ceux qui �taient dehors !).

Un cardiologue est venu me voir (je vais les num�roter pour qu�on s�y retrouve). C�est le n�1. Il m�a dit que j�avais fait un accident tr�s grave, peut-�tre un infarctus. Le lendemain, apr�s de nombreuses piq�res et prises de sang, il est revenu me disant qu�il ne pensait plus � l�infarctus, m�me si au niveau du foie il y avait une l�g�re trace de ce qui est, ou peut �tre secr�t� lors d�un infarctus. L�hypoth�se a �t� finalement �cart�e. Il a diagnostiqu� une tachycardie ventriculaire en m�expliquant que j�avais fait l��quivalent d�une mort subite, pas totale �videmment. Mon c�ur se serait emball� lors du malaise, se maintenant � 200, et en pr�sentant de graves troubles du rythme.

Le m�me jour un autre cardiologue (n�2) m�a pris en charge, avec un interne. Il a confirm� ce que m�avait dit le n�1, me disant que je l�avais �chapp�e belle. Leur probl�me �tait qu�ils n�avaient pas identifi� la cause. Ce cardiologue m�a dit, comme je lui posais la question, qu�on m�avait endormi pour me �choquer�, sans que je perde connaissance.

Le 17 en fin d�apr�s-midi j�ai subi une coronarographie. Pour me transporter en salle d�op�ration il a fallu traverser quelques couloirs et changer d��tage. Il y avait une dizaine de garde-mobiles, arm�s jusqu�aux dents qui entouraient le brancard. L�un d�entre eux est rest� tout le temps dans la salle d�op�ration. Lors des d�placements j��tais pourtant sous perfusion et nu sous un drap.

Le 18 le n�2 et l�interne m�ont fait une �chographie. Ils m�ont expliqu� que la coronarographie n�avait rien r�v�l� de grave. En cherchant bien il y avait peut �tre un l�ger r�tr�cissement d�une art�re, mais quelque chose de tr�s courant et inoffensif d�apr�s eux. Les examens de sang ont par contre montr� un manque de potassium. Tout le reste allait bien. Le n�2, lors de nombreuses discussions, m�a confirm� qu�il ne fallait plus songer � faire du sport, sauf si on me pla�ait un petit bo�tier dans le thorax (un �d�fibrillateur� ou quelque chose d�approchant). Cela d�pendrait d�un nouvel examen � r�aliser, un cath�t�risme. Celui-ci ne pouvant se faire � Villeneuve St Georges le n�2 m�a avou� ne plus supporter la pr�sence envahissante des gendarmes dans le service, si bien que le 18 dans l�apr�s-midi j�ai �t� transf�r� � l�h�pital de Fresnes, � l�unit� des soins continus, en ambulance.

Au service des soins intensifs j��tais en permanence branch� � un appareil contr�lant le rythme cardiaque et la tension. On ne m�a enlev� les perfusions qu�au bout de 3 ou 4 jours. Tous les jours j�avais une piq�re (anticoagulant je crois), une prise de sang, une analyse d�urine, et la prise de m�dicaments (cordarone, sectral, kard�gic). Sont pass�s un cardiologue (n�3) et un m�decin (n�4). A mon arriv�e dans ce service j�ai �t� pes� � 73 kg.

J�ai �t� transf�r� le 23 mai au service cardiologie, laissant ainsi l�unit� des soins continus. J�ai �t� pes� � 68 kg. J�ai vu un m�decin (n�5) le 27. Je passe sur la surveillance r�guli�re de ma tension et de mon rythme cardiaque, 3 fois par jour, et sur un �lectrocardiogramme quotidien.

Le 28 j�ai �t� pes� � 67 kg. Le 30 au matin on est venu me chercher pour me conduire � l�h�pital du Kremlin Bic�tre, sous escorte toujours du m�me type. On m�avait mis sous perfusion. J�ai quand m�me �t� entrav� et menott� au brancard ! Le trajet s�est fait en ambulance. Apr�s une travers�e de l�h�pital digne de Starsky et Hutch, j�ai subi un cath�t�risme. Le gendarme a refus� de me d�sentraver pendant l�examen. Deux cardiologues ont proc�d� au cath�t�risme (n� 6 et 7), naturellement diff�rents de celui de la coronarographie (n�8). J��tais de retour dans la matin�e � Fresnes. Apr�s ces 2 examens, il faut rester 24 h la jambe absolument tendue, au lit, car un gros pansement maintient un point de compression � l�aine � l�endroit o� le c�ble a �t� introduit. C�est dire, dans l��tat o� j��tais, l�utilit� de l�escorte et de son z�le.

Le trois juin le m�decin (n�5) est venu me dire qu�a priori tout allait bien, ce qui m�a �t� confirm� le 5, aucune grave anomalie n�ayant �t� trouv�e. Le 4 juin j�ai �t� pes� � 66 kg. Le 6 juin un cardiologue (n�9) est venu me parler des r�sultats des examens. Si la cause pr�cise n��tait pas identifi�e, visiblement en concertation avec d�autres cardiologues ils ont estim� que d�sormais seul un test d�effort �tait n�cessaire. Dans le cas o� celui-ci ne r�v�lait rien, avec un traitement, � vie (cordarone), je pourrais refaire du sport �sans faire toutefois de comp�tition� ! Dans le cas contraire il faudrait me faire une �lectro-simulation � l�h�pital de la Salp�tri�re. Au d�part le n�2 avait prescrit de faire cette �lectro-simulation en m�me temps que le cath�t�risme mais par la suite les autres cardiologues et en particulier celui de la Salp�tri�re que je ne connais pas mais qui visiblement suit le dossier de pr�s, ont d�cid� que cela n��tait pas utile.

Le 6 juin un autre m�decin (n�10) est venu me voir. Il est je crois responsable du service o� je me trouve, mais ce n�est pas un cardiologue. Il est repass� � plusieurs reprises mais reste dans des g�n�ralit�s. Son passage � toutes les chambres n�est qu�un contr�le de routine. Le 11 juin j�ai �t� pes� � 65 kg.

Le 13 juin j�ai �t� convoqu� par une cardiologue (n�11) ici � Fresnes pour passer le test d�effort. Auparavant elle a lu le dossier et elle est tomb�e sur l�avis du n�2 demandant, en son temps, une �lectro-stimulation. Elle voulait refuser alors le test d�effort. Elle a t�l�phon� au cardiologue de la Salp�tri�re (n�12) pour avoir son avis puisqu�� l��vidence c�est lui qui doit �tre sup�rieur. Il a dit que le test d�effort ne posait aucun probl�me. Celui-ci s�est tr�s bien pass� et rien n�est apparu. Depuis le d�but, en raison du traitement mon rythme cardiaque oscille entre 42 et 48 et la tension reste de l�ordre de 9 - 5,5. Elle m�a dit donc que tout allait bien. Ce que m�a confirm� le n�5 le lendemain, le 14 juin. Le n�5 m�a dit que j�allais retourner dans ma cellule en d�but de semaine et que si, �ventuellement, il �tait d�cid� de me faire l��lectro-stimulation, je reviendrais plus tard. Lors de cette conversation elle m�a dit que j�avais perdu connaissance lors de mon malaise du 16 mai, contrairement � ce que m�avait dit le n�2. En fait ils lisent chacun le dossier qui commence � �tre �pais et je n�ai pas forc�ment le point de vue exact.

Le 14 j�ai port� pendant 24 h un Holter-E.C.G., c�est � dire un �lectro-cardiogramme qui a enregistr� pendant 24 h. La cassette est partie � l�analyse dont les r�sultats devaient �tre connus sous quinzaine. Le 18 j�ai �t� pes� � 63 kg. Une infirmi�re m�indique que je suis inscrit pour un examen (peut-�tre l��lectro-stimulation) mais elle n�en �tait pas s�re.

Mon souci est donc d�avoir un avis unique sur la cause de cette tachicardie ventriculaire, sur les risques de r�cidive, sur le traitement � suivre, sur le suivi m�dical � respecter et sur les activit�s physiques possibles.

Derni�res nouvelles, le 19. Le docteur n�5 m�annonce qu�elle vient de t�l�phoner au cardiologue de la Salp�tri�re et qu�il a confirm� que l��lectro-stimulation n��tait pas n�cessaire. J�ai r�int�gr� la cellule en 1� division � Fresnes quelques jours plus tard.

La �convalescence� va donc se faire dans une cour surchauff�e de 9 m de long sur 4 de large, avec 15 personnes entass�es, entre 4 hauts murs de briques qui r�fractent la chaleur� �

Jean Castela, en juin 2002

 

 


 

Vincent Andriuzzi

 

 

La lettre de sa femme

� En juillet 2003, mon mari Vincent Andriuzzi a �t� condamn� � 30 ans de r�clusion dans le cadre de l�affaire Erignac, bien que depuis son arrestation en mai 1999 il ait toujours clam� son innocence.

Nous avons aussit�t fait appel de cette condamnation. Aujourd�hui, alors qu�il est emprisonn� depuis pr�s de six ans, il m�appara�t essentiel de faire conna�tre la v�ritable personnalit� de mon �poux.

En juillet 2004, j�ai d�cid� de constituer un comit� de soutien sous la forme d�une association loi 1901. Ce comit� de soutien est compos� du noyau familial et de personnes de sensibilit�s diff�rentes parmi lesquelles : Francis Pancrazi, maire de Monte et conseiller g�n�ral ; Pierre Jean Franceschi, diacre ; Michel Quilichini ; Vital Geronimi ; Jean Alain Papi ; Michel Cacciaguerra ; Andr� Leporati ; Jean-Paul Luciani �

Les diff�rentes actions entreprises par le comit� de soutien ont �t� : la cr�ation d�un site web, la mise en circulation d�un texte p�titionnaire demandant un proc�s �quitable au plus t�t, l�envoi d�un courrier type aux diff�rents d�cideurs de l��le (�v�que de la Corse, �lus, pr�sident de l�universit� etc�), enregistrement, en septembre 2004 d�une �mission par RCFM sur la situation judiciaire de Vincent Andriuzzi, conf�rence de presse � Ajaccio le 06/12/2004 avec la ligue des droits de l�Homme, suivie le 08/12/2004 d�une r�union d�information en pr�sence d��lus d�horizons politiques divers. Toutes nos actions ont b�n�fici� en Corse d�une bonne couverture m�diatique.

M. Ange Santini, pr�sident de l�ex�cutif de l�assembl�e de Corse et M. Simon Renucci, d�put� maire d�Ajaccio ont chacun relay� notre action en �crivant � M. Dominique Perben, Ministre de la Justice. A ce jour, plus de 3000 personnes d�horizons sociaux et politiques divers ont adh�r� � notre d�marche.

�tre jug� �quitablement au plus t�t est le seul et unique but que nous poursuivons. �

Rose-Marie Andriuzzi

 

Vincent ANDRIUZZI, son parcours

Vincent Andriuzzi est n� le 16 septembre 1955 � Bastia o� il a eu une enfance heureuse avec une scolarit� normale jusqu�au baccalaur�at scientifique, section C, obtenu en 1974.

Il a ensuite entrepris des �tudes scientifiques � Marseille jusqu�� la licence de math�matiques, obtenue en partie en juin 1977. Il n�a pu terminer le cursus car en septembre de la m�me ann�e, Vincent rejoignait son affectation au Service National o�, au titre de la coop�ration militaire, il exer�ait pendant deux ann�es scolaires en Alg�rie, dans la r�gion des Aur�s, en qualit� de professeur de math�matiques.

A son retour en Corse, Vincent Andriuzzi a occup� diff�rents postes de ma�tre auxiliaire en math�matiques jusqu�en 1981. Las d�une situation professionnelle instable, il exer�ait alors une activit� de repr�sentant de commerce jusqu�en 1983, ann�e o� il d�cidait de reprendre ses �tudes en math�matiques pour terminer ma licence et passer le CAPES qu�il a obtenu en 1985, � la fin de l�ann�e de stage pratique. Ce stage ayant �t� effectu� � Bastia, c�est tout naturellement que Vincent Andriuzzi a demand� une affectation en Corse, dans le cadre du mouvement national auquel il �tait astreint � participer.

Alors que l�Acad�mie de Corse disposait de places dans la discipline, c�est en r�gion parisienne que l�administration entendait l�affecter. Avec d�autres coll�gues dans la m�me situation, ils ont contest� leurs affectations et apr�s quelques moments de vive tension, ils ont obtenu gain de cause et sont rest�s en Corse o� Vincent Andriuzzi a exerc� dans plusieurs �tablissements bastiais. Lors de son interpellation du 26 mai 1999, Vincent exer�ait pr�cis�ment au coll�ge de Lucciana.

Par ailleurs, au registre de sa formation, il a �t� amen� � suivre un cursus de Conducteur de Travaux en b�timents � Toulouse, de septembre 1991 � janvier 1993 en pr�vision de la cr�ation � venir d�un BTS du b�timent dans l�Acad�mie de Corse. Cette cr�ation �tait envisag�e par la Collectivit� Territoriale de la Corse, responsable du sch�ma r�gional des formations. Malheureusement, � son retour dans l��le, la Collectivit� Territoriale avait chang� ses projets en la mati�re. Vincent Andriuzzi a pu n�anmoins mettre en pratique ses nouvelles connaissances dans le domaine du b�timent puisque le Rectorat lui a propos� d�intervenir pendant deux ann�es en tant que formateur et coordonnateur au sein du GRETA, organisme de formation continue pour adultes. Vincent obtenait aussi l�autorisation de son administration de tutelle d�exercer une activit� compl�mentaire au sein du monde de l�entreprise, l�objectif �tant d�approfondir sa propre formation professionnelle et de d�velopper un tissu relationnel dans la profession dont il entendait faire profiter ses �l�ves stagiaires.

Sur un plan plus personnel et depuis 1980, Vincent partage la vie de Rose-Marie MATTEI, son �pouse, Directrice d�une agence du Cr�dit Agricole en Corse et qui ont deux enfants : Francesca-Maria, n�e en 1987 et Antone-Michele, n� en 1995". 

 

 

Vincent ANDRIUZZI et l'affaire Erignac : ses explications

� Mon premier contact avec ce qu�il est convenu d�appeler � l�affaire ERIGNAC � a eu lieu lors de mon interpellation suivie de ma mise en garde � vue le 18 novembre 1998.

A mon domicile ont �t� saisis mon mat�riel informatique, ainsi que mon agenda et mon t�l�phone portable, pour l�essentiel. Transf�r� � Paris aux services de la DNAT, avec quatre autres personnes (Jean-Philippe ANTOLINI, Jean CASTELA et son �pouse Stella, Jean-Nicolas ANTONIOTTI). J�ai r�pondu du mieux possible aux innombrables questions pos�es. Au terme de soixante-douze heures de garde-�-vue, j�ai �t� remis en libert�, avant donc la fin de celle-ci, sans qu�� l��vidence aucune charge ne soit retenue contre moi. Il en a �t� de m�me pour Jean-Nicolas  ANTONIOTTI mais par contre Jean-Philippe ANTOLINI ainsi que Jean et Stella CASTELA ont �t� incarc�r�s � l�issue de leur garde-�-vue dans le cadre d�une commission rogatoire annexe.

J�ai ensuite �t� convoqu� par le juge d�instruction Mme LE VERT, le 02 avril 1999, en qualit� de t�moin pour une audition de plus de quatre heures. L� encore sans cons�quences.

Enfin, le 26 mai 1999, j�ai �t� arr�t� et transf�r� de nouveau � Paris, mon �pouse subissant le m�me sort. Cette fois-ci je d�cidai de garder le silence durant toute ma garde-�-vue et m�en expliquai devant les policiers. C�est ainsi que, pr�sent� devant le magistrat instructeur, j�ai �t� mis en examen pour � complicit� d�assassinat � et �crou� � la maison d�arr�t de Fleury-M�rogis, mon �pouse quant � elle ayant �t� lib�r�e apr�s quarante-huit heures d�interrogatoire. Sur mon attitude, je me suis compl�tement expliqu� devant le juge BRUGUIERE � l�occasion du d�bat contradictoire pour le maintien en d�tention.

J��voquai devant lui ma tr�s grande inqui�tude � l�occasion de cette deuxi�me interpellation. En effet d�s les premiers moments, j�ai senti de la part des policiers un net changement d�attitude par rapport � la premi�re fois, me laissant entendre que � cette fois-ci, ce ne serait pas comme la derni�re fois��. Arrivant dans les locaux de la DNAT, j�ai pu constater de suite l�extr�me tension qui y r�gnait.

Il faut rappeler que le 21 mai pr�c�dent avaient �t� arr�t�es plusieurs personnes � Ajaccio parmi lesquelles certaines avaient reconnu leur implication dans l�assassinat du Pr�fet Erignac. Parmi ces personnes figurait Alain FERRANDI avec qui j�entretenais des relations professionnelles que j�expliciterai plus loin.

Et puis surtout, il y avait ces rumeurs largement diffus�es, y compris par la presse, concernant une r�union, soit disant conspiratrice, � Ajaccio le 19 ao�t 1998, plus de six mois apr�s la mort du Pr�fet Erignac, � laquelle j�aurais particip� en compagnie de Jean CASTELA et d�Alain FERRANDI, au domicile de la s�ur de ce dernier. Nous y reviendrons.

Ayant eu connaissance de ces rumeurs et autres articles de presse avant mon interpellation, en entendant dans les m�dias qu�Alain FERRANDI avait reconnu sa participation � l�assassinat du Pr�fet Erignac, j�ai eu peur de me trouver au centre d�une manipulation et je pr�f�rai garder le silence, r�servant mes explications au juge d�instruction.

J�ai du attendre la fin ao�t pour �tre entendu par Mme LE VERT sur le fond et ainsi m�expliquer compl�tement. Mais pour autant, j�ai �t� maintenu en d�tention par la suite malgr� mes demandes de mise en libert�. Pire, le 2 d�cembre 1999, j�ai �t� mis en examen dans un dossier connexe, celui des attentats de  Strasbourg, Pietrosella et Vichy perp�tr�s en 1997, ainsi que dans un troisi�me dossier relatif � des attentats ayant eu lieu en 1994 o� j��tais mis en cause - fort opportun�ment - comme un ancien membre du FLNC canal historique. La nasse judiciaire ainsi constitu�e, je demeurais incarc�r� � Fleury-M�rogis.

N�anmoins une lueur d�espoir m�est apparue lorsque la chambre d�appel (devenue d�sormais chambre de l�instruction) m�a remis en libert� dans le dossier Erignac le 12 janvier 2001. C��tait pour moi un signe fort. Mais je demeurais incarc�r� dans les deux autres dossiers car la Justice estimait que bien qu�offrant toutes les garanties de repr�sentation il y avait me concernant une suspicion de d�lit de fuite.

J�ai donc d� attendre le proc�s qui s�est ouvert deux ans et demi plus tard pour tenter de d�bloquer ma situation, mes nombreuses demandes de lib�ration recevant toutes, entre temps, une r�ponse n�gative. Pour m�moire, je signalerais que j�ai m�me �crit en f�vrier 2000 au Garde des Sceaux, en recommand� avec accus� de r�ception, avec copie au Premier Ministre, pour l��clairer sur ma situation. Je n�ai pu que d�plorer que ma correspondance soit rest�e sans suite. 

A noter que concernant mes conditions carc�rales, j�ai �t� transf�r� de la maison d�arr�t de Fleury-M�rogis � celle de Fresnes le 11 janvier 2002, sur instruction de Mme LE VERT, sans qu�il y ait eu de ma part une quelconque entorse au r�glement de l�Administration P�nitentiaire. Ne peut-on penser alors que mon d�placement vers une maison d�arr�t aux conditions plus difficiles s�inscrivait dans une tentative de d�stabilisation psychologique ?

C�est donc le 2 juin 2003 que s�est ouvert � Paris � le proc�s Erignac �, les trois dossiers �voqu�s plus haut ayant �t� regroup�s en un seul. Inutile d�insister sur la charge �motionnelle de ce moment qui �tait � son comble. Ce sont au total onze personnes qui ont comparu, dont deux en pr�venus libres.

Pour ma part, l�accusation dans son ordonnance de renvoi me pr�sentait comme un des responsables de l�assassinat, ayant particip� � la r�daction des communiqu�s de revendication du " groupe des anonymes ", ce que bien sur je contestais avec force comme je l�ai fait depuis le premier jour.

Sans entrer ici dans le r�cit exhaustif de l�audience, d�une dur�e de six semaines, on retiendra que les d�bats ont permis de mettre � bas les �l�ments pr�sent�s contre moi par l�accusation � l�appui de sa th�se.

Avant d�y revenir plus en d�tail, notons que les principales questions me concernant et qui posaient probl�mes ont �t� abord�es, que ce soit ma mise en cause comme ex-membre du FLNC canal historique, la pr�sence sur mon ordinateur d�un texte pour le moins bizarre, mes relations t�l�phoniques ou encore cette fameuse journ�e du 19 ao�t 1998.

J�ai tent� d��clairer la Cour sur toutes ces questions et mon avocat, Me MAISONNEUVE s�est attach� � d�monter la construction de l�accusation. Par ailleurs, concernant les attentats de Strasbourg, Pietrosella et Vichy, o� j�ai �t� condamn�, on peut remarquer qu�en plusieurs semaines d�audience aucune question ne m�a �t� pos�e sur ces faits.

Au final, le 11 juillet 2003, la Cour d�assises de Paris sp�cialement compos�e m�a condamn� � trente ans de r�clusion criminelle. Les observateurs avis�s n�ont pas manqu� de souligner l�incoh�rence de cette sanction, soulignant m�me que pesaient contre moi � les charges les plus �vanescentes � (Le Figaro du 12 et 13 juillet 2003). Manifestement, d�autres consid�rations que celles du droit ont motiv� la d�cision finale me concernant. Pour ma part, toujours d�cid� � faire reconna�tre mon innocence dans ce dossier, j�ai d�cid� de faire appel de ce jugement inique �.

 

 

Vincent Andriuzzi : son engagement associatif

Le 5 mai 1992 tombait la tribune de Furiani. Avec elle, 2000 spectateurs sont projet�s dans le vide� La Corse, la France, sont en deuil� Certaines personnes resteront handicap�es. Un homme, parmi elles, faisait construire sa maison individuelle. Quant elle fut finie, quelques semaines plus tard, il ne put y entrer�

 

C�est avec cette triste r�alit� qu�en septembre 1993 Vincent Andriuzzi, alors Pr�sident de l�Association pour la Valorisation de la Qualit� de l�Habitat en Corse, d�cide de mener � bien la r�alisation du projet � Megliu Esse �. Traduisez : mieux �tre.

Rien n�est pr�vu pour vivre en fauteuil roulant dans cette maison neuve.

L�AVQHC n�ayant pas sp�cialement vocation � s�occuper des probl�mes des handicap�s, engage tout de m�me une r�flexion sur l�adaptation de l�habitat pour les personnes � mobilit� r�duite. Pour atteindre cet objectif, l�association a travaill� en partenariat avec des �tudiants en B.T.S. d�action commerciale du lyc�e Jeanne d�Arc de Bastia. Avec eux, l�AVQHC a d�velopp� un v�ritable projet �ducatif. Les r�sultats de cette �tude ont �t� rendus publics le 18 d�cembre 1993 � l�occasion d�un colloque.

L��tape suivante a �t� la construction d�une unit� pilote. Cette partie du projet a impliqu� des constructeurs, membres de l�Union Nationale des Constructeurs de Maisons Individuelles (UNCMI), ainsi que de nombreux acteurs de la construction et du monde associatif comme la d�l�gation de Haute Corse de l�Association des Paralys�s de France (APF). Le Minist�re de l�Equipement, du Logement et des Transports est aussi partenaire de ce formidable projet. La coordination du groupe de travail ainsi mis en place �tant assur�e par Vincent Andriuzzi pour l�AVQHC. Ce projet a �t� pr�sent� en mairie d�Ile Rousse devant Mr Pierre Pasquini, alors D�put�-Maire de cette ville, le 18 mars 1994. L�unit� pilote d�habitation con�ue et adapt�e pour le mieux vivre des personnes � mobilit� r�duite a �t� inaugur�e le 25 juin 1994, en pr�sence de tr�s nombreuses personnalit�s li�es au projet. Parce ce que les enjeux humains et �conomiques sont d�importance, l�entreprise s�inscrit dans le temps. D�but�e en septembre 1993, elle s�est poursuivie jusqu�en 1995. Cette d�marche a �t� reprise au niveau national par l�UNCMI, pour lui donner encore plus d�ampleur.

L�implication dans l�associatif de Vincent Andriuzzi est � l��vidence totale et on pourra noter, qu�� la p�riode 1994 son r�el centre d�int�r�t �tait bien dans ce projet.

 

 

Vincent ANDRIUZZI : son engagement nationaliste

L�essentiel de l�engagement nationaliste de Vincent Andriuzzi a eu lieu dans le domaine syndical. C�est en 1985 qu�il a adh�r� au S.C.I. (Sindicatu Corsu di l�Insignamentu). Il y a trouv� un espace de r�flexion et d�action sur la question des affectations des personnels enseignant en Corse, ainsi que sur la valorisation de l�enseignement de la langue corse, th�mes auxquels il �tait tr�s sensible. Vincent Andriuzzi a m�me occup� la fonction de Pr�sident du syndicat pendant une ann�e et a �t� �lu en tant que repr�sentant des personnels certifi�s � la Commission Administrative Paritaire Acad�mique en 1990.

A partir de 1991, pour des raisons professionnelles li�es d�une part � sa formation et d�autre part � son activit� compl�mentaire dans le domaine du b�timent, Vincent Andriuzzi a consid�rablement r�duit son militantisme syndical. N�anmoins, poursuivant son m�tier d�enseignant, il a tenu � maintenir son adh�sion, fut-elle formelle, � une organisation syndicale.

A noter qu�en 1989 Vincent Andriuzzi s�est rapproch� de la Cuncolta Naziunalista, en tant que sympathisant. Il a eu l�occasion d�assister � des r�unions sans pour autant avoir une pr�sence r�guli�re et du fait, l� encore, de ses activit�s professionnelles qui l�ont �loign� de Corse en 1991, il n�a plus donn� suite.

D�autant que, dans les ann�es qui ont suivi, les fortes tensions entre les mouvements, avec ce qu�il est convenu d�appeler la guerre fratricide, l�ont fortement perturb�. Depuis lors, il n�a plus d�attache avec aucun parti nationaliste, bien que Vincent Andriuzzi maintienne ses convictions.

 

 

Vincent ANDRIUZZI et le Groupe FILIPPI

En 1995, alors que Vincent Andriuzzi poursuivait son m�tier d�enseignant, il a accept� de collaborer avec le Groupe Filippi dont l�activit� principale est la location de voitures. Le Groupe le sollicitait pour une mission de conduite de travaux pour l�ensemble de ses infrastructures : il s�agissait d�intervenir, en fonction des besoins, sur les diff�rents sites de l�entreprise afin d�y diriger les travaux. C�est cette activit� que, parall�lement � celle de professeur, Vincent Andriuzzi exer�ait encore en mai 1999, lors de son arrestation.

Il faut pr�ciser qu�au sein du Groupe Filippi, dont le PDG, feu Jean-Fran�ois Filippi �tait le cousin germain de Vincent Andriuzzi, le propre p�re de Vincent avait exerc� la m�me fonction de conduite de travaux pendant plus d�une d�cennie, avant de s�en retirer, atteint par la maladie. C�est donc au titre d�une certaine continuit� familiale, fort de sa formation et d�un h�ritage d�exp�rience paternelle que Vincent Andriuzzi a accept� la proposition faite par ses cousins, les enfants de Jean-Fran�ois Filippi, qui reprenaient la direction de l�entreprise apr�s l�assassinat de leur p�re en d�cembre 1994.

 

Il est particuli�rement important d'appr�cier le travail consid�rable effectu� par Vincent Andriuzzi, malgr� les tentatives par l'accusation de minimiser la r�alit� de cette collaboration. D'autant que, concr�tement son action a �t� possible, en compl�ment de son activit� principale de professeur, gr�ce d'une part � la proximit� du si�ge social du Groupe o� il se rendait r�guli�rement et d'autre part du fait d'un emploi du temps de professeur qui lui laissait des demi-journ�es (voire des journ�es enti�res) de libre, sans parler des cong�s scolaires.

 

 

Travaux que Vincent Andriuzzi a supervis� pour le Groupe FILIPPI

Agence / Lieux

Date

Type de travaux

Intervenants

 

A�roport de CAMPO DELL'ORO AJACCIO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jul 96

Jul 97

Jul 97

 

Jul 97

Dec 97

Mai 98

Mai 98

Mai 98

Mai 98

Jun 98

Jun 98

Jun 98

Jul 98

Jul 98

Jul 98

Sep 98

Jan 99

Jan 99

Electricit�

Electricit�

Am�nagement du Parc Ma�onnerie

Barri�res automatiques

Plomberie

Travaux portiques de lavage

Electricit�

Plomberie

Ma�onnerie

Ma�onnerie

Carrelages

Terrassements

Travaux portiques de lavage

Plomberie

Electricit�

Ma�onnerie

Menuiseries m�talliques

Peintures

Ets Fran�ois LECCIA ZI Baleone 20167 MEZZAVIA.

Ets Fran�ois LECCIA ZI Baleone 20167 MEZZAVIA.

SARL BATEX 6, rue San Lazaro  20000 AJACCIO.

 

Automatismes Corses 20290 BORGO.

E.U.R.L. MURA Appieto 20167 MEZZAVIA.

PETRACUMPAC ZI Vazzio 20090.

Ets Fran�ois LECCIA ZI Baleone 20167 MEZZAVIA.

E.U.R.L. MURA Appieto 20167 MEZZAVIA.

RENOVA Rue Del Pellegrino 20000 AJACCIO.

RENOVA Rue Del Pellegrino 20000 AJACCIO.

TNA ZI Baleone 20167 MEZZAVIA.

Ets SPANU 20117 CAURO.

NEMA 20166 PORTICCIO.

E.U.R.L. MURA Appieto 20167 MEZZAVIA.

Ets Fran�ois LECCIA ZI Baleone 20167 MEZZAVIA.

RENOVA Rue Del Pellegrino 20000 AJACCIO.

ATS 20167 ALATA.

ARTS ET FACADES 20117 CAURO.

 

 

 

 

BUDGET Bd Lantivy 20000 Ajaccio

Fev 97

Tous corps d'�tats (projet)

SARL ART DECO 13 av. Imp�ratrice Eug�nie 20000 Ajaccio.

 

 

HERTZ Porto Vecchio

Avr 97

Avr 97

Ma�onnerie

Enseignes

Ent SCAMPUDDU 20114 FIGARI.

CORSE ENSEIGNES Av No�l Franchini 20000 Ajaccio

 

Agence HERTZ AJACCIO Ville

Dec 97

Rev�tements des sols

TNA 20167 MEZZAVIA.

 

 

Agence HERTZ ILE ROUSSE

Fev 98

Peintures

TIBERI J.P. 20220 MONTICELLO.

 

 

A�roport de CALVI

Fev 99

Enseignes

Enseignes VINCENTI ZI 20600 BASTIA.

 

 

Agence HERTZ BASTIA Ville

Avr 99

Peintures

BATI DECORS 2B 20620  BIGUGLIA.

 

 

HERTZ

Mar 96

Electricit�

Ets CRUCIANI Casatorra  20620 BIGUGLIA.

 

 

A�roport de BASTIA PORETTA

D�c 96

Ma�onnerie

PIMENTA ANGELO 20620 BIGUGLIA.

 

 

Box Accueil A�roport Poretta

Jan 97

Jan 97

Jan 97

Electricit�

Peintures

Enseignes

Ets CRUCIANI Casatorra  20620 BIGUGLIA.

BATI DECORS 2B 20620 BIGUGLIA.

Enseignes VINCENTI ZI 20600 BASTIA.

 

 

BUDGET PORETTA

Fev 97

Fev 97

Electricit�

Enseignes

Ets CRUCIANI Casatorra  20620 BIGUGLIA.

Enseignes VINCENTI ZI 20600 BASTIA.

 

 

B�timent SOBADI PORETTA

Mar 97

Avr 97

Avr 97

Electricit�

Ma�onnerie

M�tallurgie

Ets CRUCIANI Casatorra  20620 BIGUGLIA.

Etp FERREIRA Antonio BASTIA.

SOCOMETAL 20620 BIGUGLIA.

 

 

 

 


 

Agence /  Lieux

Dates

Type de travaux

Intervenants

Garage FILIPPI AUTO A�roport de

BASTIA Poretta

Mai  97

 

Jul 97

Jul 97

Sep 97

Sep 97

Jan 98

Avr 98

Mai 98

Jun 98

Jun 98

Jun 98

 

Jul 98

Jul 98

Oct 98

Oct 98

D�c 98

Fev 99

Mar 99

Electricit�

 

Electricit�

Barri�res Parking

Barri�res Parking

Electricit�

Electricit�

Electricit�

Electricit�

Electricit�

Ma�onnerie

Barri�res automatiques

Portail roulant

Contrat maintenance

BTP

Etanch�it�

BTP

Menuiseries

Rideaux m�talliques

Electricit�

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

 

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

Automatismes Corses 20290 BORGO.

Automatismes Corses 20290 BORGO.

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

Etp FERREIRA Antonio BASTIA.

Automatismes Corses 20290 BORGO.

 

Automatismes Corses 20290 BORGO.

SARL FRANCESCHINI 20600 FURIANI.

ISOLA 20600 FURIANI.

SARL FRANCESCHINI 20600 FURIANI

Ets LIMONGI 20600 FURIANI.

FERROSUD 20213 FOLELLI.

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

Travaux en cours(� la date de l'interpellation de Vincent Andriuzzi, en Mai 99)

Am�nagements du Garage de l'a�roport de BASTIA-PORETTA

Permis de construire N�2B1489B0019, Architecte: Paul NAVARRA 20620 BIGUGLIA

Am�nagement de la villa de

Mme FILIPPI Genevi�ve

20290 Lucciana

Jul 96

Aou 96

Ma�onnerie

Electricit�

Vid�o surveillance

Portail automatique

Etp PASQUALE Francesco Ortale 20620 BIGUGLIA.

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

Automatismes Corses 20290 BORGO.

Automatismes Corses 20290 BORGO.

 

R�novation de l'appartement de M.  Eric FILIPPI R�s. A Canonica

20290 Lucciana

Oct 96

Nov 96

Ma�onnerie

Electricit�

Placards

Porte blind�e

Etanch�it�

Carrelages

Peintures

Etp FERREIRA Antonio  BASTIA.

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA

PRO'POSE Falconaja 20600 FURIANI

Bastia Protection 20 Av Emile Sari 20000 BASTIA.

ISOLA 20620 BIGUGLIA.

Corse Carrelages 20600 FURIANI.

LE ROCH 20600 Casatorra.

R�novation de la r�sidence secondaire

De M. Eric FILIPPI  Mariana- Plage

20290 Lucciana

Mar 98

Avr 98

Menuiseries

Peintures

Ets LIMONGI 20600 FURIANI.

LE ROCH 20600Casatorra.

Restaurant " Mariana Plage" Quartier

Pineto 20290 Lucciana

Fev 97

Mar 97

 

 

 

 

 

 

 

D�c 97

Jul 97

Peintures

Four � Pizzas

Marbrerie

Ma�onnerie

Panneaux de Pub

Stores, Baches

Menuiseries

Electricit�

Vitrerie

Alarmes

Publicit�s peintes

BATI DECORS 2B 20620BIGUGLIA.

Comptoir de pl�tre 20600 FURIANI.

La Marbrerie ZI Bastia 20600 BASTIA.

Etp FERREIRA Antonio BASTIA.

FERROSUD 20213 FOLELLI.

SARL MORELLINI 20290 BORGO.

MDL 20215 VESCOVATO.

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

CASAVER 20600 FURIANI.

Ets CRUCIANI Casatorra 20620 BIGUGLIA.

Bastia Publicit�s ZI FURIANI 20600 BASTIA.

 

Revue de presse

Articles �voquant Jean Castela et Vincent Andriuzzi dans diff�rents magazines et journaux.

 Pour lire la revue de presse cliquez sur les images r�duites de chaque article

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce dossier a �t� r�alis� par le

Comit� Anti R�pression

 

 

Pour toute question ou compl�ment d�information, vous pouvez joindre au t�l�phone les porte-parole du CAR :

               Stella Castela au 06 22 20 88 84,

               Jean Philippe Antolini au 06 23 53 65 26,

et avant le proc�s, vous pourrez envoyer des fax au  04 95 35 04 54
ou des e-mail � l�adresse Internet suivante :

               [email protected]

 


[1] C�est-�-dire sans intervention chirurgicale impliquant le passage d�un cath�ter dans les art�res, ce qui veut dire explicitement qu�il n�y a pas besoin de coronarographie.

[2] C�est-�-dire que ce traitement ne permet pas de gu�rir mais seulement de pr�venir un nouveau malaise.