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CONFERENCE DE PRESSE DU VENDREDI 7 MAI 2004
U RIBOMBU CAMPER� !
U Ribombu di a Corsica Nazione se voit contraint, pour des raisons financi�res, de poursuivre sa parution sous une forme simplifi�e. En effet, notre journal n�a plus les moyens financiers n�cessaires � sa publication telle qu�elle a �t� effectu�e jusqu�� aujourd�hui.
Lorsqu�on sait que la presse hexagonale, �crite et t�l�visuelle, n�a cess� de sugg�rer ces derniers mois qu� U Ribombu �tait au c�ur d�un syst�me mafieux et vivait du racket, on mesure l�aspect surr�aliste de ces all�gations, ind�pendamment de leur bassesse, en toute confraternit� : on n�a jamais entendu dire que les mafieux � racketteurs de surcro�t � avaient des probl�mes de fin de mois ! Il est regrettable que des confr�res parisiens se soient d�lib�r�ment livr�s � ce type de manipulations qui n�a d�autre but que de salir tous les collaborateurs d�un journal d�opinion et au-del�, le mouvement national corse dans son ensemble.
U Ribombu n�a jamais demand� ni re�u un centime d�argent public. Et l�on sait les sommes consid�rables d�argent public allou�es � certains confr�res en difficult�, journaux d�opinion, que nous ne citerons pas par confraternit�. Mais il faut, pour trouver gr�ce aux yeux de certains, d�livrer les bonnes opinions et les bonnes informations. Au m�pris de la libert� d�expression.
U Ribombu est victime d�odieux amalgames colport�s par ceux-l� m�mes qui auraient d� les combattre.
L�opinion publique, qui conna�t les collaborateurs de notre journal � la Corse est un microcosme � pourra juger des mauvais proc�s faits � l�organe d�expression d�une sensibilit� politique corse, m�me si tout le monde ne partage pas nos analyses que nous n�avons jamais, au Ribombu, pr�tendu imposer � qui que ce soit.
U Ribombu est, depuis quelques temps, victime d�une offensive sans pr�c�dent : pressions sur ses annonceurs, pers�cutions administratives de la part des services fiscaux et des caisses, instruction � charge sur la base de sa ligne �ditoriale et de son contenu, all�gations mensong�res sur l�existence d�une pr�tendue direction occulte issue du F.L.N.C., multiplication des interpellations ainsi que des auditions d�anciens ou d�actuels membres de la r�daction du journal�
Que les choses soient claires : U Ribombu n�a jamais cach� sa sympathie et sa solidarit� politique � l��gard des militants qui ont d�cid� d�avoir recours � la clandestinit�. Toutefois, il n�a jamais exist� et il n�existe pas de lien structurel entre le F.L.N.C. et U Ribombu.
Le reste est une affaire d�id�es politiques, donc de libert� d�expression.
Au-del� de cette agression inqualifiable, U Ribombu poursuivra son travail, dans la difficult� mais avec s�r�nit� : UN STAREMU MAI ZITTI !
U RIBOMBU
DELIT D�OPINION
Les modalit�s du contr�le judiciaire m�interdisant tout contact avec Yvan Bourdiec, r�dacteur en chef du Ribombu, je ne puis participer physiquement � cette conf�rence de presse.
Je tiens cependant � r�affirmer ma totale solidarit� avec toute l��quipe du Ribombu au sein de laquelle j�exerce depuis longtemps les fonctions de r�dacteur d�articles politiques et d��ditorialiste.
Au-del� d�une fantaisiste accusation fond�e exclusivement sur les propos mensongers de Monsieur Pinot de Nouvelles Fronti�res, force est de constater que les enqu�teurs et le juge ciblent la ligne �ditoriale du Ribombu, accusant ce dernier de ne pas condamner l�action du FLNC. Si c�est bien cette ligne �ditoriale qui est en cause, il nous faut rappeler qu�elle rel�ve exclusivement de la libert� de pens�e et de la libert� de la presse. D�ailleurs, le parquet de Bastia re�oit chaque semaine plusieurs exemplaires du journal et aucune poursuite n�a jamais �t� engag�e de ce chef. En ce qui me concerne, comme je l�ai d�clar� au juge d�instruction, je contribue depuis des ann�es � l��laboration de cette ligne �ditoriale, au demeurant proche de la ligne politique de Corsica Nazione.
Si l�on cherche � incriminer les positions de ce mouvement politique, je tiens � en assumer personnellement la responsabilit�, car je suis, depuis plusieurs ann�es, le chef de file de Corsica Nazione. Dans ce cas, je demande � �tre officiellement mis en accusation sur ce fondement, � savoir sur mes propos et mes �crits, donc sur mes id�es.
Cette affaire me semble r�v�latrice de l��tat d�esprit pr�valant aujourd�hui et de l�aspect inquisitorial des proc�dures ouvertes actuellement contre les nationalistes corses. Elle touche � des enjeux consid�rables en termes de libert�s publiques, ce qui nous conduit � interpeller solennellement � ce sujet les premiers concern�s apr�s U RIBOMBU, � savoir les journalistes, corses et parisiens�
Bastia, le 7/05/2004 Jean-Guy TALAMONI |