La Lutte de Lib�ration Nationale, c'est l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte arm�e.
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CHJAMA � MANIFEST�

R�cemment, trois d�tenus en fin de peine, pouvant naturellement b�n�ficier du dispositif de la conditionnelle, ont �t� rapproch�s � la prison de Borgu. Apr�s de nombreuses ann�es de faux discours, de vaines promesses et d�atermoiements, le gouvernement fran�ais a d�montr�, s�il en avait la volont�, la possibilit� d�incarc�rer � proximit� de leur lieu originel, et familial, les personnes poursuivies pour leur engagement politique.

Ce geste est � prendre en consid�ration mais malheureusement ne suffit pas : Le C.A.R. attend toujours du gouvernement en question, la pr�cision de ses intentions qui, en l�absence de toute lisibilit�, suppose deux appr�ciations oppos�es :

-         La premi�re, celle de la mise en place d�un r�el processus global et pour lequel le C.A.R. est pr�t, avec toutes les institutions concern�es, � prendre ses responsabilit�s.

-         La seconde, celle d�une poudre aux yeux visant, � un moment donn�, � manipuler une situation politique de rentr�e et une opinion publique soumise � toutes les intoxications.

L�absence de gestes et de discours significatifs des autorit�s en place, malgr� notre r�cente demande publique, laisse peu de place au doute : nulle disposition n�est clairement affich�e pour un traitement g�n�ral du probl�me pos� et qui touche plus de 50 prisonniers politiques.

A l�inverse les conditions de d�tention mat�rialisent la r�alit� d�un r�gime particulier, de �sous droit commun�, et qui visent � isoler et d�stabiliser psychologiquement les militants et sympathisants nationalistes emprisonn�s.

Ces revendications traduisent avec l��loignement carc�ral et familial, la duret� d�un quotidien qui met en �vidence la r�alit� d�une double peine abjecte et immorale.

Mais la maltraitance n�a pas de limites. On continue � tabasser dans les ge�les de l�Etat fran�ais. Herv� SANTELLI, d�tenu � Fresnes, a �t� il y a peu, extrait de sa cellule, sa t�te recouverte d�une couverture pour qu�il ne puisse voir ses gardiens�agresseurs et pass� � tabac� Puis transf�r� � Nanterre.

Il rejoint en cela Charles SANTONI, lourdement condamn�, et pour lequel, apr�s des atteintes physiques sous pr�texte d�une tentative d��vasion invent�e pour la circonstance, on a programm� avec isolement � la cl�, le tour de France des centrales et des maisons d�arr�t. Moulins, Arles, puis Luynes et aujourd�hui Avignon, au rythme moyen d�une maison d�arr�t tous les trois mois !  Charles SANTONI et son avocat ont port� plainte contre cette situation arbitraire et ill�gale. D�autant que les deux autres d�tenus soi-disant complices avec lui de la tentative d��vasion ne sont pas mis � l�isolement, et c�est tant mieux. Alors pourquoi une fois encore une exception ? Parce que visiblement c�est le fait m�me d��tre corse qui est ici mis en cause.

Quant � Didier MARANELLI, Joseph VERSINI, Philippe FABRI, Patrick CASTRENO et Ricardo BIANCO, eux aussi lourdement condamn�s, ils sont toujours d�tenus en maison d�arr�t�

Les condamn�s qui sont en maisons centrales, quant � eux, ont largement b�n�fici� d�une mesure de dispersion ! Encore plus loin de leur famille, �parpill�s dans l�hexagone et isol�s les uns des autres. Et l� encore une mesure restrictive particuli�re, l��tiquette de � D�tenu Particuli�rement Surveill� Minist�riel �. Ce qui signifie qu�ils sont plac�s sous la tutelle directe du ministre de la justice.

Ces exemples l�, pour ne citer que ceux�l�, ternissent et relativisent la port�e des trois rapprochements : ils mettent en relief la continuit� d�une pratique r�pressive qui, apr�s les proc�dures judiciaires et polici�res, continuent jusqu�au fin fond des cellules.

Ces exemples l�, pour ne citer que ceux�l�, ternissent et relativisent la port�e des trois rapprochements : ils mettent en relief la continuit� d�une pratique r�pressive qui, apr�s les proc�dures judiciaires et polici�res, continuent jusqu�au fin fond des cellules.

Face � l�incapacit� d�un gouvernement � faire preuve de compr�hension, de respect des droits humains et de courage politique, et � la l�che soumission d�un pr�sident et d�un ex�cutif de notre collectivit� territoriale � se taire devant tant d�injustice, le C.A.R. continue son inlassable combat par un appel � la mobilisation populaire � travers l�organisation d�une premi�re manifestation de rentr�e le samedi 9 octobre, � partir de 17 heures place de la gare � Aiacciu.

Cette manifestation aura un double message : d�une part r�affirmer sans ambigu�t� notre totale et fraternelle solidarit� avec tous les patriotes corses emprisonn�s et recherch�s, et d�autre part rappeler � l�Etat fran�ais, le respect des droits de l�homme et la mise en place d�un processus de traitement global de la question pos�e qui ne pourra se r�soudre que par le rapprochement de tous les d�tenus � Borgu et � terme, leur lib�ration.

Le C.A.R. appelle toutes les personnes � participer et renforcer cette manifestation..

TUTTI IN AIACCIU PIAZZA DI A GARA 17 H SABATU 9 UTROVI 2004