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Meeting Unione Naziune per una soluzione pulitica : Le discours du Candidat Jean Marie Poli

Le lundi 4 juin 2007 : (Corse - L�gislatives 2007)  C'est devant plus de 500 personnes que ce sont exprim�s tour � tour les candidats nationalistes qui sont en campagne dans toute la corse pour les l�gislatives.

Voici l'int�gralit� du discours de Jean Marie Poli

En cr�ant les conditions  d�un grave d�s�quilibre social,  L�Etat Fran�ais menace   l�existence et la p�rennisation de nos valeurs culturelles, �conomiques et sociales.

Or, depuis quelques ann�es les autorit�s dans une vaste entreprise de d�sinformation  nous d�livrent un certain nombre de statistiques qui tendent � faire croire au peuple corse que nous sommes sur le chemin du progr�s.

Ce que nous constatons, est implicitement  reconnu par les gouvernants

En effet, le dernier rapport de pr�sentation du contrat de projet 2007-2013 sign� par le pr�fet et le pr�sident de l�ex�cutif indique que le nombre d�arriv�e de populations ext�rieures �g�es est en augmentation (4400 par an), alors que les jeunes de 20 � 29 ans quittent de plus en plus la corse pour poursuivre leurs �tudes ou d�buter leur vie active.

Le revenu par habitant y est inf�rieur de 20% � la moyenne fran�aise, alors que selon les statistiques officielles, le co�t de la vie y est de 10% sup�rieur � celui du continent.

La corse est une des r�gions europ�enne les plus pauvres, et ce n�est qu�a cause d�une erreur de l�administration fran�aise qu�elle a �t� in�ligible aux aides europ�ennes pour les r�gions les plus d�favoris�es.

C�est la seule �le de m�diterran�e � ne pas avoir connu un r�el d�veloppement.

Pourtant, chacun s�accorde � reconna�tre le potentiel productif de nombreux secteurs d�activit�s (agriculture, p�che, artisanat, tourisme, �nergie...).

 

L��cole pr�sente des indicateurs pr�occupants : retard des �l�ves a l�entr�e en 6�me, sorties du syst�me scolaire sans dipl�mes les plus fortes de France, inadaptation volontaire des formations propos�es qui vont a l�encontre des maigres d�bouch�s �conomiques.

Tous ces m�canismes sont mis en place de fa�on d�lib�r�e pour  favoriser une d�corsisation toujours plus grandissante.

De tout temps, la volont� des occupants successifs de notre pays a �t� d��carter les corses de la gestion de nos affaires publiques.

Ce fait est m�me reconnu par le rapport glavany, pourtant tr�s hostile aux corses. Selon ce rapport la Corse �tait en 1996 au 18�me rangs sur 22 r�gions pour la proportion des originaires employ�s dans l�administration.

Malgr� ce constat, il situe le probl�me dans le fait d�un emploi trop important des corses chez eux et sugg�re la n�cessit� d�accentuer la nomination de � continentaux ï¿½.

Ces orientations ont �t� scrupuleusement mises en �uvre d�abord par  le gouverneur bonnet, soutenu par Simon Renucci et d�autres relais locaux du syst�me, et poursuivie  par ses successeurs.

Dans l�ensemble des administrations on assiste � des arriv�es massives de non corses sur les derni�res ann�es, � tous les niveaux de la hi�rarchie.

Pour �viter les recrutements locaux, le tr�sor par exemple, a refus� de mettre en place les concours r�gionaux, pourtant institu�s dans plusieurs r�gions fran�aises.

L�ensemble des fonctionnaires affect�s en corse, y compris les forces de r�pression, qui touchent double solde, b�n�ficient � d�emplois r�serv�s ï¿½ pour leurs conjoints et d�avantages bancaires facilitant une �ventuelle accession  la propri�t� fonci�re et immobili�re

 

Les chiffres de l�emploi devraient rendre plus modestes l�autosatisfaction des dirigeants, distill�e � grands renforts d�annonce m�diatiques.

C�est en corse que l�on signe le plus de contrat nouvelle embauche,  le CNE cette  Roll Royce  de l�emploi pr�caire (18% des recrutements).

Le tourisme, pr�sent� comme le moteur du d�veloppement, ne cr�e en �quivalent temps plein que 3400 emplois/an, pour la plupart sous pay�s et sous qualifi�s.

En comparaison, la corse reste la r�gion la plus touch�e par le ch�mage, largement au dessus de la moyenne fran�aise, le ch�mage des corses �tant d�ailleurs aggrav�e par une  d�corsisation effr�n�e des emplois.

 

En d�pit des bienfaits que la r�publique fran�aise  a soi disant r�pandu sur la corse et notamment la continuit� territoriale,  nous constatons que le co�t de la vie est en corse largement sup�rieur a celui du continent.

 

Ce sont les choix �conomiques impos�s par l��tat fran�ais et docilement accept�s par la classe politique aux affaires qui font payer au peuple corse le prix fort de leur gabegie :

-        L�eau, pourtant une richesse de la corse, est chez nous vendue plus cher qu�ailleurs, car les corses doivent supporter le co�t des �quipements destin�s aux r�sidences secondaires.

-        Le ciment, malgr� le d�ploiement d�une continuit� territoriale th�oriquement destine � contrebalancer le poids du co�t des transports, arrive chez nous plus cher qu�ailleurs, en raison d�ententes illicites.

-        M�me situation pour l�essence et les produits p�troliers pourtant cens�s �tre r�gul�s par l��tat

-        Le co�t du logement est chez nous largement plus cher qu�ailleurs et en croissance exponentielle ces derni�res ann�es. La sp�culation immobili�re sans pr�c�dent induit l�impossibilit� pour les jeunes corses d�acc�der � un logement que ce soit en location ou � plus forte raison en accession � la propri�t�. Ceci est d�ailleurs en partie la r�sultante � la gestion catastrophique des offices HLM, par  deux fois renflou�s par la CTC. Dans ce domaine La corse accuse un retard consid�rable qui s�accentue. Le pourcentage de logement sociaux par rapport � la population correspond seulement �  la moiti� de la moyenne fran�aise, tandis que les r�sidences secondaires ont �t� multipli�es par 20 en 30 ans.

- La corse est mise en coupe r�gl�e par les grands groupes de distribution en situation de quasi monopole, qui, avec l�aval de l��tat, transgressent les r�gles de la concurrence et imposent des prix constamment � la hausse.

Cette situation r�sulte  de choix d�lib�r�s fait par l��tat fran�ais dont la strat�gie, d�nonc�e par les nationalistes depuis plus de 30 ans vise � faire de la corse une terre uniquement vou�e au tout tourisme.

Toutes ces pratiques ont une logique commune, celle de conduire notre peuple a l�appauvrissement, � la pr�carisation, � la marginalisation, � la d�corsisation de notre propre soci�t�.

 

Les dysfonctionnements se manifestent avec d�autant plus d�acuit� dans l�int�rieur, transform� en d�sert par la politique coloniale.

Condamn� par les choix effectu�s il y a plus de cinquante ans, l�int�rieur, berceau de notre peuple et de notre culture, conna�t un point de non retour.

Et cette situation s�aggrave toujours plus :

Le tissu social est compl�ment d�structur�,

Les forces vives et en particulier nos agriculteurs doivent s�accrocher au prix d�efforts d�mesur�s pour survivre dans un milieu de plus en plus hostile, et tenter de maintenir une coh�sion sociale mettant en synergie leur activit� professionnelle et leur r�le tr�s important pour l�existence d�une vie dans nos villages.

Il est de plus en plus difficile d�y fonder un foyer et d�y scolariser nos enfants.

La politique de maintien des personnes �g�es a domicile est dans ces conditions rendue impossible.

Il nous faudra mettre en �uvre un v�ritable plan Marshall pour inverser la tendance car nous ne pouvons laisser nos anciens a l�abandon, en m�moire de tout ce qu�ils nous ont apport�, de tout ce qu�ils nous ont transmis et que nous devons l�guer � nos enfants, en d�pit des convoitises �trang�res qui sont d�sormais tr�s pressente.

Dans nos villes, nos valeurs ancestrales, de fraternit� de solidarit� et de respect sont  de plus en plus mises a mal, et nous voyons monter, sous l��il indiff�rent, voire complice du pouvoir judiciaire et policier, les fl�aux sociaux.

Cette  menace touche de plein fouet notre jeunesse  qui s�expose  ï¿½ de terribles  danger dus � la mont�e vertigineuse  de  la drogue  du d�s�uvrement social de l�ali�nation culturelle, de l�attrait pour l�argent facile.  

Dans un contexte marqu� par  le d�racinement des corses, notre soci�t� a de plus en plus de mal � r�agir, � cette perte des rep�res fondamentaux qui engendre un mal �tre dangereux pour la sant� morale et physique de nos enfants.

 

L�ensemble de l�appareil r�pressif, pourtant pl�thorique, (quatre fois sup�rieur a la moyenne fran�aise), et  th�oriquement charg� de lutter contre la toutes les formes de d�linquance, ferme les yeux sur ces ph�nom�nes, comme il omet de s�int�resser a la voyoucratie en col blanc, parce qu�il concentre l�essentiel de ses forces � r�primer la l�gitime r�sistance de notre peuple assum�e par les patriotes.

La r�pression existe aussi sous des formes pernicieuses, qui consistent a mettre a l�index dans l�ensemble de notre soci�t� toute personne ayant de pr�s ou de loin des relations familiales ou amicales avec des militants nationalistes.

Ces personnes, en l�occurrence une grande partie de notre peuple, font l�objet de fichages et de renseignements syst�matiques, d�atteinte � la vie priv�e ou professionnelle, et souvent de mesures d�intimidation et r�torsions, notamment fiscales.

La r�pression, c�est aussi les positions de refus de certains enseignants qui s�obstinent a mettre des obstacles a l�enseignement de notre langue, de notre culture et de notre histoire, ou celui de municipalit�s qui s�efforcent d�effacer nos lieux de m�moire collective.

C�est aussi l�attitude outranci�re des Compagnies r�publicaines de s�curit� qui sous couvert de contr�les routiers au pr�texte de la s�curit� routiere, se livrent � un harc�lement syst�matique de la population, participant ainsi � la guerre psychologique, pour mettre au pas et normaliser notre pays.

Mais le paroxysme de cette injuste et implacable r�pression est r�serv� � nos fr�res incarc�res pour avoir perp�tu�  le l�gitime combat de la r�sistance.

Depuis la suppression du statut de prisonniers politiques, les conditions de d�tentions se sont de plus en plus d�t�rior�es.

La pratique d�une forme insidieuse de  torture blanche  est utilis�e dans une grande diversit� d�action  contre nos fr�res et sont une grave atteinte aux droits humains.

Cette intol�rable situation se caract�rise par

 - les agressions caract�ris�es des interventions de la police politique au cours  des  interpellations perquisitions aux domiciles des patriotes et de leurs familles,

-l�exil carc�ral  et une double peine inflig�e aux famille  par le non respect des lois Fran�aise, europ�enne et internationales en mati�re de rapprochement.

-Le chantage au permis de visite d�livr�s tr�s tardivement et au compte go�te.

-les interdictions li�es au statut de d�tenu particuli�rement surveill� syst�matiquement appliqu� aux prisonniers politiques corses, statut qui les emp�chent d�acc�der dans des conditions normales  aux activit�s sportives et culturelles  maigres  d�rivatif pouvant leur permettre de mieux vivre leur enfermement.

-les atteintes au droit et de la d�fense.

-les �normes  difficult�s d�acc�s aux soins et au droit � la sant�.

-le non respect de la pr�somption d�innocence.

-les d�tentions pr�ventives abusives condamn�es par la cour europ�enne des droits de l�homme.

-les condamnations iniques prononc�es par  une justice d�exception dont l�existence m�me est d�nonc�e et contest�e  par la f�d�ration internationale des droits de l�homme.

Toutes ces mesures de r�torsions  ill�gales prises  contre ceux qui assument le sacrifice de leur libert� pour  avoir pris la d�fense de notre peuple  sont d�inadmissibles  et honteux moyens de pression psychologique destin�e a faire payer au prix fort  un engagement patriotique.

Mais le plus grave dans cette dramatique situation, reste le fait que la classe politique traditionnelle toute tendance confondue de Camille de Rocca Serra � Ange Santini en passant par Emille Zucarelli, Paul Giacobbi, Simon Renucci etc ï¿½..  Tous sans exception cautionne par leur silence complice cette politique du pire et comme si cela ne suffisait pas certains d�entre eux ont construit  leurs rares interventions au cours de leur mandature de d�put� sur des appels � toujours plus de r�pression en Corse.

   

Depuis que les lois dites antiterroristes sont entr�es en vigueur en 1986, la Corse et les Corses ont eu � subir des vagues r�pressives au gr� des politiques men�es par les diff�rents gouvernements qui se sont succ�d�s.

Dans les ann�es 2000 et 2001, il y a 200 interpellations. Et Depuis 2002, la moyenne des arrestations est de 150 par an. On interpelle tout ce que l�on peut, on serait presque tent� de dire � tout ce qui bouge �, ou au moins, tout ce qui est nationaliste et qui n�a pas �t� interpell� r�cemment, encore qu�il arrive � certain de nos militants de subir des perquisitions et des gardes � vue par des services diff�rents � 15 jours d�intervalle�

Le Canard encha�n� lui-m�me explique dans son �dition du 28 mars 2007, que � depuis 2002, le nombre des gardes � vue en France a litt�ralement explos� � expliquant que c�est suite aux directives de Nicolas Sarkozy qui demande de faire un maximum de chiffre, � des ann�es lumi�res de la pens�e philosophique du code p�nal ou du code de proc�dure p�nale.

D�ailleurs, les services de l�ex ministre et candidat � la pr�sidentielle n�ont pas manqu� de mettre au jour leurs chiffres � la fin de l�ann�e 2006 en expliquant, sourire triomphant aux l�vres, qu�il y avait eu pr�s de 150 interpellations en Corse pendant l�ann�e, ce qui repr�sente 50 % du travail de la DNAT sur toute la France !

On a connu au cours de l�ann�e 2006, une mont�e en puissance de la violence d�Etat avec des interpellations de plus en plus muscl�es allant du militant frapp� jusqu�au coup de feu.

Si l�on excepte les ann�es 1988 � 96 o� la politique des gouvernements fran�ais �tait autre, et si l�on fait le bilan de ces 10 derni�res ann�es de r�pression de la � justice � dite antiterroriste en Corse, les chiffres sont choquants !

 

Entre 1996 et 2006, la Corse et les Corses ont donc subi pr�s de 4000 interpellations. La Corse compte 280 000 habitants, dont 145 000 �g�s de 20 � 59 ans. Donc, on peut dire que pratiquement 3 % de la population active corse a connu les foudres de la DNAT en l�espace de seulement 10 ans. Rapport� � la France (31 millions d�habitants actifs), cela repr�senterait pr�s de� 9 millions d�interpellations en 10 ans !

 

Au-del� des personnes directement concern�es, ce sont des familles enti�res qui sont touch�es et nous pouvons dire qu�aujourd�hui en Corse, personne n�est �pargn� et personne n�est � l�abri.

 

Avec le gouvernement Sarkozy, cette r�pression s�est acc�l�r�e, � faire du chiffre � est devenu le mot d�ordre d�une juridiction d�exception qui est devenue pour nous le � droit commun �. Les lois Perben II renforcent encore un dispositif r�pressif de plus en plus liberticide.

 

Aujourd�hui, il y a une soixante de prisonniers politiques corses, et seulement 4 sont incarc�r�s en Corse, tous les autres sont �parpill�s dans les diff�rentes prisons fran�aises y compris la vingtaine de condamn�s. Nous ne pouvons laisser nos fr�res de lutte �tre les otages de l�arbitraire coloniale plus longtemps. Ils sont une constante  pr�occupation  et ils sont et seront  indissociables    dans la mise en place d�un processus de r�solution politique de la question corse. Ils doivent tout naturellement  et le plus rapidement possible retrouver  toute leur place au sein de notre peuple.

 

Notre peuple  qui est aujourd�hui gravement menac� dans sa propre existence, car d�sormais officiellement minoritaire chez lui. Notre corps �lectorale ne n�est plus en capacit� d��tre le v�ritable reflet de l�expression d�mocratique des corses  car la aussi nous sommes submerg�s par les inscriptions de personnes ext�rieures de passage ou en passe de vouloir se sendentariser partiellement par le biais d�acquisition de r�sidences secondaires.    

Notre combat sur ce terrain avait arrach� la refonte des listes �lectorales en 1992 comme auparavant la suppression du vote par correspondance.  A ce sujet d�ailleurs La campagne pour les �lections l�gislatives a d�but� sous de mauvais auspices pour la vie d�mocratique en Corse .Il est possible d�sormais d�obtenir une procuration de vote par une proc�dure d�une grande facilit�. Cela ouvre � notre sens la porte � des pratiques que les Nationalistes n�ont cess� de d�noncer. L�usage du fameux vote par correspondance, comme d�autres pratiques de fraudes en g�n�ral, ont constamment fait l�objet de nos pr�occupations. Aujourd�hui, 15 ans apr�s la mise � plat des listes �lectorales et une pratique plus surveill�e du vote par procuration, on assiste � nouveau � une perversion du syst�me :

-une proc�dure tr�s all�g�e pour obtenir les procurations  va permettre aux fraudeurs  d�obtenir des voix � moindre co�t.

-les listes �lectorales d�passent le niveau qu�elles atteignaient avant sa remise � plat. Il nous parait incroyable d�avoir 207000 inscrits pour 260000 habitants !

Dans ces conditions le r�sultat d�un scrutin, qu�il s�agisse d�une �lection locale ou d�un referendum comme celui de 2003, parait acquis d�avance.

C�est pourquoi nous disons que le Corps �lectoral de la Corse d�aujourd�hui n�a pas de l�gitimit� d�mocratique. Pour qu�il en ait une il faudrait qu�il soit l��manation du Peuple Corse, �tant acquis une fois pour toutes qu�il n�existe qu�une communaut� de droit sur cette terre et qu�elle est compos�e par tous ceux qui se r�clament de l�appartenance � notre Nation. L�adh�sion � la r�alit� nationale est le socle fondamental � partir duquel se d�cline l�ensemble des axes de notre revendication.

C�est pourquoi nous disons :

-qu�il est urgent, alors qu�une arriv�e massive de non Corses tend � faire dispara�tre notre Peuple au sein d�une population ind�termin�e, de fixer les contours pr�cis d�un corps �lectoral corse.

-que les r�gles d�adh�sion au Peuple Corse, communaut� de destin, doivent �tre fix�es de mani�re rigoureuse ; car si la Corse � toujours accueilli et int�gr� des femmes  et des hommes  de toutes origines, elle ne pourra plus le faire si les Corses sont minoritaires dans leur propre soci�t�

Si nous n�y prenons  garde nous ne survivrons pas  a cette entreprise de d�molition et a court terme c�est notre r�alit� physique en temps que peuple et notre identit�  nationale qui vont dispara�tre Il nous faudra pourtant trouver les moyens de continuer a   v�hiculer et partager  avec  les g�n�rations � venir  toutes ces  richesses  humaines que nous ont laiss� nos anciens au prix d�un �norme courage et de sacrifice  permanent

- ces moyens induisent le principe d�une nationalit� corse avec les droits qui s�y rattachent, en particulier le droit de vote.

-qu�en cons�quence il appartient aux Corses d�arracher par la lutte une r�elle solution politique incluant la d�volution du pouvoir l�gislatif indispensable � son libre gouvernement.

Notre combat, c�est celui d�un nationalisme �mancipateur. Il est aux antipodes d�un nationalisme fran�ais expansionniste, et colonialiste. C�est parce que le nationalisme est la premi�re r�action naturelle au colonialisme que nous sommes fiers de reprendre a notre compte la lutte ancestrale men�e par les plus valeureux d�entre nous au cours de notre histoire, qui ont su relever la t�te face a l�arbitraire et au totalitarisme, pour d�fendre le droit � la libert� des peuples.

La solution politique ne peut  �tre celle pr�conis�e et  soutenue par nos ennemis du clan  et des  partis fran�ais bleu blanc rouge vermillon de gauche de droite ou d�extr�me droite qui appellent de leur v�ux  ï¿½ une solution finale  par l�utilisation de l�unique  r�pression  destin�e � �radiquer la revendication nationale corse. Certains  d�entre eux pour les plus  extr�mes  vont m�me jusqu�� souhaiter le r�tablissement de la peine de mort pour les r�sistants de la nation.

La v�ritable solution politique, que les nationaux appellent de leurs v�ux, passe par les points suivants, que nous nous sommes engag�s a populariser tout au long de cette campagne et a mettre en �uvre dans le cadre d�un r�el changement de politique :

� Reconnaissance du peuple corse et de ses droits. Aucune solution ne saurait �tre envisag�e sans la prise en compte de cette revendication.

� Loi sur la terre, avec obligation de r�sidence continue pendant 10 ans pour pouvoir acqu�rir des biens immobiliers, en vue de faire cesser la sp�culation et la d�possession programm�e.

�  D�fense de notre littoral, menac� par la sp�culation et l�urbanisation anarchique (code des investissements..), et de notre environnement (lutte contre les incendies et la d�naturation de nos sites, traitement des d�chets -hors incin�ration-), pour pr�server notre cadre de vie unique.

�  .Pouvoir l�gislatif qui permettra au peuple corse de prendre des d�cisions conformes � ses int�r�ts,

� Restitution des instruments de l�identit� culturelle, car l�identit� (langue, culture, valeurs de civilisation dont d�coulent notre mani�re de penser, de vivre, d�aimer..) est indissociable de la notion de peuple corse et des droits qui s�y rattachent. La coofficialit� et l�enseignement obligatoire de notre langue en sont les corollaires incontournables.

�  Red�finition du r�le des banques, -celles-ci ne jouent aucun r�le dans le d�veloppement des activit�s �conomiques de l��le-, et des institutions financi�res, statut fiscal productif, d�fense des arr�t�s Miot...

�  Formation des hommes et corsisation des emplois dans l�administration, avec incitations dans le priv�.

� Refus d�une politique du " tout-tourisme " au b�n�fice d�un v�ritable d�veloppement respectant un �quilibre entre les divers secteurs d�activit� (tourisme mais aussi agriculture, p�che, artisanat, commerce et industries de transformation) et au plan spatial (int�rieur�littoral).

� Lutte contre la d�sertification par une politique volontariste de mise en valeur du monde rural avec un plan d�urgence pour l�int�rieur : installation des jeunes, maintien des personnes �g�es, d�veloppement de l�agriculture, du tourisme rural, de l�artisanat, incitations pour la mise en valeur agricole des terres abandonn�es, valorisation des for�ts, r�glement de l�indivision�

� Coup d�arr�t � l�urbanisation anarchique qui d�structure nos villages, gardiens des valeurs et des traditions de notre soci�t�, les transformant soit en d�serts soit en dortoirs.

� Prise en compte de la question sociale pour plus de Justice et moins d�in�galit�s sociales (lutte contre l�exclusion et le ch�mage, logements sociaux, droits des salari�s et d�fense des services publics..), afin d��viter la mise en place d�une soci�t� � deux vitesses.

� Mise � niveau des infrastructures routi�res, hydrauliques, de sant�, sportives�Etablissement de liaisons avec l�Europe et la M�diterran�e. Mise en place d�une compagnie maritime r�gionale.

� Recherche d�une solution n�goci�e au Probl�me corse dans un processus de r�glement politique par �tapes, incluant � terme le droit � l�autod�termination, permettant au peuple corse, apr�s d�finition d�un corps �lectoral corse, de se prononcer sur l�avenir de l��le et ses relations avec l�Etat fran�ais et l�Europe.

� Lib�ration de tous les emprisonn�s, statut politique dans l�imm�diat avec rapprochement dans l��le, arr�t des poursuites pour tous et � terme l�amnistie pour tous ceux ayant eu � subir ou subissant la r�pression pour des faits en liaison avec la situation politique de l��le.

Le vote du 10 et du 17 juin 2007 que nous vous demandons ici de porter sur nos candidature d�union doit �tre le plus massif possible, parce qu�il est sans aucun doute � cet instant pr�cis dans cet espace de lutte �lectoral  une des  fa�ons  parmis d�autres de r�sister � la tentative de destruction de notre avenir de corse en Corse.

Parce qu�il peut �tre le catalyseur de nos �nergies  commune pour obliger l�Etat coloniale et le nouveau pouvoir en France � s�engager sur la voie  d�une solution politique sur les bases de nos revendications fondamentales pr�n�es par tous les nationaux.

Parce qu�elle doit concerner, sans exclusive  toutes les parties prenante  du conflit qui dure depuis plusieurs si�cles pour la reconnaissance de nos droits nationaux.

Parce qu�� l��vidence cette solution politique si nous lui donnons, gr�ce � l�importance de notre score la possibilit� de se concr�tiser , mettra en lumi�re  � l�heure du n�cessaire bilan, la lourde responsabilit� ,l�incurie et l�immobilisme des tenants du statu quo . Ce bilan apocalyptique fera l�eclatente d�monstration de leur incapacit� � construire  et porter le destin politique de notre peuple  et les disqualifiera d�finitivement.

 

Car c�est aussi l�enjeu de ce scrutin, que d�affaiblir voir  mettre hors jeu les clanistes et autres suppl�tifs des directives parisiennes ,toujours pr�t � aller contre le cours de notre histoire nationale, d�s lors que cela leur permet de conforter  leur petite  carri�re re�u en h�ritage, d�une dynastie politique anachronique .

Notre peuple m�rite mieux, notre peuple doit faire le choix salvateur  d�une alternative qui peut  lui permettre de sortir d�une crise  qui lui sera fatale si elle n�est pas convenablement trait�e.

Cette alternative seule le mouvement national continu de la porter, c�est la recherche d�une solution politique pour l��tablissement d�une paix durable.

Cette paix  ne peut pas �tre la pacification r�pressive impos� par l��tat colonial.

 Cette dangereuse politique  est  source de drames  et de chaos, tout simplement parce que nous savons que  les patriotes continuerons � s�y opposer par tous les moyens assumant ainsi  les  terribles souffrances d�une l�gitime r�sistance.

La paix  que nous voulons  envisager sera garantie par et  pour  un peuple debout sur sa terre, enfin reconnu et respect� dans ses droits  nationaux, en capacit�  de faire valoir et �changer  ses comp�tences, ses atouts culturels, �conomiques et de faire prendre en compte ses vues politiques dans son espace naturel m�diterran�en et europ�en, en d�passant le cadre �triqu� des exclusives  relations impos�es  avec la France.  

 

Cari amichi l�avette capita, a situazioni h� pessima par u nostru populu � a nostra prisenza in s�allizioni h� l�urgenza chi a ci cumanda. Un pudemu lascia i risponsebile di stu cativu passu,  parla a u nome di i  corsi � fa crede ch�elli sarianu  i soli a  pude cunduce u destinu di u nostru populu , mentre chi  noi sariamu fora  di stu dibatitu. In sta campagna avemu  l�occasioni di cuntrasta in ogni locu  incu u nostru populu, � una di e cose fundamentale chi n�avemu  ritenitu e chi i corsi cume sempri,aspetanu assai di l�andatura naziunali , aspetanu chi i naziunali  siamu uniti � forti parchi u populu corsu s�, chi i patriotti quand�elli so uniti,vincenu, � chi quand�elli vincenu facenu assai pa u benista di u nostru  populu , ma  sopra tuttu facenu vince a Corsica .

 

U votu par l�unione h� u solu  votu contra a scorsisazione,  contra i clanisti � a pulitica d�alienazione , contr�a speculazione, contr�a marginalisazione,contr�a ripressione �  contr�a  culunisazione .

 

U votu par l�unione e u  solu votu chi prupone  una vera suluzione, par a nostra emancipazione , par l�autodeterminazione,  e u solu votu chi ghjuvar�  ï¿½ spalanc� � porte di � prigione.

 

U votu par l�unione deve esse un votu  di  mubilisazione, parchi,

U votu par l�unione � u solu votu chi po salva u nostru Populu � a nostra Nazione .

 

Cari sureddi � cari frateddi , oghje tocca a voi di purta in s�allizioni  u missaghju forte  chi dice, chi  u Populu Corsu h� sempre vivu, h� sempre pronte a scumbate par difende u so avvene . Dumenica fendu a scelta di i candidati di l�unioni par una suluzioni pulitic� faretti  svintula a nostra bandera a u ventu di una storia nova pa u nostru populu .

Stu ventu  dicer� a chi u vole sente,chi i naziunali corsi uniti so pronti a marchj� versu l�alba nova di  a nostra libert�.

A populu fattu bisognu a marchja

Source photo et vid�o  : France 3 Corse, Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unit� Naziunale

� UNITA NAZIUNALE 1999 - 2007

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