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Le
8 septembre 2006 : Unit� Naziunale, c'est un peu mon blog personnel,
celui d'un internaute qui de temps en temps � un coup de coeur, un
coup de gueule ou un coup de blues.
Fidel supporter du sporting
depuis plus de 20 ans, ne connaissant que ce club et pour cause,
c'�tait le seul club corse qui portaient les valeurs de tout un
peuple � mes yeux.
J'ai trouv� hier en surfant sur
"dailymotion", une vid�o des meilleurs moments du sporting quand
celui ci etait un club de Guerierri, ou les joueurs corses ou non
se battaient pour les couleurs du sporting et pour la Testa Mora,
symbole de tout un peuple. Et puis j'ai trouv� la vid�o qui rendait
hommage au club de supporter Testa Mora dont la pr�sence � Furiani a
�t� salvatrice pour le club apr�s la catastrophe de mai 1992.
Finalement j'ai aussi trouv� la vid�o ou la r�ception des supporters
ni�ois restera dans les annales de l'hospitalit� corse, hospitalit�
qui pour les ni�ois datent de plus de 30 ans et ne s'arr�tera
jamais.
Alors on dira ce qu'on veut au
sein de l'intelligentsia insulaire ou franco-fran�aise sur le SECB,
puis le SCB, ce club a toujours port� la CORSE avant de porter la
FRANCE sportivement parlant. N'allons pas encore nous retrouver dans
la rubrique "appel � la vindicte" de France 3 Corse (merci michel,
sans racune)
Internet est une vraie mine
d'information quand on cherche exactement un �v�nement ou un homme
pour peu que la passion d'une personne ou d'un groupe est pris le
temps n�cessaire pour mettre cette information en ligne.
Les supporters de Bastia n'ont
jamais d�m�rit� sur internet. Voici l'article de l'ami
PINZERADICATOR.
Cet article est pr�sent sur
l'excellent site ULTRA BASTIACCI qui pour l'occasion reste un des
rares sites/forums � l'ancienne.
Et puisque j'en suis a cit�
des sites, je remercie le site des "mongs" d'avoir �t� sur la toile.
TOUT CE QUI SUIT CI DESSOUS EST LA PROPRIETE
DES ULTRAS BASTIACCI
"Cari
fratelli, chose promise, chose due ! A l'heure o� les porteurs du
maillot agissent comme des farfalle, o� nous recherchons
d�sesp�r�ment ce qui a fait notre IDENTITE et notre FORCE, je
voudrais ici faire revivre quelques instants celui qui a �t� l'
IDOLE de toute ma g�n�ration, et de tout Furiani : je veux bien sur
parler du regrett� et MYTHIQUE Pierrot Bianconi.
N� au d�but des ann�es 60, originaire du Haut-Fiumorbu (Pietrapola,
tout un programme !), PIERROT fit toutes ses classes dans les
�quipes de jeunes de l'EFB. Nanti par la nature d'un physique
impressionnant (bien que ne mesurant qu'1m70), et d'un temp�rament
de feu, sa r�putation fut rapidement faite sur les terrains de Corse
(� une �poque o� il fallait jouer avec le ceppu dans le short).
En
1986 (je crois), ne trouvant pas d'opportunit� au Sporting, � P� fit
ses bagages pour l'AS CANNES. Seduits par ce battant, � la pointe de
vitesse et � la hargne hallucinantes, les dirigeants cannois (D2) le
plac�rent arri�re droit (bien qu'il eut pu jouer ailier). Autant le
dire d' embl�e sa carri�re azur�enne fut METEORIQUE !!! En effet,
lors des premiers matches amicaux d'avant-saison, Pierrot devint
vite l'idole des supporters du coin. Tout s'annoncait sous les
meilleurs auspices, jusqu'� ce que Cannes ne conclue un match amical
contre TOULOUSE (D1 � l'�poque). Pierrot fit son d�but de match
habituel, et ne tarda pas � se frotter � l'argentin Beto MARCICO
(une vraie rubaccia celui-l�). Tr�s vite, un azzuffu partit entre
ces deux sanguins. Pierrot adminidstra alors une rafale de cazzotti
� Marcico, qui s'�croula pour le compte. L'arbitre intervint et
sciaqua un carton rouge � notre futur h�ros. C'est alors que tout
bascula: Que fit Pierrot ? vous demandez-vous tous ! Tenez-vous
bien, il ne trouva rien de mieux que de DECHIRER le carton rouge que
l'arbitre lui brandissait sous le nez, avant de lui assener une ...
fantastique CAPATA !!!!! Inutile de pr�ciser que l'arbitre fut sec
pour le compte...
Les
cons�quences allaient cependant �tre �normes pour Pierrot. La Ligue
le condamna en effet � la sanction jamais vue � l'�poque (et pour un
match AMICAL !!!)... de 6 MOIS de suspension FERME. Suite � ce
match, Pierrot ne porta plus jamais les couleurs cannoises. C'est
alors que le Sporting eut l'id�e lumineuse d'aller le chercher :
Pierrot signa un contrat de 3 ans. Il rata le d�but de saison
enfievr� de Furiani car il �tait toujours suspendu. Inutile de dire
que le public de la Tribune EST, qui connaissait son histoire,
l'attendait avec impatience. Et puis un jour, O P� (qui n'�tait pas
encore devenu Yul Brynner) fut enfin align� dans le onze de d�part.
C'est
alors que nous pumes nous rendre de ce qu'�tait un VRAI joueur
corse, bien dans la lign�e des Tosi, des Gandolfi, des Orlanducci et
des Marchioni. Tout le monde fut stup�fait par sa pointe de vitesse,
et son comportement qui, sans exag�ration, tenait plus du TAUREAU,
que de l'humain moyen. En 4-5 matches ( et quelques cartons),
Furiani avait trouv� sa mascotte : chaque fois qu'il prenait le
ballon sur son aile, le stade s'enflammait. La technique de Pierrot
�tait d'une simplicit� biblique : je prends le ballon, je le pousse
devant moi, je cours derri�re. 2�me �tape: j'attends que quelqu'un
vienne en opposition, et alors je rentre dedans LES 2 PIEDS EN
AVANT. Le public hurlait son bonheur, alors que le joueur adverse
(ailier ou arriere lateral) n'avait que deux alternatives: soit il
mettait le pied et alors il prenait le risque de ne plus joueur pour
longtemps, soit il ne le mettait pas (c'est toujours comme �a que �a
se passait), et Pierrot debordait. C'est alors que notre furieux
d�cidait de devenir "br�silien": pas de dribbles, de passements de
jambes et de feintes. Non ! Toujours � toute sbrimbe, il alternait
des crochets de 10 m�tres, ce qui nous permettait d'admirer de
superbes zigzags ! C'est alors qu'arriv� � quelques m�tres de la
surface, il centrait, ou alors, emport� par son �lan... IL
S'EMPALAIT CONTRE LE GRILLAGE !!!
Quoi
qu'il se soit produit, il entamait un sprint impressionnant pour
d�fendre : comme il �tait vex� de s'�tre "scialb�", c'est souvent
dans ces moments l� que les attentats les plus HORRIBLES et
jouissifs se produisaient ! Ce qui l'ont connu pourront vous le
confirmer, � c�t� de lui, les Pat VALERY et PIOTR �taient de
v�ritables Herv� VILARD ! Chi putenza !!!! Voici pour les
pr�sentations. Bient�t Pierrot (qui frequentait aussi bien le grand
banditisme que le nationalisme), se rasa le cr�ne. Je m'en souviens
fort bien, c'est de cette �poque que date la mode pour les jeunes
corses di "rasci� si u capu".
Passons
maintenant si vous le voulez bien AU CONCRET. Je fais maintenant
appel � ma m�moire vacillante (je ne me souviens plus exactement de
ann�es) afin de vous d�crire quelques uns des plus hauts faits
d'armes qui firent la LEGENDE. - Pierrot fut bientot le capitaine
incontest� (et incontestable) de la fantastique ann�e o� sur 13
joueurs sur la feuille de match,les 13 ETAIENT CORSES (L'equipe
�tait la suivante, ms il se peut que j'en oublie: CECCARELLI -
BIANCONI, CERVETTI (ou OTTAVIANI), NATIVI, MARCHIONI (qui finissait
sa cariere)- PIETRONAVE (fabuleux joueur avant son triste accident
qui mit fin � sa carriere), MORACCHINI, ANTONETTI, DIFRAYA, BRACCONI,
TESTA (remp : PANTALONI, LEVENARD, GOTTARDI, et... TRIKI (qui est n�
� Conca et qui a �t� le seul joueur de l'Histoire de la Coupe �
avoir port� un brassard de capitaine (du Maroc) � ... TETE DE MAURE
! (authentique)).De purs moments de bonheur cette ann�e-l� !! (il
�tait tout simplement inimaginable � l'�poque que des petits PINZ
comme Sedan ou Rennes s'imposent � Furiani comme dans notre epoque...).
BASTIA
- RODEZ : On joue la 70�me minute, et le Sporting est
(incroyable)... men� 0-1 par ces tristes sires ruthenois. Pierrot
est passablement �nerv�, et part sans arr�t � l'abordage. Son
ailier, est, comme d'habitude, transparent (pas fou, le pinz...)
C'est le moment o� l'entrenair de Rodez d�cide de faire s'�chauffer
son joker. Les bancs de touche �taient � l'�poque situ�s en c�ot�
SUD. Or, il s'avera que ce joker �tait une sorte de noir ignoble,
court sur pattes et � tresses. Il commence � s'�chauffer le long de
la ligne de touche (il ne pensait meme pas une seconde � s'approcher
de la EST !), et comme de coutume se fait agonir d'injures
imprononcables par les scimuliti de cette tribune. Au d�but, Pierrot
ne remarque rien, il est dans le match. MAIS il ne va pas tarder �
en sortir: il y avait en effet � tous les matches les amis d'O P�
(la fine fleur de la Place Saint-Nicolas) en SUD. Tres souvent, on
pouvait les entendre exhorter Pierrot � "Fali fall� (i colpi)" et
ils �taient souvent entendus. Mais ce soir l�, les macagnoni �taient
tr�s en forme: ayant en effet remarqu� que le noir portait un
bandeau pour soutenir ses tresses, il en deduisirent que ce dernier
se prenait pour...la TETE DE MAURE, et qu'il faisait surement cela
pour PRENDRE EN MAIN notre fiumurbacciu !!!!! Des que le noir entra,
on sentait qu'il allait se passer quelque chose : tout le monde
avait les yeux sur O P�, qui essaya immediatement d'arracher le
bandeau de cet imposteur-"provocateur". L'africain eut alors la
mauvaise id�e de se d�battre : il re�ut alors � ce moment l� une
TITANESQUE CAPATA!!!! Etal� pour le compte, l'importun (qui n'avait
meme pas touche le ballon) fut evacue sur une civiere, et Pierrot
expuls�! Tel l'Empereur Auguste O P� fut acclam� par le cirque
Maxime (pardon...tout Furiani) et se retira comme un seigneur.
L'ann�e
suivante je crois, on se pr�pare � jouer un BASTIA-ORLEANS (ou
CUISEAUX). Comme d'habitude, Pierrot est suspendu, et, v�tu d'un
somptueux treillis de chasse, il s'amuse � cot� du tunnel des
vestiaires (sous la EST). Jamais en manque d'imagination, il se
saisit alors d'une fronde et se fait allumer une BOMBE AGRICOLE par
un de ses comparses. Dou� d'une force hercul�enne, O P�, lance son
projectile qui atterit ....au CENTRE DU TERRAIN, o� Christian
Bracconi et Amara Traor� (si, si, celui de Gueugnon) se pr�parent �
donner le coup d'envoi ! La bombe explose sans que personne ne s'y
attende : nuage de fum�e habituel, et le public sider� d�couvre
Bracconi e Traor�..... EVANOUIS !!!!!! Hilare, Pierrot se regale de
sa cocasserie sous l'oeil goguenard de la Tribune EST (coup d'envoi
report� de 5 minutes !).
BASTIA-BORDEAUX : match importantissime pour la mont�e (chaque ann�e
on frisait les barrages). Cot� Bordeaux, on trouve Lizarazu, Huard,
Gernot Rohr, et la jeune trompette de DUGARRY, qui faisait ses
premiers pas (il n'avait pas encore sa pr�tention et sa tete de
singe). Le match est apre (il finira par un nul 0-0). DUGARRY est
sur l'aile de Pierrot, et celui-ci lui administre un tel traitement
que, je l'avoue sans honte et pour la SEULE FOIS DE MA VIE, j'ai eu
mal au coeur pour le futur minet de ZIdane. A un moment donn�, le
brave christophe avait tellement peur et �tait tellement stumagu�,
qu'il laissait purement et simplement le ballon � Pierrot, qu'il
sentait arriver sur lui comme un fauve ! (j'ai revu ensuite tres
souvent cette scene avec maints adversaires). Dugarry finit par
sortir, mais il �tait d�cid� que ce match serait un match de poetes
: � la 75 minute en effet, une fus�e �clairante partie de la
Sud-Ouest atteint en PLEIN VISAGE le bordelais MILOSEVIC, qui s'ecroule...
sous les lazzi de Furiani qui criait au ...com�dien ! (La ligue nous
donnera d'ailleurs match perdu, puis grace � quelques pressions
"amicales" confirmera le r�sultat).
BASTIA-DIJON, (Pantaloni jouait en face), en 1989 (je jouais alors
au Sporting) : Pierrot d�chain� roue de coups dans les vestiaires
l'arbitre M. NOUET qui s'�taitt d�j� re�u une racl�e MEMORABLE sur
le terrain (il faudra bientot que je fasse un compte rendu sp�cial
de cette atroce boucherie !!!!!).
PIERROT,
arriv� au terme de son contrat, plonge l'ann�e suivante Furiani dans
la consternation en signant au PSG, qui veut batir une grosse �quipe
autour du stratege yougoslave Safet Susic et de l'entraineur
Tomislav IVIC. Pierrot, qui �tait malgr� sa f�rocit� un tr�s bon
joueur de ballon, fait un d�but de saison TONITRUANT. Il devient
vite le chouchou du Parc des Princes (beurk), et, bien qu'en
frappant obtient deux fois 5 �toiles et une fois...6 �toiles !!!! A
la 7�me journ�e il est d'ailleurs en t�te du classement FF. La
presse GAULOISE commence � s'interesser � cet "animal furieux qui
court le 100 m�tres en 11 secondes", lorsque Pierrot est repris par
les d�mons de furiani et accumule moults cartons jaunes.. et surtout
ROUGES ! Ecart� de l'�quipe par IVIC, il est rempla�� par l'INFAME
TANASI (une v�ritable horreur, une merguez cram�e qui n'avait RIEN
du ballon). Incazzatu, O P� se rend un matin au Camp des Loges : �
l'entrainement il ROUE DE COUPS TANASI (bien fait !) et est convoqu�
par IVIC. Le ton monte et Pierrot souleve le bureau, qu'il jette....
sur la t�te de l'entraineur !!!!!! Autant dire que l'aventure
parisienne est termin�e et que � notre grande joie Pierrot revient
au Sporting pour de nouvelles aventures....
BASTIA
- CLERMONT : nous sommes toujours en D2 (Pierrot ne connaitra
malheureusement jamais la D1 avec son club), et notre h�ros a d�j�
une palanqu�e de cartons � son actif (j'ai bien dit "actif" et pas
"passif" !). C'est l'hiver, et le peuple bleu pr�sent (stoique et
exemplaire, pas des chochottes complex�es qui d�filent en Armani
comme aujourd'hui) se g�le all�grement les couilles. Nouvellement
promue, l'�quipe de Clermont, coach�e par l'ex-joueur d'Auxerre
Andrejz Szarmach, nous m�ne la vie dure, et le match est tr�s
heurt�. Il ne reste plus que 10 minutes � jouer, et la Tribune EST,
qui continue � encourager, n'y croit plus vraiment. Les attaques
bastiaises se brisent toutes sur la d�fense ultra-renforcee des
gaulois, qui croient tenir le r�sultat, lorque O P� se porte aux
avants-postes. d'ordinaire notre fiumurbacciu se risquait peu �
tirer et se contenait de centrer (je n'ai souvenir que d' 1 seul but
auparavant inscrit par lui: lors d'un derby gagn� 2-0 contre le Gaz
� Furiani). Plein de rage, Pierrot vient s'empaler contre la d�fense
adverse, met le pied, profite du contre, et d'une spendide frappe
s�che, loge le ballon dans le petit filet ! La EST, (qui depuis
quelques minutes avait d�cid� de se r�chauffer en allumant quelques
comme dans le Bronx), n'en revient pas, acclame son joueur pr�f�r�
et croit maintenant � la victoire. C'est alors qu'une nouvelle fois
la LEGENDE de Furiani allait s'op�rer. Nous �tions ce soir-l� que
3500 � tout casser, et nous fimes du bruit comme 10000. Sur le
terrain les azzuffi se multiplient, Pierrot est d�chain�, et
l'entraineur de Clermont fait son entr�e pour rassurer ses troupes.
Cependant les clermontois ne touchent quasiment plus le ballon, et
en 3 ou 4 occasions les bleus manquent d'un cheveu de reprendre
l'avantage. Nous sommes dans les arr�ts de jeu, lorqu'un attaquant
bleu est bouscul� � l'entr�e de la surface. La EST s'emporte et
r�clame le coup-franc que l'arbitre n'avait ds un premier temps pas
siffl�. Rendu tr�s prudent par la mesaventure(pour ne pas dire la
CONCIA) subie quelques ann�es plus t�t par son ex-coll�gue M. NOUET
lors du fameux Bastia-Dijon, notre homme se ravise et siffle la
faute. Les gaulois protestent, gros azzuffu, et au milieu on trouve
un Pierrot SURVOLTE. Comme un seul homme Furiani hurle � gorge
d�ploy�e "BASTIA!...BASTIA !", pendant que Christian Bracconi
s'appr�te � frapper : son tir, puissant, traverse une for�t de
jambes, file vers le burt, lorsque le gardien effectue une parade
exceptionnelle !... le cuir est repouss� vers le point l'angle des 6
m�tres dans les pieds de...� P�, qui avait suivi, et qui d'une
fulgurante PASTILLE, loge le ballon dans le coin gauche du but
!!!!!!! Je ne vous explique m�me pas le DELIRE de la Tribune EST,
qui scande le nom de Pierrot, son idole. ce dernier venait en effet
d'inscrire plus de buts en 10 minutes que dans toute sa carri�re !
La
prochaine �tape de nos aventures se trouve � NICE, � l'occasion du
MYTHIQUE match de 8�me de finale de la Coupe de France de 1992. La
queue aux portes, des corses venus de toute la Gaule et le bateau
rempli � rabord, les vols de la CCM multipli�s par 3, font que nous
nous retrouvons � 4000 dans le Pesage OUEST (voir mon prochain
article "E Cazzuttate in Nizza (1970-1995)" que vous decouvrirez
bient�t) + 500 �tudiants corses de Nice en Tribune Nord. Le match en
lui-m�me n'a que peu d'importance, mais comme TOUS les Nice-Bastia,
il s'av�re �tre une vraie SOUFFRANCE. Le Sporting l'emporte
finalement 1-0 (penalty du gros Piotr Rzepka). C'est du d�lire dans
toute la tribune des bleus qui avait �t� d�cr�t�e WAR ZONE. Votre
serviteur (j'avais 18 ans) et ses furieux amis se pr�cipitent comme
tous les autres au grillage pour envahir le stade lorsque nous
subissons un matraquage en r�gle de la part de vigiles de l'OGCN en
survet bleu taill�s comme des Rambo. du c�t� des �tudiants corses de
Nice, un bleu reussit � p�n�trer sur le terrain pour demander son
maillot � O P�. Mais le bleu ne va pas loin, sous nos regards
furieux, un CRS le rattrape, le roue de coups (clavicule cass�e et
visage tum�fi�). Alert�, PIERROT,( qui se dirigeait vers notre zone
pour partager son bonheur avec ses fr�res) entame alors un sprint
scimitu vers le CRS, auquel il assene un formidable ATTENTAT en se
jettant les 2 PIEDS DANS LE DOS de cette crevure ! Un grand moment !
Ce soir l� toute la jeunesse f�tera la victoire (+ moults bagarres)
et chantera la gloire de son ic�ne.
5 MAI 92
: demi-finale BASTIA/ OM. Inutile de m'�tendre, vous connaissez tous
le film. Cependant les gens oublient souvent deux choses. D'une part
Pierrot avait d�clar�, de mani�re tr�s serieuse, qu'il se
r�jouissant d'�tre au marquage de Chris Waddle, car comme �a il
pourrait lui CASSER la jambe ! Effray�, l'anglais se fera porter
p�le (vous pouvez v�rifier). Ensuite, pendant l'echauffement, � P�,
s'en prit directement et TOUT SEUL � la racaille marseillaise
install�e en Sud-Ouest. Un pur moment de scimita, que je n'oublierai
jamais! (comme le reste d'ailleurs...).
Suite � la catastrophe, comme ses ADMIRABLES coequipiers (que je
n'oublie pas), accepte de rester au club (salaire revu � la baisse)
et de s'embarquer dans la gal�re que le Sporting presque mort doit
affronter. Il fait partie de l'�quipe de CORSE qui affronte la
Juventus � Aiacciu � l'occasion du seul match de bienfaisance
organis� pour les victimes de la catastrophe. Aux c�t�s d'Ettori, d'Olmeta,
de Di Fraya et consorts, O P� fait son match habituel, plein d'aggressivit�.
Il se rendra m�me coupable (c'est le seul reproche que je lui ait
jamais fait) de v�ritables abominations sur le jeune prodige de la
Juve Roberto BAGGIO.
Nous
voici maintenant arriv�s aux ultimes faits d'armes de Pierrot. Comme
vous le savez, furiani �tant ferm�, le Sporting recevait � Mezzavia.
A la fin de l'Ete eut donc lieu un m�morable derby contre le GAZ.
Les bleus, qui �taient une fois descendus de tous les villages de
Corse, se retrouvent � plus de 2000 dans la tribune Cot� Route. Il
va sans dire que le public du Gaz ne soutient pas la comparaison.
Avec les fratelli nous encourageons � pleins poumons nos joueurs,
lorsque d'entr�e de match PIERROT, adepte du kung-fu, d�colle � plus
de 2m de hauteur afin de mettre le pied dans la tronche de l'insuportable
ajaccien S. MEILLEY. Pas habitu� aux derbys corses, ce dernier se
transformera, comme vous vous en doutez peu � peu en CASPER le
fant�me. Tr�s vite le Sporting prend l'avantage par Mangione, double
la mise par l'excellent DiFraya, avant que le Gaz par Pelletier ne
reduise la marque. La fin de match est tendue, lorsque O P�, d�borde
comme un fou du c�t� de notre tribune. Follement acclam�, il s�me
son adversira, se retrouve � l'angle de la surface et adresse un
magnifique centre...RATE, qui se fiche dans la lucarne du gardien
!!!! Un grand souvenir.
1993:
l'ann�e du drame. Depuis longtemps PIERROT n'avait pas fait myst�re
de ses sympathies nationalistes. Il avait meme �t� candidat une
ann�e pour les Municipales de Bastia sur la liste UNITA. En 1993, �
P� �tait, de part ses amiti�s, assez proche du MPA. Cela nous
rendait tristes (nombreux parmi les jeunes bleus �taient � l'�poque
plus proche de la Cuncolta), mais n'entamait en rien notre affection
pour lui. C'est alors que le 28 D�cembre 1993, O P� disparut
subitement. On retouva sa voiture, mais on eu plus jamais de trace
de lui. Tout Furiani se faisait du souci, lorsque la rumeur qu'il
avait �t� assassin� se r�pandit. Nombreux �taient ceux qui ne
voulaient pas y croire, tant O P� leur semblait un surhomme. selon
la versionn fournie par F.Santoni et feu J-M. Rossi dans leur "Pour
solde de tout compte", il semblerait que Pierrot soit entr� en
violent d�saccord avec la pr�sidence du Sporting. J-F. Filippi lui
aurait alors intim� l'ordre de restituer la voiture de location
qu'il avait mis � sa disposition. Que fit O P� , il rendit la
voiture...DETRUITE A COUPS DE MASSUE !!!! toujours selon les m�mes
auteurs, des represailles auraient �t� organis�es par des
cuncoltaghji afin de faire disparaitre Pierrot, qui devint sans
doute ainsi une des premi�res victoimes de la guerre fratricide qui
allait secouer la Corse. PERSONNE parmi nous, m�mes les plus engag�s
dans un camp, ne se rejouit JAMAIS de ce malheur. Fauch� dans la
fleur de l'�ge, O P� laissait derri�re lui une charmante �pouse et
une petite fille de 2 ans, SERENA, qui ne connut donc jamais son
papa. Toujours selon la rumeur, (et par une cruelle ironie du sort)
le corps de Pierrot se trouverait aujourd'hui sous... la Tribune
EST.
�N
CI SCURDEREMU MAI DI T�, O P� !
ERI, OGHJE, DUMANE, FIRMERAI SEMPRE � FIANC'� NOI !
RIPOSA IN PACE GUERRIERU !
FORZA BASTIA PINZDESTRUCTOR
"
http://ultrasbastiacci.online.fr/recits/pierrot-bianconi.htm
http://ultrasbastiacci.online.fr/pages/itw_pierrot_bianconi.htm
A la lecture de ce t�moignage, pensez vous que le SCB d�fend
toujours la CORSE et les CORSES ?
http://www.unita-naziunale.org/agora/viewtopic.php?t=945
Source photo :
Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :
Unit� Naziunale
� UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006 |