La Lutte de Lib�ration Nationale, c'est l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte arm�e.
  Accueil La Lutte en Vid�os Archives de la LLN La Lutte en Audio

La Lutte en photos

Contactez Unit� Naziunale    
 


Les archives de la LLN en ligne sur corsicainfurmazione.org

Offrez un produit
Generazione76




Empêcher le clic droit
Empêcher la sêlection du texte

 

Libert� per Sebas !

Le 20 janvier 2007 : La Guardia Civil a arr�t� le membre de la radio parisienne Txalaparta, S�bastien B�douret, qui faisait partie de la d�l�gation internationale qui est venue au Pays basque pour se rendre au V�lodrome. Il a �t� arr�t� lors d'un contr�le install� au rond-point de Galarreta. Voici le t�moignage de son arrestation et de sa garde � vue. La lutte de lib�ration nationale corse apporte son soutien � Sebas et demande sa lib�ration imm�diate.

TAT(1) a rendu public hier le t�moignage de Sebas B�douret sur les 48 heures qu'il a pass�es en incommunication aux mains de la Guardia civil. Selon son r�cit, avant que ne commencent les coups, les menaces, les humiliations et les exercices physiques, les agents d'Intxaurrondo lui ont sorti : "Quand tu sortiras d'ici, tu pourras �crire ton propre t�moignage".

HERNANI

L'avocate de Torturaren Aurkako Taldea (TAT), Izaskun Gonz�lez, a rendu visite mercredi � Soto del Real  � Sebas B�douret, arr�t� par la Guardia civil � Hernani le 6 d�cembre alors qu'il se rendait, avec le reste des membres d'une d�l�gation internationale, � l'acte que le mouvement pro-amnistie entendait c�l�brer au V�lodrome d'Anoeta. Le journaliste fran�ais a �t� arr�t� sous l'accusation de poss�der un exemplaire de "Zutabe" et, apr�s avoir comparu devant l'Audience nationale deux jours plus tard, il a �t� incarc�r� � la prison madril�ne pour "collaboration avec bande arm�e".

B�douret, qui a tout de suite d�nonc� devant le juge Ismael Moreno avoir �t� tortur�, a racont� � Gonz�lez ce qu'il a v�cu pendant la p�riode d'incommunication : d'abord dans la caserne d'Intxaurrondo puis dans les d�pendances de Madrid. Selon ce qu'il a expliqu�, dans chaque lieu il a �t� oblig� d'apprendre une d�position.

Dans les installations du quartier donostiarra, ils lui ont demand�, toujours selon le t�moignage diffus� par TAT, "si je savais qui m'avais arr�t�. (.... Je leur ai dit 'la police' et il m'ont r�pondu : 'Tu es � Intxaurrondo. Tu connais l'histoire de ce lieu? Tu as la possibilit� de lire beaucoup de t�moignages, mais quand tu sortiras d'ici tu auras l'occasion d'�crire ton propre t�moignage'".

Le journaliste a d�nonc� le fait que les interrogatoires dans cette caserne se sont caract�ris�s par "d'incessantes questions. Ils me les formulaient tr�s rapidement, et quand mes r�ponses n'�taient pas aussi rapides qu'ils le voulaient, ils me frappaient derri�re la t�te. (...) Cela s'est r�p�t� plusieurs fois : ils s'en allaient, et apr�s un moment ils revenaient. Questions et coups".

Apr�s avoir sign� la d�position que lui ont pr�sent�e les gardes en pr�sence d'un avocat commis d'office, "que je n'ai pas pu voir parce qu'il �tait derri�re moi", et d'un traducteur, ils l'ont mis dans une voiture. Il a pass� le voyage jusqu'� Madrid avec un masque qui lui couvrait les yeux, la t�te entre les jambes et avec deux agents appuy�s sur son dos.

Son �pouse et "lui faire porter le chapeau"

A la fin du trajet, il ne savait pas qu'il se trouvait dans des d�pendances polici�res: "J'avais l'impression qu'on �tait dans un endroit abandonn�. (...) Je me sentais totalement isol� du monde, seul". Et dans les d�p�ts de la capitale espagnole les sc�nes d'Intxaurrondo se sont r�p�t�es : "Chaque fois qu'ils allaient entrer, ils m'obligeaient � me mettre debout, dos � la porte, avec la t�te baiss�e et les yeux ferm�s. (...) Ils ont recommenc� avec les questions et les coups. Ils m'ont oblig� � faire des flexions; pendant ce temps, ils continuaient avec les questions. Il y avait tout en m�me temps, les questions, les coups... J'ai fini par m'�vanouir. Je suis tomb� par terre, mais ils m'ont relev� et m'ont oblig� � continuer".

"L'un d'eux a pos� sa main sur mes parties g�nitales et m'a demand� comment se disait 'homosexuel' en fran�ais. Je lui ai r�pondu, et j'ai entendu plein de rires derri�re (...)", poursuit le t�moignage de B�douret, qui explique qu'� un moment donn� ils ont commenc� � le menacer avec son �pouse, enceinte de huit mois. "Ils me disaient que quand elle avait su qu'ils m'avaient arr�t� elle �tait venue � Madrid

(...) et qu'ils l'avaient arr�t�e. Il me disaient qu'ils allaient lui faire la m�me chose qu'� moi voire plus. (...) Ils me donnaient beaucoup de d�tails, et je les croyais".

"L'un d'eux m'a dit que la prochaine fois qu'il me verrait � Lizartza il me tuerait. J'y suis all� une seule fois. Ils sont m�me all�s jusqu'� me menacer avec Barajas, qu'il fallait bien que quelqu'un porte le chapeau", ajoute-t-il.

Le journaliste souligne que, apr�s avoir appris la seconde d�position, ils lui ont dit qu'ils allaient lui appliquer "la bolsa"(2) et que "comme les cinq jours n'�taient pas pass�s, ils pouvaient me garder l�, qu'apr�s ma d�claration devant le juge j'allais revenir. Il m'ont demand� si je connaissais Unai Romano(3)... D�s qu'ils m'ont pr�sent� au juge, la premi�re chose que je lui ai demand� a �t� si ils pouvaient me remettre entre les mains des gardes civils".

Pendant ces 48 heures, ils l'ont emp�ch� de dormir, ce qui fait qu'il �tait "compl�tement d�sorient�", et il a tr�s peu mang� et bu. "La premi�re nuit � Soto del Real, je n'ai pas pu dormir. Je me suis r�veill� en panique, avec la sensation d'�tre encore dans les d�pendances de la Guardia civil", finit-il.

"Il faut �purer le syst�me et rompre cette �quation"

HERNANI

Apr�s qu'Izaskun Gonz�lez ait fait remarquer que le t�moignage de B�douret est tr�s similaire � ceux recueillis ces derniers temps par TAT, Martxelo Otamendi a pris la parole pour affirmer que "cela lui rappelle notre cas". Otamendi, poursuivi dans le "cas Egunkaria", a fait remarqu� que les cas de mauvais traitements et de tortures se produisent "parce que l'incommunication est maintenue, ainsi qu'un tribunal comme l'Audience nationales et les forces de police antid�mocratiques. Tout cela constitue une machine � part enti�re, toute une s�quence planifi�e d'avance". Dans cette ligne, il a plaid� pour "l'�puration du syst�me et la rupture avec l'�quation 'incommunication plus Audience nationale �gal torture'". Il a aussi rappel� l'Assembl�e nationale des tortur�s r�unie le 16 d�cembre � Elorrio, "au cours de laquelle nous nous sommes fermement engag�s � lutter contre cette pratique".

Nekane Txapartegi, poursuivie dans le dossier 18/98, a exig� des repr�sentants politiques et institutionnels qu'ils "passent des paroles aux actes" et qu'ils exigent des enqu�tes r�elles, qu'ils offrent un appui, qu'ils recherchent des responsabilit�s... Elle a soulign� la n�cessit� de "briser la machine qui rend possible la torture" et de "reconna�tre publiquement son existence".

Source : Gara, 19 janvier 2007

 

(1) TAT : Torturaren Aurkako Taldea ("Groupe contre la torture") - http://www.stoptortura.com/index.php?newlang=fra

(2) "la bolsa" : torture consistant � appliquer un sac en plastique sur la t�te pour entra�ner l'asphyxie.

(3) Unai Romano : son t�moignage de torture est t�l�chargeable � l'adresse (bas de page) : http://www.behatokia.info/infos.php

 Sur le blog des nouvelles de Sebas a travers son temoignage sur sa 
detention et la torture a intxaurrondo par la guardia civil.

http://libertepoursebas.blogspot.com/

 

Rappel :Unai Romano avant et apr�s son incommunication

SPBL-Paris

Source photo : SPBL, GARA, Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :  SPBL, GARA, Unit� Naziunale

� UNITA NAZIUNALE 1999 - 2006

Vos r�actions sur cet article ici : http://www.unita-naziunale.org/agora/viewtopic.php?t=1509

 

�������La reproduction des informations ou articles sur un site, un forum, un blog, un quotidien, un hebdomadaire, un mensuel est soumis � une simple formalit� : Nous contacter par email � infurmazione@"nospam"unita-naziunale.org, ensuite,  une fois l'autorisation accept�e :  Reproduire le document photo, audio, communiqu�, vid�o, photo, dessins (etc..) sans aucune retouche ni modification et de citer la source suivante "Unit� Naziunale, Portail d'information de la Lutte de Lib�ration Nationale http://www.unita-naziunale.org/". Unit� Naziunale s'engage � citer les sources qui servent � mettre � jour ce portail, pour favoriser les liens et faire circuler l'information. Nos partenaires (sources) se trouvent sur la page suivante : "Les sites D'Unit� Naziunale". Unit� Naziunale se r�serve le droit de refuser l'utilisation des ces informations sans accord pr�alable par �mail.