La Lutte de Lib�ration Nationale, c'est l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte arm�e.
  Accueil La Lutte en Vid�os Archives de la LLN La Lutte en Audio

La Lutte en photos

Contactez Unit� Naziunale    
 


Les archives de la LLN en ligne sur corsicainfurmazione.org

Offrez un produit
Generazione76




Empêcher le clic droit
Empêcher la sêlection du texte

 

Proc�s Yvan Colonna Acte II - Justice pour Yvan Colonna, par Edmond Simeoni

Le 1er juillet 2009  : (13:00 Unit� Naziunale, www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte de Masse) Ayant initi�, avec d'autres, la lutte d'�mancipation de la Corse depuis pr�s de cinq d�cennies, je reste une partisan convaincu d'un Statut d'Autonomie Interne au sein de la R�publique Fran�aise et de l'Union Europ�enne. Ce combat se poursuit dans la l�galit� mais je ne peux oublier que, historiquement, l'injustice a, en Corse, fait le lit de la r�volte. D�fenseur engag� du respect des Droits de l'homme,  je m'int�resse � �l'Affaire Colonna� dans cette optique.

Le proc�s d'appel d'Yvan Colonna est un fiasco judiciaire:  des pi�ces d�cisives cach�es � la d�fense, une enqu�te polici�re b�cl�e et malhonn�te, une instruction scandaleusement � charge, le tout dessinant la volont� d'arriver � tout prix � une condamnation d�cid�e d'avance. L'exigence de justice s'est donc mu�e, au fil des audiences, en esprit de vengeance. Ce dossier aurait d� �tre l'honneur de la justice fran�aise. Il en restera la honte, sinistre chef d'oeuvre de la justice anti-terroriste, qui vaudra tr�s probablement � l'Etat fran�ais une nouvelle condamnation devant la Cour Europ�enne des droits de l'homme ; comme le laisse augurer l'�difiant rapport de la F�d�ration Internationale des Droits de l'Homme (FIDH).

Ces d�bats d'appel fauss�s ne sont en fait que l'ultime avatar d'une d�rive structurelle entam�e d�s le 6 f�vrier 1998, soit dans les instants qui ont suivi l'assassinat du Pr�fet Claude Erignac � Ajaccio. En effet, le fonctionnement de la police et de la justice anti-terroristes, et plus globalement le comportement d'ensemble de l'appareil d'Etat en suite de cet assassinat ne pouvaient qu'aboutir � la faillite de la d�mocratie judiciaire.

Rappelons qu'au lendemain de l'assassinat du Pr�fet, la R�publique et la Corse sont sous le choc. Des dizaines de milliers de Corses descendent silencieusement dans les rues, pour manifester leur �motion, mais aussi pour t�moigner collectivement de leur volont� de faire changer les choses. L'Etat va alors se tromper sur la port�e de ce message. L� o� s'exprime une attente d�mocratique, il voit un blanc-seing � une r�pression tous azimuts. Les Corses, dans leur grande majorit�, veulent alors mettre un terme � l'ensemble d'un syst�me qui g�n�re la violence, et notamment la violence clandestine. Cela passe par une remise � plat des rapports entre la Corse et l'Etat, un nouveau contrat, une d�mocratisation profonde de l'ensemble de la soci�t� insulaire. Mais plut�t que d'ouvrir pareille perspective, Paris cherche uniquement � marginaliser le mouvement nationaliste corse.

L'erreur politique est profonde. Elle s'exprime aussi dans la brutalit� de la r�action polici�re et judiciaire � l'assassinat du Pr�fet: des centaines de personnes rafl�es au petit matin, des dizaines d'incarc�rations sans charges � Paris, avec en arri�re-plan, la m�me logique, r�p�t�e � l'envi par la DNAT aux gard�s � vue: �vous � les Corses � avez tu� un Pr�fet : nous vous mettrons tous en prison si n�cessaire, mais nous trouverons les auteurs...�. Parall�lement, des coupables potentiels sont d�sign�s � l'opinions publique, et incarc�r�s: c'est le temps de la fameuse piste �agricole�.

Onze ans apr�s, plusieurs dizaines de personnes, bris�es par des d�tentions abusives de plusieurs mois, attendent toujours leur non-lieu. Puis, c'est la piste �intellectuelle�: Castela et Andriuzzi seront condamn�s en premi�re instance � 30 ann�es de r�clusion criminelle, puis acquitt�s en appel, au terme d'un proc�s mettant en exergue les mensonges et les faux commis par des policiers de haut rang, les m�mes que l'on retrouvera au c�ur du proc�s Colonna...

C'est � l'aune de ce contexte qu'il faut appr�cier la proc�dure men�e contre celui-ci. Yvan Colonna a �t� publiquement d�sign� par les plus hautes autorit�s de l'Etat comme officiellement coupable, d�s sa mise en cause en mai 1999. Ce postulat de culpabilit� a ensuite accompagn� tous les actes du proc�s p�nal, de l'enqu�te au proc�s, avec pour cons�quence de vicier irr�versiblement le d�bat judiciaire sur la culpabilit� ou l'innocence de Colonna.

Cet homme est aujourd'hui l'otage d'un jeu qui le d�passe : pour l'Etat, admettre son innocence serait reconna�tre que l'assassinat du pr�fet Erignac, d�cr�t� �cause sacr�e�, n'est pas �lucid�. Que la police et la justice anti-terroristes sont dangereux pour la d�mocratie. Que ceux qui, comme l'actuel pr�sident de la R�publique, l'ont publiquement affirm� coupable, se sont tromp�s. Voil� pourquoi il n'est pas excessif de dire que Colonna est aujourd'hui prisonnier de la raison d'Etat. Et voil� pourquoi nous demandons justice pour Yvan Colonna.

Edmond Simeoni

Edmond Simeoni, pr�sident du Comit� de soutien � Yvan Colonna, est un nationaliste corse �historique�. Autonomiste, il fut un des responsables de l'occupation de la cave viticole d'Al�ria mais s'est toujours oppos� � la violence politique, plaidant pour des solutions d�mocratiques et politiques.

Dossier Yvan Colonna : lire tous les articles ici
Source photo : Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :  (mail) Unit� Naziunale

� UNITA NAZIUNALE

Vos r�actions sur cet article ici :http://forucorsu.unita-naziunale.org/portal.php

 

 
 

Aidez les prisonniers politiques
Cliquez ici->

<-Cliquez ici

Sustenite i patriotti incarcerati

 

Comment publier cet article sur vos forums, sites, blogs...

Comment publier votre communiqu�, votre article, vos photos...

Merci de lire ici