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Des comit�s de soutien aux inculp�s de Tarnac, � ceux qui luttent - Manif le 21 juin � Paris

Le 16 juin 2009 : (13:00 Unit� Naziunale, www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte internationale)  On se bat aujourd�hui, comme hier, comme avant-hier, comme toujours, des hommes et des femmes se battent, pour leurs droits, pour garder leur emploi, pour travailler moins ou moins durement, pour des salaires moins rachitiques ; partout on se bat pour la libert�, pour son h�pital ou contre la prison, pour trois sous, pour des m�dicaments, pour l�honneur, pour les allocations, on se bat pour ses amis, sa soeur, son p�re, son fr�re ou sa m�re, pour sauver la recherche, pour l�id�e qu�on se fait de l��ducation ou de la psychiatrie ; pour plus d�avantages, pour moins de soucis, on se bat pour sa survie, on se bat parce qu�on ne veut pas crever ou parce que l�on cr�ve de rage, ou bien encore parce que le m�pris des gouvernants et des patrons, des juges et des contr�leurs sociaux, des cabinets d��tudes, des experts, des connards patent�s et de ceux qui vous expliquent qu�il faut patienter encore, encaisser un petit peu plus, sous peine de payer de sa peau � parce que le m�pris qu�on nous oppose est si �vident et si insolent, on se bat aussi sans savoir bien pourquoi mais parce que �a vous tombe dessus ; partout, toujours, on se bat. Les raisons ne sont pas � discuter, la force qui les habite se charge de leur donner raison. Mais � coup s�r on se bat aujourd�hui avec plus de s�rieux qu�hier, avec plus de s�rieux qu�il y a dix ans, on se bat avec plus de s�rieux qu�on ne l�avait fait depuis longtemps. On n�est moins pr�ts � se faire virer, massacrer ou affamer sans cons�quence. Quand une d�localisation comme il y en a tant entraine la destruction d�une pr�fecture (Continental), quand les employ�s d�ErDF et de GrDF rappellent par les faits qu��tre employ� dans les secteurs de l��nergie c�est aussi �tre en mesure d��teindre la machine, quand on sort le canon pour garder son h�pital (Carhaix), voil� qui est s�rieux, voil� qui a le m�rite de rappeler que l�histoire est une puissance dont les hommes peuvent � chaque instant se ressaisir, au grand dam de ceux qui en sont, temporairement, les vainqueurs.

A ce s�rieux du peuple, et comme en miroir, r�pond le m�pris des gouvernants et des gestionnaires, leur m�pris sans limite, et ceci est leur forme de s�rieux propre, c�est le s�rieux des gouvernants. A ce s�rieux du peuple, � ce s�rieux qui est plein d�histoire, qui est plein de l�histoire du peuple, � ce s�rieux qui est le retour de l�histoire, les gouvernants opposent leurs airs de bouffons grima�ants, leurs airs de courges satisfaites � Saint Tropez, la nouvelle petite Marie-Antoinette pr�sente son caniche � la presse, on organise comme de rien des sommets sur l�immigration, � Vichy bien s�r. Mais cela n�est pas tout. Il faut au s�rieux vacillant de nos petits ma�tres une quille, comme en ont les bateaux, une quille pour ne pas basculer trop fort, � la premi�re vague. Et cette quille, c�est la peur. Au fait tout simple, au fait tr�s �l�mentaire, et de toujours, que des hommes et des femmes se battent, on invente des noms de croquemitaine. C�est ainsi qu�on produit sur la sc�ne m�diatique les � casseurs ï¿½, les � bandes ï¿½ et les � terroristes ï¿½, les � jeunes des cit�s ï¿½ ou les � clandestins ï¿½, comme on pr�sentait jadis les � sorci�res ï¿½ au public avant de les br�ler. Par un usage savant et crapuleux des nomenclatures, le journal de 20h et les discours des ministres ont rebaptis�, pour les lui rendre �trang�res et odieuses, des techniques de lutte qui ont toujours appartenu au peuple, et notamment au mouvement ouvrier : il est devenu banal d�appeler une simple gr�ve une � prise d�otages ï¿½, on a m�me essay� r�cemment de qualifier un sabotage sans danger � d�attentat terrroriste ï¿½. Contre les sorci�res, c�est bien connu, tout est permis. La prison bien s�r, avec ou sans proc�s, les contr�les judiciaires exorbitants, qui fixent les lieux d�habitation et les trajets autoris�s, interdisent � l�ami de voir l�ami, au fr�re de voir la soeur ; et, quand � l�ennemi int�rieur ï¿½ est suffisamment av�r�, par sa mauvaise naissance par exemple, les vexations infinies, les attaques de la police, � l�occasion le massacre. Tout ceci, les d�nonciations publiques, les fabriques d��pouvantails, les dispositions p�nales et militaires, visent d�abord � d�faire les liens, les liens non-neutres, qu�il y a entre les �tres, les liens politiques. Les liens ne cessent pas quand on le leur demande, ils ne connaissent pas de Grenelle, l�amiti� est la chair du politique � ou bien le politique est une insanit�. Evidemment, nous avons besoin de bien plus qu�une manifestation, il nous faut des liens plus durables et plus joyeux, � la mesure du s�rieux de la situation. Mais cette manifestation-l� pourrait �tre une premi�re rencontre, c�est notre invitation. Faites comme chez vous.

RENDEZ-VOUS LE 21 JUIN, � 15h MANIFESTATION PARIS - RER LES HALLES - Fontaine des innocents

 

Source photo : Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unit� Naziunale

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