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Le
28 janvier 2007 : Samedi prochain, le 3 f�vrier, se tiendra �
Ghisunaccia une journ�e de comm�moration pour la date anniversaire
de la mort du p�re de la Nation Corse, Pasquale Paoli.
Cette journ�e s'inscrit dans une
d�marche historique, celle de la r�sistance corse, qui n'a eu de
cesse depuis la d�faite de Ponte Novu d'animer le Peuple Corse.
(1)Juste apr�s la proclamation de Paoli, lors de
la Cunsulta du 13 et 14 juillet 1755 : le 15 juillet 1755, il est
d�cid� que " si des troupes de quelque puissance que ce soit,
sans exception ", venaient en Corse pour combattre, il y serait
oppos� " la force � la force ", m�me au prix du sacrifice de
toute la nation. De plus, la cunsulta d�cr�te �galement "
une guerre perp�tuelle " � la R�publique de G�nes et "
� toute puissance qui l'assurerait de sa protection ",
c'est-�-dire � la France entre autre
Cette d�claration est de toute premi�re importance,
et ce n'est pas un hasard si � l'image du reste de cette p�riode,
cette partie importante de notre Histoire est pass�e sous silence.
En effet, cette cunsulta l�gitime tout simplement tous ceux, qui
encore aujourd'hui, combattent pour la libert� de la nation corse,
ils ne font que continuer � mettre en application les d�crets de
cette cunsulta ! Ce n'est pas une guerre de 10 ans, de 20 ans ou de
100 ans qui a �t� d�cr�t�, mais bien une guerre perp�tuelle ! Elle
cessera quand la Corse sera de nouveau libre.
Dans une lettre � son p�re le lendemain de cette cunsulta, Pasquale
de' Paoli dira que son premier soucis est de " punir les d�lits,
emp�cher les ligues et de maintenir l'union ". Une le�on �
retenir pour tous, l'union avant tout et une preuve de plus de
l'attachement des Corses � la Justice.
(...)
Depuis des temps imm�moriaux, le peuple corse est �pris de libert�
et de justice. Mais malheureusement, � part lorsque la Corse �tait
gouvern�e par des Corses au XVIIIe si�cle, nous n'avons jamais eu
droit ni � la Justice ni � la libert�. Contrairement � ce que
certains voudraient faire croire, ce n'est pas la r�volution
fran�aise de 1789 qui a chang� cet �tat de fait, au contraire, elle
l'a institutionnalis� Et ce n'est pas un hasard si d�s 1793 la
Corse se d�tournait de cette r�volution alors qu'elle y avait adh�r�
de mani�re enthousiaste croyant voir enfin triompher les id�es que
Paoli et les nationaux avaient mis en pratique quelques d�cennies
plus t�t. La Corse a �t� d�pouill�e de sa langue, de sa culture, de
son code familial et terrien, de son organisation politique
multimill�naire, de ses liaisons m�diterran�ennes, de ses statuts,
de ses coutumes, en un mot de son Histoire dont le pouvoir fran�ais
exigea qu'elle commen��t en 1789.
La Corse, nation libre et ouverte au monde au si�cle des Lumi�res, a
�t� plong�e et maintenue, d�lib�r�ment maintenue, dans l'�re du
sous-d�veloppement. La Corse n'a jamais connu d'autre �tat de droit
que celui impos� par la violence.
L'Etat fran�ais est fid�le en cela, depuis plus de deux si�cles, �
sa d�sormais trop habituelle attitude r�pressive envers le peuple
corse.
(1) P. 266 du livre Paoli un Corse des
lumi�res, Michel Verg� Franceschi, �d Fayard
Source photo :
Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :
Unit� Naziunale
� UNITA NAZIUNALE 1999 - 2007
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