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Le
15 juin 2007 : (Corse - Lutte de Masse) (Maria Lanfranchi -
Alta Frequenza) - Conf�rence de
presse hier apr�s-midi (vendredi) � Corte de l�organisation Cuscenza
Viva. Cette derni�re �tait appuy�e dans son intervention par le
Comit� Anti-R�pression et A Riscossa Paisana. (...)
Voici le texte de la conf�rence de presse
Un militant de la cause
nationale Corse, Dominique PASQUALAGGI, est � l'heure actuelle entre
la vie et la mort. Hier soir, alors que le processus vital �tait
engag�, un barrage de militaires interdisait l'acc�s de l'h�pital �
sa famille et � son avocat.
Sa d�fenestration, alors qu'il �tait interrog� une
�ni�me fois dans les locaux de la trop fameuse SDAT, en dehors de
l'�motion qu'elle suscite dans la Corse enti�re, nous am�ne � nous
poser de nombreuses questions sur les agissements de cette
juridiction d'exception.
Sans porter de jugement h�tif sur les conclusions de
l'enqu�te administrative en cours, nous tenons � porter � la
connaissance du public les �l�ments accablants que nous poss�dons et
qui montrent le caract�re inique que peut rev�tir la justice
fran�aise lorsqu'elle traite les affaires Corses et notamment celles
qui concernent les militants de la Lutte de Lib�ration Nationale.
Nous d�non�ons les m�thodes abusives et arbitraires
des juges de l'anti-terrorisme, nous les accusons de partialit� et
d'iniquit�.
Depuis son incarc�ration en janvier 2006, aussi bien
� Aix-en-Provence qu'� Paris, Dominique PASQUALAGGI a subi les pires
vexations et les pires tortures morales que seule une r�publique
totalitaire peut faire subir � un �tre humain.
Nous
avons laiss� le soin � son avocat d'intervenir sur le plan
judiciaire et technique pour expliquer les errements injustes, pour
ne pas dire ill�gaux, de ceux qui ont trait� son dossier:
accusations infond�es, mises en examen sur des dossiers qui ne le
concernent pas, multiplication des gardes � vues inutiles pour
pouvoir auditionner le pr�venu en l'absence de son avocat.
Pour notre part, nous accusons Monsieur le juge
Gilbert Thiel d'organiser sciemment ses services de fa�on � faire
subir aux accus�s des pressions psychologiques �normes et
attentatoires � la dignit� humaine et � la pr�somption d'innocence.
� l'occasion des visites au parloir que j'ai pu
obtenir, j'ai toujours trouv� un Dominique combatif et plein
d'allant mais il m'avait parl� des pressions qu'il subissait:
-mesures vexatoires, dont je vous �pargnerais les
d�tails sordides, et m�pris affich�s lors des interrogatoires;
-propagation de rumeurs mettant en doute son
engagement de militant honn�te et sa probit� d'homme, le d�signant
ainsi � la vindicte de ses co-d�tenus;
-gardes � vues prolong�es pour des affaires qui lui
�taient totalement �trang�res;
-canon d'armes � feu sur la tempe.
Enfin, il m'avait confi�, lors du dernier parloir,
que le juge Gilbert THIEL, en faisant r�f�rence � la vieille amiti�
qui le liait � mon fils SYLVAIN disparu le 14 ao�t 2003, lui avait
d�clar�: "Vous �tes un l�che, lui au moins il a eu le courage de se
suicider!"
Nous ne savons pas si l'enqu�te en cours dira que
Dominique PASQUALAGGI a �t� d�fenestr�, nous ne savons pas si
Dominique � eu le courage de se jeter du quatri�me �tage d'un
sinistre b�timent, nous ne savons pas si on a pu lui faciliter la
t�che alors qu'il �tait un d�tenu particuli�rement surveill� mais,
d'ores et d�j�, nous accusons Gilbert THIEL et ses collaborateurs
d'incitation au suicide, nous accusons Gilbert THIEL et ses services
de terrorisme l�gal!
Nous accusons de complicit� les Ministres de
l'Int�rieur et de la Justice des derniers gouvernements pour avoir
laisser s'installer et s�vir une juridiction d'exception aux pleins
pouvoir et avoir cautionn� des fonctionnements aussi odieux
qu'ill�gitimes.
Non, Monsieur SARKOZY, le suicide n'est pas g�n�tique
comme vous osez le d�clarer. Tous les jours, des hommes, des femmes,
des adolescents se suppriment. Certains parce qu'ils estiment ne
plus avoir leur place dans la soci�t� que vous et vos semblables
nous proposaient, parce qu'il sont persuad� que leur avenir est
ailleurs. D'autres ayant perdu tout espoir de voir leur pays, leur
Corse, libre.
Il est trop facile de fuir les responsabilit�s
politiques et humaines en se r�fugiant derri�re des th�ories
eug�niques. Nous ne vous reconnaissons pas ce droit, pas plus que
celui d'�tre, un jour, Pr�sident de la Corse.
Dominique PASQUALAGGI est un homme courageux et
sensible, un �tudiant brillant � la joie de vivre communicative;
nous avons le devoir de r�clamer que toute la lumi�re soit faite,
nous avons le droit de d�noncer cette parodie de justice.
Tout le mouvement national s'est mobilis� pour
t�moigner l'affection et la confiance au militant sinc�re et honn�te
qu'a toujours �t� Dominique, en lui souhaitant de se r�tablir au
plus vite. Nous exprimons notre soutien total � sa famille durement
�prouv�e par ce tragique �v�nement.
Dominique PASQUALAGGI ne fait pas partie des hommes
qui tombent, DUM� va se relever... pour nous apporter la v�rit�!
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(articles communiqu�s vid�os)
Source photo :
Photo 1 Corse Matin MArio Grazi, Photo 2 AFP Stephan Agostini, Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :
Unit� Naziunale
� UNITA NAZIUNALE 1999 - 2007
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