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Discours de Cl�ture de Jean Marie Poli au nom du Comit� Anti R�pression le dimanche 5 aout 2007

Le 5 mai 2007 : Cette ann�e encore  le peuple corse � encore perdu de fid�les  et courageux d�fenseurs.

 Dans une quinzaine de jour, ce sera  l�anniversaire de la tragique disparition d�Antone SCHINTO et  Stefanu AMATI .

Anghjulu Maria TIBERI �tait aussi un militant exemplaire et ind�fectible du soutien aux prisonniers politiques et militant du Comit� Anti R�pression. Nous saluons sa m�moire et le courage de sa famille. En ces habituelles circonstances il est coutumier d�observer un moment de recueillement par une minute de silence. Aujourd�hui je vous propose qu�on leur face une ovation pour honorer leur sacrifice  � jamais inscrit dans la m�moire collective de notre peuple.

 Nous rappelons que le Comit� Anti R�pression milite pour la lib�ration de tous les patriotes des peuples concern�s par la r�pression coloniale. Nous r�affirmons notre solidarit� aux peuples en lutte repr�sent�s ici ce soir in Corti :

Salutu fraternu � i nosci frateddi di u Paesi Bascu :

Gora Euskadi Ta Askatasuna

Salutu fraternu � i nosci frateddi di Sardegna 

Salutu fraternu � i nosci frateddi di Catalunia 

Salutu fraternu � i nosci frateddi di u Scozia : and congretulation for your political fight

Salutu fraternu � i nosci frateddi di u Polinesia venuti da tantu luntanu

E tanti altri ch��n hanu pussutu veni

Ils sont plus de 60 prisonniers politiques corses � croupir dans les ge�les coloniales. Certains, comme Charles SANTONI,  sont incarc�r�s depuis plus de dix ans. D�autres sont en attente de jugement depuis plus de 4 ans ce qui constitue encore un triste record en mati�re de pr�ventive. Que dire des condamn�s en exil carc�ral depuis de tr�s longues ann�es, qui en fait de rapprochement, sont �loign�s :

De Clairvaux � Lannemezan, de Paris au bagne de Toulon ils sont trop nombreux � �tre dispers�s � plusieurs centaines de kilom�tres de leurs foyers.

Nous saluons les familles qui endurent courageusement l�incarc�ration des leurs. C�est une double peine qui est volontairement inflig�e par l�Etat afin de briser la r�sistance corse. Ma s� forti, � u nostru duveru h� d�esse � fiancu � elli p� sustegnalli.

La r�pression n�est pas une fatalit� : c�est l�arme utilis�e par  l�Etat colonial pour soumettre et annihiler notre revendication nationale. Les prisonniers politiques corses sont la r�sultante du rapport de force qui oppose depuis des si�cles l�Etat fran�ais et la lutte de lib�ration nationale.

Ce rapport de force nous engage tous :

Nous devons renforcer notre solidarit� avec les r�sistants de la nation, nous ne renoncerons jamais � nos droits l�gitimes et nous continuerons notre juste combat pour la libert�.

Les lois Perben encourageant � la repentance ne peuvent avoir de place dans notre lutte. Face � l'attitude de l'Etat qui s'obstine dans sa r�pression aveugle la seule r�ponse politique que nous devons lui apporter c'est la rupture.

D�finitivement, face aux juges : NOUS N'AVONS RIEN A DECLARER.

Leur justice n'est pas fond�e � juger notre lutte.

Mais La r�pression est multiforme et oppressive :

Lorsqu' on nie notre langue c�est de la r�pression.

Lorsque les corses sont victimes de s�gr�gation � l�emploi : c�est de la r�pression.

Lorsque l�on nous spolie de notre terre : c�est de la r�pression.

Tous les secteurs de la vie sociale en sont victimes. La r�pression touche �galement ceux qui luttent dans les organismes sociaux pour d�fendre les int�r�ts collectifs du peuple corse. Le STC marin, dans sa lutte syndicale exemplaire, paye ch�rement son engagement. Certains de ses militants vont passer aux assises. C�est un fait unique dans les annales du syndicalisme. A eux aussi nous leur devons une ind�fectible solidarit�. Leur action hautement symbolique et courageuse est venue rappeler � l�Etat la faillite de la continuit� territoriale "made in Paris ".

La r�pression coloniale est instrumentalis� par le plus haut niveau de l'Etat :

Nicolas Sarkosy, le Pr�sident des Fran�ais s'implique personnellement. Au m�pris de l'ind�pendance de la justice et de la pr�somption d'innocence, il a d�j� d�clar� coupable Yvan Colonna. Le proc�s d'Yvan se d�roulera dans quelques semaines.  Le CAR  appelle au soutien de ce militant dans un proc�s hautement symbolique et multipliera et accompagnera toutes initiatives pour obtenir sa lib�ration.

La situation de nos fr�res de lutte incarc�r�s et d�port�s est de plus en plus insupportable.

Aussi, il y a peu, le CAR a pris l'initiative de rencontrer les 4 d�put�s de la Corse. Devant l'importance des enjeux nous avons choisi de porter notre message � Paris, au centre de d�cision l�gislatif de la R�publique fran�aise : leur Assembl�e Nationale.

La symbolique politique de cette rencontre n'a �chapp�e � personne : la question des prisonniers politiques a franchi les portes du parlement fran�ais. Face � face, assis � la m�me table, les d�put�s corses des partis fran�ais et des portes paroles du Comit� Anti R�pression dont certains ont connu Paris sous son expression carc�rale ont une nouvelle fois expos� les multiples et graves atteintes au droit que la France pratique au quotidien envers l'ensemble des prisonniers politiques corses.

Nous avons �t� intransigeants sur le rapprochement de l'ensemble des prisonniers politiques et la lib�ration imm�diates de tous les conditionnables.

Qu'ils soient � l'instruction, en attente de jugement ou d�finitivement condamn�s : ils doivent rentrer au pays.

Qu'elle que soit la peine prononc�e : ils doivent rentrer au pays.

Cela fait 8 ans maintenant que l'on nous promet le rapprochement :

De Vaillant Ministre de l'int�rieur, � Sarkozy, de Jospin pendant le processus de Matignon � Sarkozy Pr�sident des Fran�ais, tous se sont engag�s � rapprocher nos fr�res de lutte.

8 ans plus tard rien n'a �t� fait 

Aussi nous avons rappel� aux 4 d�put�s que leur  responsabilit�, en tant que l�gislateurs, �tait engag�e. Nous leur avons rappel� �galement que les prisonniers politiques corses ne sont pas les parias de notre soci�t�, ce sont les n�tres. A ce titre, au del� de leur mandat �lectif, les d�put�s sont comptables, en tant que Corses, de la situation de nos fr�res d�port�s.

Nous avons �t� intransigeants, en fixant une date buttoir au 25 d�cembre. Nous mesurons l'importance de notre engagement. In�vitablement, il devra �tre au moins � la hauteur du sacrifice de nos patriotes. C'est pour nous que ces militants ont perdu leur libert�.

Pass�e cette ultime �ch�ance nous consid�rerons que c'est une volont� clairement affich�e de la part de l'Etat de transgresser ces propres lois.

Alors la seule r�ponse appropri�e sera de cr�er les conditions d'une tr�s forte mobilisation.

La rentr�e sera d�terminante pour l'ensemble des victimes de la r�pression.

 Nous engagerons alors des actions de rupture, signifiant clairement � l'Etat que nous ne renoncerons jamais.

Pour cela nous avons besoins de vous tous.

A vi dumandu francu � chjaru :

Seti pronti � fal� in carughju ?

Seti pronti � tagli� e stradde ?

Seti pronti � blucc� porti � aeroporti ?

Seti pronti � occup� e case cumune ?

Seti pronti � castic� u statu p� f�la finita inc� st'inghjustizia ?

Carri surelli e cari fratelli ci vular� � esse pronti

E truva i mezzi d'impone u ritornu di i nostri resistanti

        Parchi so i nostri, so i figlioli di a nostra tarra e so i puntelli di a nostra lotta per a libert� di a nazioni.

Ci vular� � esse pronti e � esse forte, per caccialli di e prigioni pulitichi induve u terrorisimu di u statu francese l'h� incapiatti.

S� no semu veramentu i militanti d'una nazioni in lotta p� a so libert�, ci vular� a mustralu di pettu a u statu francese e u so ordine culuniale ch� no semi pronti � scunbatte p� a ghjustizia e a libert� di u nostru populu.

 

A libert� di u nostru populu, cumencia p� a libert� di tutti  quelli chi so vittime di a ripresioni culuniale.

 

 A Libert� h� din� una vulint�,

E inc� a vulint� si po astrad� a libert�

avviva a lotta di liberazione naziunale

avviva  a resistenza di a nazione

Libert�  per tutti i patriotti

 

 

 

Source photo : Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info :  Unit� Naziunale

� UNITA NAZIUNALE 1999 - 2007

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