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France allum�e � l'ONU - le contenu est plus riche que le titre

Le 23 mai 2009 : (13:00 Unit� Naziunale, www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte de Masse) Instance permanente: les populations autochtones de l'Arctique de plus en plus menac�es dans leur mode de vie traditionnel ONU - D�partement de l�information - Conseil �conomique et social Instance permanente sur les questions autochtones

Septi�me session

13e & 14e s�ances � matin & apr�s-midi

INSTANCE PERMANENTE SUR LES QUESTIONS AUTOCHTONES: LES PARTICIPANTS REVENDIQUENT LEUR DROIT � L�AUTOD�TERMINATION ET � L�ACC�S AUX SERVICES DE BASE

Le Pr�sident de l�Assembl�e g�n�rale apporte son soutien aux travaux de la session

� la veille de la cl�ture des travaux de sa septi�me session, l�Instance permanente sur les questions autochtones a poursuivi son dialogue en se penchant sur le droit � l�autod�termination, la politisation de certains �changes de vue et la situation des jeunes.

Les d�fenseurs de la cause basque ont de nouveau fait entendre leur voix, d�non�ant la � politique d�ali�nation � men�e � leur �gard par la France. M. Ortzi Hegoas, d�Autonomia Eraiki, a fustig� l�attitude fran�aise, en estimant qu�� l�exception du � folklore touristique � dans lequel il serait cantonn�, le peuple basque devait se battre pour pouvoir parler sa langue. S��levant contre l�inflation du prix des terres dans sa r�gion qui prive les natifs de l�acc�s � la propri�t�, M. Hegoas a demand� � l�Instance permanente de nommer un expert charg� de veiller � la protection des droits des peuples autochtones d�Europe de l�Ouest.

Cette proposition a re�u l�appui du repr�sentant de Caucus Euskal Herria, qui a �galement �voqu� un v�ritable � d�ni d�existence � frappant les Basques. M. Manuel Torre a rappel� que la France avait sign� la D�claration sur les droits des peuples autochtones qui stipule, a-t-il rappel�, le droit de ces peuples � l�autod�termination. Il a invit� ardemment la France � appliquer les m�canismes des droits de l�homme auxquels elle est partie.

De son c�t�, le repr�sentant fran�ais a soulign� l�action de son pays en faveur des peuples autochtones, de Guyane et de Nouvelle-Cal�donie notamment. Nous appuyons leur d�veloppement social et �conomique ainsi que leur expression culturelle, a-t-il dit. Rappelant l�attachement de son pays � la promotion des droits de l�homme, il a fermement rejet� les accusations de torture et autres exactions dont la France a fait l�objet lors des d�bats.

Devant la virulence de certains propos, la Pr�sidente de l�Instance permanente, Mme Victoria Tauli-Corpuz, a reconnu que la politisation des discussions �tait in�vitable, du fait m�me de l�importance des questions pouvant avoir trait au statut des autochtones. Elle a soulign� que la recherche du droit � l�autod�termination reposait sur un dialogue constructif entre les parties, cela dans � le seul but d�avancer et non pas de s�opposer �. Condamnant les all�gations selon lesquelles des peuples autochtones abuseraient des droits qu�ils ont obtenus de haute lutte pour poursuivre des objectifs s�cessionnistes, Mme Tauli-Corpuz a soulign� que la D�claration des droits des peuples autochtones offrait d�abord un cadre d�entente et de r�conciliation.

Les d�l�gations ont par ailleurs attir� l�attention sur la situation des jeunes autochtones.

L�intervenante indienne de Chotanagpur Rising Society a plaid� en faveur de la lutte contre l�analphab�tisme dont continue de p�tir sa population d�origine. � La plupart de nos jeunes travaillent dans des plantations de th�, o� une �ducation �l�mentaire est n�cessaire �, a-t-elle indiqu�. Elle a recommand� � l�Instance permanente de sensibiliser les plus jeunes aux bienfaits de l�instruction et de demander aux gouvernements d�acc�l�rer le d�veloppement de services �ducatifs l� o� ils font le plus cruellement d�faut. � Offrons � nos jeunes un avenir diff�rent de celui qui leur est r�serv� d�s la naissance �, a-t-elle dit.

La r�union de ce matin, en outre, �tait marqu�e par la pr�sence de M. Srgjan Kerim, Pr�sident de l�Assembl�e g�n�rale des Nations Unies. Venu apporter son soutien aux travaux de la session, il s�est dit honor� de prendre pour la premi�re fois la parole devant l�Instance permanente depuis l�adoption de la D�claration des droits des peuples autochtones par l�Assembl�e g�n�rale en septembre 2007.

Bien que non contraignant juridiquement, cet instrument adopt� apr�s 20 ans d��pres n�gociations marque un jalon dans la reconnaissance des droits de 370 millions de personnes, souvent tenues en marge des soci�t�s, a-t-il d�clar�. Notant que ces populations subissent de plein fouet l�extr�me pauvret� et le manque d�acc�s aux services de sant� et �ducatifs, M. Kerim a invit� les participants � l�Instance permanente � �tre la voix qui relaye � l�ONU les probl�mes des plus d�munis parmi les autochtones. Il a aussi li� la d�fense de la cause autochtone � la r�alisation des Objectifs du Mill�naire pour le d�veloppement d�ici � 2015.

Soulignant le savoir-faire autochtone dans le domaine de la gestion durable des ressources tir�es de la biodiversit� et de la lutte contre les effets sur l�environnement des changements climatiques, M. Kerim a souhait� que les recommandations formul�es par les repr�sentants autochtones soient prises en consid�ration. � Des d�cisions qui seront prises sur cette base d�pendra la qualit� de vie future de nos enfants �, a-t-il lanc�.

En fin de s�ance, l�expert de l�Australie a indiqu� que les travaux de la huiti�me session seraient consacr�s � l�examen de la mise en �uvre des recommandations faites cette ann�e. Il a signal� qu�il avait �t� d�cid� par le Secr�tariat que la prochaine session de l�Instance permanente se tiendrait � New York du 18 au 28 mai 2009. Des d�l�gations ont par ailleurs propos� de se pencher sur la question de l�eau, compte tenu de la valeur spirituelle que les peuples autochtones accordent � cet �l�ment, ainsi que sur la situation des autochtones se d�pla�ant � l�int�rieur du continent am�ricain.

L�Instance permanente tiendra ses deux derni�res r�unions pl�ni�res demain, vendredi 2 mai. � cette occasion, elle a pr�vu d�adopter le rapport sur les travaux de sa septi�me session.

TRAVAUX FUTURS DE L�INSTANCE PERMANENTE ET QUESTIONS NOUVELLES

Document portant sur les r�gles coutumi�res applicables aux savoirs traditionnels autochtones et sur le droit coutumier autochtone

D�clarations

M. BONANZA TAIHITU (Indon�sie) s�est d�clar� convaincu que l�Instance permanente des peuples autochtones devrait continuer d��tre l�instrument privil�gi� pour atteindre les objectifs de la deuxi�me D�cennie internationale des peuples autochtones intitul�e � Partenariat pour l�action et la dignit� � (2005-2015). Nous notons la contribution des communaut�s autochtones � chaque session de l�Instance permanente, contribution essentielle aux efforts continus de l�Instance pour mettre en �uvre son mandat en tant qu�organe consultatif du Conseil �conomique et social (ECOSOC), a-t-il ajout�. La d�l�gation a �galement salu� l�adoption, en septembre dernier, par l�Assembl�e g�n�rale, de la D�claration sur les droits des peuples autochtones, qu�elle a qualifi�e d�historique. Le repr�sentant a ensuite affirm� que l�Instance permanente devrait � l�avenir am�liorer ses m�thodes de travail. Un des aspects essentiels � cet �gard est le renforcement de la pertinence des participations aux travaux de l�Instance. En effet, a estim� la d�l�gation, nous sommes pr�occup�s par la politisation de cet organe, sous la forme notamment de la d�fense de mouvements s�paratistes dans de nombreux pays. Selon elle, ce ph�nom�ne porte atteinte � la cr�dibilit� de l�Instance.

M. LAPO ORLANDI, Transnational Radical Party, a d�clar� qu�il faudrait respecter la diversit� linguistique. Il a appel� � la tenue d�une conf�rence sur l�identit� autochtone, car les langues disparaissent beaucoup plus vite qu�on ne le pense. L��tablissement d�un Comit� d�experts pourrait aussi permettre de pr�senter des conclusions � ce sujet � la prochaine session de l�Instance permanente.

M. CARLO SOMERA, Ministre du pouvoir populaire pour les peuples autochtones du Venezuela, a reconnu que la construction d�un pays repose sur l�int�gration de toutes ses composantes et que la question des droits de l�homme �tait transcendantale. Au Venezuela, nous avons fait des progr�s sur le plan l�gislatif, mais un processus ne peut �tre �tabli du jour au lendemain. Pour les prochaines instances, il faudrait que l�on veille � assurer une participation appropri�e de tous les peuples, a assur� le repr�sentant.

Mme NOVELLA WASHINGTON, Partenariat pour l�environnement des peuples autochtones, est intervenue pour plaider la cause de tous ceux, a-t-elle dit, descendants d�Africains et qui, en tant que tels, doivent �tre trait�s comme des descendants d�esclaves, cela partout o� ils vivent dans le monde.

Mme MAGDALENA SARAT PACHECO, CONAVIGUA (Guatemala), a d�nonc� l�installation de barrages pour des centrales hydro�lectriques sur le territoire des peuples autochtones, � l�origine de d�placements forc�s de communaut�s locales et de d�sint�grations familiales. Ce ph�nom�ne est en violation de la disposition de la D�claration des Nations Unies sur les peuples autochtones portant sur le consentement pr�alable d�ment inform�.

M. MARTIN NEY (Allemagne) a d�clar� qu�il �tait satisfait du caract�re interactif du dialogue observ� dans le cadre de l�Instance. Sa d�l�gation a appuy� les projets des communaut�s autochtones d�Am�rique latine. Il a ensuite indiqu� que son gouvernement avait contribu� hier au Fonds sp�cial pour les peuples autochtones, � l�appui de ces projets, pour un montant de 50 000 dollars.

M. KUE XIONG, Conseil des droits de l�homme du Lao, a attir� l�attention sur la crise qui touche les r�fugi�s ayant fui la Tha�lande pour le Lao. Il a recommand� que l�Instance permanente porte cette question � l�ordre du jour de sa prochaine session afin de r�soudre cette crise de fa�on pacifique par un dialogue avec le Gouvernement tha�landais.

Mme ROSALBA NATTERO, Eco Spirituality Foundation, a �voqu� la situation de communaut�s autochtones, dont les droits sont bafou�s: les Apaches de San Carlo, en Arizona, la nation wamba wamba, le peuple aborig�ne d�Australie, le peuple bassa, du Cameroun et la Communaut� des peuples autochtones d�Europe. Elle a aussi exhort� l�Instance permanente � d�fendre les connaissances traditionnelles et les territoires sacr�s, conform�ment aux principes consacr�s dans l�article 11 de la D�claration sur les droits des peuples autochtones.

Mme NILO CAYUQUEO, Mundi Indigena, a d�clar� que les �tats avaient une dette � l��gard des peuples autochtones. Ceux-ci n�ont pas tenu leurs engagements en ce qui concerne la reconnaissance de nos droits linguistiques. L�intervenante a regrett� que les �tats concern�s faisaient fi des exigences des autochtones de reconna�tre la diversit� multiculturelle qu�ils repr�sentent. Nous avons le droit de parler notre langue, a-t-elle lanc�, et nous demandons � l�Instance permanente de suivre de pr�s cette question, en vertu notamment de la D�claration de l�UNESCO sur la diversit� culturelle.

M. FABIAN FIESCHI (France) a soulign� l�action de son pays en faveur des peuples autochtones, de Guyane et de Nouvelle-Cal�donie notamment. Nous appuyons leur d�veloppement social et �conomique ainsi que l�expression culturelle des peuples d�outre-mer, a-t-il dit, ajoutant que la France respectait dans une certaine mesure le droit coutumier des communaut�s autochtones. Rappelant ensuite le caract�re indivisible de la R�publique fran�aise, il a fermement rejet� les accusations de torture dont la France a �t� l�objet pendant les d�bats de l�Instance.

M. ORTZI HEGOAS, Autonomia Eraiki, a fustig� la politique fran�aise envers la communaut� basque. Nous ne sommes reconnus dans aucun domaine, � l�exception du folklore touristique dans lequel nous sommes cantonn�s. L�intervenant a d�clar� que parler basque �tait un � combat � et que la responsabilit� de la reconnaissance du Pays basque Nord �tait constamment rejet�e sur l�Espagne par la France. Il s�est �lev� contre l�inflation du prix des terres dans sa r�gion, qui prive les locaux de l�acc�s � la propri�t�. Des maisons secondaires pullulent alors qu�elles ne sont habit�es que deux mois dans l�ann�e, a-t-il ajout�. M. Hegoas a demand� � l�Instance permanente de nommer un expert sur les autochtones d�Europe de l�Ouest.

M. SHA ZUKANG, Secr�taire g�n�ral adjoint aux affaires �conomiques et sociales, a observ� que chaque ann�e, le nombre de parties prenantes � cette Instance permanente �tait plus important. Cela refl�te la conviction partag�e selon laquelle les nombreux d�fis qui se posent aux autochtones du monde entier exigent un effort concert�. L�adoption de la D�claration portant sur leurs droits a constitu� une premi�re �tape importante en ce sens, ainsi que les th�mes retenus cette ann�e pour la septi�me session de l�Instance. La question des changements climatiques est d�autant plus importante que les communaut�s autochtones peuvent nous aider � conserver les �cosyst�mes, qui constituent leur environnement imm�diat. Mais la capacit� � s�adapter aux changements climatiques d�pend aussi d�un certain nombre de facteur, technologiques, infrastructurels et �ducatifs qui, tr�s souvent, ne sont pas accessibles aux communaut�s autochtones. Pour y rem�dier, a rappel� M. Sha Zukang, le Secr�taire g�n�ral a rappel� la n�cessit� de pratiquer une approche holistique, qui privil�gie l�int�gration de toutes les questions pertinentes.

Le moment est venu pour le monde d�entendre les peuples autochtones et de reconna�tre leur contribution potentielle pour att�nuer les effets des changements climatiques, a affirm� le Secr�taire g�n�ral adjoint. Cela devrait servir les objectifs du Programme d�action de la deuxi�me D�cennie: promouvoir la non-discrimination, r�aliser la participation effective des peuples autochtones aux d�cisions qui les concernent, red�finir les politiques de d�veloppement afin de respecter la diversit� culturelle et linguistique des peuples autochtones, adopter des politiques cibl�es, des programmes, des projets et des budgets en faveur des femmes, des enfants et des jeunes autochtones et renforcer les m�canismes de surveillance et de responsabilit�.

Mme SANDRA RAMOS DELGADO, Yachey Wasi, a souhait� que, l�ann�e prochaine, la voix des jeunes andains soit entendue dans le cadre des travaux de l�Instance permanente, pour permettre � la communaut� internationale d�agir en leur faveur les jeunes dans le domaine de l�acc�s aux services de base. Il faut redonner un avenir aux jeunes andains, a-t-elle dit.

M. SRGJAN KERIM, Pr�sident de l�Assembl�e g�n�rale des Nations Unies, s�est dit heureux et honor� de prendre pour la premi�re fois la parole devant l�Instance permanente depuis l�adoption de la D�claration des droits des peuples autochtones par l�Assembl�e g�n�rale en septembre 2007. Bien que non contraignant, cet instrument adopt� apr�s 20 ans d��pres n�gociations, marque un jalon dans la reconnaissance des droits de 370 millions de personnes, souvent tenues en marge des soci�t�s. Le Pr�sident de l�Assembl�e g�n�rale a insist� sur la n�cessit� de mettre fin � l�exclusion des populations autochtones et de pr�server ainsi leur identit�. Notant que ces populations subissent de plein fouet la pauvret� extr�me et le manque d�acc�s aux services de sant� et �ducatifs, M. Kerim a invit� les participants � l�Instance permanente � �tre des acteurs actifs, pr�cisant qu�ils devaient �tre la voix relayant les probl�mes des plus d�munis � l�ONU. Il a notamment li� la d�fense de la cause autochtone � la r�alisation des Objectifs du Mill�naire pour le d�veloppement d�ici � 2015.

Les peuples autochtones vivent dans les r�gions les plus pr�cieuses du monde sur le plan biologique, a poursuivi le Pr�sident de l�Assembl�e g�n�rale, rappelant qu�ils ma�trisent les savoir-faire dans le domaine de la gestion durable des ressources tir�es de la biodiversit� et savent lutter efficacement contre les effets de la d�gradation de l�environnement r�sultant des changements climatiques. C�est en ce sens que M. Kerim a souhait� ardemment que les recommandations formul�es par les repr�sentants autochtones lors de la session de l�Instance permanente soient prises en consid�ration. Des d�cisions qui seront prises sur cette base d�pendra la qualit� de vie future de nos enfants, a-t-il conclu.

Mme ISHRAT AHMED (Bangladesh) a d�clar� que les populations tribales de son pays avaient vu au cours des derni�res ann�es leurs droits politiques et cultuels renforc�s. L�int�gration des populations autochtones dans la soci�t� bangladaise se poursuit, a-t-elle dit, notamment au sein de la police. Elle a en outre fait savoir qu�une commission fonci�re avait �t� �tablie pour r�gler les questions de propri�t�, des juges autochtones agissant directement pour traiter les cas les plus probl�matiques. La repr�sentante a conclu en soulignant que le Gouvernement actuel du Bangladesh s�effor�ait de renforcer les voies de communication pour d�senclaver les populations tribales. Cette politique refl�te les valeurs pluralistes conformes au id�aux d�mocratiques du Bangladesh, a-t-elle dit.

M. HASSAN ID BALKASSM, expert marocain, a d�clar� que la France accordait la priorit� aux droits individuels plut�t qu�� l�appartenance collective. Pourquoi ce pays, qui incarne le respect des libert�s, ne ratifierait-il pas la Convention sur les langues des minorit�s en Europe? Il a ensuite encourag� la d�l�gation de l�Allemagne � veiller � ce que les personnes autochtones puissent pleinement participer � la R�union sur les changements climatiques pr�vue en juillet � B�le, en Suisse.

De son c�t�, M. CHHUNTHANG SANGCHIA, Zo Reunification Organization (Zoro), a demand� qu�un conseil sous l��gide des Nations Unies soit cr�� pour traiter de la situation des peuples zo, une ethnie dispers�e du Myanmar.

M. DANIEL FLORES, Fundacion Ama El Salvador, a dit que le plus grand d�fi dans un pays comme El Salvador �tait de savoir comment affirmer notre identit� culturelle sous un r�gime qui a toujours ni� nos droits fondamentaux. Depuis le massacre de 1932, notre peuple s�est r�fugi� dans le silence et la peur. Mais aujourd�hui, la Fondation nous aide � d�fendre nos droits, a d�clar� le repr�sentant.

Mme ANJALI TIRKEY EKKA, Chotanagpur Rising Society, a plaid� en faveur de la lutte contre l�analphab�tisme dont continue de p�tir sa population d�origine. La plupart de nos jeunes, a-t-elle dit, travaillent dans des plantations de th�, o� un niveau minimum d��ducation est n�cessaire. Elle a souhait� que l�Instance permanente agisse pour sensibiliser les plus jeunes aux bienfaits de l�instruction afin, a-t-elle dit, de leur ouvrir la voie pour un avenir autre que celui qui leur est r�serv� d�s la naissance.

M. MANU TORRE, Caucus Euskal Herria, a d�plor� la politique d�exclusion de la France � l��gard des Basques. � La terre basque et le peuple basque, situ�s en Europe de l�Ouest entre l�Espagne et la France, existaient bien avant la cr�ation de ces deux �tats, a-t-il rappel�. Malgr� notre pr�sence depuis 2 000 ans, a-t-il fait remarquer, l��tat fran�ais m�ne contre les Basques une politique d�ali�nation qui nous refuse la plus petite reconnaissance institutionnelle. � �voquant un v�ritable d�ni d�existence, M. Torre a rappel� que la France avait sign� la D�claration sur les droits des peuples autochtones, qui stipule le droit de ces peuples � l�autod�termination. � son tour, il a demand� � l�Instance permanente de nommer un expert charg� de veiller � la protection des droits des peuples autochtones d�Europe de l�Ouest et d�inviter la France � appliquer les m�canismes des droits de l�homme auxquels elle est partie.

M. ARMAND MCKENZIE, Nation Innu, a d�clar� qu�aujourd�hui un collectif d�experts juridiques avait reconnu que rien n�emp�che le Canada d�appliquer la D�claration sur les droits des peuples autochtones, qui n�est pas incompatible avec la Constitution canadienne. Cette D�claration fournit un cadre � la justice et � la r�conciliation des peuples au Canada, ont affirm� les experts. Les pr�tentions erron�es du Canada continuent de justifier les entraves apport�es aux peuples autochtones vivant sur son territoire.

M. THOMAS ALARCON (CAPAJ) a pr�sent� quelques id�es sur les moyens d�am�liorer les travaux de l�Instance permanente. Il a regrett� que le rapport pr�par� par les experts de l�Instance laisse sans r�ponse certaines questions, notamment celles concernant les violations des droits des peuples autochtones.

Mme VICTORIA TAULI-CORPUZ, Pr�sidente de l�Instance permanente, a pris la parole pour d�clarer que l�Instance ne pouvait emp�cher certaines d�l�gations de participer � ses travaux. La politisation des d�bats est in�vitable, a-t-elle signal�, du fait m�me de l�importance des questions soulev�es, qui ont trait notamment au statut des autochtones. La Pr�sidente a ajout� que la recherche du droit � l�autod�termination, par exemple, reposait sur un dialogue constructif entre les parties dans � le seul but d�avancer et non pas de s�opposer �. La Pr�sidente a rejet� les accusations selon lesquelles certains peuples autochtones abuseraient des droits qu�ils ont obtenus de haute lutte pour poursuivre d��ventuels objectifs s�cessionnistes. La D�claration offre un cadre de r�conciliation, a encore dit la repr�sentante, et au lieu de nous affronter, effor�ons-nous de faire de la deuxi�me D�cennie des peuples autochtones, consacr�e au partenariat dans l�action et la dignit�, un succ�s pour tous.

Remarques g�n�rales de cl�ture � l��change de vues portant sur les points 5, 8 et 9d de l�ordre du jour

L�un des membres de l�Instance permanente a encourag� les peuples autochtones � exercer une influence sur leurs gouvernements, car parfois ceux-ci n��coutent pas suffisamment les revendications. Un des experts a ainsi soulign� que l�un des �l�ments les plus importants concernant la D�claration �tait sa mise en �uvre par les gouvernements. C�est le premier instrument juridique des Nations Unies qui s�appelle une d�claration et qui n�a pas besoin d��tre une convention pour �tre appliqu�e, a-t-il fait observer. La D�claration des droits des peuples autochtones est un pacte entre les repr�sentants autochtones et les �tats, s�est f�licit� l�expert, et les travaux de cette Instance ouvrent la voie � sa mise en �uvre. L�expert de la Bolivie a ajout� qu�il faudrait que l�on r�fl�chisse aux d�fis qui se posent � la mise en �uvre de cet instrument. Quelles sont les r�serves des �tats � cet �gard? a-t-il demand�. La visibilit� acquise au sein de cette Instance devrait maintenant se concr�tiser par la pleine application de la D�claration, a conclu l�expert.

Ordre du jour provisoire de la huiti�me session de l�instance permanente

M. MICHAEL DODSON, expert de l�Australie, a expliqu� que la pr�sente session �tait destin�e � transmettre des recommandations aux Nations Unies, � commencer par l�ECOSOC, ainsi qu�aux organisations non gouvernementales (ONG) et autres parties int�ress�es aux questions autochtones. Il a ajout� que les travaux de l�ann�e prochaine seraient consacr�s � l�examen de l��tat de mise en �uvre de ces recommandations. Il a signal� qu�� ce stade, il avait �t� d�cid� que la huiti�me session de l�Instance permanente se tiendrait � New York du 18 au 28 mai 2009.

Les d�l�gations ont approuv� la d�cision de consacrer la huiti�me session de l�Instance permanente � l�examen de la mise en �uvre des recommandations formul�es cette ann�e, en vue de traduire dans les faits les propos et id�e �chang�s. Des participants ont propos� d�organiser un d�bat d�une demi-journ�e sur le th�me des migrations, afin notamment de discuter du statut des autochtones se d�pla�ant � l�int�rieur du continent am�ricain. Il a �galement �t� propos� de se pencher sur la question de l�eau, compte tenu de la valeur spirituelle que les peuples autochtones lui accordent et du fait qu�ils s�en trouvent d�pouill�s par les politiques de privatisations d�entreprises commerciales.

Le repr�sentant du Nicaragua a, quant � lui, propos� que soit cr��e, � l�occasion de la prochaine session de l�Instance permanente, une universit� des peuples autochtones. Elle aurait pour objectif d�aider leurs peuples � faire conna�tre et perp�tuer leurs savoirs et � intensifier les �changes culturels.

Par ailleurs, il a �t� sugg�r�, afin d�accro�tre la participation des autochtones aux travaux de l�Instance permanente, de d�centraliser les r�unions. En organisant des r�unions partout dans le monde, il deviendrait possible de collecter plus d�informations et de prendre des mesures r�ellement adapt�es aux besoins.

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