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Le 23
mai 2009 : (13:00 Unit� Naziunale,
www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte de Masse) Instance
permanente: les populations autochtones de l'Arctique de plus en
plus menac�es dans leur mode de vie traditionnel
ONU - D�partement de l�information - Conseil �conomique et
social Instance permanente sur les questions autochtones
Septi�me session
13e & 14e
s�ances � matin & apr�s-midi
INSTANCE PERMANENTE SUR
LES QUESTIONS AUTOCHTONES: LES PARTICIPANTS REVENDIQUENT LEUR DROIT
� L�AUTOD�TERMINATION ET � L�ACC�S AUX SERVICES DE BASE
Le Pr�sident de
l�Assembl�e g�n�rale apporte son soutien aux travaux de la session
� la veille de la cl�ture des
travaux de sa septi�me session, l�Instance permanente sur les
questions autochtones a poursuivi son dialogue en se penchant sur le
droit � l�autod�termination, la politisation de certains �changes de
vue et la situation des jeunes.
Les d�fenseurs de la cause
basque ont de nouveau fait entendre leur voix, d�non�ant la �
politique d�ali�nation � men�e � leur �gard par la France. M. Ortzi
Hegoas, d�Autonomia Eraiki, a fustig� l�attitude fran�aise, en
estimant qu�� l�exception du � folklore touristique � dans lequel il
serait cantonn�, le peuple basque devait se battre pour pouvoir
parler sa langue. S��levant contre l�inflation du prix des terres
dans sa r�gion qui prive les natifs de l�acc�s � la propri�t�, M.
Hegoas a demand� � l�Instance permanente de nommer un expert charg�
de veiller � la protection des droits des peuples autochtones
d�Europe de l�Ouest.
Cette proposition a re�u
l�appui du repr�sentant de Caucus Euskal Herria, qui a �galement
�voqu� un v�ritable � d�ni d�existence � frappant les Basques. M.
Manuel Torre a rappel� que la France avait sign� la D�claration sur
les droits des peuples autochtones qui stipule, a-t-il rappel�, le
droit de ces peuples � l�autod�termination. Il a invit� ardemment la
France � appliquer les m�canismes des droits de l�homme auxquels
elle est partie.
De son c�t�, le repr�sentant
fran�ais a soulign� l�action de son pays en faveur des peuples
autochtones, de Guyane et de Nouvelle-Cal�donie notamment. Nous
appuyons leur d�veloppement social et �conomique ainsi que leur
expression culturelle, a-t-il dit. Rappelant l�attachement de son
pays � la promotion des droits de l�homme, il a fermement rejet� les
accusations de torture et autres exactions dont la France a fait
l�objet lors des d�bats.
Devant la virulence de
certains propos, la Pr�sidente de l�Instance permanente, Mme
Victoria Tauli-Corpuz, a reconnu que la politisation des discussions
�tait in�vitable, du fait m�me de l�importance des questions pouvant
avoir trait au statut des autochtones. Elle a soulign� que la
recherche du droit � l�autod�termination reposait sur un dialogue
constructif entre les parties, cela dans � le seul but d�avancer et
non pas de s�opposer �. Condamnant les all�gations selon lesquelles
des peuples autochtones abuseraient des droits qu�ils ont obtenus de
haute lutte pour poursuivre des objectifs s�cessionnistes, Mme Tauli-Corpuz
a soulign� que la D�claration des droits des peuples autochtones
offrait d�abord un cadre d�entente et de r�conciliation.
Les d�l�gations ont par
ailleurs attir� l�attention sur la situation des jeunes autochtones.
L�intervenante indienne de
Chotanagpur Rising Society a plaid� en faveur de la lutte contre
l�analphab�tisme dont continue de p�tir sa population d�origine. �
La plupart de nos jeunes travaillent dans des plantations de th�, o�
une �ducation �l�mentaire est n�cessaire �, a-t-elle indiqu�. Elle a
recommand� � l�Instance permanente de sensibiliser les plus jeunes
aux bienfaits de l�instruction et de demander aux gouvernements
d�acc�l�rer le d�veloppement de services �ducatifs l� o� ils font le
plus cruellement d�faut. � Offrons � nos jeunes un avenir diff�rent
de celui qui leur est r�serv� d�s la naissance �, a-t-elle dit.
La r�union de ce matin, en
outre, �tait marqu�e par la pr�sence de M. Srgjan Kerim, Pr�sident
de l�Assembl�e g�n�rale des Nations Unies. Venu apporter son soutien
aux travaux de la session, il s�est dit honor� de prendre pour la
premi�re fois la parole devant l�Instance permanente depuis
l�adoption de la D�claration des droits des peuples autochtones par
l�Assembl�e g�n�rale en septembre 2007.
Bien que non contraignant
juridiquement, cet instrument adopt� apr�s 20 ans d��pres
n�gociations marque un jalon dans la reconnaissance des droits de
370 millions de personnes, souvent tenues en marge des soci�t�s,
a-t-il d�clar�. Notant que ces populations subissent de plein fouet
l�extr�me pauvret� et le manque d�acc�s aux services de sant� et
�ducatifs, M. Kerim a invit� les participants � l�Instance
permanente � �tre la voix qui relaye � l�ONU les probl�mes des plus
d�munis parmi les autochtones. Il a aussi li� la d�fense de la cause
autochtone � la r�alisation des Objectifs du Mill�naire pour le
d�veloppement d�ici � 2015.
Soulignant le savoir-faire
autochtone dans le domaine de la gestion durable des ressources
tir�es de la biodiversit� et de la lutte contre les effets sur
l�environnement des changements climatiques, M. Kerim a souhait� que
les recommandations formul�es par les repr�sentants autochtones
soient prises en consid�ration. � Des d�cisions qui seront prises
sur cette base d�pendra la qualit� de vie future de nos enfants �,
a-t-il lanc�.
En fin de s�ance, l�expert de
l�Australie a indiqu� que les travaux de la huiti�me session
seraient consacr�s � l�examen de la mise en �uvre des
recommandations faites cette ann�e. Il a signal� qu�il avait �t�
d�cid� par le Secr�tariat que la prochaine session de l�Instance
permanente se tiendrait � New York du 18 au 28 mai 2009. Des
d�l�gations ont par ailleurs propos� de se pencher sur la question
de l�eau, compte tenu de la valeur spirituelle que les peuples
autochtones accordent � cet �l�ment, ainsi que sur la situation des
autochtones se d�pla�ant � l�int�rieur du continent am�ricain.
L�Instance permanente tiendra
ses deux derni�res r�unions pl�ni�res demain, vendredi 2 mai. �
cette occasion, elle a pr�vu d�adopter le rapport sur les travaux de
sa septi�me session.
TRAVAUX FUTURS DE L�INSTANCE
PERMANENTE ET QUESTIONS NOUVELLES
Document portant sur les
r�gles coutumi�res applicables aux savoirs traditionnels autochtones
et sur le droit coutumier autochtone
D�clarations
M. BONANZA TAIHITU (Indon�sie)
s�est d�clar� convaincu que l�Instance permanente des peuples
autochtones devrait continuer d��tre l�instrument privil�gi� pour
atteindre les objectifs de la deuxi�me D�cennie internationale des
peuples autochtones intitul�e � Partenariat pour l�action et la
dignit� � (2005-2015). Nous notons la contribution des communaut�s
autochtones � chaque session de l�Instance permanente, contribution
essentielle aux efforts continus de l�Instance pour mettre en �uvre
son mandat en tant qu�organe consultatif du Conseil �conomique et
social (ECOSOC), a-t-il ajout�. La d�l�gation a �galement salu�
l�adoption, en septembre dernier, par l�Assembl�e g�n�rale, de la
D�claration sur les droits des peuples autochtones, qu�elle a
qualifi�e d�historique. Le repr�sentant a ensuite affirm� que
l�Instance permanente devrait � l�avenir am�liorer ses m�thodes de
travail. Un des aspects essentiels � cet �gard est le renforcement
de la pertinence des participations aux travaux de l�Instance. En
effet, a estim� la d�l�gation, nous sommes pr�occup�s par la
politisation de cet organe, sous la forme notamment de la d�fense de
mouvements s�paratistes dans de nombreux pays. Selon elle, ce
ph�nom�ne porte atteinte � la cr�dibilit� de l�Instance.
M. LAPO ORLANDI,
Transnational Radical Party, a d�clar� qu�il faudrait respecter
la diversit� linguistique. Il a appel� � la tenue d�une conf�rence
sur l�identit� autochtone, car les langues disparaissent beaucoup
plus vite qu�on ne le pense. L��tablissement d�un Comit� d�experts
pourrait aussi permettre de pr�senter des conclusions � ce sujet �
la prochaine session de l�Instance permanente.
M. CARLO SOMERA, Ministre
du pouvoir populaire pour les peuples autochtones du Venezuela,
a reconnu que la construction d�un pays repose sur l�int�gration de
toutes ses composantes et que la question des droits de l�homme
�tait transcendantale. Au Venezuela, nous avons fait des progr�s sur
le plan l�gislatif, mais un processus ne peut �tre �tabli du jour au
lendemain. Pour les prochaines instances, il faudrait que l�on
veille � assurer une participation appropri�e de tous les peuples, a
assur� le repr�sentant.
Mme NOVELLA WASHINGTON,
Partenariat pour l�environnement des peuples autochtones, est
intervenue pour plaider la cause de tous ceux, a-t-elle dit,
descendants d�Africains et qui, en tant que tels, doivent �tre
trait�s comme des descendants d�esclaves, cela partout o� ils vivent
dans le monde.
Mme MAGDALENA SARAT PACHECO,
CONAVIGUA (Guatemala), a d�nonc� l�installation de barrages
pour des centrales hydro�lectriques sur le territoire des peuples
autochtones, � l�origine de d�placements forc�s de communaut�s
locales et de d�sint�grations familiales. Ce ph�nom�ne est en
violation de la disposition de la D�claration des Nations Unies sur
les peuples autochtones portant sur le consentement pr�alable d�ment
inform�.
M. MARTIN NEY (Allemagne)
a d�clar� qu�il �tait satisfait du caract�re interactif du dialogue
observ� dans le cadre de l�Instance. Sa d�l�gation a appuy� les
projets des communaut�s autochtones d�Am�rique latine. Il a ensuite
indiqu� que son gouvernement avait contribu� hier au Fonds sp�cial
pour les peuples autochtones, � l�appui de ces projets, pour un
montant de 50 000 dollars.
M. KUE XIONG, Conseil des
droits de l�homme du Lao, a attir� l�attention sur la crise qui
touche les r�fugi�s ayant fui la Tha�lande pour le Lao. Il a
recommand� que l�Instance permanente porte cette question � l�ordre
du jour de sa prochaine session afin de r�soudre cette crise de
fa�on pacifique par un dialogue avec le Gouvernement tha�landais.
Mme ROSALBA NATTERO, Eco
Spirituality Foundation, a �voqu� la situation de communaut�s
autochtones, dont les droits sont bafou�s: les Apaches de San Carlo,
en Arizona, la nation wamba wamba, le peuple aborig�ne d�Australie,
le peuple bassa, du Cameroun et la Communaut� des peuples
autochtones d�Europe. Elle a aussi exhort� l�Instance permanente �
d�fendre les connaissances traditionnelles et les territoires
sacr�s, conform�ment aux principes consacr�s dans l�article 11 de la
D�claration sur les droits des peuples autochtones.
Mme NILO CAYUQUEO, Mundi
Indigena, a d�clar� que les �tats avaient une dette � l��gard
des peuples autochtones. Ceux-ci n�ont pas tenu leurs engagements en
ce qui concerne la reconnaissance de nos droits linguistiques.
L�intervenante a regrett� que les �tats concern�s faisaient fi des
exigences des autochtones de reconna�tre la diversit�
multiculturelle qu�ils repr�sentent. Nous avons le droit de parler
notre langue, a-t-elle lanc�, et nous demandons � l�Instance
permanente de suivre de pr�s cette question, en vertu notamment de
la D�claration de l�UNESCO sur la diversit� culturelle.
M. FABIAN FIESCHI (France)
a soulign� l�action de son pays en faveur des peuples autochtones,
de Guyane et de Nouvelle-Cal�donie notamment. Nous appuyons leur
d�veloppement social et �conomique ainsi que l�expression culturelle
des peuples d�outre-mer, a-t-il dit, ajoutant que la France
respectait dans une certaine mesure le droit coutumier des
communaut�s autochtones. Rappelant ensuite le caract�re indivisible
de la R�publique fran�aise, il a fermement rejet� les accusations de
torture dont la France a �t� l�objet pendant les d�bats de
l�Instance.
M. ORTZI HEGOAS, Autonomia
Eraiki, a fustig� la politique fran�aise envers la communaut�
basque. Nous ne sommes reconnus dans aucun domaine, � l�exception du
folklore touristique dans lequel nous sommes cantonn�s.
L�intervenant a d�clar� que parler basque �tait un � combat � et que
la responsabilit� de la reconnaissance du Pays basque Nord �tait
constamment rejet�e sur l�Espagne par la France. Il s�est �lev�
contre l�inflation du prix des terres dans sa r�gion, qui prive les
locaux de l�acc�s � la propri�t�. Des maisons secondaires pullulent
alors qu�elles ne sont habit�es que deux mois dans l�ann�e, a-t-il
ajout�. M. Hegoas a demand� � l�Instance permanente de nommer un
expert sur les autochtones d�Europe de l�Ouest.
M. SHA ZUKANG, Secr�taire
g�n�ral adjoint aux affaires �conomiques et sociales, a observ�
que chaque ann�e, le nombre de parties prenantes � cette Instance
permanente �tait plus important. Cela refl�te la conviction partag�e
selon laquelle les nombreux d�fis qui se posent aux autochtones du
monde entier exigent un effort concert�. L�adoption de la
D�claration portant sur leurs droits a constitu� une premi�re �tape
importante en ce sens, ainsi que les th�mes retenus cette ann�e pour
la septi�me session de l�Instance. La question des changements
climatiques est d�autant plus importante que les communaut�s
autochtones peuvent nous aider � conserver les �cosyst�mes, qui
constituent leur environnement imm�diat. Mais la capacit� �
s�adapter aux changements climatiques d�pend aussi d�un certain
nombre de facteur, technologiques, infrastructurels et �ducatifs
qui, tr�s souvent, ne sont pas accessibles aux communaut�s
autochtones. Pour y rem�dier, a rappel� M. Sha Zukang, le Secr�taire
g�n�ral a rappel� la n�cessit� de pratiquer une approche holistique,
qui privil�gie l�int�gration de toutes les questions pertinentes.
Le moment est venu pour le
monde d�entendre les peuples autochtones et de reconna�tre leur
contribution potentielle pour att�nuer les effets des changements
climatiques, a affirm� le Secr�taire g�n�ral adjoint. Cela devrait
servir les objectifs du Programme d�action de la deuxi�me D�cennie:
promouvoir la non-discrimination, r�aliser la participation
effective des peuples autochtones aux d�cisions qui les concernent,
red�finir les politiques de d�veloppement afin de respecter la
diversit� culturelle et linguistique des peuples autochtones,
adopter des politiques cibl�es, des programmes, des projets et des
budgets en faveur des femmes, des enfants et des jeunes autochtones
et renforcer les m�canismes de surveillance et de responsabilit�.
Mme SANDRA RAMOS DELGADO,
Yachey Wasi, a souhait� que, l�ann�e prochaine, la voix des
jeunes andains soit entendue dans le cadre des travaux de l�Instance
permanente, pour permettre � la communaut� internationale d�agir en
leur faveur les jeunes dans le domaine de l�acc�s aux services de
base. Il faut redonner un avenir aux jeunes andains, a-t-elle dit.
M. SRGJAN KERIM, Pr�sident
de l�Assembl�e g�n�rale des Nations Unies, s�est dit heureux et
honor� de prendre pour la premi�re fois la parole devant l�Instance
permanente depuis l�adoption de la D�claration des droits des
peuples autochtones par l�Assembl�e g�n�rale en septembre 2007. Bien
que non contraignant, cet instrument adopt� apr�s 20 ans d��pres
n�gociations, marque un jalon dans la reconnaissance des droits de
370 millions de personnes, souvent tenues en marge des soci�t�s. Le
Pr�sident de l�Assembl�e g�n�rale a insist� sur la n�cessit� de
mettre fin � l�exclusion des populations autochtones et de pr�server
ainsi leur identit�. Notant que ces populations subissent de plein
fouet la pauvret� extr�me et le manque d�acc�s aux services de sant�
et �ducatifs, M. Kerim a invit� les participants � l�Instance
permanente � �tre des acteurs actifs, pr�cisant qu�ils devaient �tre
la voix relayant les probl�mes des plus d�munis � l�ONU. Il a
notamment li� la d�fense de la cause autochtone � la r�alisation des
Objectifs du Mill�naire pour le d�veloppement d�ici � 2015.
Les peuples autochtones vivent
dans les r�gions les plus pr�cieuses du monde sur le plan
biologique, a poursuivi le Pr�sident de l�Assembl�e g�n�rale,
rappelant qu�ils ma�trisent les savoir-faire dans le domaine de la
gestion durable des ressources tir�es de la biodiversit� et savent
lutter efficacement contre les effets de la d�gradation de
l�environnement r�sultant des changements climatiques. C�est en ce
sens que M. Kerim a souhait� ardemment que les recommandations
formul�es par les repr�sentants autochtones lors de la session de
l�Instance permanente soient prises en consid�ration. Des d�cisions
qui seront prises sur cette base d�pendra la qualit� de vie future
de nos enfants, a-t-il conclu.
Mme ISHRAT AHMED (Bangladesh)
a d�clar� que les populations tribales de son pays avaient vu au
cours des derni�res ann�es leurs droits politiques et cultuels
renforc�s. L�int�gration des populations autochtones dans la soci�t�
bangladaise se poursuit, a-t-elle dit, notamment au sein de la
police. Elle a en outre fait savoir qu�une commission fonci�re avait
�t� �tablie pour r�gler les questions de propri�t�, des juges
autochtones agissant directement pour traiter les cas les plus
probl�matiques. La repr�sentante a conclu en soulignant que le
Gouvernement actuel du Bangladesh s�effor�ait de renforcer les voies
de communication pour d�senclaver les populations tribales. Cette
politique refl�te les valeurs pluralistes conformes au id�aux
d�mocratiques du Bangladesh, a-t-elle dit.
M. HASSAN ID BALKASSM,
expert marocain, a d�clar� que la France accordait la priorit�
aux droits individuels plut�t qu�� l�appartenance collective.
Pourquoi ce pays, qui incarne le respect des libert�s, ne
ratifierait-il pas la Convention sur les langues des minorit�s en
Europe? Il a ensuite encourag� la d�l�gation de l�Allemagne �
veiller � ce que les personnes autochtones puissent pleinement
participer � la R�union sur les changements climatiques pr�vue en
juillet � B�le, en Suisse.
De son c�t�, M. CHHUNTHANG
SANGCHIA, Zo Reunification Organization (Zoro), a demand�
qu�un conseil sous l��gide des Nations Unies soit cr�� pour traiter
de la situation des peuples zo, une ethnie dispers�e du Myanmar.
M. DANIEL FLORES, Fundacion
Ama El Salvador, a dit que le plus grand d�fi dans un pays comme
El Salvador �tait de savoir comment affirmer notre identit�
culturelle sous un r�gime qui a toujours ni� nos droits
fondamentaux. Depuis le massacre de 1932, notre peuple s�est r�fugi�
dans le silence et la peur. Mais aujourd�hui, la Fondation nous aide
� d�fendre nos droits, a d�clar� le repr�sentant.
Mme ANJALI TIRKEY EKKA,
Chotanagpur Rising Society, a plaid� en faveur de la lutte
contre l�analphab�tisme dont continue de p�tir sa population
d�origine. La plupart de nos jeunes, a-t-elle dit, travaillent dans
des plantations de th�, o� un niveau minimum d��ducation est
n�cessaire. Elle a souhait� que l�Instance permanente agisse pour
sensibiliser les plus jeunes aux bienfaits de l�instruction afin,
a-t-elle dit, de leur ouvrir la voie pour un avenir autre que celui
qui leur est r�serv� d�s la naissance.
M. MANU TORRE, Caucus
Euskal Herria, a d�plor� la politique d�exclusion de la France �
l��gard des Basques. � La terre basque et le peuple basque, situ�s
en Europe de l�Ouest entre l�Espagne et la France, existaient bien
avant la cr�ation de ces deux �tats, a-t-il rappel�. Malgr� notre
pr�sence depuis 2 000 ans, a-t-il fait remarquer, l��tat fran�ais
m�ne contre les Basques une politique d�ali�nation qui nous refuse
la plus petite reconnaissance institutionnelle. � �voquant un
v�ritable d�ni d�existence, M. Torre a rappel� que la France avait
sign� la D�claration sur les droits des peuples autochtones, qui
stipule le droit de ces peuples � l�autod�termination. � son tour,
il a demand� � l�Instance permanente de nommer un expert charg� de
veiller � la protection des droits des peuples autochtones d�Europe
de l�Ouest et d�inviter la France � appliquer les m�canismes des
droits de l�homme auxquels elle est partie.
M. ARMAND MCKENZIE, Nation
Innu, a d�clar� qu�aujourd�hui un collectif d�experts juridiques
avait reconnu que rien n�emp�che le Canada d�appliquer la
D�claration sur les droits des peuples autochtones, qui n�est pas
incompatible avec la Constitution canadienne. Cette D�claration
fournit un cadre � la justice et � la r�conciliation des peuples au
Canada, ont affirm� les experts. Les pr�tentions erron�es du Canada
continuent de justifier les entraves apport�es aux peuples
autochtones vivant sur son territoire.
M. THOMAS ALARCON (CAPAJ)
a pr�sent� quelques id�es sur les moyens d�am�liorer les travaux de
l�Instance permanente. Il a regrett� que le rapport pr�par� par les
experts de l�Instance laisse sans r�ponse certaines questions,
notamment celles concernant les violations des droits des peuples
autochtones.
Mme VICTORIA TAULI-CORPUZ,
Pr�sidente de l�Instance permanente, a pris la parole pour
d�clarer que l�Instance ne pouvait emp�cher certaines d�l�gations de
participer � ses travaux. La politisation des d�bats est in�vitable,
a-t-elle signal�, du fait m�me de l�importance des questions
soulev�es, qui ont trait notamment au statut des autochtones. La
Pr�sidente a ajout� que la recherche du droit � l�autod�termination,
par exemple, reposait sur un dialogue constructif entre les parties
dans � le seul but d�avancer et non pas de s�opposer �. La
Pr�sidente a rejet� les accusations selon lesquelles certains
peuples autochtones abuseraient des droits qu�ils ont obtenus de
haute lutte pour poursuivre d��ventuels objectifs s�cessionnistes.
La D�claration offre un cadre de r�conciliation, a encore dit la
repr�sentante, et au lieu de nous affronter, effor�ons-nous de faire
de la deuxi�me D�cennie des peuples autochtones, consacr�e au
partenariat dans l�action et la dignit�, un succ�s pour tous.
Remarques g�n�rales de cl�ture
� l��change de vues portant sur les points 5, 8 et 9d de l�ordre du
jour
L�un des membres de
l�Instance permanente a encourag� les peuples autochtones �
exercer une influence sur leurs gouvernements, car parfois ceux-ci
n��coutent pas suffisamment les revendications. Un des experts
a ainsi soulign� que l�un des �l�ments les plus importants
concernant la D�claration �tait sa mise en �uvre par les
gouvernements. C�est le premier instrument juridique des Nations
Unies qui s�appelle une d�claration et qui n�a pas besoin d��tre une
convention pour �tre appliqu�e, a-t-il fait observer. La D�claration
des droits des peuples autochtones est un pacte entre les
repr�sentants autochtones et les �tats, s�est f�licit� l�expert, et
les travaux de cette Instance ouvrent la voie � sa mise en �uvre. L�expert
de la Bolivie a ajout� qu�il faudrait que l�on r�fl�chisse aux
d�fis qui se posent � la mise en �uvre de cet instrument. Quelles
sont les r�serves des �tats � cet �gard? a-t-il demand�. La
visibilit� acquise au sein de cette Instance devrait maintenant se
concr�tiser par la pleine application de la D�claration, a conclu
l�expert.
Ordre du jour provisoire de la
huiti�me session de l�instance permanente
M. MICHAEL DODSON, expert
de l�Australie, a expliqu� que la pr�sente session �tait
destin�e � transmettre des recommandations aux Nations Unies, �
commencer par l�ECOSOC, ainsi qu�aux organisations non
gouvernementales (ONG) et autres parties int�ress�es aux questions
autochtones. Il a ajout� que les travaux de l�ann�e prochaine
seraient consacr�s � l�examen de l��tat de mise en �uvre de ces
recommandations. Il a signal� qu�� ce stade, il avait �t� d�cid� que
la huiti�me session de l�Instance permanente se tiendrait � New York
du 18 au 28 mai 2009.
Les d�l�gations ont approuv�
la d�cision de consacrer la huiti�me session de l�Instance
permanente � l�examen de la mise en �uvre des recommandations
formul�es cette ann�e, en vue de traduire dans les faits les propos
et id�e �chang�s. Des participants ont propos� d�organiser un d�bat
d�une demi-journ�e sur le th�me des migrations, afin notamment de
discuter du statut des autochtones se d�pla�ant � l�int�rieur du
continent am�ricain. Il a �galement �t� propos� de se pencher sur la
question de l�eau, compte tenu de la valeur spirituelle que les
peuples autochtones lui accordent et du fait qu�ils s�en trouvent
d�pouill�s par les politiques de privatisations d�entreprises
commerciales.
Le repr�sentant du
Nicaragua a, quant � lui, propos� que soit cr��e, � l�occasion
de la prochaine session de l�Instance permanente, une universit� des
peuples autochtones. Elle aurait pour objectif d�aider leurs peuples
� faire conna�tre et perp�tuer leurs savoirs et � intensifier les
�changes culturels.
Par ailleurs, il a �t�
sugg�r�, afin d�accro�tre la participation des autochtones aux
travaux de l�Instance permanente, de d�centraliser les r�unions. En
organisant des r�unions partout dans le monde, il deviendrait
possible de collecter plus d�informations et de prendre des mesures
r�ellement adapt�es aux besoins.
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Unit� Naziunale, Archives du site.
Source info : Unit� Naziunale
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